Category: Culture

  • Réunion de très haut niveau pour discuter de l’avenir culturel de l’Afrique : un geste fort de l’Allemagne – 4.11.2024

    Réunion de très haut niveau pour discuter de l’avenir culturel de l’Afrique : un geste fort de l’Allemagne – 4.11.2024

    Une rencontre de grande envergure s’est tenue dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères allemand le 4 novembre 2024, un moment historique pour l’avenir culturel de l’Afrique. Autour de la table, une délégation de haut niveau, composée de représentants de cinq pays africains – Cameroun, Togo, Madagascar, Burundi et Bénin – réunis avec des responsables allemands pour une discussion franche sur la revalorisation des patrimoines culturels africains, marqués par des siècles de pillages et de dépossessions.

    Cette rencontre marque une étape décisive dans la volonté de l’Allemagne d’écrire un nouveau chapitre avec l’Afrique, en reconnaissant les torts causés par l’époque coloniale et en adoptant une politique de restitution des biens culturels africains. L’initiative, lancée il y a quatre ans, a pour objectif de redonner aux pays africains l’accès à leur patrimoine, en commençant par le rapatriement des objets culturels, cultuels et artistiques qui avaient été illégalement exportés vers l’Allemagne durant la période coloniale. Ce processus permettra de reconstituer le patrimoine matériel et immatériel africain, contribuant ainsi à la restauration de l’identité culturelle africaine.

    Cette démarche allemande invite à la réflexion et interpelle les anciennes puissances coloniales, notamment la France et l’Angleterre, qui détiennent encore un grand nombre de trésors africains dans leurs musées nationaux. Si l’Allemagne peut initier ce geste, pourquoi pas les autres ? La restitution des objets culturels n’est pas seulement un acte symbolique de réparation ; elle représente une véritable reconnaissance de l’histoire africaine et une ouverture vers une relation de respect et de partenariat. En permettant aux pays africains de retrouver leurs objets, l’Allemagne donne un exemple à suivre aux autres nations qui ont un passé colonial en Afrique.

    Cette première rencontre a aussi permis d’établir un cadre de collaboration entre les pays africains et l’Allemagne pour des projets de conservation, de valorisation et de promotion des cultures africaines. En marge des discussions, les participants visiteront plusieurs musées allemands où sont exposés les objets d’art et d’histoire provenant d’Afrique. Ces visites permettront de prendre conscience de l’importance de ces objets dans le patrimoine mondial et d’engager des discussions plus approfondies sur les modalités de leur restitution et les possibilités de collaborations futures.

    En somme, cette rencontre n’est pas seulement une réconciliation avec le passé, mais une invitation pour d’autres anciennes puissances coloniales à se joindre au mouvement de restitution. Car pour que l’avenir de l’Afrique soit complet, il faut que son passé soit pleinement restitué et que ses cultures soient revalorisées dans leurs terres d’origine.

    À travers cette initiative, l’Allemagne montre un engagement sincère et appelle les autres nations à suivre son exemple, afin que, dans un monde globalisé, le respect des cultures et de l’histoire de chacun soit au centre des relations internationales.

    ICIBANGOUA.net

  • Le Rôle du Chef Traditionnel : Entre Préservation Culturelle et Responsabilité Sociale – 7 Mars 2023

    Le 7 mars 2023, une rencontre significative s’est déroulée à la chefferie supérieure du groupement Bangoua, sous la direction de Sa Majesté Anick Julio DJAMPOU TCHATCHOUANG. Cette rencontre a permis de mettre en lumière l’importance du rôle des chefs traditionnels au sein du Pays Bamiléké, un territoire riche en histoire et en culture. À travers cet article, nous explorerons les multiples responsabilités qui incombent à ces dirigeants, allant de la préservation du patrimoine culturel à l’amélioration des conditions de vie de leur peuple.

    Une Visite Instructive : Introduction à l’Art et à la Culture

    Le 7 mars 2023 a marqué une journée importante pour Sa Majesté Anick Julio DJAMPOU TCHATCHOUANG, ainsi que pour la délégation allemande présente à la chefferie supérieure du groupement Bangoua. Lors de cette visite, les invités ont eu l’occasion de découvrir une page significative de l’art et de la culture Bamiléké. Les participants ont pu assister à des ateliers qui ont offert un aperçu précieux de l’artisanat et des traditions culturelles préservées par la communauté.

    Sa Majesté a pris soin de s’assurer que les enfants présents ont apprécié ces activités, les encourageant à partager leurs impressions. Cette attention portée à l’éducation et à la transmission culturelle reflète l’engagement du chef à perpétuer les traditions et à inculquer ces valeurs aux plus jeunes générations.

    La Fonction du Roi dans le Pays Bamiléké

    Le Pays Bamiléké est un territoire riche et complexe, composé de nombreux royaumes distincts. Malgré la diversité de ces royaumes, le rôle du roi demeure fondamentalement le même : préserver et valoriser les richesses culturelles et matérielles de son peuple.

    Préservation et Transmission du Patrimoine

    L’une des principales responsabilités de Sa Majesté est de protéger et de promouvoir le patrimoine culturel du Pays Bamiléké. Cela inclut la préservation des objets d’art, des coutumes et des traditions qui façonnent l’identité collective du peuple. Sa Majesté doit également veiller à ce que cette culture riche soit transmise aux générations futures, assurant ainsi la continuité des pratiques culturelles et des savoirs ancestraux.

