
*Autres services et prestations offertes par le musée/case patrimoniale de Bangoua*



La philosophie constitue le cadre dans lequel l’homme peut comprendre le monde et agir sur sa propre vie. Elle fournit les outils par lesquels l’homme peut découvrir la vérité et utiliser son esprit pour améliorer sa vie. (https://www.contrepoints.org/). La philosophie est aussi théorie critique des valeurs. La science expose des lois qui expliquent comment les choses se passent selon des relations de cause à effet et la philosophie énonce des règles c’est à dire ce que doit être la conduite juste ou ce que doivent être les sociétés pour être justes. (https://samabac.com/).
L’artiste que nous avons rencontré en ce jour es diplômée en philosophie à l’Université de Yaoundé I. Elle s’est intéressée à l’épistémologie, un domaine de la philosophie qui peut désigner deux champs d’étude : l’étude critique des sciences et de la connaissance scientifique; l’étude de la connaissance en général.
C’est son amour pour les lettres et la poésie qui nous a amené vers elle pour découvrir son talent et le faire savoir aux yeux de notre communauté.
C’est avec beaucoup d’émotion que nous recevons dans notre émission EXCLUSIVITÉ l’artiste Payong Kouakap Caroline Flore.

ICIBANGOUA: Bienvenue frangine?
KAROLYN KOUAKAP (KK): Bonjour ICIBANGOUA et merci pour l’invitation que je ne pouvais refuser.
ICIBANGOUA: Normal, vous êtes une digne fille du village.
KK: Et lorsque le village a besoin de nous, nous devons sans hésiter nous mettre en action.
ICIBANGOUA: Effectivement. Alors dites-nous qui est Karolyn Kouakap?
KK: Je suis Payong Kouakap Caroline Flore, fille de Nana Nkwakap Séraphin et de Ngassop Madeleine, est née le 19 juillet 1993 à Yaoundé. Originaire de la région de Bangoua. Je suis titulaire d’une Licence en philosophie, option épistémologie et actuellement étudiante en Master dans la même Université de Yaoundé I.
ICIBANGOUA: Riche parcours. Dites-nous c’est quoi le SLAM ?
KK: « slam » veut dire « claquer » en anglais. Le slam est apparu en 1980 à Chicago. Le slam est une discipline oscillant entre poésie et performance théâtrale. C’est un espace de libre expression, où le slameur/la slameuse offre au public un texte de sa composition, dont le thème, le fonds et la forme sont complètement libres et se construisent au fur et en mesure de l’évolution.
ICIBANGOUA: C’est tout nouveau et intéressant ça ! Changeons un peu de thème pour revenir. Mais part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Karolyn Kouakap?
KK: Je suis enseignante de formation.

ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers cet art?
KK: Je suis éprise de poésie depuis mes premières années de Lycée. J’ai fait partie du club poésie et plusieurs années plus tard, j’ai connu le slam qui a été pour moi une extension de mon amour pour la poésie. J’ai participé à plusieurs ateliers et aujourd’hui je suis membre du collectif de slam 237 Paroles.
ICIBANGOUA: Félicitation. Alors, quand avez-vous su que vous étiez douées au slam?
KK: Ça remonte à bien longtemps
Cet amour pour les lettres
Quand pour m’adresser à quelqu’un
Je devais fouiller au fond de mon être
Pour dire mon admiration
Faire de belles déclarations
Devant une déception
Faire transparaître mes émotions
Le lyrisme m’accompagne
Il a fait de moi sa compagne
Sur un trajet de tristesse
De larmes mais aussi de tendresse et de joie
Je l’ai porté en moi
Jusqu’au bout de mes doigts
De mon cœur à ma plume
Je l’ai connu
Et j’assume.
ICIBANGOUA: Ouaooo c’est du slam ça. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!
KK: (Rire) Je suis encore à mes débuts. Le slam fait son bonhomme de chemin et on espère en être des ambassadeurs.
ICIBANGOUA: Passionant ce que vous dites, est-ce la raison de votre style diversifié?
KK: Affirmatif. Je fais de la poésie et du slam qui peut être perçu comme une poésie musicale, c’est un art oratoire, une performance scénique qui en plus de la poésie peut intégrer d’autres arts.

