Category: Actu Chefferie

  • MANGABEU DU VINGTENAIRE PAR LEGRIOT #ICIBANGOUA.net

    Merci au guerrier Njockvup…

    Quand l’amour pour son village dépasse les frontière de l’entendement humain.
    Quand la passion se transforme en amour pour sa source.
    Il ya de cela quelques moi, vous dégustiez le titre « chez moi » inspiré d’une histoire réelle.
    Une histoire qui peut être la votre, la notre, la leur.
    Une histoire que a duré plus de 20 ans.
    Un règne qui continue et dont les fruits sont là visibles, invisibles pour ceux qui ne veulent pas voir.
    La vie se trouve devant nous, le futur nous appartient.
    Aujoudh’hui Bangoua regorge non seulement des ressources que nous connaissons, pouvons tous apprecier et explorer.
    Bangoua a su ramener a la maison tout ce dont son peuple a besoin pour commencer de nouvelles experiences.
    Bangoua a à sa tête un monarque dynamique qui a besoin de tous et toutes pour porter sa mission au plus haut niveau.
    Ces 1er, 2 et 3 Décembre 2022, nous celèbrerons avec toute la communauté Bangoua les 20 ans de règne du Roi.
    Où seras tu ce weekend là?
    Penses à faire ta valise pour ne pas dire après que tu ne savais pas.
    Tous à Bangoua au rythme du Mangabeu de Cédric Nguenang dit LeGriot.

    Mwemboh Sa’ah Ntienou

  • PRESTATION DE SERMENT ET INSTALLATION DU CHEF DE CENTRE D’ETAT CIVIL DE LOUOH – BANGOUA

    Le Medecin Colonel Nangha, digne fils Bangoua effectue un constat. Un constat qui devrait nous interpeler tous les jours. Il ya une forte communauté Bororo qui a adpoté Bangoua comme village d’accueil et desormais y fait sa vie. Une communauté qui dit être très acceptée par notre population mais qui peine à identifier ses fils et filles.

    En effet, beaucoup n’ont pas d’actes de naissance, donc n’ont pas de nationalité. C’est pas d’ailleurs le seul cas car beaucoup de nos frères et soeurs à Bangoua n’en n’ont pas du tout. Et ceci est un préjudice plutard dans leur vie: Les enfants ont des difficultés à se scolariser, difficulté à se faire établir une carte national d’identité car il est important d’avoir l’acte de naissance.

    Cette action de notre nouveau boss des lieu vient ainsi donner un souffle d’oxygène a notre village et nous ne pouvons que saluer l’initiative et encourager les autres à suivre le pas pour le bien de notre communauté.

  • LETTRE OUVERTE A LA DIASPORA BAMILEKE

    A nos très chers enfants.

    Ces derniers temps on a noté de votre part une certaine agressivité à l’endroit de certains chefs traditionnels en déplacement en Europe. Les griefs que vous avez contre eux sont légitimes pour les enfants qui aiment leur pays et leurs parents dont ils n’attendent que le meilleur.

    Vous les reprochez de soutenir le régime en place, de ne pas dénoncer la guerre du NOSO et surtout de ne pas rester dans leur rôle de gardien de la tradition. Tout ceci n’est pas faux mais il découle de la méconnaissance partielle de votre propre histoire. On peut le comprendre car vous êtes presque tous nés après l’indépendance et on vous a brièvement brossé le rôle que jouaient les chefs traditionnels d’avant.

    Nous sommes habitués à la falsification de l’histoire dans tous les domaines. Je suis persuadé que lorsque vous allez comparer le contexte des chefs d’antan à celui des chefs actuels vous n’aurez pour ces derniers que de la compassion.Autrefois les chefs traditionnels bamileke étaient presque tous analphabets à l’exception de Kemayou Daniel, Chef Bazou et de Kamdem Nengnim de Baham. Ils avaient le droit de vie et de mort sur leurs populations. Ils étaient des rois tous égaux quel que soit la taille de leurs royaumes.

    Les populations par quartier ravitaillaient la chefferie à tour de rôle chaque semaine en denrées alimentaires, en vin de palme ou de raphia. Le Chef pouvait épouser une centaine de femmes. Les femmes allaient nu pieds et portaient des cache-sexes. Dès jeunes gens non scolarisés étaient des serviteurs à la chefferie. Chaque femme du chef avait un serviteur à son service, chargé entre autres de ravitailler sa patrone en bois de chauffage. Les serviteurs n’étaient pas rémunérés et vivaient des avantages matériels de la chefferie.

    Le Chef n’avait pas à s’occuper des besoins des femmes, bien au contraire, ni des enfants qui étaient à la charge de la famille maternelle. Le Chef était collecteur d’impôt et Président du tribunal coutumier. Après l’indépendance, la scolarisation a été rendue obligatoire pour tous les enfants.