    Responsabilité Sociale et Développement

    Au-delà de la préservation culturelle, Sa Majesté joue également un rôle clé dans le développement social de son peuple. Il est responsable de veiller à la santé et au bien-être de la communauté. À titre d’exemple, il a initié la création d’un établissement secondaire pour mobiliser les forces vives nécessaires à la construction et au développement des infrastructures locales.

    L’intervention de l’État dans ces projets est également cruciale, notamment en ce qui concerne l’équipement des établissements, y compris les salles informatiques et d’autres ressources essentielles. Sa Majesté s’assure ainsi que les hôpitaux et autres services sociaux soient correctement équipés pour répondre aux besoins de la population.

    La Fonction Sociale du Chef : Un Engagement Global

    En résumé, la fonction du chef traditionnel dans le Pays Bamiléké est avant tout une fonction sociale. Sa Majesté n’est pas seulement le gardien des traditions, mais aussi un acteur central dans le développement et l’amélioration des conditions de vie de son peuple. Sa mission est de s’assurer que les richesses culturelles soient non seulement préservées, mais aussi valorisées et transmises aux générations futures. De plus, il veille à ce que les infrastructures essentielles soient développées et maintenues pour soutenir la communauté.

    Conclusion et Remerciements

    Cette rencontre à la chefferie supérieure du groupement Bangoua a permis de renforcer les liens entre les cultures et de mettre en lumière l’importance du rôle de Sa Majesté Anick Julio DJAMPOU TCHATCHOUANG. Avant de conclure cette visite, une pause a été proposée pour partager un verre d’eau, un moment de convivialité avant que la délégation ne reprenne son chemin.

    En conclusion, le rôle du chef traditionnel dans le Pays Bamiléké est riche et complexe, englobant à la fois la préservation culturelle et le développement social. Ce sont ces responsabilités qui font de Sa Majesté un pilier incontournable de la société. Merci à la délégation pour sa visite, et bon retour après ce moment de partage.

  • 🏥 544 personnes reçues à la Campagne de Santé 2023 : Une Success Story de Twefap Jeunesse Développement – Du 12 au 15 Août 2023 ! 🏥

    🏥 544 personnes reçues à la Campagne de Santé 2023 : Une Success Story de Twefap Jeunesse Développement – Du 12 au 15 Août 2023 ! 🏥

    🌟 Du 12 au 15 Août 2023, une vague de bienveillance a envahi le groupement Batoufam et ses environs grâce à la remarquable initiative de l’association Tswefap Jeunesse Développement (TJD). Pour la deuxième fois consécutive, TJD a orchestré une Campagne de Santé inoubliable, réunissant plus de 46 jeunes bénévoles professionnels de la santé, prêts à faire la différence dans la vie des communautés locales. 🌟 Il nous revient de préciser que cette campagne est parainée depuis ses débuts par sa Majesté le Roi Batoufam qui ne cesse d’être présent à chaque édition pour motiver les jeunes à ne pas se fatiguer et à toujours donner le meilleur d’eux pour le développement de leur communauté.

    👨‍⚕️ Parmi ces héros modernes, 17 médecins en médecine générale, 8 dentistes souriants, 4 ophtalmologues visionnaires, 3 diététiciens soucieux de la santé, 2 kinésithérapeutes pleins d’énergie, 1 gynécologue attentionné, 4 biologistes de laboratoire curieux, 2 pharmaciens bienveillants, 3 infirmiers à l’accueil chaleureux et 2 infirmières au labo attentives. Une équipe diversifiée et engagée pour une cause commune ! 👩‍⚕️

    🤝 Derrière chaque action de grande envergure, se cache une équipe organisatrice dévouée. Cette année, ce sont environ 17 jeunes, tous membres de TJD, qui ont mis en œuvre leur créativité et leur esprit d’équipe pour que cette campagne soit un succès retentissant. Chacun apportant sa touche unique à l’événement, ils ont démontré que la jeunesse est une ressource inestimable pour le développement communautaire. 🤝

    🏘️ Dans une atmosphère empreinte de solidarité, la campagne a touché les cœurs et les vies de près de 544 personnes, provenant de divers quartiers du groupement Batoufam, ainsi que des villages environnants. Chaque sourire, chaque diagnostic, chaque conseil donné par les bénévoles de TJD a laissé une empreinte positive, contribuant à améliorer la santé et le bien-être de la communauté locale. 🏘️

    🎥 Un événement aussi remarquable ne pouvait passer inaperçu. Cette année, ICIBANGOUA TV a brillamment capturé les moments forts de la campagne, permettant ainsi au monde de découvrir l’impact profond de cette initiative. Aux côtés de l’ONG ABARKA et d’autres partenaires tels que SERVICE TRAITEUR LE COUVERT D’OR et SMARTECHS SARL, la portée de la campagne a été étendue, montrant qu’une synergie entre acteurs engagés peut véritablement faire la différence. 🎥

    💖 Il faut dire en fin de compte que la Campagne de Santé 2023 organisée par les membres de l’association TJD a été bien plus qu’un événement médical. C’était une démonstration éclatante de la puissance de la jeunesse, de la bienveillance et de la collaboration. Grâce à leurs actions désintéressées, ces jeunes ont inscrit une page d’espoir et de positivité dans l’histoire de la communauté de Batoufam. Une véritable inspiration pour tous ceux qui aspirent à un monde meilleur. 💖

    Caméra et Photo: Sa’ah Nguenang (ICIBANGOUA TV)
    Rédaction: ICIBANGOUA.NET

    © ICIBANGOUA.NET 2023

  • Immersion culturelle fascinante dans le Cours de Langue Bangoua 2023, sous le patronage bienveillant de sa Majesté le Roi Bangoua

    Immersion culturelle fascinante dans le Cours de Langue Bangoua 2023, sous le patronage bienveillant de sa Majesté le Roi Bangoua

    Bienvenue au Cours de langue Bangoua, une initiative précieuse de Sa Majesté le Roi Bangoua, qui se déroulera du 19 juillet au 20 Août 2023. Ce cours unique en son genre vise à célébrer et préserver la riche culture de la communauté Bangoua tout en offrant aux participants une expérience d’apprentissage immersive et engageante.