ICIBANGOUA: Karolyn, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?
KK: Mon travail consiste à dire… Dire les choses telles que je les sens, telles que je les perçois et telles que je veux les transmettre. Je parle de ce qui me touche et m’interpelle. Mes textes parlent de la vie, de l’amour, de la femme et sa condition etc.
ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?
KK: Le travail de studio est important mais le slam est beaucoup plus scénique.
ICIBANGOUA: Faites-vous intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?
KK: Cela ne manque pas. Déjà le slam aujourd’hui est un genre musical. Alors pour faire du slam, il faut bien travailler avec les musiciens que ce soit en studio ou en live.
ICIBANGOUA: Parlez-nous de vos débuts dans le slam? Votre évolution du statut d’amateur à celui de professionnel ?
KK: En 2015, je publie chez Edilivre, mon 1er recueil de poèmes intitulé »Cogito ». Avant 2017 je ne connaissais que des slameurs étrangers en occurrence Grand Corps Malade. Peu à peu j’ai découvert et fais la connaissance des slameurs camerounais dont Lydol. J’ai participé à plusieurs ateliers de slam dont ceux du collectif 237 paroles. J’ai été candidate plus demi-finaliste à la Coupe du Cameroun de Slam Poésie. Aujourd’hui j’ai un single à mon actif, je prends part à des festivals et j’organise des spectacles de slam.
ICIBANGOUA: Selon vous quel est la place de l’artiste dans sa société?
KK: L’art est utile aussi bien dans sa fonction ludique qu’esthétique. Comment ne pas représenter le monde qui nous entoure et dans lequel nous vivons. Comment ne pas s’en détacher des fois pour contempler la beauté elle-même. L’utilité de l’art ne saurait être remise en question.
ICIBANGOUA: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le slam que dans votre vie de tous les jours?
KK: Chaque scène est une expérience marquante pour moi. Les émotions ne sont pas les mêmes mais c’est toujours un plaisir à chaque fois.
ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…
KK: En 2019 j’ai produit un single baptisé »Elles » et disponible sur youtube. Dans ce texte je parle et dénonce les violences que les femmes subissent autour de nous. Qu’il s’agisse du harcèlement, du viol, des violences conjugales ou même des mariages précoces et forcés?

ICIBANGOUA: Que réservez-vous a vos fans dans les prochains jours ? Un album? Concert?
KK: Je pense à réaliser un clip officiel pour mon single et actuellement je me penche sur la rédaction d’un 2e recueil de poèmes.
ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?
KK: Le slam n’est pas un art mineur, il exige beaucoup de travail et de rigueur !
ICIBANGOUA: Merci infiniment Karolyn Kouakap et bonne continuation dans vos projets.
KK: Merci icibangoua.net pour cette opportunité que vous me donnez pour communier avec mon peuple.
L’ouvrage « Cogito » de Payong Kouakap Caroline Flore est disponible chez https://www.edilivre.com/cogito-karolyn-kouakap.html aux prix de 9,50€ (version papier) et 4,99€ (version numérique).
ICIBANGOUA.NET
Août 2021
Aujourd’hui nous allons déguster nos légumes (feuilles d’aubergines du village communément appellées nkéya) sautés aux pistaches avec du couscous maïs.
Nous aurons besoin des légumes qu’on aura bouillie avec un peu de sel gemme pour les rendre tendre, du pistache écrasé, quelques fruits de tomates bien rouge qu’on va hacher, du poisson fumé bien nettoyé et lavé, ou de la viande ou même les 2 à la fois mais pour la circonstance, nous avons opté pour le poisson fumé, quelques gousses d’ail, du poivron, du poirreau, du poivre blanc, des rondelles, du pèbè, du basilic et célérie, du piment, des écrevisses, de la bonne huile raffinée, du sel et des cubes(facultatifs).
Il faut aussi beaucoup d’oignons
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À vos papilles ?
Gistele Nounguep
HÔPITAL PROTESTANT DE BANGOUA: « La mère des Hôpitaux »
????
Programme des spécialistes:
?? Attention: ce programme change chaque lundi.
? CARDIOLOGIE : Samedi 25 Septembre 2021.
? TRAUMATOLOGIE : (Soins des os) Chaque vendredi.
? GYNÉCOLOGIE : Chaque jour ouvrable.
? UROLOGIE : Le médecin est permanent.
Notre particularité: Nous réalisons la chirurgie endoscopique urologique. Ici le malade est opéré à ventre fermé sous anesthésie de la région malade et peut visualiser son intervention sur écran.)
Bientôt elle sera renforcée.?
? KINÉSITHÉRAPIE : Chaque jour ouvrable.
? OPHTALMOLOGIE : Chaque mardi.
?? Nouveauté : Nous réalisons les opérations de la cataracte à Grand Bangoua
? ORL: Samedi 02 Octobre 2021 à partir de 8h.
? NEUROLOGIE :
Samedi 09 Octobre 2021 (à partir de 10h).
?? Votre santé, notre priorité…???
il se mange assis et avec les mains. Pas besoin d’une cuillère ou d’une fourchette. Généralement conseillé aux femmes qui viennent d’accoucher, il rend le sein de la maman abondant.
INGREDIENTS POUR LE NKUI