    Du coup, les jeunes garçons n’étaient plus disponibles pour servir bénévolement les chefferie. Les jeunes filles de leur côtés avec la mondialisation et ses médias ne peuvent plus accepter les conditions des anciennes reines. Les Chefs eux mêmes sont aujourd’hui des universitaires pour la plupart et leurs épouses également. Les populations ne donnent plus rien à manger à la chefferie. Les Chefs qui veulent s’aventurer dans l’agriculture de subsistance, sans domaine terrien propre à eux, sont tous les jours dans les tribunaux avec la population pour les litiges fonciers.

    Pour survivre, beaucoup sont contraints de vendre aux élites en quête d’honneur et de gloire, des titres de notabilité. D’autres doivent tendre constament la main aux âmes généreuses pour faire face à toutes les charges: électricité, eau, habillement des épouses, scolarité des enfants, carburant pour ceux qui ont reçu en cadeau une voiture d’occasion de cinquième main etc.

    Face à cette vie de galère, l’Etat à trouvé un moyen de les mettre sous son contrôle en faisant d’eux des auxiliaires d’administration sous les ordres des sous préfets. On les a divisés en les classifiant par degré. Ainsi il y a les Chefs de premier degré, de deuxième degré, et de troisième degré avec des salaires qui vont de 50 000 frs cfa environ pour les 3èmes degrés à environ 200 000 frs cfa pour les 1er degrés. Ce traitement est perçu pour certains comme une manne qui tombe du ciel. En retour ils ont l’obligation plus ou moins affichée d’apporter massivement les suffrages en faveur du parti au pouvoir lors des élections tenant compte de leur influence sur la population. Ils sont pour ainsi dire muselés à l’exception de Sokoundjou qui est resté upeciste jusqu’à l’os. Ils sont moralement forcés de se taire à défaut d’avoir une opinion critique à l’endroit du pouvoir en place.

    Voilà chers enfants le contexte dans lequel vous traitez les chefs traditionnels Bamilekes de traîtres. Ne dit on pas que ventre affamé n’a point d’oreille? Vous voulez qu’ils retrouvent leur neutralité politique d’antan, qu’ils redeviennent les gardiens de la tradition, et qu’ils s’occupent de leurs populations.

    C’est bien et c’est l’idéal mais que proposez vous comme mesures d’accompagnement dans le contexte de modernité actuel? Le repli est possible et la solution est simple. Le plus petit royaume Bamileke à ma connaissance ne compte pas moins de 5000 ressortissants. Si chaque ressortissant consent à mettre chaque mois 1000 frs cfa (1,5 euros) à la disposition de son roi, celui du moins peuplé de tous les royaumes aura 5 millions de frs cfa tous les mois pour le fonctionnement de sa chefferie, l’entretien de sa famille, et jouir d’une autonomie financière qui le libérera de l’emprise de l’administration.

    Autre solution, si les fils et filles de la diaspora ressortissants du même village se mettent ensemble pour réaliser des projets rentables dans leurs villages en vue de créer des emplois pour les jeunes du terroir d’une part et installent les Chefs à la tête de ces projets avec bonne rémunération à l’appui d’autre part, nul doute que beaucoup reviendraient aux fondamentaux de la chefferie traditionnelle.

    Voilà chers enfants la Modeste explication et la vision que je peux apporter afin de juguler la crise de confiance qui perturbe la diaspora Bamileke vis à vis de leurs pères Chefs traditionnels.

    C’est alors que vous pourrez exiger d’eux qu’ils se retirent de la politique et laissent leurs populations militer dans le parti de leur choix.

    Foh Tchopzok Nono Robert.

  • ANNONCE MUSÉE/CASE PATRIMONIALE DE BANGOUA

     
     
    ANNONCE MUSÉE/CASE PATRIMONIALE DE BANGOUA
     
    Une autre façon d’apprendre et de comprendre sa culture.
    A votre arrivée au musée, plus besoin de visiter toute la structure afin de comprendre une thématique.
    Vous pouvez désormais choisir votre thème en avance et nous nous chargeons de faire le nécessaire pour vous satisfaire. 
     
