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  • AMÉNAGEMENT DU POSTE DE GENDARMERIE DANS SES NOUVEAUX LOCAUX

    Ce Lundi 03 Février 2020, le vert-rouge-jaune a été hissé pour la première fois sur le nouveau site qui abrite le poste de gendarmerie de Bangoua. Cette unité de défense en territoire Fô DJAMPOU qui existe depuis plus de 10 ans, était situé depuis sa création à 100 mètres environs de l’entrée Ndepnouo et exerçant dans un local en location.

    Avec le concours de l’élite extérieure et l’appui de l’autorité traditionnelle du Groupement, un espace fut accordé à l’autorité administrative depuis 2015 pour la construction d’un nouveau bâtiment pour abriter le nouveau poste de gendarmerie de Bangoua.

    À titre de repère, le nouveau site du poste de gendarmerie est situé au quartier Tweugouong. Deux entrées principales desservent les lieux :
    ? Venant de Bangangté, 200 mètres environs dans l’entrée à gauche à partir du carrefour « Va Dire »
    ? Venant de Bafoussam, 300 mètres environs dans l’entrée à droite à partir du carrefour Yanga, (Tweulieusse), en allant vers Ndeptoup.

    La remarque particulière est celle de savoir que le nouveau bâtiment est une réalisation d’un digne fils Bangoua, Jean-Marie FOZEU, PDG des Ets J.M.F BTP basé à Yaoundé. En effet, dès la mise sur pied du projet de construction du local propre à la gendarmerie nationale il y a près de 5 ans, un appel d’offres avait été lancé et les Ets J.M.F du fils Bangoua remplissait tous les critères pour la réalisation de l’ouvrage. C’est ainsi que Jean-Marie FOZEU passait un marché de gré à gré avec le Ministère de la Défense pour la construction et l’aménagement du joyaux architectural qui figure en images. En somme, c’est un bâtiment constitué de 9 pièces ultra modernes et climatisées, entre autres :
    – 1 Hall d’accueil (secrétariat)
    – 1 Bureau du Chef de poste (CB)
    – 1 Bureau du premier Adjoint (A1)
    – 1 Bureau des gendarmes
    – 1 Salle d’enquêtes
    – 1 Salle de réunion
    – 1 Salle de passage (destinée à l’hébergement du personnel en mission)
    – 1 Magasin (destiné à la sécurité des armes, munitions et autres objets confidentiels)
    – Les cellules (hommes et femmes).

    À l’extérieur, on retrouve deux toilettes traditionnelles (hommes et femmes) pour les visiteurs.

    À notre arrivée ce Lundi matin (03/02/2020) lorsqu’il était 8h environ, l’ensemble du personnel (gendarmes et sous-officiers) était consacré à mettre de la propreté autour du nouveau bâtiment. Afin de donner un coup de pouce, notre correspondant Paul Tchonang a pu joindre directement par téléphone le Principal du Collège Évangélique de Bangoua, M. TCHATAT Calvin, qui à son tour, a aussitôt déployé les élèves d’une salle de classe pour donner à juste titre un coup de main en vue d’accélérer les travail d’investissement humain enclenché par le personnel de cette institution de sécurité.

    À titre de rappel, l’Adjudant NJOUOM CHOUAIBOU, exerce comme Chef de poste de gendarmerie de Bangoua depuis le 02 Juillet 2019, cet officier était précédemment Adjoint au Commandant à la Brigade de Bamendjou (Compagnie de Baham) jusqu’à son affectation à Bangoua. Ce natif du Noun remplacait à ce poste l’Adjudant Chef TCHIAZE MANFOUO Gilles Thierry qui purgait un peu plus de 3 ans au service de la sécurité de nos populations à Bangoua et promu dès lors Commandant de Brigade de Muyuka rattaché à la Compagnie de Limbé (Région du Sud Ouest.)

    Pour conclure, bien vouloir prendre en compte et retenir la nouvelle adresse du poste de gendarmerie de Bangoua suscité afin de mieux vous orienter en cas de vos futurs besoins.

    NB : suite à l’entretien de notre correspondant avec les officiers et sous-officiers en service à la Gendarmerie de Bangoua ce même jour, ils ont exprimé le désir de se faire équiper d’un ordinateur de bureau et d’une imprimante pour la facilitation des procédures d’enquêtes et administratives. Chose qui fera probablement le contenu d’un quelconque élan de cœur.

    Cinq éléments du corps de Gendarmerie Nationale exercent à Bangoua dont quatre en permanence et un gendarme détaché à intervalles de temps régulier pour servir la Compagnie mère (Bangangté).

    Paul TCHONANG.

  • LE MERCURE DU PRINCE

    De nos jours ils sont nombreux jeunes et adultes, hommes et femmes qui ont l’outrecuidance de mettre LE ZEÙH DOUP sans être un ayant droit, ni un initié et se pavanent partout. D’aucun en font même la tenue du mariage. C’est exactement comme si vous vous permettez de mettre la blouse du médecin ou de l’enseignant sans être qualifié, c’est exactement comme si vous mettez la robe noir du Pasteur ou de l’avocat sans être formé, comme si vous mettez la tenue militaire sans formation. Si le port des tenues de ces corps de métiers est sans conséquence dans certaines sociétés, sachez que le port du ZE DOUP sans avoir le droit, ou en sautant des étapes à des conséquences directes ou indirectes dans notre cosmogonie. CAR TOUT EST LIÉ.