INGREDIENTS LEGUMES

INGREDIENTS COUSCOUS DE MAÏS

PREPARATION
Couscous Maïs

Preparation Nkui :

Préparation Légumes
Servez-le tout comme sur la photo ci-dessous et bonne dégustation.
Bon appétit !!
Par Audrey Tchatchouang

En général, le nkondré est un plat incontournable dans notre cher et beau village Bangoua et ses environs. Nous pouvons le retrouver lors des cérémonies suivantes :

INGREDIENTS POUR 4 PERSONNES :

Si vous avez un invité qui a le mal gastrique n’utilisez pas d’épices, si vous en avez diabétique a la place du plantain utiliser le keloc fi et l’huile d’olive ou de soja
Mets le plus souvent demandé lors des dotes dans certains villages de l’ouest Cameroun, il peut tout aussi se préparer avec d’autres viandes comme la chèvre ou le porc.
PREPARATION:
1. Écrasez à la machine ou à la pierre a écrasé tous vos condiments à savoir persil, basilic, pèbè, piments, ail, gingembre, oignon, rondelles,4cotés, djansan, poireau, poivrons, poivre blanc et noir, graines de province
2. Coupez en lamelle 2 oignons, poivrons et mettez de côté. Épluchez les plantains et découpez-les en 2 ou en 3 selon votre convenance et mettez-les dans une grande cuvette d’eau.
Coupez également votre viande en moyen ou gros morceau lavez a plusieurs eau avec deux cuillères à soupe de jus de citron et mettez là dans une passoire.
3. Dans une cocotte-minute, versez y votre viande, une petite quantité d’oignons/poivrons préalablement laver et découper, assaisonnez (cube, sel) et laissez mijoter pendant 15min environ a feu doux. Une fois mijoter à l’aide d’une friteuse faîte frire votre viande et réservé le jus de viande dans une assiette ce jus servira dans la cuisson du plantain. Vous obtenez ainsi votre viande boucanée.

4. Mettez l’huile raffinée dans une grande marmite et, ajoutez-y l’oignon coupé en lamelles, remué laissez mijoter 3min et versez une partie de vos condiments écrasé remuer, assaisonnez (cube, sel) selon votre convenance puis laissez mijoter 5min.
5. versez votre plantain préalablement épluché et laver ainsi que le reste de vos condiments écrasé, le reste des oignons découper, les feuilles de laurier ou le thyn Laissez mijoter 10min
6. Versez ensuite de l’eau (environs 1,5 à 2L) et laissez mijoter pendant 1h30 à feu doux;
7. Votre nkondré est prêt à être servi.

A consommer chaud de préférence. Pour donner encore un peu plus de saveur, accompagnez votre nkondré avec de la sauce jaune ou de l’avocat et un vin de votre choix (vin blanc, raphia, vin rouge…)
Bon Appétit !!!
Par Audrey Tchatchouang
Au regard de son abnégation, de sa détermination, du travail alléchant et des efforts qu’elle ne cesse de fournir, les portes de l’univers musical lui s’ouvrent grandement et largement. Les retombées de son engagement sont visibles lors de ses passages dans les cabarets.
Cette coqueluche de la chanson est convoitée par plusieurs figures marquantes de la musique camerounaise, à l’instar de Talla André Marie et bien d’autres, pour se faire accompagner dans leurs spectacles.