    « Le Musée, une classe-école »
     
    Nous allons si vous le voulez après visite guidée du musée, faire un PowerPoint pour vous ( bien vouloir le signaler en avance). Cette présentation portera sur une thématique bien précise et orientée que vous auriez choisi, une projection pour mieux approfondir et enrichir vos connaissances.
    Par ailleurs, nous avons la possibilité de vous retrouver chez vous ( écoles, entreprises publiques et privées, centre culturel, famille et bien d’autres) via des malettes pédagogiques que nous aurons monté pour la circonstance.
    « Tout comme l’école va vers le musée, le musée va vers l’école »

    *Autres services et prestations offertes par le musée/case patrimoniale de Bangoua*

    Hors mis de la visite guidée du musée, nous mettons un accent aussi sur d’autres éléments touristiques et culturels du groupement susceptibles de rendre votre séjour agréable dans le groupement.
    Vous avez la possibilité de visiter :
    ??La chute de Tchaveu
    ?? La chute de chehandzoé
    ??Le rocher à corbeau
    ??La grotte à neuf chambres
    ?? Le site écologique de Baloué
    Par ailleurs, vous pouvez aussi :
    ? Faire une Randonnée au mont Baloué
    ? Vous baigner à la rivière Bonboni ( piscine naturelle)
    ? Rencontrer le Roi Sa Majesté DJAMPOU

    _Evénement en cours_

    ?️Célébration de le 68eme édition du festival macabo couplé au 20ans de règne de Sa Majesté du 11 au 18 décembre 2021.
    Nous profitons de cette occasion pour vous inviter à prendre part à la fête traditionnelle bienale communément appelée << Festival macabo>> qui sera couplé à la célébration des 20 ans de règne de Sa Majesté.
    Lors de cette manifestation culturelle, vous aurez l’occasion de découvrir les savoirs, savoir-être et savoir faire du groupement Bangoua et même de ceux d’ailleurs qui prendront part à cette manifestation d’envergure.
     
    Élection Miss Musée de Bangoua.
    _Mission de celle-ci_: Valoriser et accompagner le musée dans ses missions dans le processus de développement et de promotion culturelle du groupement Bangoua.
    Conditions de participation :
    _Être de nationalité Camerounaise
    _ Être prête à servir et représenter le musée
    _ Savoir parler et écrire le français et l’anglais
    ( Parler le Nda_Nda est un atout)
     
    Pour entrer en contact avec le musée, bien vouloir écrire sur WhatsApp à l’un de ces numéros ou juste cliquez sur le lien WhatsApp qui apparaît à la fin du texte.
     
    Nous sommes ouverts de mardi à dimanche 9h-17h. (Même le lundi, nous ne sommes jamais loin )
    (+237) 696 241 194 678 198 199
    Lien WhatsApp :
    Lien vers la page Facebook du musée :
    Abonnez vous et partagez SVP???
  • LE TESTAMENT ROYAL EN TERRITOIRE DJOCK-VUP (BANGOUA) – 3

    LE CHEMIN CONDUISANT AU PALAIS

    Nous nous appuyons sur la sortie du Roi DJAMPOU du Nlah-Nkwak en 2001 pour traiter ce point.
    A la sortie du Nlah-Nkwak de Fôh DJAMPOU en 2001, on a assisté à une petite cacophonie quand il fallait déterminer l’itinéraire à emprunter. Mis à part Wouébo SAMOUO qui semblait être sûr du chemin à emprunter pour conduire le jeune Roi dans le « Ntip-Nlah », certains notables estimaient que le passage entre les deux longues pierres « Lôôk-Kwak » était le chemin obligé pour accéder au « Ntip-Nlah ».


    Le chemin qu’emprunte le Roi pour accéder au palais est significatif. Le lieu de réclusion est situé légèrement en dehors de l’enceinte de la chefferie. A la sortie, le futur Roi passe par la grande place (NDEP SHIP), pénètre dans le NTIP NLAH en évitant le chemin où se trouvent les deux longues pierres LOOK-KWAK qui est un lieu interdit aux descendants de la chefferie et où sont formés les hauts administrateurs du village choisis dans le peuple. Une façon de prendre l’alliance avec le peuple avant de s’asseoir sur le trône. Il ressort quelque part sur l’axe central (Mbou’ Tschuéh) et complète son staff en nommant quelques dignitaires. C’est à ce niveau que Fôh DJAMPOU éleva NZEGA Gisèle et TCHATCHOUANG Sean Paul aux titres respectivement de MEFO et de SOUP (communément appelé Soup Maguida alias ‘’Djokolodjo’’) avec autorisation de se coiffer devant le Roi.

    LE NLAH-NKAP

    Le Roi après la sortie du Nlah-Nkwak passe un séjour de trois jours au Nlah-Nkap où il distribue le haricot à la population. Cette population reçoit le haricot et fait allégeance au futur Roi en l’appelant MEUKAP. Ce lieu est proche du palais. Ce n’est qu’après ce rituel qu’il gagne son palais définitivement et règne sur son peuple en tant que MBEULONG NSHEUH, NOPKEMAH’.
    Chers frères et sœurs, voilà ramassé, ce que nous pouvons dire sur les rites d’intronisation de nos Rois BANGOUA.
    Bonne lecture dans l’unité pour le développement de notre cher et beau village, BANGOUA.