    LE ZEH DOUP appellation en Bangoua (tenue traditionnelle bamiléké incarnant le mystère de la vie et du pouvoir mysticospirituel), est porté par plusieurs de façon fantaisiste, certains par extravagance ou suivisme moutonnier, d’autres au nom de la mode et de la mondialisation culturelle. Tans mieux et tant pis surtout pour les natifs bamilékés qui s’y prêtent. Vous seriez les seuls à payer le lourd fardeaux car dans cette mère nature tout est lié. Dans notre cosmogonie le ZEH NDOUP est plus qu’un simple tissu. Combien parmi nous avons remarqué que toutes les figures géométriques qui s’y trouvent sont liées, combien savent que les quatre éléments de la nature y sont représentés ? Combien de nous savent que toute la mathématique de l’Égypte noire pharaonique qui a permis de construire les pyramides s’y trouvent ? Combien savent que c’est ce tissu qui est à l’origine de la disparution des antennes sur les téléphones portables grâce à l’intégration des sciences mathématiques de chez nous appelé LES FRACTALES. C’est cette même science qui est à l’origine et la montée de l’intelligence artificielle en technologie.

    Je ne dirais pas ce que ce tissu a de négatif ou peux faire de négatif quand vous le portez sans avoir le droit ou être initié. D’ailleurs il sera difficile de voir les jeunes de nos villages se livrer à cette imposture car la réaction des gardiens de la tradition est immédiate et en sourdine, et c’est le corps de l’imposteur qui souffre de tous les maux.

    À tous les blageurs, sachez que si vous portez cette tenue en face d’un initié surtout quand le soleil est au zénith il peut vous jeter un sort. Jean CHEVALIER DISAIT NOUS VIVONS DANS UN MONDE DE SYMBOLES ET UN MONDE DE SYMBOLES VIT EN NOUS, LES GESTES SONT PARFAITEMENT Dessinés ET ESQUISSÉS, POUR LES NONS INITIÉS LE TOUT RESTE LOURD D’EQUIVAUQUE.

    Dans la cosmogonie de nos frères du sud il y a un dicton QUI dit : un enfant qui s’empresse à goûter le mvet, ne fait pas du mal au Mvet, mais à sa bouche.

    Qu’il soit clair pour tous les bamilékés qui mettent ce tissu par extravagance pour paraître, ou pour exprimer leur appartenance, qu’ils ont choisi le mauvais support.

    À Paris capitale de la mode c’est chacun qui peut se permettre de le mettre n’importe quand et n’importe comment. Comme on dit chez nous en Bangoua, Keuh Youh chouoh Djouâ me Chouôh fïh. Désolé car je ne connais pas la traduction en langue de molière.

    Alors le Zeuh DOUP porté par extravagance pour un jour risque être le Njouoh DOUH pour toujours.

    #Égregores.

    ? Son Altesse T’chally ?

  • Une vue sur l’Hopital Bangoua par une Stagiaire en Medecine

    L’hôpital protestant de Bangwa est situé dans la province de l’Ouest camerounais, dans un petitvillage à proximité de Bangangte. Le village est situé à flanc de colline, dans un cadre trèsverdoyant. Quand on arrive à Bangwa à pied, on passe d’abord par un lieudit très animé, « lecarrefour », où l’on peut faire quelques achats de base (tels que pain, œufs, tomates, poivrons,oignons, mangues, ananas, produit de lessive…) ou encore prendre une voiture ou une moto pourBangangte ou Batouffam. On y trouve également des bars à foison et de quoi se restaurer. Il fautensuite grimper pour parvenir à la « case numéro 4 », notre maison. Celle-ci, quoiqu’austère deprime abord, est relativement bien équipée. Elle est constituée de 2 chambres (chacune possédantun lit double), une cuisine (avec deux taques fonctionnant au gaz, un évier, une vaisselle de baseet un filtre à eau mécanique), une salle de bains (avec toilette normale!) et une « salle de séjour »avec quelques fauteuils et une table basse. Les animaux domestiques en tous genres (souris, lézards, chenilles, moustiques,…) sont compris dans le loyer. La maison est située en face dutemple, en plein cœur du village de Bangwa, ce qui en fait un lieu de passage très animé, afortiori le dimanche matin! Elle est également située à quelques pas des bâtiments de l’hôpital. Dès que nous sortions, nous étions donc en contact avec les patients, leurs garde-malades ainsique les membres du personnel. 

    Le village est constitué de l’hôpital mais aussi de multiples maisons abritant les membres dupersonnel. En effet, la vie de Bangwa gravite autour de l’hôpital. Tous les gens qui y vivent sontconcernés de près ou de loin par ce qui s’y passe. Une grande partie des habitants de Bangwa sontdes membres du personnel ou de leur famille: infirmiers, médecins, personnel d’entretien.Certains membres du personnel n’habitent pas Bangwa mais ils sont relativement rares. Siquelques habitants ne travaillent pas à l’hôpital, ils vivent grâce à lui. Qu’il s’agisse des multiplesvendeurs situés au carrefour ou bien des nombreux marchands ambulants. L’hôpital est constituéde 4 services principaux: l’USIM (Unité des Soins Intensifs Médicaux ou service de médecineinterne générale), l’USIC (Unité des Soins Intensifs Chirurgicaux), la pédiatrie et la maternité. Onretrouve également dans les bâtiments de l’hôpital l’accueil-consultation, le bloc opératoire, lebloc administratif, les bâtiments d’isolement, la santé publique, les laboratoires, le service dehaut-standing et le restaurant.

