
Category: Musique
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EXCLUSIVITÉ 10: ENTRE SLAM ET POESIE, LA DEMI-HEURE AVEC KAROLYN KOUAKAP
La philosophie constitue le cadre dans lequel l’homme peut comprendre le monde et agir sur sa propre vie. Elle fournit les outils par lesquels l’homme peut découvrir la vérité et utiliser son esprit pour améliorer sa vie. (https://www.contrepoints.org/). La philosophie est aussi théorie critique des valeurs. La science expose des lois qui expliquent comment les choses se passent selon des relations de cause à effet et la philosophie énonce des règles c’est à dire ce que doit être la conduite juste ou ce que doivent être les sociétés pour être justes. (https://samabac.com/).
L’artiste que nous avons rencontré en ce jour es diplômée en philosophie à l’Université de Yaoundé I. Elle s’est intéressée à l’épistémologie, un domaine de la philosophie qui peut désigner deux champs d’étude : l’étude critique des sciences et de la connaissance scientifique; l’étude de la connaissance en général.
C’est son amour pour les lettres et la poésie qui nous a amené vers elle pour découvrir son talent et le faire savoir aux yeux de notre communauté.
C’est avec beaucoup d’émotion que nous recevons dans notre émission EXCLUSIVITÉ l’artiste Payong Kouakap Caroline Flore.

ICIBANGOUA: Bienvenue frangine?
KAROLYN KOUAKAP (KK): Bonjour ICIBANGOUA et merci pour l’invitation que je ne pouvais refuser.
ICIBANGOUA: Normal, vous êtes une digne fille du village.
KK: Et lorsque le village a besoin de nous, nous devons sans hésiter nous mettre en action.
ICIBANGOUA: Effectivement. Alors dites-nous qui est Karolyn Kouakap?
KK: Je suis Payong Kouakap Caroline Flore, fille de Nana Nkwakap Séraphin et de Ngassop Madeleine, est née le 19 juillet 1993 à Yaoundé. Originaire de la région de Bangoua. Je suis titulaire d’une Licence en philosophie, option épistémologie et actuellement étudiante en Master dans la même Université de Yaoundé I.
ICIBANGOUA: Riche parcours. Dites-nous c’est quoi le SLAM ?
KK: « slam » veut dire « claquer » en anglais. Le slam est apparu en 1980 à Chicago. Le slam est une discipline oscillant entre poésie et performance théâtrale. C’est un espace de libre expression, où le slameur/la slameuse offre au public un texte de sa composition, dont le thème, le fonds et la forme sont complètement libres et se construisent au fur et en mesure de l’évolution.
ICIBANGOUA: C’est tout nouveau et intéressant ça ! Changeons un peu de thème pour revenir. Mais part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Karolyn Kouakap?
KK: Je suis enseignante de formation.

ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers cet art?
KK: Je suis éprise de poésie depuis mes premières années de Lycée. J’ai fait partie du club poésie et plusieurs années plus tard, j’ai connu le slam qui a été pour moi une extension de mon amour pour la poésie. J’ai participé à plusieurs ateliers et aujourd’hui je suis membre du collectif de slam 237 Paroles.
ICIBANGOUA: Félicitation. Alors, quand avez-vous su que vous étiez douées au slam?
KK: Ça remonte à bien longtemps
Cet amour pour les lettres
Quand pour m’adresser à quelqu’un
Je devais fouiller au fond de mon être
Pour dire mon admiration
Faire de belles déclarations
Devant une déception
Faire transparaître mes émotions
Le lyrisme m’accompagne
Il a fait de moi sa compagne
Sur un trajet de tristesse
De larmes mais aussi de tendresse et de joie
Je l’ai porté en moi
Jusqu’au bout de mes doigts
De mon cœur à ma plume
Je l’ai connu
Et j’assume.
ICIBANGOUA: Ouaooo c’est du slam ça. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!
KK: (Rire) Je suis encore à mes débuts. Le slam fait son bonhomme de chemin et on espère en être des ambassadeurs.
ICIBANGOUA: Passionant ce que vous dites, est-ce la raison de votre style diversifié?
KK: Affirmatif. Je fais de la poésie et du slam qui peut être perçu comme une poésie musicale, c’est un art oratoire, une performance scénique qui en plus de la poésie peut intégrer d’autres arts.

ICIBANGOUA: Karolyn, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?