    Les lieux de formation choisis pour cette aventure culturelle sont imprégnés d’histoire et de tradition. Les sessions auront lieu dans des endroits emblématiques tels que l’École Primaire Bangoua, l’École Maternelle de la Chefferie, le Foyer Ndoukong, l’École Primaire Kamna et l’École Primaire Mveu. Chacun de ces lieux contribue à créer une atmosphère authentique où les participants pourront se connecter profondément avec leur héritage culturel.

    Au menu de cette formation diversifiée, vous trouverez une gamme d’activités qui incarnent la richesse de la culture Bangoua. La fabrication d’objets d’art traditionnels vous permettra de plonger dans les compétences artisanales ancestrales de la communauté. L’art culinaire traditionnel vous fera voyager à travers les saveurs et les techniques culinaires spécifiques à Bangoua. Cependant, la pierre angulaire de cette expérience est l’apprentissage de la langue maternelle. Les participants auront l’opportunité d’explorer la beauté et la profondeur de la langue Bangoua, renforçant ainsi leur lien avec leur identité culturelle.

    De plus, la danse patrimoniale Bangoua donnera vie à des mouvements et à des rythmes qui résonnent depuis des générations, créant ainsi un lien vivant entre le passé et le présent. Cette expérience immersive et holistique permettra aux participants de se connecter avec leur héritage de manière significative, tout en apprenant de nouvelles compétences et en créant des souvenirs durables.

    En ce qui concerne les avantages pour les enfants d’apprendre leur langue maternelle, les bénéfices sont nombreux. Outre le renforcement du lien avec leur culture et leur identité, l’apprentissage de la langue maternelle favorise également le développement cognitif en améliorant les compétences linguistiques, la pensée analytique et la mémoire. De plus, cela peut renforcer la confiance en soi et la fierté personnelle, tout en favorisant une plus grande ouverture d’esprit et une meilleure compréhension des différentes cultures et perspectives.

    Rejoignez-nous au Cours de langue Bangoua et embarquez pour un voyage captivant à travers la culture, l’histoire et la tradition de la communauté Bangoua. Une opportunité inestimable d’apprendre, de grandir et de célébrer ensemble.

    Reportage: Cédric Nguenang (LeGriot)
    Redaction: ICIBANGOUA.NET

  • 🌟 Le Kack de Bangoua 2023 : La sortie exceptionnelle de la société secrète Nkopmelondjou 🌟 17 Juin 2023

    🌟 Le Kack de Bangoua 2023 : La sortie exceptionnelle de la société secrète Nkopmelondjou 🌟 17 Juin 2023

    🌟 Le Kack de Bangoua 2023 : La sortie exceptionnelle de la société secrète Nkopmelondjou 🌟

    🎉 Une semaine après la grandiose parade des megnis lors de la première sortie, le Kack de Bangoua a connu un moment unique avec la sortie de la société secrète Nkopmelondjou. Cette confrérie, tout comme les megnis, occupe une place spéciale au sein de la communauté, car elle est constituée des princes issus de plusieurs générations de la prestigieuse lignée de la chefferie supérieure traditionnelle de Bangoua.

    👑 Être prince ne suffit pas pour intégrer cette société secrète. Il faut également être un notable dans la grande cour royale, ce qui en fait une distinction particulière. Pour cette deuxième sortie, les princes notables ont été mis à l’honneur, distingués par leurs compétences de chasse qui se matérialisent par des trophées présentés lors de la parade. Malheureusement, en raison de l’usure du temps, les cornes de chasse ont été remplacées par des bâtons en forme de « V » pour représenter symboliquement ces trophées.

    💪 Ces élus de la confrérie Nkopmelondjou sont des princes forts et virils, qui se distinguent non seulement par leur force, mais aussi par leur capacité à engendrer une descendance nombreuse, signe d’abondance au sein de la communauté.

    ✨ À travers leur parade exceptionnelle lors de cette édition du Kack 2023, ils apportent leur contribution à la purification et à l’abondance pour les temps à venir, dans tous les domaines de la vie de la communauté Bangoua. Voici quelques-uns des aspects sur lesquels ils se concentrent :

    🔱 Purification : Les membres de la confrérie Nkopmelondjou œuvrent pour la purification des esprits et des corps, contribuant ainsi à instaurer une atmosphère de pureté et d’harmonie au sein de la communauté.

    🌾 Fécondité : Grâce à leur statut de prince et à leurs croyances, ces élus jouent un rôle clé dans la promotion de la fertilité et de la prospérité, symbolisant l’abondance de la vie à venir.

    📚 Résultats aux examens : Les membres de Nkopmelondjou encouragent et soutiennent les étudiants de la communauté dans leurs parcours éducatifs, en espérant des résultats exceptionnels aux examens et en favorisant la réussite scolaire.