    Les villes les plus proches dans lesquelles on peut faire ses courses sont Bangangte, Bafoussam, Bayangam. Bangangte est situé à une vingtaine de minutes en voiture de Bangwa, on peut s’y rendreen taxi-voiture (compter 300FCFA par personne) ou taxi-moto mais il est déconseillé cardangereux de prendre le taxi-moto. Le choix est limité et les articles sont plus coûteux mais celapeut dépanner. La ville de Bafoussam est à plus ou moins 40 minutes de Bangwa. Pour s’y rendre,il faut emprunter un taxi-moto jusqu’à la station-péage de Batouffam (compter 10 minutes et 200FCFA pour une moto). Ensuite, il faut prendre la voiture pendant 40 minutes et cela coûte 500FCFA par personne. Nous nous y rendions régulièrement afin de faire nos courses et échangernos euros. On y trouve un supermarché qui comble plus ou moins nos nombreux besoinsd’occidentaux. En ce qui concerne les fruits et légumes, le choix est large au marché et auprès desvendeurs de rue. La ville de Kamna comporte un grand marché qui a lieu une fois par semaine(attention, ce jour varie d’une semaine à l’autre!) mais nous ne nous y sommes jamais rendues.

    Organisation de l’hôpital L’hôpital se compose de plusieurs pavillons répartis dans Bangwa et abritant les différentsservices. Il est ouvert 24h sur 24.Les 5 services principaux à savoir l’USIM, l’USIC, la gynécologie, la pédiatrie et le haut standingse composent d’un médecin attitré qui y fait sa ronde le matin, d’une dizaine d’infirmiers (variableselon l’importance du service), et d’un major (infirmier chef) qui gère le service une fois lemédecin parti. Nous avons : 

    L’accueil 

    Les patients arrivant à Bangwa se rendent tout d’abord à la consultation. C’est là que lesconsultants (des infirmiers formés) et le Docteur Sado décident ou non d’une hospitalisation, etredirigent les patients vers les services concernés ou leur permettent de partir avec leurstraitements.On y trouve également la caisse vers laquelle sont dirigés les patients pour payer prestations,bilans et médicaments (tout acte doit être payé avant d’être réalisé) ainsi que la pharmacie où ontrouve les médicaments, produits de perfusion, seringues, etc. 

    L’USIM ou Unité de Soins Intensifs Médicaux 

    Géré en 2011 par le Docteur Zogne Adonis, celui-ci prend globalement en charge tous les cas demédecine interne, d’urgence, et de réanimation. On y trouve au centre la salle de réanimationconstituée de 8 lits ainsi que 6 autres chambres comportant 4 à 8 lits. Il y a également le bureaudes infirmiers qui accueille les nouveaux arrivants et les inscrit dans le grand registre deshospitalisés.Les pathologies auxquelles nous avons été confrontées étaient très variées et multiples. De plus,les patients se présentaient généralement à un stade avancé et cumulaient souvent plusieurspathologies. A l’USIM, les diagnostics se basent énormément sur la clinique, vu le manque de moyens paracliniques et/ou financiers du patient.Principalement, nous y avons rencontré : des accès de paludisme grave, des fièvres typhoïdes, desinsuffisances cardiaques, hépatiques, rénales, des hémorragies digestives hautes ou basses, desbroncho-pneumopathies tuberculeuses ou autres, mais aussi des accès d’asthme, des syphilis, destuberculoses viscérales, des entéropathies, des AVC, méningites et encéphalopathies. Le VIH,dont la prévalence reste importante au Cameroun, est également fort représenté dans ce service etnous apporte toute une série d’infections opportunistes telles que des zonas ophtalmiques, descandidoses oropharyngées, des pneumopathies, etc.Pour les cas de réanimation, le matériel disponible est très pauvre. Une seule bonbonne d’oxygèneest mise à disposition pour tous les services, quand son manomètre n’est pas défectueux. De plus,cette bonbonne est généralement vide lorsque le patient nécessite de l’oxygène en urgence…

    L’USIC ou Unité de Soins Intensifs Chirurgicaux 

    L’USIC est dirigé par le Docteur Metchoum Christelle. Il est constitué d’une salle de réanimationou se trouvent les patients en pré-opératoire et en post-opératoire immédiat, ainsi que de 5 à 6salles où se trouvent les patients stables ou endettés.Les cas les plus fréquemment rencontrés relèvent de la traumatologie, le plus souvent, desaccidents de la voie publique. Il s’agit donc de patients polytraumatisés avec multiples fractures,hémorragies internes et traumatismes crâniens. Nous avons eu à rencontrer quelques cas plusinsolites, notamment un patient attaqué par un zébu avec de multiples et profondes plaies. Lesmoyens disponibles pour les traiter sont une fois encore assez limités: oxygénothérapie (sidisponible) , triple antibiothérapie, mannitol en cas de traumatisme crânien et prise en chargechirurgicale.Il y a également beaucoup d’abdomens aigus à l’USIC. Généralement, les patients arrivent austade de péritonite, la cause initiale étant le plus souvent une perforation d’un ulcère gastrique ouune appendicite.Enfin, ce service dispose de quelques chambres annexes isolées dites « septiques » pour les casde plaies surinfectées principalement. Quelques cas USIM y sont parfois référés, pour despatients trop agités ou encore une épidémie de gastro-entérites sévères.