    Exposé réalisé par Nwembôh Mbeu’ Ngouok Dr DJOUONANG Lucas en vue d’édifier les membres du FORUM Whatsapp BMBV (BANGOUA MON BEAU VILLAGE).
    Article disponible sur le portail virtuel du village sur www.icibangoua.net

  • LE TESTAMENT ROYAL EN TERRITOIRE DJOCK-VUP (BANGOUA) – 2

    LE SEJOUR AU NLAH-NKWAK

    Le Roi, après son « arrestation » doit subir neuf semaines d’initiation au Nlah-Kwak. La formation en ces lieux est une longue messe faite de rites précis. En plus des leçons de commandement et d’instruction civique, différentes épreuves cultivent chez le futur souverain, le sens de l’endurance, de la privation, du renoncement à soi-même, du courage, de l’honneur et du sacré. L’ingurgitation du Mbah (potion douée de vertus protectrices contre toutes les pratiques magiques) et le port du bracelet de cuivre (insigne principal du pouvoir royal) constituent les moments forts de cette formation.

    LE NLAH-NKWAK ET LE CONFORT

    Contrairement aux fastes du palais, le Nlah-Nkwak est constitué de petites cases inconfortables bâties en nattes et disséminées dans un endroit mal entretenu chez Tefôh Daggong.
    Pour devenir Roi, l’héritier doit, pendant neuf semaines (semaines de 8 jours dans notre calendrier traditionnel), subir des rites particuliers, des initiations et de dures épreuves qui consistent à :
    – l’enduire du Pwe (une crème rouge)
    – l’habiller d’une cagoule en mauvais tissus (Nkieue)
    – l’asseoir sur un vulgaire tronc de bananier
    – l’installer dans une petite case très peu confortable loin du somptueux palais.
    Sont également admis au Nlah-Nkwak outre le Nkoupouh qui subit les mêmes rites jusqu’à un certain niveau de l’initiation, la Mieuh-ngheu-Nguep, la Djui-nkap, le Ntè fôh et la Nwouh-Nkouoh.

    INTÉRÊT DU NLAH-NKWAK

    Le futur Roi, pendant son séjour au NLAH-KWAK, est initié aux pratiques magico-religieuses par les plus grands voyants et féticheurs du village dont la plupart sont les membres de la confrérie du NKOU-NGACK. Il est constamment entouré de deux agents de sécurité cagoulés (les Fe-fe). L’inconfort des neuf semaines de réclusion lui rappelle les conditions dans lesquelles vivent les habitants les plus démunis, afin qu’il n’en ignore. Pendant ces neuf semaines, il doit apprendre à devenir très humble, pieux, impartial et équitable. Tout est fait pour tuer en lui l’orgueil et l’égoïsme du prince de peur qu’il ne devienne un tyran.
    « Seules les lumières reçues au Nlah-Nkwak peuvent éclairer la navigation dans un espace de confusion entre la magie, la politique et la religion. Sans l’onction du Nlah-Nkwak, le prince, même très charismatique, ne saurait se prévaloir d’aucun pouvoir. »

    Durée du séjour au Nlah-Nkwak

    Le séjour du futur Roi au Nlah-Nkwak dure neuf semaines pendant lesquelles de nombreuses jeunes filles sont mises à sa disposition, parfois par la force. Au moins l’une d’entre elles doit se retrouver enceinte au cours de ces neuf semaines. Donc l’un des buts des neuf semaines de réclusion, outre les rites initiatiques, est de permettre au futur Roi de prouver ses aptitudes génitrices, car la stérilité loin d’être un accident physiologique, est un déshonneur, une malédiction des ancêtres. Or pour un Roi, l’inaptitude de procréer peut concourir au bouleversement de l’ordre successoral du trône et amener les troubles dans le Groupement. Afin d’éviter que le peuple ne doute de l’opportunité de la désignation du Roi pur-sang, le postulant ne peut quitter le Nlah-Nkwak tant qu’aucune femme n’a conçu à l’issue des neuf semaines. Pendant ce temps, les femmes du village ne peuvent utiliser la houe pour le labour. Actuellement, pour des raisons économiques, dans certains Groupements, parfois, le futur Roi sort quand même du Nlah-Nkwak à l’issue des neuf semaines, même si aucune épouse n’a conçu. Les habitants du village alors murmurent tout en gardant espoir qu’un enfant naîtra, car un règne sans enfant est un règne maudit.

    Enseignement réalisé Mwemboh Mbeuhgouok Docteur Jouonang Lucas.