KK: Mon travail consiste à dire… Dire les choses telles que je les sens, telles que je les perçois et telles que je veux les transmettre. Je parle de ce qui me touche et m’interpelle. Mes textes parlent de la vie, de l’amour, de la femme et sa condition etc.
ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?
KK: Le travail de studio est important mais le slam est beaucoup plus scénique.
ICIBANGOUA: Faites-vous intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?
KK: Cela ne manque pas. Déjà le slam aujourd’hui est un genre musical. Alors pour faire du slam, il faut bien travailler avec les musiciens que ce soit en studio ou en live.
ICIBANGOUA: Parlez-nous de vos débuts dans le slam? Votre évolution du statut d’amateur à celui de professionnel ?
KK: En 2015, je publie chez Edilivre, mon 1er recueil de poèmes intitulé »Cogito ». Avant 2017 je ne connaissais que des slameurs étrangers en occurrence Grand Corps Malade. Peu à peu j’ai découvert et fais la connaissance des slameurs camerounais dont Lydol. J’ai participé à plusieurs ateliers de slam dont ceux du collectif 237 paroles. J’ai été candidate plus demi-finaliste à la Coupe du Cameroun de Slam Poésie. Aujourd’hui j’ai un single à mon actif, je prends part à des festivals et j’organise des spectacles de slam.
ICIBANGOUA: Selon vous quel est la place de l’artiste dans sa société?
KK: L’art est utile aussi bien dans sa fonction ludique qu’esthétique. Comment ne pas représenter le monde qui nous entoure et dans lequel nous vivons. Comment ne pas s’en détacher des fois pour contempler la beauté elle-même. L’utilité de l’art ne saurait être remise en question.
ICIBANGOUA: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le slam que dans votre vie de tous les jours?
KK: Chaque scène est une expérience marquante pour moi. Les émotions ne sont pas les mêmes mais c’est toujours un plaisir à chaque fois.
ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…
KK: En 2019 j’ai produit un single baptisé »Elles » et disponible sur youtube. Dans ce texte je parle et dénonce les violences que les femmes subissent autour de nous. Qu’il s’agisse du harcèlement, du viol, des violences conjugales ou même des mariages précoces et forcés?

ICIBANGOUA: Que réservez-vous a vos fans dans les prochains jours ? Un album? Concert?
KK: Je pense à réaliser un clip officiel pour mon single et actuellement je me penche sur la rédaction d’un 2e recueil de poèmes.
ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?
KK: Le slam n’est pas un art mineur, il exige beaucoup de travail et de rigueur !
ICIBANGOUA: Merci infiniment Karolyn Kouakap et bonne continuation dans vos projets.
KK: Merci icibangoua.net pour cette opportunité que vous me donnez pour communier avec mon peuple.
L’ouvrage « Cogito » de Payong Kouakap Caroline Flore est disponible chez https://www.edilivre.com/cogito-karolyn-kouakap.html aux prix de 9,50€ (version papier) et 4,99€ (version numérique).
ICIBANGOUA.NET
Août 2021
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EXCLUSIVITÉ 9 : À LA DÉCOUVERTE DE SOPHIE NONO
Au regard de son abnégation, de sa détermination, du travail alléchant et des efforts qu’elle ne cesse de fournir, les portes de l’univers musical lui s’ouvrent grandement et largement. Les retombées de son engagement sont visibles lors de ses passages dans les cabarets.
Cette coqueluche de la chanson est convoitée par plusieurs figures marquantes de la musique camerounaise, à l’instar de Talla André Marie et bien d’autres, pour se faire accompagner dans leurs spectacles.

C’est une artiste aux prestations scéniques incroyables, c’est une véritable artiste de la scène qui a d’énormes atouts et potentialités pour dompter la scène et envouter le public. Elle est une voix sublime qui chante, qui porte et qui compte pour l’Afrique. D’ailleurs, forts de ses talents, et vouée à une carrière internationale, en 2019, Sophie Nono est invitée au Canada par les communautés Bangang-Fondji et Bangang-Fokam pour une soirée de gala aux cotés de JACK DJEYIM, célèbre artiste camerounais de renommée internationale.
En 2021, Elle a accepté de se prêter à ce jeu de l’émission EXCLUSIVITÉ pour le bien de sa communauté. Nous vous présentons pour son épisode 9 l’artiste multi-talents… Sophie Nono.
ICIBANGOUA: Bonjour frangine et bienvenue.
SOPHIE NONO (SN): Bonjour ICIBANGOUA.
ICIBANGOUA: Alors dites-nous qui est Sophie NONO?