    La Gynécologie-maternité 

    La major de ce service est Maman Esther, un personnage haut en couleur affichant beaucoup dedynamisme et de compétence. Depuis peu, elle est secondée par une sage-femme expérimentée,Maman Jacqueline. Le médecin supervisant ce service est le Docteur Nana, égalementresponsable du service de pédiatrie mais ce service étant rarement rempli, elle est disponible pourles cas de gynécologie-obstétrique et si elle ne l’est pas, les sages-femmes sont très compétentesdans leur domaine. Le Docteur Nana est un médecin fraichement diplômé, très motivé, avecd’excellentes connaissances théoriques et pratiques malgré son jeune âge. En effet, lors de leursstages, les étudiants en médecine camerounais sont amenés très tôt à poser des actes pratiquesdans tous les domaines, ce qui les rend polyvalents et aptes à travailler, dès leur sortie del’université.Ce service s’occupe des cas de gynécologie, d’obstétrique et de néo-natologie. Il comprendnotamment une avant-salle où sont placées les urgences, une salle d’accouchement comportanttrois lits et une table où sont posés les nouveaux-nés, une salle pour les patientes en post-opératoire, une salle pour les patientes en post-partum, une salle mise à disposition gratuitementpour les patientes en pré-partum ayant une grossesse à risque ou habitant loin, ainsi que des sallesindividuelles pour les patients en ayant les moyens. Pour les nouveaux-nés prématurés, il existedeux couveuses « traditionnelles »: de l’eau chauffée produit la chaleur nécessaire, c’estrudimentaire mais efficace! Il y a également une salle où les mamans peuvent donner un bain àleur bébé, sous les éventuels conseils des infirmières, et où les bébés sont pesés chaque matin.Enfin, il y a une salle de consultation où le Docteur Nana officie, qui est simplement équipée d’unlit gynécologique. 

    Les pathologies gynécologiques rencontrées sont les mêmes que chez nous bien qu’à des stadesplus avancés: cancers gynécologiques, fibromes, grossesses extra-utérines, polypes. Lesconsultations gynécologiques se font une fois par semaine par le docteur. Les frottis du col sontrarement réalisés à titre préventif, faute de moyens pécuniers, mais plutôt lors de symptômes oude signes cliniques en faveur d’une néoplasie. De plus, il faut envoyer le frottis dans un centrespécialisé à Yaoundé, le résultat étant disponible endéans les deux mois!Au point de vue obstétrical, le service était plutôt calme lors de notre présence. En effet, denombreux centres périphériques, plus proches des patients, prennent de plus en plus en charge lesgrossesses normales.

    A Bangwa, nous étions donc plus souvent confrontées à des grossesses àrisque (placenta praevia, grossesse gemellaire, position transverse, utérus cicatriciel) dont l’issueétait la plupart du temps la césarienne, ou à des menaces d’avortement ou d’accouchementprématuré. L’accouchement est fait sans anesthésie. On suit son évolution grâce à unpartogramme qui reprend l’état du col utérin, la fréquence des contractions utérines, ainsi que lesbruits du cœur fœtaux audibles au fœtoscope. Nous avons également eu affaire à plusieurs mortsin utero ou avortement incomplets qui ont nécessité des curetages, l’antalgie étant uniquementassurée par du Valium. La prise en charge des nouveaux-nés était assez frustrante selon nous. Faute de moyensdiagnostiques, les enfant présentant des signes d’infection étaient systématiquement mis soustriple antibiothérapie, oxygénothérapie (si disponible et effective) et fébrifuge. Si ces moyenss’avéraient inefficaces, nous n’avions plus qu’à regarder l’enfant mourir.La maternité supervise un programme nommé PTME soutenu par une organisation française,Prévention de la Transmission Mère Enfant, qui vise à prévenir la transmission du virus VIH dela mère à l’enfant. Il consiste à traiter la mère adéquatement pendant la grossesse etl’accouchement, ainsi que l’enfant. Deux tests sont réalisés chez l’enfant pour s’assurer de sonstatut séronégatif.

    La pédiatrie 

    Ce service s’est rarement vu rempli lors de notre séjour. Il comporte une trentaine de lits, dans 3salles. Lors de notre passage à Bangwa, il était géré par le Docteur Nana Aristide, qui y faisait saronde avant de partir pour le service de Gynécologie.Nous sommes passées en pédiatrie lors de nos gardes, pour y traiter des accès de paludisme avecanémies sévères, des crises d’épilepsie, des pneumopathies, des infections ostéo-articulaires ouencore des entéropathies compliquées de déshydratation…

    Le bloc opératoire 

    Composé de deux salles d’opération, dont une réservée aux cas d’orthopédie, et d’une avant-salle,le bloc opératoire offre des services chirurgicaux rudimentaires. L’avant-salle s’occupe des cas de plaies ou de sutures généralement liés à des petites urgences detraumatologie. On y réalise des soins tels que le nettoyage et la désinfection des plaies, leursuture, etc…Dans les salles d’opération proprement dites, on peut voir toute sortes d’interventions qui sontréalisées par des infirmiers-chirurgiens formés sur le terrain. Leurs techniques, parfois assezobsolètes, sont réalisées de façon très habile. Le matériel à disposition du bloc est assez limité etles mesures d’asepsie parfois peu respectées.On a pu y observer notamment des prostatectomies, cures de hernies, ablation de matérield’ostéosynthèse, dérivation gastrique, et surtout de nombreuses césariennes, souvent en urgence.Un infirmier-anesthésiste s’occupe d’endormir et de surveiller le patient durant tout le tempsopératoire. Pour se faire, il dispose d’un tensiomètre et d’une bonbonne d’oxygène.

    Le service du haut-standing 

    Le haut standing est un service mis à disposition des patients ayant une meilleure situationfinancière et demandeurs de plus de confort. Il offre des chambres individuelles, ou non,aménagées avec frigo, télévision, sanitaires,… Toutes les pathologies rencontrées dans les autresservices s’y concentrent donc. Lors de notre séjour, il était supervisé par le Docteur MetchumChristelle.

    Le service de santé publique 

    La santé publique a plusieurs fonctions à Bangwa. Premièrement, s’y déroulent des consultationspré-natales et, tous les mardi, une campagne de vaccination des nouveaux-nés y est organisée. Ony retrouve également « l’ UPEC » pour « Unité de Prise en Charge » qui s’occupe des patientsséropositifs pour le VIH, du diagnostic (pré et post-counseling) au traitement. Au Cameroun, unetrithérapie est distribuée gratuitement lorsque le taux de lymphocytes CD4 est inférieur à 300 etc’est le personnel de l’UPEC qui en est responsable. De nombreux patients VIH des environs y sont suivis et conseillés. De plus, une assistante sociale se rend dans les différents services del’hôpital lorsqu’un patient est dépisté positif. Elle s’occupe de l’annonce du diagnostic etl’explication de la prise en charge.C’est également ce service qui se charge de l’instauration et du suivi du traitement anti-tuberculeux, qui est distribué gratuitement aux patients.Enfin, dans les locaux de santé publique se trouvent une bibliothèque (assez rudimentaire), unesalle de conférence et une salle de réunion ainsi que le laboratoire pour les analysesbactériologiques.