C’est une artiste aux prestations scéniques incroyables, c’est une véritable artiste de la scène qui a d’énormes atouts et potentialités pour dompter la scène et envouter le public. Elle est une voix sublime qui chante, qui porte et qui compte pour l’Afrique. D’ailleurs, forts de ses talents, et vouée à une carrière internationale, en 2019, Sophie Nono est invitée au Canada par les communautés Bangang-Fondji et Bangang-Fokam pour une soirée de gala aux cotés de JACK DJEYIM, célèbre artiste camerounais de renommée internationale.
En 2021, Elle a accepté de se prêter à ce jeu de l’émission EXCLUSIVITÉ pour le bien de sa communauté. Nous vous présentons pour son épisode 9 l’artiste multi-talents… Sophie Nono.
ICIBANGOUA: Bonjour frangine et bienvenue.
SOPHIE NONO (SN): Bonjour ICIBANGOUA.
ICIBANGOUA: Alors dites-nous qui est Sophie NONO?
SOPHIE NONO (SN): Je suis Sophie Chastelle DJITCHE NONO. Je suis née le 17 Janvier 1984 à Ebolowa. Je parle couramment le Ndah Ndah, Français et Anglais. Je mesure 1,67m et j’aime la musique, les voyages, le sport et la découverte.
ICIBANGOUA: A part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Sophie NONO?
SN: J’ai fait mes études primaires et secondaires tour à tour à Ebolowa, Douala et Bamenda. Je suis aide-soignante de profession formée dans le Nord-Ouest Cameroun depuis 2006.
ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers le 4ième art?
SN: Au Cameroun, tous les jeunes rêvent de travailler à la fonction publique. J’en ai rêvé aussi, mais j’ai très vite déchanté après, multiples tentatives au lendemain de ma formation professionnelle. J’ai passé des jours de lamentation qui m’ont permis de mieux réfléchir sur qui j’étais vraiment. Ajouté à cela la perte de mon fiancé juste aux portes de nos noces a été le coup de tonnerre qui déclenchait en moi la furie et la rage, conséquence du titre de mon premier album : « Espoir ».
ICIBANGOUA: Quand avez-vous su que vous étiez douées en musique?
SN: Toute commence alors que je suis encore à l’école, cela pendant les chants d’ensemble, entonnés par les enseignants. Face à leurs encouragements, je commence à croire en mon talent, nourris le rêve de devenir une grande artiste. Ainsi je me suis amusé pendant longtemps à mimer et à reprendre les chansons exécutées pendant les cérémonies par les mamans de ma communauté. Grâce à cette pratique, je réussis à améliorer mes techniques vocales, ce qui facilite mon intégration dans la chorale UCJG de Bangang-Fondji, mon village. Je commence alors à être solliciter dans de nombreuses orchestres scolaires, ce qui me permettra l’entrée en 2007 dans l’orchestre de Brasseries du Cameroun à Bamenda à l’issue d’un concours des talents où je suis d’ailleurs la meilleure de tous les candidats. Je deviendrais plus tard la chanteuse principale.
ICIBANGOUA: Ouaooo. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!
SN: ( J J J J) Vous savez, mon premier titre « Espoir » en dit tout sur ma détermination à lutter jusqu’au bout pour réussir. Comme mère célibataire, ce n’est pas facile du tout. J’ai compris que je devais exploiter ce talent inné en moi pour explorer mon développement personnel et professionnel. Au lieu de soigner les êtres humains vu ma profession, je me retrouve en train de transmettre la bonne humeur par mes cordes vocales.
ICIBANGOUA: Votre histoire est très touchante, est-ce la raison de votre style diversifié?
SN: En réalité oui. Mais je suis plus orientée Afro Jazz, Afro Soul, de la World Music pour le dire ainsi. Ma principale source d’inspiration reste les profondeurs de la culture Bangang-Fondji.