SOPHIE NONO (SN): Je suis Sophie Chastelle DJITCHE NONO. Je suis née le 17 Janvier 1984 à Ebolowa. Je parle couramment le Ndah Ndah, Français et Anglais. Je mesure 1,67m et j’aime la musique, les voyages, le sport et la découverte.
ICIBANGOUA: A part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Sophie NONO?
SN: J’ai fait mes études primaires et secondaires tour à tour à Ebolowa, Douala et Bamenda. Je suis aide-soignante de profession formée dans le Nord-Ouest Cameroun depuis 2006.
ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers le 4ième art?
SN: Au Cameroun, tous les jeunes rêvent de travailler à la fonction publique. J’en ai rêvé aussi, mais j’ai très vite déchanté après, multiples tentatives au lendemain de ma formation professionnelle. J’ai passé des jours de lamentation qui m’ont permis de mieux réfléchir sur qui j’étais vraiment. Ajouté à cela la perte de mon fiancé juste aux portes de nos noces a été le coup de tonnerre qui déclenchait en moi la furie et la rage, conséquence du titre de mon premier album : « Espoir ».
ICIBANGOUA: Quand avez-vous su que vous étiez douées en musique?
SN: Toute commence alors que je suis encore à l’école, cela pendant les chants d’ensemble, entonnés par les enseignants. Face à leurs encouragements, je commence à croire en mon talent, nourris le rêve de devenir une grande artiste. Ainsi je me suis amusé pendant longtemps à mimer et à reprendre les chansons exécutées pendant les cérémonies par les mamans de ma communauté. Grâce à cette pratique, je réussis à améliorer mes techniques vocales, ce qui facilite mon intégration dans la chorale UCJG de Bangang-Fondji, mon village. Je commence alors à être solliciter dans de nombreuses orchestres scolaires, ce qui me permettra l’entrée en 2007 dans l’orchestre de Brasseries du Cameroun à Bamenda à l’issue d’un concours des talents où je suis d’ailleurs la meilleure de tous les candidats. Je deviendrais plus tard la chanteuse principale.
ICIBANGOUA: Ouaooo. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!
SN: ( J J J J) Vous savez, mon premier titre « Espoir » en dit tout sur ma détermination à lutter jusqu’au bout pour réussir. Comme mère célibataire, ce n’est pas facile du tout. J’ai compris que je devais exploiter ce talent inné en moi pour explorer mon développement personnel et professionnel. Au lieu de soigner les êtres humains vu ma profession, je me retrouve en train de transmettre la bonne humeur par mes cordes vocales.
ICIBANGOUA: Votre histoire est très touchante, est-ce la raison de votre style diversifié?
SN: En réalité oui. Mais je suis plus orientée Afro Jazz, Afro Soul, de la World Music pour le dire ainsi. Ma principale source d’inspiration reste les profondeurs de la culture Bangang-Fondji.

ICIBANGOUA: Sophie, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?
SN: La symbolique autour de mon premier album est orientée vers les thèmes comme : l’union, le vivre ensemble, le partage et la communion des peuples frères et amis, la famille, l’hospitalité, l’amitié, les relations humaines.
ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?
SN: Effectivement, c’est ce sens de l’exigence qui m’amène à être solliciter dans les grandes scènes de la musique camerounaise : Le Festival de Macabo à Bangoua, le Festival Nsem Todjom à Bandjoun, les rassemblements musicaux comme FESTI-NOEL de le CRTV, les Brasseries du Cameroun, les communautés Bangang-Fondji et Bangang-Fokam du Canada. J’ai aussi eu l’honneur de jouer avec notre patriarche Andre Talla Marie. Vous ne pouvez pas toucher a ce public si vous n’êtes pas méticuleux dans votre travail.
ICIBANGOUA: Faites intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?
SN: Biensûr. Raison pour laquelle je caresse le rêve de conquérir musicalement l’Afrique, d’être une digne ambassadrice de la culture africaine et de sa musique à travers le monde. Je travaille au quotidien avec abnégation pour être à la dimension de MIRYAM MAKEBA, ANGELIQUE KIDJO et autres belles voix de la musique féminine africaine.
ICIBANGOUA: Pour vous quel est le rôle de l’artiste dans sa société?
SN: l’artiste doit apprendre à utiliser la musique et son art pour sensibiliser et éduquer la communauté à partir du vécu soit de la société ou alors personnel à l’artiste lui/elle-même.