    Le laboratoire 

    L’hôpital de Bangwa dispose de son propre laboratoire. De nombreux tests y sont disponiblesavec notamment hémogramme, VS, CRP, ionogramme, transaminases hépatiques, urée,créatinine, acide urique, bilirubinémie, sérologie des hépatites, sérologie HIV et dosage des CD4,alpha-fœto protéine, bilan lipidique, bilan thyroïdien, PSA, sérodiagnostic de widal (fièvretyphoïde), goutte épaisse (paludisme), ASLO, chlamydia, toxoplasmose, TPHA/VDRL (syphilis),PCV, culot urinaire, combi 8, ECBU et antibiogramme, examen direct des selles et coprocultureavec antibiogramme, écouvillonnage de plaies avec antibiogramme, analyse des crachats et liquides de ponction, albuminurie, groupe sanguin, rhésus, groupage donneur de sang, temps decoagulation, temps de saignement, test de grossesse, électrophorèse de l’hémoglobine.Notons que certains réactifs sont parfois indisponibles durant quelques jours rendant l’examenimpossible. Certains résultats sont de plus à interpréter avec un esprit critique, les machines étantparfois défectueuses ou le test étant opérateur dépendant.S’y trouve également une petite banque de sang, mais qui n’est utilisée que dans des casd’extrêmes urgences. La plupart du temps, les patients nécessitant une transfusion sanguinedoivent se procurer le sang via un donneur compatible de leur entourage (famille, amis,…).Les analyses anatomo-pathologiques ne sont pas disponibles à Bangwa, elles étaient le plussouvent envoyée pour lecture à Bafoussam.

    L’isolement pour les patient souffrant de tuberculose 

    Rattaché au haut standing, ce service géré également par le Docteur Metchum Christelle reçoitles patients tuberculeux contagieux, avec crachats positifs pour le bacille de Koch.

    L’imagerie 

    A Bangwa, les bilans d’imagerie qu’il est possible de réaliser sont la radiographie (radio dethorax, ostéo-articulaire, abdomen à blanc, urographie, OED), la fibroscopie réalisée actuellementpar l’infirmier chef de l’hôpital, l’ECG (parfois d’interprétation douteuse car de mauvaise qualité)et l’échographie abdominale, pelvienne et prostatique. 

    La kinésithérapie 

    Une petite équipe de kinésithérapeutes opère à Bangwa, elle est composée d’une kinésithérapeutediplômée et de quelques infirmiers formés. Elle reçoit des patients en consultation et s’occupe deshospitalisés nécessiteux de ses soins et capable des les honorer, par exemple pour des pathologiesostéo-articulaires, vasculaires, cérébrales ou encore pulmonaires. Ils disposent aussi d’une petitesalle équipée de matériel de massage, de réadaptation physique ainsi que d’un vélo d’intérieur. 

    Le service administratif 

    Le bloc administratif regroupe les bureaux du directeur de l’hôpital, de la comptabilité, du secrétariat, de l’infirmier chef (surveillant général) et du gestionnaire.

    Les centres annexes 

    L’Hôpital Protestant de Bangwa possède quelques centres annexes qui gravitent autour del’hôpital (notamment à Bangangte et Bazou). Le Docteur Zogne Adonis, responsable du service de l’USIM, se rend 4 après-midi par semaineconsulter dans ces centres. Sinon, ils sont gérés principalement par des infirmiers. Auxconsultations, dites « générales » on voit de tout, et de tous les âges. Nous avons pu y découvrirce qu’il est possible de réaliser avec très peu de moyens diagnostiques et de prise en charge…

    Tiré du rapport de Stage de De Myriam Decaux (Avril-Août 2011)

    Edité pour publication par ICIBANGOUA.NET (Dec. 2016)

  • PROGRAMME D’AMÉNAGEMENT ET D’ÉQUIPEMENT DES ÉTABLISSEMENTS PRIMAIRES D’ENSEIGNEMENT PUBLIC, CONFESSIONNEL ET PRIVÉ, LYCÉES ET COLLÈGES: PHASE 1

    BANGOUA CE LUNDI 27 JANVIER 2020 :

    PROGRAMME D’AMÉNAGEMENT ET D’ÉQUIPEMENT DES ÉTABLISSEMENTS PRIMAIRES D’ENSEIGNEMENT PUBLIC, CONFESSIONNEL ET PRIVÉ, LYCÉES ET COLLÈGES

    PHASE 1 : UNE VISION SUR LA PROPRETÉ ET L’HYGIÈNE DES JEUNES ::

    100 SCEAUX + 100 RACLETTES DISTRIBUÉS

    Cette journée de Lundi fut fatiguée et chargée pour nous, et surtout mémorable pour la totalité des élèves que comptent le territoire Fo NJANPOU, pour cause : distribution de 100 sceaux et 100 raclettes aux responsables d’établissements en présence des élèves.

    En effet, c’est dans un soucis d’amélioration des conditions d’hygiène et de salubrité pour nos jeunes enfants (primaire et secondaire) que nous avons pensé et agir promptement en vue de leur apporter ce symbolique présent constitué du matériel adéquat de nettoyage des espaces de fréquentation.