    🌾 Bonne récolte : La confrérie met l’accent sur l’agriculture et la récolte abondante, garantissant ainsi la sécurité alimentaire et le bien-être de la communauté.

    ✨ Le Kack de Bangoua est célébré chaque année impaire, et cette édition 2023 restera dans les mémoires grâce à la deuxième sortie marquante de la société secrète Nkopmelondjou. Cet événement traditionnel reflète l’importance de la culture et du patrimoine au sein de la communauté Bangoua, ainsi que la détermination de ses membres à préserver leurs traditions ancestrales.

    🎊 Nous félicitons les princes notables de la confrérie Nkopmelondjou pour leur remarquable participation à cette deuxième sortie du Kack de Bangoua en 2023. Leur présence a ajouté une dimension particulière à cet événement festif, renforçant l’unité et la fierté de la communauté.

    💫 La parade exceptionnelle de la société secrète Nkopmelondjou a suscité l’admiration et l’émerveillement de tous. Leurs costumes traditionnels ornés de symboles ancestraux, associés à leur prestance et à leur charisme, ont captivé l’attention des spectateurs venus nombreux pour assister à ce moment emblématique.

    🌟 Au-delà de l’esthétique visuelle, cette sortie revêt une signification profonde pour la communauté Bangoua. Les membres de la confrérie Nkopmelondjou ont incarné les valeurs de purification, de fécondité, de réussite et d’abondance, symbolisant ainsi l’espoir et les aspirations de tous les Bangoua pour l’avenir.

    🔥 La purification spirituelle et physique est un aspect essentiel de la culture Bangoua, et les princes notables de Nkopmelondjou ont démontré leur engagement envers cette pratique en mettant en avant des rituels ancestraux de purification.

    🌾 En tant que représentants de la lignée royale, ils ont porté l’espoir de fertilité et de prospérité pour la communauté. Leur présence a rappelé l’importance de la continuité de la lignée familiale et la transmission des traditions aux générations futures.

    📚 Les membres de Nkopmelondjou ont également encouragé les étudiants et les jeunes de la communauté à persévérer dans leurs études, en mettant l’accent sur l’excellence académique et les résultats aux examens. Leur soutien et leurs bénédictions ont certainement insufflé de la confiance et de la détermination à tous ceux qui aspirent à une éducation de qualité.

    🌾 Enfin, la confrérie a mis en avant l’importance de l’agriculture et de la bonne récolte pour assurer la subsistance et le bien-être de la communauté. Leurs danses rythmées et leurs gestes symboliques ont exprimé l’espoir d’une abondance de récoltes fructueuses, favorisant ainsi la prospérité économique et la sécurité alimentaire.

    ✨ Cette épisode du Kack de Bangoua 2023 restera gravé dans les mémoires comme un événement marquant de la richesse culturelle et traditionnelle de la communauté Bangoua. Les membres de la société secrète Nkopmelondjou ont non seulement honoré leurs ancêtres, mais ont également inspiré les générations présentes et futures à préserver et à célébrer leur patrimoine unique.

    🌍 Cette célébration reflète l’importance de la diversité culturelle et rappelle l’unicité de chaque communauté dans la construction d’un monde plus harmonieux et équilibré. Que les bénédictions de la confrérie Nkopmelondjou se répandent à travers les horizons, apportant purification, fécondité, réussite.

    ŋwêmbɔ̀ sâ Ntienou

  • Le Kack à Bangoua : Fête de Fécondité et d’Abondance

    Le Kack à Bangoua : Fête de Fécondité et d’Abondance

    Le Kack à Bangoua, ce n’est pas simplement un événement culturel annuel ; c’est une fête qui célèbre la vie, la fécondité et l’abondance, qui renforce les liens communautaires et qui perpétue les traditions ancestrales. C’est une cérémonie empreinte d’une grande spiritualité, qui se déroule généralement sur un peu plus de deux mois (9 semaines pour être plus précis). L’édition 2023, qui a débuté le vendredi 9 juin, a permis de mettre en lumière toutes ces valeurs qui sont chères à la communauté de Bangoua.

    La cérémonie a débuté aux aurores, lorsque le chef supérieur de Bangoua est parti à Vieutchip pour recevoir les bénédictions. Cet acte symbolique et sacré marquait le commencement des festivités et posait les bases d’une célébration qui allait s’étendre sur plusieurs semaines.

    Le haricot traditionnel, préparé depuis la veille, est au centre de cette cérémonie. Ce plat, composé de haricots, d’huile rouge originale et de viande de chèvre, sans oublier le bon sel de cuisine est préparé par le chef lui-même après avoir reçu les bénédictions. Le partage de ce met permet de transmettre la bénédiction à tous les participants présents et symbolise l’abondance et la prospérité qui seront à l’ordre du jour tout au long de l’année à venir.

    Les Megnis, les mamans des jumeaux, ont ensuite pris le relais pour ouvrir la parade chorégraphique du Kack. Selon la tradition Grassfields, les Megni sont élues par Dieu et les ancêtres pour donner naissance à des jumeaux. Leur présence et leur participation à cette cérémonie reflètent donc un ensemble de pouvoirs qui ne sont pas donnés à tout le monde. Ces femmes ont défilé, après avoir accompli des rites traditionnels, dans une succession de parades qui ont duré plusieurs minutes. Leur danse autour de l’esplanade de la chefferie a permis de purifier le village et de répandre les bénédictions reçues.