ICIBANGOUA: Partant de là vous avez eu d’énormes récompenses comme fruit d’un feedback de votre société. Parlez-nous un peu de ces prix?
SN: Représentant le Lycée Bilingue de Bamenda en 2002, j’ai pu décrocher la médaille d’argent aux jeux de la Fédération Nationale des Sports Scolaires (FENASCO B). Meilleur talent de la musique au jeu concours organisé par la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun(SABC), agence de Bamenda, ce qui favorisera mon entrée plus tard en 2007 dans l’équipe musicale de la même institution. Meilleure musicienne de la force de vente de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun Ouest 2 (Bamenda) en 2015. Grande tournée nationale avec le grand orchestre du concours de la chanson Mutzig Star en 2016. En 2017 signature avec LIVING STUDIO. En 2018, sortie de mon premier album intitulé « Espoir ». Jouer en concert aux côté du géant de la musique Talla André-Marie fût l’un de mes meilleurs trophées.

ICIBANGOUA: Félicitation Sophie Nono pour cet accomplissement qui ne nous étonne pas au vu du talent qui regorge en toi. Alors dis-nous, qu’est-ce qui vous a le plus touché depuis que vous pratiquez ce métier?
SN: Je me suis rendu compte que les jeunes ne véhiculent plus des messages porteurs. Avant, nous écoutions des messages liés aux faits sociaux, l’amour, le pardon… De nos jours les jeunes ont un peu dévié et c’est très choquant ce constat de voir que les messages sont plus orienté vers la déviance, la pornographie… Avant on avait de réels messages à passer.
ICIBANGOUA: Sophie Nono album en vue ?
SN: Ah oui. Je ne voulais pas trop en parlé. Mais puisque nous sommes entre frères, je vais vous donner un bref aperçu et surtout vous inviter à la dégustation. Je travaille sur le prochain EP de 4 titres. Intitulé « the way » qui provient de mon vécu déjà matérialisé dans le premier album « espoir ». Ce nouvel album « the way » traduit « le chemin » touchera beaucoup de cœurs vu que des gens vivent et partagent des expériences similaires aux miennes alors ils se sentiront en écoutant cet album.
ICIBANGOUA: Faites-vous un autre métier que la musique?
SN: Vous savez la musique au Cameroun aujourd’hui est compliqué et pour s’en sortir, il faut entreprendre déjà pour pouvoir contrôler son temps et le consacrer à notre art, déjà que travailler pour le compte des autres ne me permettrait pas de m’exprimer dans ma passion. Alors je fais en parallèle de l’élevage et commercialisation des chiens de races. Je commercialise aussi du poisson fumé dans la zone nord-ouest.
ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?
SN: Aux jeunes africains, sachons une chose: la guerre n’a jamais aidé ni fait prospérer un pays. Alors laissons de côté les petites querelles et mettons-nous au travail. Éloignons nous de ces choses qui nous freinent. Travaillons ensemble pour lever notre continent. On naît musicien, on naît avec ce don. Celui qui veut faire de la musique doit s’y mettre à fond et laisser de côté les distractions.
ICIBANGOUA: Merci infiniment Sophie NONO pour tout ce que vous faites afin de rehausser l’image de notre village. Nous serons ravis de vous recevoir une fois de plus dans un futur proche pour nous parler de vos nouveaux projets.
SN: Je dirais merci à icibangoua.net. J’aime bien partager et communier avec mes frères. Je serais toujours disponible pour vous. J’espère que vous m’accorderez toujours quelque temps. Merci de promouvoir la musique africaine, camerounaise et surtout Bangoua. Me kouok vieuh (Je vous aime).
L’artiste est bel et bien consciente des objectifs qu’elle s’est fixés, des missions qu’elle s’est assignées et des défis qu’elle a à relever. Ainsi elle compte sur les conseils de ses fans, des mélomanes et autres amoureux de la musique pour tenir le pari et que les fruits tiennent la promesse des fleurs. SOPHIE NONO est un grand espoir de la musique africaine, une valeur sûre sur laquelle on peut miser et compter. Ses messages véhiculées à travers son style musical prônent la paix, le vivre ensemble, le partage et l’amour fraternel. Bon vent à l’artiste et que vivement son rêve soit réalité!
ICIBANGOUA.NET
31 Juillet 2021
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BANGOUA AWARDS ARTS 2021
« BANGOUA AWARDS ARTS » est un projet de valorisation , d’affirmation et de promotion des artistes y hommes de culture Bangoua.