    Il serait en outre mal-en-point pour nous de ne citer la main bénie par qui ce projet à eu la grâce de voir le jour, sur ce, veillez nous permettre de faire appel à votre amabilité et indexer une Digne femme Bangoua, Charlotte DJOMO GREEN de Californie (USA), celle qui, à l’écoute de notre cri de cœur, s’est aussitôt manifestée afin que nous puissions donner ce léger sourire aux jeunes écoliers.

    Même s’il est vrai que l’heureuse donatrice vient de faire son premier émargement dans le cahier de charges consacré au chapitre du développement à Bangoua, elle nous promet cependant ne pas rester à ce niveau, sur ce, nous rassure que bien de choses se pointent à l’horizon.

    Pour sortir, afin d’éclairer la lanterne de plus d’un, qui est Charlotte DJOMO exactement ?

    Avec votre permission, Mme Charlotte DJOMO, vous quittez votre Bangoua natal à l’âge ado pour la ville de Yaoundé, ensuite vous faites vos premiers pas du secondaire au Lycée de Sangmelima et ensuite au Lycée Technique et Commercial de Yaoundé. Dans les années 1980, vous quittez le pays d’Amadou Ahidjo pour la France où vous êtes inscrites à la Faculté de lettres de l’Université de Paris IV (La Sorbonne), 10 années passées en France, vous ferez ensuite vos valises pour le pays de l’oncle SAM où vous y résidez jusqu’à ce jour en tant que brillante employée de la « United Airlines ». Et dire que vous avez passez quasiment la moitié de votre vie très éloignée de votre nombril maternel, grande est notre joie de témoigner votre rattachement permanent à vos origines.

    Recevez les bénédictions du ciel de même que tous nos ancêtres du Groupement Bangoua, et surtout longue vie à vous !

    Pour la coordination et le suivi du projet,
    Paul TCHONANG.

  • BANGOUA : CULTURE ET TRADITIONS, COUTUMES ET HOSPITALITÉ

    Le culte des ancêtres et la tradition de l’hospitalité à Bangoua n’est plus à démontrer. Être Africain au sens strict du terme, c’est cultiver le bon voisinage et les rapports cordiaux dans le respect des habitudes ancestrales. C’est aussi s’entraider, se conseiller et accueillir les invités, les étrangers avec égards et courtoisie.

    Tenez par exemple, personnellement pour avoir partagé une grande partie de mon expérience dans la ville de Douala aux côté des amis Sénégalais et Maliens, ces personnes sont réputées pour leur sens de l’accueil. Les mots «Teranga» et «Diyatiguiya» en disent assez sur leur culture :

    ? Au Sénégal, la «Teranga» est un mot Wolof dérivé de «Téral» signifiant la terre ou l’arrivée. L’hospitalité s’exprime dès le départ par les salutations, puis dans l’accueil que l’on réserve à l’étranger.

    On réserve aux étrangers le plus bel accueil en leur donnant la meilleure chambre, en cuisinant spécialement pour eux eux des plats locaux et en partageant avec eux les moments conviviaux qui accompagnent le repas. Dans une maison Sénégalaise, il n’est pas question de peser les ingrédients lorsqu’on fait un repas, car la prise en compte des amis et éventuels visiteurs reste capitale.

    L’authenticité de l’hospitalité des Sénégalais est surprenante.

    ? Au Mali, on utilisera le mot «Diyatiyatigiya», pour évoquer la tradition ancestrale de l’hospitalité. « Vous êtes partis de chez vous pour venir chez vous », ainsi peut se résumer l’hospitalité du peuple Malien.

    À la lecture de l’exposé sommaire qui précède, permettez-moi de glisser en terre Bangoua (Terre Sainte et Terre de Grâce) pour retrouver la terminologie du mot hospitalité nécessairement en parfaite corrélation avec les exemples suscités. Chers frères et sœurs dans la tradition et amis sympathisants, vous le savez autant que moi, le mot hospitalité en territoire Bangoua donne son propre sens : «Kouhgne» ou «Kouhgni» chez les autres. Le mot «Kouhgne» signifie rendre agréable à l’étranger où à l’invité son séjour comme le goût du miel. Le premier terme se rapportant au champ lexical étant « l’amour ».

    Il faut bien l’accueillir, qu’il n’est ni faim ni soif. Il faut le protéger et lui signifier les pratiques. Chacun dans la famille s’occupe de l’étranger pour qu’il se sente en sécurité pendant les étapes de chaque phase des cérémonies. Face à l’étranger, tous les membres de la famille sont égaux.

    L’art de la plaisanterie est aussi un mode de vie des plus appréciables. Cela à pour but de désamorcer les tensions entre voisins des différentes concessions et entre groupements.

    Savoir accueillir et recevoir c’est honorer la confiance de l’étranger et lui donner envie de revenir une prochaine fois. C’est aussi une question d’honneur pour celui qui reçoit.

    Dans ce monde individualiste où prendre son temps et accorder de l’attention aux autres dévient du luxe, la chaleur et l’enthousiasme de nos cultures et traditions méritent d’être mises en avant, d’où ma promptitude et ma disponibilité ce jour à l’endroit des grandes familles Tièh Ngankio et Mekap Lieujip à Bangoua pour l’anoblissement familial de leur fils, frère, père, grand père et époux au titre de « Soup Wéhguèh » qui signifie «le Partage»

    NB : Les chrétiens, s’abstenir !

    Pour le Groupement Bangoua,
    Paul TCHONANG.

  • DU NOUVEAU À BANGOUA AU QUARTIER FAPMETCHA: BANGOUA JEUNESSE INNOVATION (BJI)

    Bonjour chers tous !