  • LE TESTAMENT ROYAL EN TERRITOIRE DJOCK-VUP (BANGOUA) – 1

    Le Roi de son vivant confie, dans un testament verbal, le nom de l’héritier du trône aux Neuf Notables (Nkap-Mvieuh’) qui gardent jalousement le secret jusqu’à la mort du Roi. L’héritier, en principe doit être un prince né sur la peau de la panthère (Ze ndep-nguep), ce qui suppose qu’il est conçu au cours des neuf semaines de réclusion au Nlah-Nkwak. Le fait de confier l’héritier aux Neuf Notables fait de lui un Roi traditionnel par opposition au Chef simplement coutumier de certaines régions, qui peut être choisi dans n’importe quelle famille. Avant le Décret N° 245/77 de 1977 organisant les chefferies traditionnelles, le choix des Neuf Notables était souverain, sans témoin et sans appel. Ces Neuf sont, en principe, « issus du peuple ». Ce qui implique que le Roi, bien que devant être obligatoirement issu de la famille royale, est choisi par le peuple par l’intermédiaire de ses représentants que sont les Neuf. (Démocratie représentative). QUI INTRONISE LE ROI BANGOUA? Contrairement à ce qui se vit dans d’autres Groupements où les Rois sont intronisés par d’autres souverains des contrées d’origine de l’intronisé, à Bangoua c’est MEKAP-NZEU-NTEP qui, aidé de ses pairs intronise le Roi. Toutefois NZEU-DJACK MBOUOK, membre des Sept Notables, est celui qui confirme le choix du successeur au cours de son « arrestation » par les Neuf. C’est en fait lui qui prend la main du futur Roi pour donner à MEKAP NZEU-NTEP. Une façon de veiller que la lignée soit respectée et que le futur Roi soit effectivement du sang royal. Ce qui fait de Bangoua un Groupement véritablement « Lepieuh » c’est-à-dire -libre, indépendant- par opposition au Groupement « Ngwuip » qui veut dire -dépendant, fourbe…- Comment se fait-il que les Bangoua intronisent-ils eux-mêmes leur Roi ? C’est une question sur laquelle nous reviendrons dans nos prochaines publications. LE CHEMIN DU NLAH-NKWAK L’exemple est celui emprunté par le Roi TCHATCHOUANG en 1978 pour accéder au Nlah-Nkwak. Les étapes traversées par le futur Roi pour arriver au Nlah-Nkwak En effet, le Roi TCHATCHOUANG n’accéda au Nlah-Nkwack que le 21 Décembre 1978. Première étape De la place publique où il fut « arrêté », les Neuf, avec MEKAP NZEU-NTEP en tête, entrainèrent le futur Roi dans la maison de Djock-Vup (Chasseur de gibiers, il fut le fondateur de la dynastie régnante à BANGOUA), où ils jetèrent des noix de cola sur le sol en hommage au grand chasseur. Le futur roi jura en ces lieux et dit : « Si je fais le mal aux habitants du pays, je le paierai de ma tête. Si je ne respecte pas les Neuf Notables et si je tente de reprendre leurs biens, je le paierai de ma tête. Je ne pratiquerai pas la sorcellerie, sinon je le paierai de ma tête.» Cet engagement fut scellé par le partage du cola et du jujube (Ndedip).

    Le Roi BANGOUA après initiation à nlahnkwak et Nlahnkap règne finalement sur le trône…

    Deuxième étape Retrouvailles sur l’axe central avec les Sept Notables, le futur Nkoupouh et le futur Ntè-fôh, direction de la salle de réunion des fils de Rois (Kep-Meloo-Djouh) où le futur Roi et le Nkoupouh subissent certains rites que nous nous réservons de relater ici. Après ces rituels, le futur roi, son Nkoupouh et son Ntè-fo sont conduits au Nlah-Nkwak. S’y étant et à l’abri des regards, MEKAP NZEU-NTEP donne à manger (Tchoube) à base des nourritures du pays au futur roi et au Nkoupouh. Sortis de là, MEKAP NZEU-NTEP, en présence de tout le monde fait asseoir le futur Roi et son Nkoupouh sur les troncs de bananier fraîchement coupés, et leur fait avaler le « Mbah » en disant : « Le pays doit être uni en une seule bouche, veillez sur la population. Que Dieu soit avec vous ! » Il passe à chaque poignet du futur Roi un petit sac en raphia en disant : « Voici deux sacs. Si quelqu’un t’apporte de bonnes choses, mets-les dans le premier et garde-les à ta droite. Si quelqu’un t’apporte de mauvaises choses, mets-les dans le second et garde-les à ta gauche. Ne te fâche pas, tu risquerais de tuer les habitants du pays. Ne prends pas parti dans les palabres, car tu risquerais de mener le pays à sa perte. N’agis pas précipitamment afin de ne pas compromettre l’unité du pays. » Ensuite le même MEKAP NZEU-NTEP revêt le futur Roi et son Nkoupouh de caps-cagoules et place devant eux deux paniers où il glisse un peu d’argent dans chacun et fait allégeance en appelant le futur Roi « Atcha » (celui qui est au-dessus des autres et le futur Nkoupouh « Pouh-Ngouh » (la main de la panthère). Les autres Neuf font allégeance ainsi que la population venue pour la circonstance en versant un peu d’argent dans paniers. Enseignement réalisé Mwemboh Mbeuhgouok Docteur Jouonang Lucas.
  • Offre exceptionnelle au musée communautaire de Bangoua-Ouest Cameroun

    Offre exceptionnelle au musée communautaire de Bangoua-Ouest Cameroun
     
    Le musée:un espace de sauvegarde, de valorisation, de protection, de promotion et de vulgarisation des savoirs, savoir faire et savoir-être des communautés.
     