C’est un événementiel biennale sur les 18 quartiers de Bangoua avec un inter-saison, « GRAND WHOU-WHOU » à travers le Cameroun. Le CHARTER TOUR 237 des meilleurs artistes Bangoua.
L’événement est organisé par une équipe de 7 professionnels outillés et aguerris. Un jury de personnalités à compétence avérée est mis sur pied, encadré par un staff d’honneur d’élites et de notabilités de haut vol.BANGOUA AWARDS ARTS a pour parrains naturels le MINAC et le ROI des Bangoua.
VOICI LE RÈGLEMENT DU CONCOURS DELA CHANSON EN BANGOUA AUTHENTIQUE 2021.
ET CELUI DE PARTICIPATION A La L’ÉVÉNEMENTIEL « BANGOUA AWARDS ARTS » 2021.M.Mme.Mlle……………………………….
ACTION D’HONNEUR ET DE GENEROSITE
Afin de graver votre nom en lettres d’or dans les annales de
l’institution et dans l’histoire Bangoua, nous sollicitons votre appui afin d’offrir un ou plusieurs trophées à l’occasion de l’évènementiel « BANGOUA AWARDS ARTS »:
TROPHEES -BANGOUA AWARDS ARTS 2021
- Trophée du meilleur artiste de la musique urbaine 2021
- Trophée du meilleur groupe de danse urbaine 2021
- Trophée de la meilleure musique patrimoniale authentique 2021
- Trophée du meilleur groupe de danse patrimoniale féminine 2021
- Trophée du meilleur groupe de danse patrimoniale masculine 2021
- Trophée du meilleur film Bangoua 2021
- Trophée de la meilleure chanson féminine 2021
- Trophée de la meilleure voix féminine 2021
- Trophée de la meilleure chanson chrétienne 2021
- Trophée du meilleur humoriste Bangoua 2021
- Trophée de la meilleure œuvre littéraire Bangoua 2021
- Trophée du meilleur conteur authentique Bangoua 2021
- Trophée de la meilleure chanson en langue Bangoua 2021
- Trophée de la meilleure structure de valorisation et de la promotion des arts et cultures Bangoua 2021
- Trophée du meilleur site web de la culture et du développement 2021
- Trophée de la meilleure œuvre d’art plastique 2021
- Trophée du meilleur styliste modéliste Bangoua 2021
- Trophée du meilleur artisan- sculpteur Bangoua 2021
- Trophée de la révélation artistique Bangoua 2021
- Trophée d’art culinaire authentique Bangoua 2021
- Trophée de la création théâtrale 2021
Règlement du concours de la chanson en Bangoua authentique 2021
- Envoyer une maquette ou une œuvre finie par Watsapp au président du jury avant le 15 juillet 2021 ; N° : 677 55 24 54

- La durée de l’œuvre est de 3min 45 ;
- l’enregistrement doit être de qualité technique irréprochable ;
- Le texte doit être entièrement en langue Bangoua
- La composition doit intégrer proverbes, site et lieux connus de Bangoua
- Le genre ou le rythme musical est libre
- Prendre part au méga spectacle à ciel ouvert et au gala des lauréats de l’évènementiel « Bangoua awards arts » du 8 août 2021 à Bangoua si vous êtes nominé dans les 05 œuvres
Participation
- Etre invité par l’équipe d’organisation ou être inscrit sur le forum watsapp ‘‘BANGOUA AWARDS ARTS’’
- Etre parmi les nominés au concours ou aux trophées énoncées
- Etre à Bangoua au plus tard le 8 juin 2021 à 07h 00 ;
- Tout Bangoua de l’extérieur ou de l’intérieur est conviés à cette grande fête de la culture ;
- La prestation des artistes sur le grand podium du méga spectacle se fait sur la base de l’inscription sur le forum ou à Bangoua 03 jours avant l’évènement ;
- Un cachet ponctuel peut être attribué aux artistes après la prestation dans la stricte mesure des moyens disponibles ;
- Tous les artistes, Hommes de cultures et structure lauréats recevront leurs trophées, diplômes d’honneur et enveloppes (montants à publier avant) seront remis au gala des lauréats.
INFOLINE >>> 677 55 24 54
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EXCLUSIVITÉ 6: COLONEL RECORD NOUS A ACCORDÉ QUELQUES MINUTEs
Icibangoua.net est heureuse de renouer avec ce programme qui sur sa dernière prise avec l’artiste RumX avait reçu plus de 1000 vues. Malgré les difficultés et plutard l’arrivée en trombe du covid-19, nous sommes heureux de vous introduire la version 6 de notre program exclusivité. Un jeune talentueux Bangoua qui s’est revélé aux Bangoua par son titre « Valider » sur l’explanade de la Chefferie supérieure de Bangoua le jour de la clôture du Festival de Macabo 2019.