    Un groupe d’initiatives de jeunes baptisé « BANGOUA JEUNESSE INNOVATION » nouvellement créé en territoire Fo NJAMPOU lance officiellement ses activités pour contribuer à sa juste manière au Groupement Bangoua de se rapprocher peu à peu de la tête de peleton des villages du Ndé et plus.

    Conformément au chronogramme des activités dudit groupe, B.J.I offre aux élèves, étudiants, profession libérales, travailleurs et sans emploi… des formations dans les domaines suivants :

    ? Secrétariat Bureautique
    ? Initiation en Informatique
    ? Comptabilité Informatisée.

    Profitez massivement de ce transfert d’opportunités du groupe de jeunes expérimentés à l’heure ou les enjeux de développement du 21e siècle sont axés sur le numérique et donc le Groupement Bangoua échappera inéluctablement à la position de lanterne rouge.

    Siège social B.J.I. :
    Carrefour deux baobas, quartier Fapmetcha, à 300m du carrefour Sak’sieu (Bangoua)

    Début des inscriptions :
    Lundi 20 Janvier 2020

    Contacts utiles :
    (237) 671419189 – 650504119 – 652334523 – 697765355

    PS : Vives félicitations à ce groupe de jeunes frères Bangoua et surtout je vous garanti mon appui technique et professionnel, sur ce, je reste réceptif à vos idées révolutionnaires auxquelles j’apporterais mes meilleurs soins.

    Pour le Groupement Bangoua,
    Paul TCHONANG.

  • Un nouveau Chef de Travaux Industriels (CTI) au Lycée Technique de BANGOUA.

    Monsieur NONO Gilbert quitte officiellement le Lycée Technique de BANGOUA.

    Bien heureux M. NONO Gilbert, ex CTI du Lycée Technique de BANGOUA !! Retraite bien méritée !!!

    Par Arrêté N° 390/19/MINESEC du 19 Décembre 2019, Monsieur NONO Gilbert, Instituteur Principal de l’Enseignement Technique et Professionnel (IPET) de Classe Exceptionnelle a été officiellement remplacé dans ses fonctions de Chef des Travaux Industriels (CTI) au Lycée Technique de BANGOUA. Cet Enseignant chevronné de Menuiserie-Ébénisterie qui jouit désormais d’une retraite paisible a roulé sa bosse entre autres aux CETIC de Batcham et de Bandrefam et au Lycée Technique de Bayangam avant d’achever brillamment sa carrière comme CTI au Lycée Technique dans son Bangoua d’origine.

    Pour la continuité du service public, ce pédagogue cédera officiellement et définitivement son siège à Monsieur OHANA BINGANA ll Joseph, Professeur des Collèges d’Enseignement Technique et Professionnel (PCET), Matricule : 632 474 – A qui était jusque là, en service au Lycée Technique de Bafoussam Banengo.

    M. OHANA BINGANA ll Joseph, nouveau CTI au Lycée Technique de BANGOUA.

    Bienvenue au nouveau CTI du Lycée Technique de BANGOUA en terre de Lekeumegne et bonne retraite paisible et bien méritée au petit-fils de Mami Tchouôh’ MIEU TEMEGNE !

    Recevez les vœux les meilleurs de toute l’équipe de www.icibangoua.net pendant ces fêtes de fin d’année 2019 !!

    Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO

  • A LA PORTE DE LA RUINE: ÉCOLE PROTESTANTE DE NDEPTOUP (BANGOUA)

    ÉCOLE PROTESTANTE DE NDEPTOUP (BANGOUA) : CE LUNDI 6 JANVIER 2020, RENTRÉE SCOLAIRE DU 2è TRIMESTRE… À MON ARRIVÉE HEURE DE RÉCRÉATION 10H, SOIT 1H DU MATIN EN CALIFORNIE (USA)

    CONTEXTE, ÉTAT DES LIEUX ET ANALYSE EMPIRIQUE :

    Bonjour chers frères Bangoua et sympathisants !

    L’école CEBEC de Ndeptoup est un patrimoine historique connu de tous du Groupement Bangoua. Ayant été pendant plus de 50 ans le seul établissement laïc d’enseignement primaire de la zone, il a fait la fierté de plusieurs générations avec la formation de plus de 100.000 élèves depuis sa création dans les années 1924 jusqu’à nos jours. Si l’établissement fut l’un des meilleurs de par ses performances scolaires remarquables et son plan architectural depuis plusieurs années, aujourd’hui, force est de constater qu’il a perdu son charme, à cause notamment de son état de délabrement très avancé.

    Les bâtiments sont devenus très vétustes : plus de 60 années d’existence, des fissures sur des murs des salles, des portes et fenêtres oxydées… En plus de cela, la qualité de la formation en a pris un coup du fait de la dégradation très avancée de la toiture qui laisse couler les eaux de pluie et toutes autres formes d’intempéries. L’école a également franchi le seuil critique du sous-emploi : en effet, estimé selon mon enquête à plus de 300 élèves inscrits annuellement au courant des décennies antérieures, le nombre total d’élèves sur l’année académique 2018-2019 se fixe en dessous de 90, sans parler encore de l’année en-cours, 2019-2020, où l’effectif présent à ce jour est de 82 élèves (cycle maternel et primaire confondu). De quoi certifier que la régression devient la norme !

    Au regard de ce qui précède, il va s’en dire que cette situation a négativement impacté sur l’état des infrastructures de bases ainsi que sur les les conditions d’études entraînant inéluctablement une baisse des performances scolaires.