ICIBANGOUA: Sophie, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?
SN: La symbolique autour de mon premier album est orientée vers les thèmes comme : l’union, le vivre ensemble, le partage et la communion des peuples frères et amis, la famille, l’hospitalité, l’amitié, les relations humaines.
ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?
SN: Effectivement, c’est ce sens de l’exigence qui m’amène à être solliciter dans les grandes scènes de la musique camerounaise : Le Festival de Macabo à Bangoua, le Festival Nsem Todjom à Bandjoun, les rassemblements musicaux comme FESTI-NOEL de le CRTV, les Brasseries du Cameroun, les communautés Bangang-Fondji et Bangang-Fokam du Canada. J’ai aussi eu l’honneur de jouer avec notre patriarche Andre Talla Marie. Vous ne pouvez pas toucher a ce public si vous n’êtes pas méticuleux dans votre travail.
ICIBANGOUA: Faites intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?
SN: Biensûr. Raison pour laquelle je caresse le rêve de conquérir musicalement l’Afrique, d’être une digne ambassadrice de la culture africaine et de sa musique à travers le monde. Je travaille au quotidien avec abnégation pour être à la dimension de MIRYAM MAKEBA, ANGELIQUE KIDJO et autres belles voix de la musique féminine africaine.
ICIBANGOUA: Pour vous quel est le rôle de l’artiste dans sa société?
SN: l’artiste doit apprendre à utiliser la musique et son art pour sensibiliser et éduquer la communauté à partir du vécu soit de la société ou alors personnel à l’artiste lui/elle-même.
ICIBANGOUA: Partant de là vous avez eu d’énormes récompenses comme fruit d’un feedback de votre société. Parlez-nous un peu de ces prix?
SN: Représentant le Lycée Bilingue de Bamenda en 2002, j’ai pu décrocher la médaille d’argent aux jeux de la Fédération Nationale des Sports Scolaires (FENASCO B). Meilleur talent de la musique au jeu concours organisé par la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun(SABC), agence de Bamenda, ce qui favorisera mon entrée plus tard en 2007 dans l’équipe musicale de la même institution. Meilleure musicienne de la force de vente de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun Ouest 2 (Bamenda) en 2015. Grande tournée nationale avec le grand orchestre du concours de la chanson Mutzig Star en 2016. En 2017 signature avec LIVING STUDIO. En 2018, sortie de mon premier album intitulé « Espoir ». Jouer en concert aux côté du géant de la musique Talla André-Marie fût l’un de mes meilleurs trophées.