ICIBANGOUA.NET: Quelle est ton identité complète.
COLONEL RECORD (CR): Artistiquement parlant, je me nomme Colonel Record, et sur le plan civil, je réponds sous l’appelation de KODJOU Yves Salomon. J’ai vu le jour dans la cité capitale du 237, le 21decembre 1995 des parents Bangoua. Je suis petit fils Lah’Ngwi de la Reine Mère Mefô TCHOUTOUO que le Seigneur a récemment rappelé à lui.
ICIBANGOUA.NET: Comment expliquer ton incursion dans le monde de la musique?
(CR): La musique pour moi c’est ma seconde vie. Depuis mon enfance j’aimais beaucoup écouter les œuvres musicales des ténors de la chanson et avec le temps j’ai rejoins une chorale qui m’a permis avec le temps de développer cette passion en moi. En clair, c’est par le canal de l’église que je m’introduit dans le monde de la musique. Mon parcourt musicalement parlant n’etait pas facile et meublé de trop d’obstacles en chemin, un peu comme dans l’armée il faut affronter les étapes afin de gravir les échelons pour avoir le grade colonel, il y a des épreuves qui nous challengent et Record signifie que je les ai tous surmonté.
ICIBANGOUA.NET: Depuis combien de temps tu pratiques cet art?
(CR): Je me lance dans la musique en 2010, il y’a une décennie aujourd’hui. Avec le nom Senior Eyango. C’est l’artiste Ndedi Eyango qui ma beaucoup inspiré, et j’avais un rève pour la musique, celle d’être super star connu dans le monde entier. J’étais alors un grand fan de Ndedi Eyango et au jour le jour je le suis toujours.
ICIBANGOUA.NET: Comment definissez-vous votre style?
(CR): Toute suite, je dirai sans hésitation que je fais dans la musique urbaine en général, techniquement appelée l’afro beat.
ICIBANGOUA.NET: Quel message véhicules tu?
(CR): Le message que je promeux dans mes differents titres reste L’UNITÉ, le le mérite personnel à travers le travail afin de se démarquer, le combat farouche contre l’envie, et la convoitise, d’autrui.
Comme je n’ai de cesse de le dire, mon ventre est une marmite de talent chaque titre a un sujet pointueux.ICIBANGOUA.NET: Accorde tu beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de tes œuvres ? Ou au format ?

(CR): la vraiment je ne metrise par vraiment ce domaine derriere moi ya une equipe
ICIBANGOUA.NET:Contes nous en quelques mots tes débuts dans la musique
(CR): Mes debuts n’étaient pas vraiment faciles, mais à force de travailler, je me maintiens tout en m’améliore au quotidien.
Cette dynamique dans la progression justifie le changement de mon nom d’artiste qui est passé de Senior Eyango à COLONEL RECORD. C’est en même une manière pour moi de signifier les nombreux d’obstacles que j’ai traversés, les dures batailles que j’ai menées pour gravir l’échelon de Colonel que j’arbore aujourd’hui, mais aussi une façon de qualifier l’époque passée.ICIBANGOUA.NET: Le métier nourrit il déjà son homme?
(CR): Pour le moment vraiment non. Je ne vis pas exclusivement de la musique, je mène des activités parallèle en l’occurrence, j’offre mes services dans une imprimerie de la place.
ICIBANGOUA.NET: Que représente l’art pour toi?
(CR): L’art pour moi est une passion parce-que je m’en sert pour reparer les cœurs brisés.ICIBANGOUA.NET: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le monde de la musique que dans votre vie de tous les jours ?
(CR): Pour moi, 2019 a été à travers le festival culturel Macabo, l’occasion inespérée de me faire connaître dans mon village. Aux côtés des grandes plumes comme Christelle TAMBOU, Sophie NONO, Bishow Oliva, Le Griot, Léonidas Kouajip, nous avons écumé les plateaux des spectacles durant toute la période du festival et l’arène fût impressionnante avec une forte audience remarquée du public dont certains pour la plupart sont devenus mes fans.