    C’est quoi la particularité du musée de Bangoua ?
     
    C’est un espace :
    ??De détente
    ??D’apprentissage
    ??De création,
    ??De récréation
    ??De Partage
    ??De cohésion sociale
    ??De fédération et surtout *d’amour*??
     
     
    Une petite note d’information du Musée
     
    Vu Que Vous allez Être nombreux et nombreuses à aller dans les villages Pour les réunions familiales ou pour passer les vacances, nous avons décidé de réduire nos tarifs sur toutes les offres et prestation que nous mettons à la disposition de Nos potentiels visiteurs.
     
    (offre valide du 1er au 31 août 2021)
    « `Venez sur place et constatez de vous mêmes« ` Tout est presque *Njoh* (Ne garde pas ce message pour toi seul, partage avec ton voisin. Bref c’est mieux que le voisin partage avec la voisine et la voisine partage avec le voisin) Ce qui est Sur, en couple pour une visite rend votre moment Plus… Et aussi, il y à des jolis endroits à Bangoua pour une demande de mariage dont je serais témoin ???
     
    Il y a quoi concrètement à Bangoua ?
     
    ➡️le jeu de ping-pong
    ➡️jeu de Ludo
    ➡️jeu de Dame
    ??la découverte de la chute shehandzoe
    ??la découverte de la chute Tchehamveue
    ??Une randonnée aux rochers à corbeau
    ??Randonnée au site écologique de Baloué.
    ??Baignade à Bomboni
    La visite de l’exposition sous le thème : *Arts Chasse et tradition*
    ??Visite de la chefferie
    ??La rencontre Avec le roi, Sa Majesté DJAMPOU
    Sans oublier la parade de la société secrète « `KAk« `
     
     
    Dates: le 06,14 et 22 (clôture) août 2021.(beaucoup savent que c’est une danse et non une *société secrète* à vocation *magico-religieuse* dont le but est …(venez sur place)
     
    « `Nous sommes ouverts de mardi à dimanche« `
    09h-17h
    ??+237 678198199 ou le 696241194 (les deux numéros de téléphone sont whatsapp)
     
    <<Vous servir est un plaisir et un devoir au musée communautaire de Bangoua>>
  • BANGOUA AWARDS ARTS 2021

    « BANGOUA AWARDS ARTS » est un projet de valorisation , d’affirmation et de promotion des artistes y hommes de culture Bangoua.

    C’est un événementiel biennale sur les 18 quartiers de Bangoua avec un inter-saison, « GRAND WHOU-WHOU » à travers le Cameroun. Le CHARTER TOUR 237 des meilleurs artistes Bangoua.
    L’événement est organisé par une équipe de 7 professionnels outillés et aguerris. Un jury de personnalités à compétence avérée est mis sur pied, encadré par un staff d’honneur d’élites et de notabilités de haut vol.

    BANGOUA AWARDS ARTS a pour parrains naturels le MINAC et le ROI des Bangoua.

     

    VOICI LE RÈGLEMENT DU CONCOURS DELA CHANSON EN BANGOUA AUTHENTIQUE 2021.
    ET CELUI DE PARTICIPATION A La L’ÉVÉNEMENTIEL « BANGOUA AWARDS ARTS » 2021.

    M.Mme.Mlle……………………………….

    ACTION D’HONNEUR ET DE GENEROSITE

    Afin de graver votre nom en lettres d’or dans les annales  de

    l’institution et dans l’histoire Bangoua, nous sollicitons votre appui afin d’offrir un ou plusieurs trophées à l’occasion de l’évènementiel « BANGOUA AWARDS ARTS »:

    TROPHEES -BANGOUA AWARDS ARTS 2021

    • Trophée du meilleur artiste de la musique urbaine 2021
    • Trophée du meilleur groupe de danse urbaine 2021
    • Trophée de la meilleure musique patrimoniale authentique 2021
    • Trophée du meilleur groupe de danse patrimoniale féminine 2021
    • Trophée du meilleur groupe de danse patrimoniale masculine 2021
    • Trophée du meilleur film Bangoua 2021
    • Trophée de la meilleure chanson féminine   2021
    • Trophée de la meilleure voix féminine    2021
    • Trophée de la meilleure chanson chrétienne    2021
    • Trophée du meilleur humoriste Bangoua 2021
    • Trophée de la meilleure œuvre littéraire Bangoua 2021
    • Trophée du meilleur conteur authentique Bangoua 2021
    • Trophée de la meilleure chanson en langue Bangoua 2021
    • Trophée de la meilleure structure de valorisation et de la promotion des arts et cultures Bangoua 2021
    • Trophée du meilleur site web de la culture et du développement 2021
    • Trophée de la meilleure œuvre d’art plastique 2021
    • Trophée du meilleur styliste modéliste Bangoua 2021
    • Trophée du meilleur artisan- sculpteur Bangoua 2021
    • Trophée de la révélation artistique Bangoua 2021
    • Trophée d’art culinaire authentique Bangoua 2021
    • Trophée de la création théâtrale 2021

    Règlement du concours de la chanson en Bangoua authentique 2021

    1. Envoyer une maquette ou une œuvre finie par Watsapp au président du jury avant le 15 juillet 2021 ; N° : 677 55 24 54
    2. La durée de l’œuvre est de 3min 45 ;
    3. l’enregistrement doit être de qualité technique irréprochable ;
    4. Le texte doit être entièrement en langue Bangoua
    5. La composition doit intégrer proverbes, site et lieux connus de Bangoua
    6. Le genre ou le rythme musical est libre
    7. Prendre part au méga spectacle à ciel ouvert et au gala des lauréats de l’évènementiel « Bangoua awards arts » du 8 août 2021 à Bangoua si vous êtes nominé dans les 05 œuvres

    Participation

    1. Etre invité par l’équipe d’organisation ou être inscrit sur le forum watsapp ‘‘BANGOUA AWARDS ARTS’’
    2. Etre parmi les nominés au concours ou aux trophées énoncées
    3. Etre à Bangoua au plus tard le 8 juin 2021 à 07h 00 ;
    4. Tout Bangoua de l’extérieur ou de l’intérieur est conviés à cette grande fête de la culture ;
    5. La prestation des artistes sur le grand podium du méga spectacle se fait sur la base de l’inscription sur le forum ou à Bangoua 03 jours avant l’évènement ;
    1. Un cachet ponctuel peut être attribué aux artistes après la prestation dans la stricte mesure des moyens disponibles ;
    2. Tous les artistes, Hommes de cultures et structure lauréats recevront leurs trophées, diplômes d’honneur et enveloppes (montants à publier avant) seront remis au gala des lauréats.

    INFOLINE >>> 677 55 24 54

  • BANGOUA – BANDREFAM : SUR LES PAS DE NOS ANCETRES…

    MARCHE PATRIMONIALE DU 12 FEVRIER 2021 INITIEE PAR SM DJAMPOU TCHATCHOUANG, ROI DES BANGOUA.

    CONTEXTE HISTORIQUE

    Notre histoire nous enseigne que le royaume BANGOUA fut fondé par LEKEMEGNE communément appelé DJOK-VUP. Il était fils du Chef BANDREFAM. Ayant perdu la succession après la mort de son père, il fugua pour aller s’installer à VIEUTCHIP, aujourd’hui forêt sacrée de Bangoua. Etant excellent chasseur de gibiers, LEKEMEGNE réussit à conquérir le cœur des roitelets et populations qu’il trouva à Bangoua à cette époque et par un double jeu de ruse et de force, il s’installa et régna sur Bangoua pendant une quinzaine d’années (1440-1455). Dès lors se noua alors un lien indéniable et historique entre les deux royaumes voisins (BANGOUA et BANDREFAM).

    Les trois Majestés (BANGOUA, Bandrefam et Bangang Fokam) entourés des participants

    L’histoire entre ces deux royaumes liés par des liens de sang a évolué depuis des siècles et des rois s’y sont succédés. Il eut fallu attendre plus de 4 siècles après DJOK-VUP pour que le célèbre Roi NOH-TCHOUTOUO qui régna pendant 103 ans, écrivit une autre page de l’histoire de son royaume avec Bandrefam. En effet, ce célèbre Roi avait pour vision d’agrandir son royaume et de laisser à sa descendance un vaste territoire. C’est ainsi qu’il attaqua le royaume Bandrefam dans les années 1914 et la guerre dura ainsi pendant 9 ans (La guerre de neuf ans). L’intention du Roi NOH-TCHOUTOUO était d’étendre son territoire jusqu’à BANGANG-FOKAM.