    Il faut mentionner que le Kack est avant tout une fête de la fécondité et de la production dans les villages de la région. Son but est d’assurer la continuité des lignées et de pourvoir aux populations de quoi bien se nourrir, afin d’éviter toute pénurie. Cette cérémonie est une façon de remercier la terre pour ses bienfaits, mais aussi de demander aux ancêtres et à Dieu de continuer à bénir la terre pour qu’elle puisse toujours fournir les ressources nécessaires à la survie et à l’épanouissement de la communauté.

    En somme, le Kack est une magnifique illustration de la richesse culturelle du Cameroun, une fête qui unit et rassemble autour de valeurs communes et qui, année après année, perpétue des traditions qui renforcent le sentiment d’appartenance à une communauté et la fierté d’une identité partagée.

    Mwemboh Sa’ah Ntienou

  • Le Kack à Bangoua : Une Immersion dans la Profondeur de la Culture Camerounaise 9 juin 2023

    Le Kack à Bangoua : Une Immersion dans la Profondeur de la Culture Camerounaise 9 juin 2023

    Chaque année, la chefferie supérieure de Bangoua, une commune située dans la région de l’Ouest au Cameroun, est le théâtre d’un événement culturel d’envergure : le Kack. C’est une cérémonie traditionnelle qui s’étend généralement sur deux mois, où l’harmonie, le partage et la spiritualité sont les maîtres-mots. L’édition 2023 du Kack s’est ouverte le vendredi 9 juin, marquant le début d’une nouvelle phase de célébrations, de prières et de retrouvailles.

    A l’aube, précisément à 4h00, le chef supérieur de Bangoua a entamé les cérémonies en se rendant à Vieutchip pour recevoir les bénédictions des ancêtres. Ce rituel est d’une importance capitale, car il symbolise l’harmonie entre le monde spirituel et le monde physique, assurant ainsi la protection et la prospérité de la communauté pour l’année à venir.

    Au cœur de cette cérémonie, un élément de partage se distingue : le haricot traditionnel. Préparé depuis la veille, ce mets est à la fois symbolique et nutritif. Il est composé principalement de haricots, d’huile rouge (originale), et de viande de chèvre, reflétant l’abondance de la terre camerounaise.

    Après avoir reçu les bénédictions, le Roi en personne s’est attelé à la préparation de ce plat traditionnel. Un acte empreint d’humilité et de respect pour les ancêtres, qui renforce le lien entre le chef et son peuple.

    La suite de la cérémonie est dédiée au partage de ce mets pour transmettre la bénédiction à tous les participants présents. Avant cela, le partage est d’abord effectué avec les chefs des familles et des quartiers, afin qu’ils puissent à leur tour faire offrande aux lieux sacrés dans leur environnement immédiat. Le roi, dans ses devoirs, doit ainsi s’assurer de l’envoi de la nourriture sacrée à tous les villages du groupement Bangoua.

    En effet, chaque chef de village a la responsabilité d’envoyer à manger à tous les lieux sacrés du village. Après avoir reçu sa part, il se charge de la distribution du haricot de bénédiction aux membres de sa communauté. Chacun a ainsi l’opportunité de recevoir son dû, agrémenté d’un peu de viande, et de participer à cette communion spirituelle.

    Pour assurer la continuité de ces distributions, Nwela a pris la relève. Cette étape marque le passage de la cérémonie à une autre phase, celle de la célébration et de la joie partagée.

    Le Kack est plus qu’un simple événement annuel à Bangoua ; c’est un moment où la communauté se retrouve pour célébrer son identité culturelle, renforcer ses liens et partager ses bénédictions. C’est un reflet éclatant de la richesse culturelle du Cameroun, qui illustre l’importance de préserver et de valoriser les traditions ancestrales.

    Mwemboh Sa’ah Ntienou

  • FOH DJAMPOU, LE RECONCILIATEUR HISTORIQUE ENTRE BANGOUA – BANDREFAM ET BANGOUA – BAPOUANTOU Partie 2 -RECONCILIATIONS

    FOH DJAMPOU, LE RECONCILIATEUR HISTORIQUE ENTRE BANGOUA – BANDREFAM ET BANGOUA – BAPOUANTOU Partie 2 -RECONCILIATIONS

    RECONCILIATION : APRES LA GUERRE VIENT LA PAIX…

    Sous l’ère Fôh NO-TCHOUTOUO, c’est le début de l’apaisement…

    De Dschang durant son exil, le Roi NO-TCHOUTOUO envoya annoncer à Fôh NGUEPJOP de BANDREFAM, son intention de restituer les terres conquises dès son retour d’exil. A son retour en 1948, il déclara que les terres appartiennent désormais aux BANGOUA et non à lui. Cependant, il vint à NDIOKFAP non plus avec les armes à la main mais, cette fois ci, avec l’arbre de paix et des bambous pour reconstruire la case de son père brûlée lors de la guerre. En 1956, il ira au deuil du Roi NGUEPJOP avec une forte délégation et laissa à cette occasion deux fusils en déclarant que le jour où il y aurait réconciliation, les deux fusils devraient être fendus en guise d’alliance. En 1957 lors des obsèques de Fôh NO-TCHOUTOUO, Fôh JIEJIP POUOKAP vint officiellement au deuil avec une forte délégation et plus de cent fusils. Ces deux visites prouvent que les deux royaumes se côtoyaient déjà et que la paix revenait progressivement dans les cœurs.