ICIBANGOUA.NET: Parle nous de ton récent travail : Titre de l’ouvrage, d’où t’es venu l’inspiration, le massage…
(CR): Déjà mon œuvre a pour titre « VALIDER ». Cet opus m’a donné beaucoup de poids dans le domaine de la musique au Cameroun. Là, je demande aux jeunes de travailler et de ne par avoir les longs yeux.

ICIBANGOUA.NET: Que réserves-tu à tes fans pour la suite?
(CR): Un gros opus faisant office d’un album géant de 8 titres qui sera disponible avec la grâce du Seigneur en février 2021.
ICIBANGOUA.NET: Quel conseil de fin pour la jeunesse ?
(CR): Mon éternel conseil pour la jeunesse est que nous devons bosser dure pour montrer et servir d’exemples à nos cadets pour qui nous sommes appelés à être des catalyseurs.Article et interview réalisé par l’équipe technique ICIBANGOUA.NET
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EXCLUSIVITÉ 5: UN CAFÉ AVEC RUM-X AU CARREFOUR KAMNA
Conscient des enjeux de développement que rencontre notre Groupement, Conscient que Bangoua est riche d’une jeunesse multi talentueuse et conscient enfin de la nécessité de promouvoir la culture du village via ses artistes de l’intérieur et de l’extérieur, l’équipe ICIBANGOUA poursuit sa mission qui est de sensibiliser et informer les Bangoua du monde entier.
Dans ce sens, un jeune frère de son nom d’artiste RUM-X a accepté prendre le petit déjeuner avec notre équipe au Carrefour à Kamna.ICIBANGOUA: Bonjour cher frère, profitant de cet instant de partage avec vous, il nous vient en tête cette préoccupation de tous nos lecteurs. Qui est au juste RUM-X?
RUM-X: Je ne nomme Noumi NJAMPOU Duclos Noël (RUM-X de mon nom d’artiste). J’ai vu le jour un 02 janvier de l’an de grâce 1996 à Bafoussam.ICIBANGOUA: Vous venez au monde avec la bonne année alors? (rires)
RUM-X: (rires) Exactement.ICIBANGOUA: (rires) Alors RUM-X, qu’est-ce qui vous amène à la musique?
RUM-X: J’entre dans la musique depuis les année 2008. À l’époque j’écoutais des artistes qui m’inspiraient tels La Fouine, Soprano, Fababy, Valsero. Mais avant, je griffonais déjà des bouts de texte et de poème depuis le CM2.ICIBANGOUA: Quel style de musique faites-vous?
RUM-X: je définis mon style comme un mélange de rap, trap, R&B et je m’identifie au courant d’art URBAN.ICIBANGOUA: Que véhiculez-vous comme message dans vos oeuvres?
RUM-X: La musique est d’après moi une autre façon plus évoluée de s’exprimer, de dialoguer. Généralement je parle d’amour, d’unité, de la rue, du ghetto. Bref la vie des jeunes camerounais qui sont oubliés par la société. À travers la musique, je sensibilise les jeunes de mon ghetto, je parle à la femme en la décrivant d’une façon sensuelle, délicate et romantique.ICIBANGOUA: D’où provient votre inspiration?
RUM-X: J’aime beaucoup parler d’amour, de déception, de distance, et j’aime aussi parler du ghetto, c’est-à-dire de la pauvreté, de la vie précaire de la rue, commun de la majorité des camerounais et je puise mes paroles dans la façon dont ces personnes se bougent pour s’en sortir. Je m’intéresse à la nature, à tout ce qui m’entoure.ICIBANGOUA: Accordez-vous beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de vos oeuvres ?
RUM-X: oui mais, très souvent je suis rattrapé par le manque de moyen pour la présentation.
ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique? Votre évolution jusqu’à ce jour?
RUM-X: Déjà tout petit j’interprétais, je faisais de la comédie. Au CM2, j’écrivais des bouts de textes. Mais ce n’est qu’en classe de 3eme que je fais ma première expérience en studio avec l’aide d’un ami du nom de #Lil Rony, ensuite j’ai eu pas mal de connaissance et de rencontre dans les studios de Bafoussam, Douala, Yaoundé et de Sangmélima… Ces passe-temps dans les studios m’ont coûté des années d’études, mais je n’ai jamais lâché! C’est ainsi qu’en 2014, j’ai enfanté mon tout premier bijou professionnel “#1000 à l’heure » voit le jour après de multiples essais ! Ensuite doit s’enchaîner des collaborations à Bafoussam avec #kendja cobra, #Yroma DJ, #Dj billy, #wiz kenro, #Nancy… Et aujourd’hui je bosse encore et encore pour atteindre être au mieux de ma forme.