ICIBANGOUA: Félicitation Sophie Nono pour cet accomplissement qui ne nous étonne pas au vu du talent qui regorge en toi. Alors dis-nous, qu’est-ce qui vous a le plus touché depuis que vous pratiquez ce métier?
SN: Je me suis rendu compte que les jeunes ne véhiculent plus des messages porteurs. Avant, nous écoutions des messages liés aux faits sociaux, l’amour, le pardon… De nos jours les jeunes ont un peu dévié et c’est très choquant ce constat de voir que les messages sont plus orienté vers la déviance, la pornographie… Avant on avait de réels messages à passer.
ICIBANGOUA: Sophie Nono album en vue ?
SN: Ah oui. Je ne voulais pas trop en parlé. Mais puisque nous sommes entre frères, je vais vous donner un bref aperçu et surtout vous inviter à la dégustation. Je travaille sur le prochain EP de 4 titres. Intitulé « the way » qui provient de mon vécu déjà matérialisé dans le premier album « espoir ». Ce nouvel album « the way » traduit « le chemin » touchera beaucoup de cœurs vu que des gens vivent et partagent des expériences similaires aux miennes alors ils se sentiront en écoutant cet album.
ICIBANGOUA: Faites-vous un autre métier que la musique?
SN: Vous savez la musique au Cameroun aujourd’hui est compliqué et pour s’en sortir, il faut entreprendre déjà pour pouvoir contrôler son temps et le consacrer à notre art, déjà que travailler pour le compte des autres ne me permettrait pas de m’exprimer dans ma passion. Alors je fais en parallèle de l’élevage et commercialisation des chiens de races. Je commercialise aussi du poisson fumé dans la zone nord-ouest.
ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?
SN: Aux jeunes africains, sachons une chose: la guerre n’a jamais aidé ni fait prospérer un pays. Alors laissons de côté les petites querelles et mettons-nous au travail. Éloignons nous de ces choses qui nous freinent. Travaillons ensemble pour lever notre continent. On naît musicien, on naît avec ce don. Celui qui veut faire de la musique doit s’y mettre à fond et laisser de côté les distractions.
ICIBANGOUA: Merci infiniment Sophie NONO pour tout ce que vous faites afin de rehausser l’image de notre village. Nous serons ravis de vous recevoir une fois de plus dans un futur proche pour nous parler de vos nouveaux projets.
SN: Je dirais merci à icibangoua.net. J’aime bien partager et communier avec mes frères. Je serais toujours disponible pour vous. J’espère que vous m’accorderez toujours quelque temps. Merci de promouvoir la musique africaine, camerounaise et surtout Bangoua. Me kouok vieuh (Je vous aime).
L’artiste est bel et bien consciente des objectifs qu’elle s’est fixés, des missions qu’elle s’est assignées et des défis qu’elle a à relever. Ainsi elle compte sur les conseils de ses fans, des mélomanes et autres amoureux de la musique pour tenir le pari et que les fruits tiennent la promesse des fleurs. SOPHIE NONO est un grand espoir de la musique africaine, une valeur sûre sur laquelle on peut miser et compter. Ses messages véhiculées à travers son style musical prônent la paix, le vivre ensemble, le partage et l’amour fraternel. Bon vent à l’artiste et que vivement son rêve soit réalité!
ICIBANGOUA.NET
31 Juillet 2021
LE CHEMIN CONDUISANT AU PALAIS
Nous nous appuyons sur la sortie du Roi DJAMPOU du Nlah-Nkwak en 2001 pour traiter ce point.
A la sortie du Nlah-Nkwak de Fôh DJAMPOU en 2001, on a assisté à une petite cacophonie quand il fallait déterminer l’itinéraire à emprunter. Mis à part Wouébo SAMOUO qui semblait être sûr du chemin à emprunter pour conduire le jeune Roi dans le « Ntip-Nlah », certains notables estimaient que le passage entre les deux longues pierres « Lôôk-Kwak » était le chemin obligé pour accéder au « Ntip-Nlah ».

Le chemin qu’emprunte le Roi pour accéder au palais est significatif. Le lieu de réclusion est situé légèrement en dehors de l’enceinte de la chefferie. A la sortie, le futur Roi passe par la grande place (NDEP SHIP), pénètre dans le NTIP NLAH en évitant le chemin où se trouvent les deux longues pierres LOOK-KWAK qui est un lieu interdit aux descendants de la chefferie et où sont formés les hauts administrateurs du village choisis dans le peuple. Une façon de prendre l’alliance avec le peuple avant de s’asseoir sur le trône. Il ressort quelque part sur l’axe central (Mbou’ Tschuéh) et complète son staff en nommant quelques dignitaires. C’est à ce niveau que Fôh DJAMPOU éleva NZEGA Gisèle et TCHATCHOUANG Sean Paul aux titres respectivement de MEFO et de SOUP (communément appelé Soup Maguida alias ‘’Djokolodjo’’) avec autorisation de se coiffer devant le Roi.

LE NLAH-NKAP
Le Roi après la sortie du Nlah-Nkwak passe un séjour de trois jours au Nlah-Nkap où il distribue le haricot à la population. Cette population reçoit le haricot et fait allégeance au futur Roi en l’appelant MEUKAP. Ce lieu est proche du palais. Ce n’est qu’après ce rituel qu’il gagne son palais définitivement et règne sur son peuple en tant que MBEULONG NSHEUH, NOPKEMAH’.
Chers frères et sœurs, voilà ramassé, ce que nous pouvons dire sur les rites d’intronisation de nos Rois BANGOUA.
Bonne lecture dans l’unité pour le développement de notre cher et beau village, BANGOUA.
Exposé réalisé par Nwembôh Mbeu’ Ngouok Dr DJOUONANG Lucas en vue d’édifier les membres du FORUM Whatsapp BMBV (BANGOUA MON BEAU VILLAGE).
Article disponible sur le portail virtuel du village sur www.icibangoua.net
LE SEJOUR AU NLAH-NKWAK
Le Roi, après son « arrestation » doit subir neuf semaines d’initiation au Nlah-Kwak. La formation en ces lieux est une longue messe faite de rites précis. En plus des leçons de commandement et d’instruction civique, différentes épreuves cultivent chez le futur souverain, le sens de l’endurance, de la privation, du renoncement à soi-même, du courage, de l’honneur et du sacré. L’ingurgitation du Mbah (potion douée de vertus protectrices contre toutes les pratiques magiques) et le port du bracelet de cuivre (insigne principal du pouvoir royal) constituent les moments forts de cette formation.