    • Sous l’ère de Fôh DJAMPOU, c’est la réconciliation totale…

    Il faut noter que Fôh NO-TCHOUTOUO avait déjà jeté les bases de la réconciliation avec son père de NDIOKFAP. La situation s’est encore dégradée avec les troubles liés à l’indépendance telle que décrite plus haut sous l’ère de Fôh WANTONG. Il va falloir attendre la venue au trône à BANGOUA en 2001 de Fôh DJAMPOU, successeur de Fôh TCHATCHOUANG, pour que la cloche de la paix et de la réconciliation puisse retentir entre BANGOUA et BANDREFAM. En effet, le 30 Septembre 2006, les deux rois et leurs deux peuples se sont réconciliés devant DIEU, leurs ancêtres et avec le Roi des BATOUFAM, Fôh NANYANG TOUKAM comme témoin. Sur le plan traditionnel, lorsqu’il y a du sang versé ou mort d’hommes suite à la violence, on organise la cérémonie du ‘’Mvéh’’ qui est une sorte de mélange d’herbes écrasées et mélangées à de l’huile, au sel et au sang de chèvre ou de poule égorgée pour la circonstance. Tout le monde épris de paix peut consommer le ‘’Mvéh’’ ; la part des membres de la famille absents est gardée. Aujourd’hui, à défaut de consommer le ‘’Mvéh’’, on le met sur le mollet. Le Roi DJAMPOU a pris ses responsabilités historiques et est allé à BANDREFAM demander PARDON pour tous les torts que les BANGOUA ont ou auraient causé aux BANDREFAM. Ce pardon fut accepté. A défaut de fendre les manches de fusils (laissés par NO-TCHOUTOUO à NDIOKFAP et brûlés par Fôh WANTONG), UN PACTE DE RECONCILIATION ET DE NON AGRESSION fut signé.

    Le Roi des BANGOUA et son père, l’actuel Roi des Bandrefam SM TCHOMGANG JIEJIP Georges

    Les BANGOUA en signe de compensation, ont construit une case traditionnelle au Palais Royal BANDREFAM en signe de manifestation concrète de la réconciliation. Après cette cérémonie historique, le Roi JIEJIP POUOKAP était en pleine préparation de la célébration de son cinquantenaire au trône du 17 au 25 Novembre 2006. Pour la circonstance, il était passé à la Chefferie BANGOUA pour la première fois après 49 ans (1957 – 2006). Il était venu chercher son fils pour l’accompagner à Douala à l’occasion d’une visite officielle dans la communauté BANDREFAM de Douala. Dès lors, c’était le début d’une ère nouvelle et prospère entre ces deux royaumes. Le 12 Février 2021, Fôh DJAMPOU organisa une marche patrimoniale en compagnie de ses hommes afin de suivre à pieds les traces de LEKEMEGNE et d’aller faire une visite de courtoisie historique à son père Fôh TCHOMGANG JIEJIP Georges (successeur de Fôh JIEJIP POUOKAP). Il apporta abondamment du bois à son père et lui annonça la célébration de son vingtenaire au trône de LEKEMEGNE.

    Le Roi des BANGOUA lors de la marche patrimoniale de BANGOUA à Bandrefam le 12 Février 2021

    RECONCILIATION AVEC BAPOUANTOU : UNE AFFAIRE DE JUMEAUX…

    LEKEMEGNE et NJANMEGNE étaient 2 princes influents BANDREFAM qui avaient décidé de quitter la concession paternelle en compagnie de certains de leurs frères et serviteurs à la recherche de nouveaux horizons et surtout du gibier. Arrivés sur un lieu giboyeux qui s’appelle aujourd’hui BANGOUA, LEKEMEGNE décida de s’y sédentariser avec certains de ses hommes tandis que NJANMEGNE voulut aller plus loin. Ils ne purent pas se mettre d’accord et leurs chemins se séparèrent là sur un ton de mésentente. NJANMEGNE ira ainsi créer BAPOUANTOU. Des années passèrent et les frères jumeaux alors devenus Rois ne se cherchaient plus, personne ne prenait des nouvelles de l’autre. Fôh DJAMPOU a donc effacé ce triste et vieux passé entre lui et son jumeau. En 2011, il initia sous la conduite du Roi JIEJIP POUOKAM de BANDREFAM, une mission de réconciliation à BAPOUANTOU et, en 2015, le Roi KALEUK MONGOUE Pierre de BAPOUANTOU fut présent au Festival Macabo en compagnie d’une forte délégation.

    Vive le Roi DJAMPOU le Pacifiste, le Visionnaire, le Stratège, le Réconciliateur…

    Vive BANGOUA !!! Vive BANDREFAM !!! Vive BAPOUANTOU !!!

    SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    Membre de la Commission Communication du Vingtenaire au trône de Fôh DJAMPOU (Décembre 2022)

  • FOH DJAMPOU, LE RECONCILIATEUR HISTORIQUE ENTRE BANGOUA – BANDREFAM ET BANGOUA – BAPOUANTOU Partie 1 CONTEXTE HISTORIQUE

    FOH DJAMPOU, LE RECONCILIATEUR HISTORIQUE ENTRE BANGOUA – BANDREFAM ET BANGOUA – BAPOUANTOU Partie 1 CONTEXTE HISTORIQUE

    BANDREFAM – BANGOUA – BAPOUANTOU : Une histoire de famille à la base…

    Le Royaume BANGOUA fut fondé vers 1440 par LEKEMEGNE, un habile chasseur, prince BANDREFAM, plus connu sous le nom de NJOKVEUP (Chasseur). LEKEMEGNE avait pour frère jumeau NJANMEGNE qui ira dans le Haut-Nkam fonder le Royaume BAPOUANTOU.