    FOH DJAMPOU TCHATCHOUANG A. J., Roi actuel des BANGOUA, descendant de LEKEMEGNE et arrière-petit-fils de NOH-TCHOUTOUO, pris les commandes du royaume dès 2001 avec une vision plutôt pacifiste et de développement du royaume. C’est ainsi que dès l’entame de son règne, il engagea et noua la réconciliation historique entre BANGOUA et BANDREFAM (sous l’ère de SM JIEJIP POKAM) en 2006. C’est toujours dans cette même lancée que le Roi des BANGOUA initia cette MARCHE PATRIMONIALE du Vendredi 12 Février 2021.

    LA MARCHE PATRIMONIALE DU VENDREDI 12 FEVRIER 2021

    Cette MARCHE PATRIMONIALE fut initiée par le Roi des BANGOUA et accompagnée par la Jeunesse Bangoua, en vue de promouvoir la culture, le tourisme, le sport… Elle a été parrainée par le Notable BANGOUA de la diaspora SA’AH SOUFO DJAMPOU Clovis. Elle avait pour cible aussi bien les jeunes que les adultes. A cet effet, une cinquantaine de personnes venues du terroir et des métropoles du pays ont massivement répondu présent à l’appel historique de leur roi.

    Dès le départ à partir de la colline écologique de Baloué

    OBJECTIFS

    L’objectif primordial de cette marche était de suivre les pas ancestraux afin de consolider les valeurs ancestrales et liens historiques entre nos deux royaumes.

    Les objectifs intermédiaires consistaient à :

    • Découvrir les richesses naturelles de ces deux royaumes ;
    • Toucher du doigt les coutumes ancestrales ;
    • Partager les expériences en matière écotouristique pour le bien-être des populations et
    • Raviver la flamme de la coopération et du vivre-ensemble.

    Le Roi des BANGOUA apporte du bois à son père… Un acte hautement symbolique

    LE DEROULEMENT…

    Le point de départ de la marche était la Colline Ecologique de Baloué. Dès 5H30, tous les participants y étaient réunis et ont commencé leur périple historique par une séance d’exercices physiques. Après ces échauffements, les participants ont migré vers VIEU-TCHIP. La traversée de la rivière de la forêt sacrée s’est faite avec le Roi des Bangoua en tête. Chacun y a profité pour se laver le visage en signe de bénédictions. Rappelons que c’est dans cette forêt sacrée que LEKEMEGNE s’était réfugié pour chasser du gibier avant de venir occuper le trône à Bangoua. Une fois la rivière traversée, commença alors l’arpentage de la grande colline abrupte par endroits, jonchée d’obstacles (rochers, arbustes, lianes, tranchées historiques…) pour finalement arriver dans le royaume Bandrefam.

    Vue aérienne de la forêt sacrée BANGOUA (Vieutchip)

    A BANDREFAM…

    Une fois à Bandrefam, la première destination fut le SITE ECOLOGIQUE DE BANDREFAM. Là, le Roi des Bangoua fut solennellement accueilli par son père et pair, FOH JIEJIP TCHOMGANG Georges et sa suite qui étaient très émus par une telle visite historique. Cerise sur le gâteau fut la présence aussi remarquable du Roi des BANGANG-FOKAM, SM Jules Roland KOUATCHOU venu aussi être témoin de l’histoire. La délégation Bangoua a visité le Site Ecologique de Bandrefam qui fait dans l’agriculture durable, la transformation et vente des produits agricoles et la production de l’énergie solaire. Il a été question de s’inspirer de tels exemples dans la construction de la Colline Ecologique de Bangoua à Baloué.

    Le cap a ensuite été mis sur la Chefferie Supérieure Bandrefam où le Roi des Bangoua accompagné de sa forte délégation a posé un acte fort de symboles et de significations. Il n’y est pas allé les mains vives ; il est descendu jusqu’à la cour intérieure de la chefferie ayant porté du bois à son père le Roi de Bandrefam. Cette descente fut rythmée par des cris et chants guerriers. Une fois le bois déposé chez son père, ce furent les accolades conviviales entre le père et le fils de passage à la maison. Le Roi des Bandrefam a béni son fils ainsi que sa délégation et demandé à tous et chacun d’honorer ses parents, de toujours se rappeler de là où on vient puisque c’est de là que viendront les bénédictions. Le fils (Roi de Bangoua) a saisi cette occasion historique pour annoncer à son père et ses ancêtres la célébration de ses 20 ans de règne en Décembre 2021.

    L’ensemble de la forte délégation (les 3 Majestés comprises) s’est ébranlée au domicile d’un digne fils du coin, le Colonel TIOKAP Pierre Loti pour une visite de courtoisie et là, un buffet bien dressé a été mis à la disposition des pèlerins.

    Le Roi des BANGOUA et un de ses Notables (SA’AH Ngansop Frédéric) durant la marche patrimoniale…

    C’est sur cette note de convivialité que s’est achevée la MARCHE PATRIMONIALE du Roi des BANGOUA…sur les pas de nos ancêtres.

    Par SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    www.icibangoua.net