    Parallèlement, les subventions et toutes autres formes de dons collectés par le Presbitaire en charge de cette école connaissent une seule destination : l’assainissement des poches du Pasteur et son épanouissement personnel. Pour aller plus loin, une source digne de foie me rassure qu’un don d’une valeur de 140.000 FCFA arrivait dans les caisses de l’église en Décembre dernier et dont la répartition selon la volonté du donateur devait se faire ainsi : 10.000 FCFA à chacun des 4 enseignants que compte l’école, soient 40.000 FCFA pour les enseignants et 100.000 FCFA pour l’avancée de l’oeuvre chrétienne, l’école n’a malheureusement reçu aucun centime sous prétexte que les besoins du Pasteur sont très énormes. Quel gâchis ! Et il faut rappeler qu’au regard de létat de pauvreté très avancée de la zone, de nombreux parents peinent encore à s’acquitter des frais de scolarité qui à priori, avoisinent 10.000 FCFA par enfant. Conséquence : ce sont des mois impayés de salaires. Même si les maîtres et maîtresses restent encore dévoués à bâtir les esprits dans ces conditions d’un autre genre, il faut dire que cet exercice de patriotisme est la contrepartie d’une rémunération située en dessous du SMIG (25.000 FCFA par mois pour votre gouverne, soit environ 40 Dollars de salaire mensuel).

    Cette situation est alarmante et interpelle tous les fils et filles Bangoua, toutes les élites intérieures et extérieures et même les âmes de bonnes volonté sans faire abstraction des ONG qui voudraient bien soutenir cet établissement considéré comme un patrimoine historique de la localité. Ainsi, la formation de futurs cadres serait un impératif face aux enjeux de développement qui attendent le Groupement Bangoua.

    La réhabilitation de l’école Protestante de Ndeptoup devient alors « UNE URGENCE DE PREMIER ORDRE » pour garantir la sécurité des élèves et enseignants et ainsi offrir un cadre incitatif au rattrapage des performances scolaires.

    Pour sortir, j’ai une pensée pieuse pour un célèbre fils Bangoua de tous les temps et de regrettée mémoire, en la personne de l’Honorable David DJOMO, Maire de Yaoundé II en son temps et originaire du quartier Ndeptoup, celui qui n’aurait jamais accepté voir l’école CEBEC de Ndeptoup perdre une trace de sa couleur, mais qui par coup de chance pour le Groupement Bangoua, a laissé après lui une vaste progéniture répartie dans les 4 coins du monde. Ne pouvant vous citer individuellement chers frères et sœurs, je peux vous affirmer sans risque de me tromper que celui qui prendra le bâton de commandement pour relever l’école CEBEC de Ndeptoup se fera subséquemment accompagné.

    Paul TCHONANG
    #ecole #réhabilitation #toiture
    #tablebanc #tableau #craie
    #ordinateur #livres #cahiers
    #salairedesenseignants

  • VIVE CONNECTIVA e.V. >> DON D’UN IMPORTANT LOT DE MATÉRIELS À L’HÔPITAL PROTESTANT DE BANGOUA

    Il est 21h environ Vendredi dernier 20 Décembre lorsque nous arrivons à Bangoua, destination Hôpital Protestant, pour cause : la remise d’un important stock de matériels constitué de 11 écrans plasma LED et 11 régulateurs de tension, lot évalué à plusieurs millions de FCFA.

    A la question de savoir la provenance de cette nouvelle manne, j’ai le plaisir de vous répondre qu’il s’agit encore d’un autre élan de cœur de notre digne et valeureux frère Bangoua Soup Gilles Hervé NOMEGNE NGUENANG résidant en Allemagne, humaniste certifié.

    À la lecture de ce qui précède, il va s’en dire que c’est dans le soucis pour notre frère de voir la passion satisfaite des personnes en détresse (malades hospitalisés) qu’il a pensé et agir subséquemment dans le sens d’équiper tout le pavillon maternité de même que les services d’hospitalisation haut-standing de ces appareils de dernière génération. Ce qui, dorénavant, permettra aux patients de se divertir sans bourse déliée.

    La particularité de cet autre nouvel élan de cœur fut la présence effective de notre digne frère d’Allemagne sur les lieux, arrivé au Cameroun 48h plutôt et descendu conjointement en terre natale en compagnie du professeure Paul TCHONANG. Suite à un entretien à huit-clos entre les 2 hommes, de nombreuses réalisations au bénéfice du Groupement Bangoua se dessinent à l’horizon… JUST WAIT AND SEE !

    Bonne fête de la nativité à toute la communauté Bangoua d’ici et d’ailleurs, à nos frères et amis sympathisants, à l’ensemble des personnes coincées sur un lit d’hôpital en ce moment, à l’ensemble des familles durement éprouvées par un quelconque malheur… LOVE YOU FOREVER?

    Paul TCHONANG
    (J’ai la foi et la conviction que 2020 sera l’année de ton miracle)

  • MUTUELLE COMMUNAUTAIRE D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT (MC²) : AGENCE DE BANGOUA.

    MUTUELLE COMMUNAUTAIRE D’ÉPARGNE ET DE CRÉDIT (MC²) : AGENCE DE BANGOUA.

    VOS DÉPÔTS DISPONIBLES :
    ? Compte d’Épargne
    ? Compte Chèque
    ? Compte Commercial
    ? Daily Cash
    ? Bon de Caisse
    ? Dépôt à Terme
    ? Virement des Salaires

    OBTENEZ DES CRÉDITS :
    ? Daily Cash
    ? Acquisition du titre foncier
    ? Épargne investissement
    ? Microcrédit
    ? Canton
    ? Crédit aux associations
    ? Crédit Scolaire
    ? Crédit à la Consommation

    LES SERVICES OFFERTS :
    ? Mises à disposition (transferts locaux)
    ? Money Gram (transferts internationaux)
    ? Achat et vente des devises (Euros, Dollars)
    ? Opérations bancaires (Afriland First Bank)

    MC² AGENCE DE BANGOUA SISE CHEFFERIE

    Paul TCHONANG.