    Les deux royaumes actuels (BANGOUA et BANDREFAM) s’appelaient alors respectivement NWOUO et FAPNWOUO. Littéralement, FAPNWOUO peut être traduit comme <<le lieu abandonné par les NWOUO ». Une source estime que c’est le Roi NO-TCHOUTOUO qui avait imposé l’appellation FAPNWOUO à l’administration coloniale installée à BANA au cours du recensement des populations en 1916. Après la Guerre de Neuf Ans, certains ont traduit FAPNWOUO comme <<la plantation ou le champ abandonné par les NWOUO », vu que le terme <<Fap ou Fam » était entré dans le langage courant comme un emprunt dérivé du mot anglais <<Farm » qui veut dire <<Champ ». Ils ont donc remplacé FAPNWOUO par NDIOKFAP, de peur que les NWOUO ne viennent plus tard réclamer leur plantation. Durant le passage du colon, le préfixe <<Ba » fut inventé pour signifier <<les gens ou les habitants de ». NWOUO devint alors BANGWA sous les Allemands ensuite BANGOUA sous les Français, tandis que NDIOKFAP devint BANDREFAM. Les deux villages ont les mêmes us et coutumes et partagent les mêmes frontières. Ils appartiennent tous au même groupe linguistique (NDAH – NDAH) avec entre autres BATOUFAM, BANGANG-FOKAM et BANGANG-FONDJI. Avec le découpage administratif, BANGOUA faisait partie de la Subdivision de BANGANGTE plus tard devenue le Département du NDE ; tandis que BANDREFAM appartenait à la Subdivision de la MIFI. Après éclatement de la MIFI en 1992, BANDREFAM fait aujourd’hui partie du Département du KOUNG-KHI.

    Le Roi JIEJIP POUOKAP de BANDREFAM et son fils FÔH DJAMPOU TCHATCHOUANG de BANGOUA
    • La Guerre de Neuf Ans (1910 – 1919)

    Depuis 1854, Fôh NO-TCHOUTOUO, grand guerrier de la dynastie de NJOKVEUP, régnait sur BANGOUA tandis que le Roi NGANSOP occupait le trône à BANDREFAM. Une centaine de BANGOUA qui allait faire le commerce dans le Royaume BAMOUN, fut arrêtée à BANGANG-FOKAM et vendue comme esclaves. L’information parvint au Roi NO-TCHOUTOUO qui, mécontent, décida de faire une expédition punitive à BANGANG-FOKAM. En tant que fin stratège, Fôh NO-TCHOUTOUO ne voulut pas attaquer BANGANG-FOKAM à partir de leur frontière commune ; il souhaita passer par BANDREFAM pour surprendre BANGANG-FOKAM de derrière. Par deux fois, il demanda le passage à son père de BANDREFAM et par deux fois, celui-ci refusa qu’on passe par chez lui pour attaquer son voisin. La troisième fois en 1910, Fôh NO-TCHOUTOUO arriva plutôt avec les armes à la main et s’attaqua à BANDREFAM. C’est ainsi que cette guerre dura jusqu’en 1919 et elle fut baptisée <<Guerre de Neuf Ans » par les écrivains et historiens. Au terme de cette guerre, BANDREFAM va perdre beaucoup d’hommes et une bonne partie de son territoire (les actuels quartiers Nah’ et Peûp) au profit de BANGOUA. Le palais royal fut également consumé. Malgré tout ce long affrontement, NO-TCHOUTOUO ne réussira pas à passer pour atteindre BANGANG-FOKAM, sa cible de départ. Dès lors, ce furent la césure, la rupture entre le père et le fils ; désormais, BANDREFAM et BANGOUA se craignaient et se regardaient en chiens de faïence. D’ailleurs Fôh NGANSOP laissa un testament à son peuple en ces termes : ’’NO-TCHOUTOUO, mon fils, m’a combattu pendant neuf ans. Lui et moi ne pourrons rien arranger. C’est mon successeur qui peut le faire si les BANGOUA demandent pardon. Quand les choses se seront arrangées, le Roi qui sera au trône à BANDREFAM enverra celui de BATOUFAM implanter le NGNIEU (Danse des princes) à BANGOUA.’’

    • Après la Guerre de Neuf Ans, BANDREFAM toujours dans le calvaire…

    Le Roi des BANDREFAM va connaître, avec une bonne partie de ses hommes, 7 années d’exil (1919 – 1926) à BANDJOUN, imputables aux BANGOUA selon les BANDREFAM. En effet, selon certaines sources, l’administrateur colonial avait convoqué une réunion des chefs traditionnels Bamiléké à la Chefferie BANGOUA. Le Roi JOUONANG de BANDREFAM arriva en retard. A la question de savoir pourquoi, il répondit en langue locale qu’il avait marché à pied. L’interprète (un BANGOUA du nom de SEUWA) aurait fait la traduction suivante : <<Qui es-tu pour me poser des questions ? » Ce qui aurait énervé le colon qui décida de l’exil du chef ‘’récalcitrant’’. Durant ces années d’exil, les BANGOUA prirent également d’assaut BANDREFAM et détruisirent tout. De retour d’exil, le Roi décida de changer l’appellation FAPNWOUO afin de couper avec toute nomenclature similaire liée à NWOUO. Le territoire devint alors NDIOKFAP.