LE NLAH-NKWAK ET LE CONFORT
Contrairement aux fastes du palais, le Nlah-Nkwak est constitué de petites cases inconfortables bâties en nattes et disséminées dans un endroit mal entretenu chez Tefôh Daggong.
Pour devenir Roi, l’héritier doit, pendant neuf semaines (semaines de 8 jours dans notre calendrier traditionnel), subir des rites particuliers, des initiations et de dures épreuves qui consistent à :
– l’enduire du Pwe (une crème rouge)
– l’habiller d’une cagoule en mauvais tissus (Nkieue)
– l’asseoir sur un vulgaire tronc de bananier
– l’installer dans une petite case très peu confortable loin du somptueux palais.
Sont également admis au Nlah-Nkwak outre le Nkoupouh qui subit les mêmes rites jusqu’à un certain niveau de l’initiation, la Mieuh-ngheu-Nguep, la Djui-nkap, le Ntè fôh et la Nwouh-Nkouoh.

INTÉRÊT DU NLAH-NKWAK
Le futur Roi, pendant son séjour au NLAH-KWAK, est initié aux pratiques magico-religieuses par les plus grands voyants et féticheurs du village dont la plupart sont les membres de la confrérie du NKOU-NGACK. Il est constamment entouré de deux agents de sécurité cagoulés (les Fe-fe). L’inconfort des neuf semaines de réclusion lui rappelle les conditions dans lesquelles vivent les habitants les plus démunis, afin qu’il n’en ignore. Pendant ces neuf semaines, il doit apprendre à devenir très humble, pieux, impartial et équitable. Tout est fait pour tuer en lui l’orgueil et l’égoïsme du prince de peur qu’il ne devienne un tyran.
« Seules les lumières reçues au Nlah-Nkwak peuvent éclairer la navigation dans un espace de confusion entre la magie, la politique et la religion. Sans l’onction du Nlah-Nkwak, le prince, même très charismatique, ne saurait se prévaloir d’aucun pouvoir. »
Durée du séjour au Nlah-Nkwak
Le séjour du futur Roi au Nlah-Nkwak dure neuf semaines pendant lesquelles de nombreuses jeunes filles sont mises à sa disposition, parfois par la force. Au moins l’une d’entre elles doit se retrouver enceinte au cours de ces neuf semaines. Donc l’un des buts des neuf semaines de réclusion, outre les rites initiatiques, est de permettre au futur Roi de prouver ses aptitudes génitrices, car la stérilité loin d’être un accident physiologique, est un déshonneur, une malédiction des ancêtres. Or pour un Roi, l’inaptitude de procréer peut concourir au bouleversement de l’ordre successoral du trône et amener les troubles dans le Groupement. Afin d’éviter que le peuple ne doute de l’opportunité de la désignation du Roi pur-sang, le postulant ne peut quitter le Nlah-Nkwak tant qu’aucune femme n’a conçu à l’issue des neuf semaines. Pendant ce temps, les femmes du village ne peuvent utiliser la houe pour le labour. Actuellement, pour des raisons économiques, dans certains Groupements, parfois, le futur Roi sort quand même du Nlah-Nkwak à l’issue des neuf semaines, même si aucune épouse n’a conçu. Les habitants du village alors murmurent tout en gardant espoir qu’un enfant naîtra, car un règne sans enfant est un règne maudit.
Enseignement réalisé Mwemboh Mbeuhgouok Docteur Jouonang Lucas.

Le Roi BANGOUA après initiation à nlahnkwak et Nlahnkap règne finalement sur le trône…