    Le Roi JIEJIP POUOKAP de BANDREFAM entouré de ses fils jumeaux FÔH DJAMPOU TCHATCHOUANG (LEKEMEGNE) de BANGOUA et FÔH KALEUK MONGOUE (NJANMEGNE) de BAPOUANTOU.
    • Même après l’Indépendance du pays, l’affrontement persiste entre ces 2 royaumes…

    Le 26 Mai 1961, les maquisards prirent d’assaut le Palais Royal BANGOUA et une case y fut entièrement incendiée avec tout son contenu. Cet acte ignoble remonta Fôh WANTONG NONO Zacharie nouvellement arrivé au trône seulement en 1957 et successeur de Fôh NO-TCHOUTOUO. Le 29 Mai 1961, dans sa lutte acharnée contre le terrorisme et les troubles post-indépendantistes, il décida d’envahir BANDREFAM. Il décima la population, brûla à nouveau les maisons aux alentours du palais royal et les deux fusils laissés par son père NO-TCHOUTOUO. Il fut aidé dans ses assauts par un bataillon mixte (France – Cameroun) des Commandos. Le Roi JIEJIP POUOKAM (à peine arrivé au trône à BANDREFAM en 1956) fut vaincu puis humilié sur la place publique de sa chefferie. Accusé de soutenir les maquisards, il fut emprisonné dans les maisons d’arrêt à Dschang puis à Bafoussam où il subit plusieurs tentatives d’assassinat avant d’être finalement libéré le 30 Août 1962 par le Tribunal Militaire. Plus tard après la relaxe de Fôh JIEJIP, Fôh WANTONG porta plainte contre lui auprès de Monsieur Gilbert TSOUNGUI ANDZE, alors Inspecteur Fédéral de l’Administration pour la Région de l’Ouest. Les chefs d’accusation restent les mêmes (d’être un chef des maquisards). L’Administrateur Fédéral organisa une rencontre à la Sous-Préfecture de BANGOU afin de s’enquérir de la situation face aux deux protagonistes. Au cours des échanges, il réalisa avec stupéfaction que l’un était le père de l’autre et il les mit tous deux à la porte, leur demandant d’aller régler paisiblement leurs différends dans un cadre familial. La rupture entre ces deux royaumes commencée sous le règne du Roi NO-TCHOUTOUO ne fit que s’aggraver même sous l’ère de son successeur. En 1959, face au début de la mésentente avec Fôh WANTONG, le Roi JIEJIP décida de ne plus jamais mettre pied à BANGOUA.

    SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    Membre de la Commission Communication du Vingtenaire au trône de Fôh DJAMPOU (Décembre 2022)

  • Le serviteur de la communauté – il est partout pour vous, pour nous et pour eux

    Le serviteur de la communauté – il est partout pour vous, pour nous et pour eux

    Rencontrez Cédric Nguenang (LeGriot), un membre fier et dévoué du petit village africain de Bangoua. Né et élevé à Bangoua, Cédric Nguenang (LeGriot) a toujours été profondément lié à ses racines culturelles et traditionnelles. Dès son plus jeune âge, LeGriot a travaillé dur pour apprendre et préserver les coutumes et les traditions de sa communauté, et LeGriot a passé toute sa vie à promouvoir et à partager ces valeurs avec les autres.

    Le Grior posant pour son clip vidéo à Bangoua en 2021.

    En tant que leader de son village, Cédric Nguenang (LeGriot) s’est donné pour mission d’aider à préserver les modes de vie culturels et traditionnels de Bangoua. LeGriot a organisé d’innombrables événements et rassemblements pour célébrer et honorer la riche histoire du village, et LeGriot travaille sans relâche pour éduquer les jeunes générations sur leur héritage culturel. LeGriot est un artiste et un musicien qui a rendu le village fier en ayant un riche répertoire d’environ 10 chansons qui sont en langue Bangoua et qui vendent la culture du village.

    Chez-Moi en hommage a Mwemboh Sa’ah Ntienou et l’ONG ABARKA

    En plus de ses efforts pour promouvoir les valeurs culturelles et traditionnelles de Bangoua, Cédric Nguenang (LeGriot) est également un membre assidu et dévoué de sa communauté. LeGriot est toujours prêt à donner un coup de main à ceux qui en ont besoin, et LeGriot travaille sans relâche pour améliorer la vie de ceux qui l’entourent. Qu’il s’agisse de faire du bénévolat à l’école locale, d’organiser des événements de nettoyage de la communauté ou simplement d’offrir une oreille attentive à ceux qui en ont besoin, Cédric Nguenang (LeGriot) est toujours prêt à faire tout ce qu’il faut pour faire une différence dans la vie des autres.

    Mangabeu, Son officiel du Vingtenaire de sa Majesté le Roi des Bangoua, repris sur Depchip le 03 Décembre 2022 devant toutes les dignitaires et leaders de la nation en mémoire et respect pour notre monarque.

    Malgré les nombreux défis et obstacles auxquels LeGriot a dû faire face, Cédric Nguenang (LeGriot) reste attaché à sa cause. LeGriot est animé par un amour et un respect profonds pour sa culture et ses traditions, et LeGriot est déterminé à transmettre ces valeurs aux générations futures. Grâce à ses efforts inlassables et à son dévouement, Cédric Nguenang (LeGriot) a un impact durable sur la communauté de Bangoua, et LeGriot est une véritable source d’inspiration pour tous ceux qui le connaissent.

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