ICIBANGOUA: L’artiste que vous êtes peut-il vivre pleinement de sa musique? Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de l’art?
RUM-X: Il existe tellement de challenge que je ne sais exactement par où commencer. Je prefererais m’atarder sur ce qui s’applique directement à moi. Ma plus grosse difficulté réside dans le manque de ressources financières, l’obtention des scènes de musique vue la mafia qui se dégage du monde artistique au Cameroun de nos jours.
Je ne vis vraiment pas de mon art aujourd’hui ! C’est vrai il y’a quelques revenus, mais pas assez conséquents ni suffisant.ICIBANGOUA: Faites vous un autre métier que la musique?
RUM-X: Oui je fais autre métier que la musique tel que le e-commerce, déjà je suis étudiant en commerce international dans un Institut de Douala.ICIBANGOUA: Pensez-vous que l’art soit utile à la société ?
RUM-X: bien sûr que l’art est utile à la société. L’artiste a pour rôle à travers sont art non seulement de divertir, mais aussi de conseiller, éduquer et dénoncer les mauvaises conduites de la société.
ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’oeuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…
RUM-X: mon dernier travail est un single intitulé #Bad story en fait c’est l’histoire d’un jeune qui s’aventure pour une jeune demoiselle juste par égo, défi et prétention sans aucun amour à la base. Il la torture, l’utilise et la jette comme un torchon avant de se rendre compte de son amour pour elle. Pendant ce temps le cœur de la jeune demoiselle est brisé. L’inspiration m’est venue d’un fait réel, une situation vécue par une de mes amies proches. A travers cette œuvre, je voudrais faire comprendre à une catégorie de garçon ou d’homme qu’on n’approche pas une femme par prétention ou par défi, mais par amour.ICIBANGOUA: Pleines de choses en vue pour un jeune dynamique. Beaucoup de courage à vous. Pour conclure, avez-vous un message à la jeunesse?
RUM-X: Je dirais juste à tous mes jeunes frères africains de se battre pour ce qu’ils aiment, pour ce qui les motive. Notamment pour ceux qui aspirent à ce métier, de ne pas lâcher le chemin car il est long et chaque jour on taf (travaille) pour être au top de nos performances. Surtout de rester soi-même et ne pas suivre les autres car les chemins ne sont pas les même.ICIBANGOUA: Merci à vous pour ce délicieux déjeuner à ce mythique Carrefour Kamna. Merci pour votre temps à nous consacré. Nous espérons vous revoir d’ici peu.
RUM-X: Tout en espérant aussi vous revoir bientôt ICIBANGOUA, je vous remercie.INFOLINE: https://www.facebook.com/rumx237/ et https://twitter.com/nouminoel?s=09
Article et interview réalisé par l’équipe technique ICIBANGOUA.NET
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EXCLUSIVITÉ 3: UNE SEMAINE AVEC L’UN DES ENFANTS PRODIGUES DE BANGOUA – BANDJEUR Li 1er
Avec plus de 321 visites sur la page de l’EXCLU Nº2, l’équipe ICIBANGOUA a voulu rééditer la danse aux pas d’un autre digne fils Bangoua qui réside au delà des frontières du triangle national.
ICIBANGOUA: Bonjour cher frère! Le peuple Bangoua devenu fan de notre rubrique « exclusivité » a envie de savoir qui vous êtes au juste.
Bandjeur Li 1er: Je suis Bandjeur Li 1er, fils Bangoua né le 30 Avril 1991 à Yaoundé sous les initiaux YNB.
ICIBANGOUA: Juste à la veille de la fête de travail. Donc vous êtes un travailleur acharné?
Bandjeur Li 1er: Je crois que je suis une personne déterminée qui sait ce qu’elle veut et ce qui compte dans sa vie.

ICIBANGOUA: Alors Bandjeur Li 1er, comptez nous votre histoire avec la musique.
Bandjeur Li 1er: J’ai commencé la musique très jeune et déjà, je decouvrais que j’avais un talent dans le domaine quand j’ai adhéré à l’ECEEBA à Bafoussam où j’avais enregistré mon premier titre “peu tap djip poh”. J’ai sorti mon premier album en 2016 que j’ai dedié à mon beau village Bangoua puisque tous les titres sont en langue Bangoua.
ICIBANGOUA: Quel style de musique vous définit le mieux?
Bandjeur Li 1er: Je n’ai pas un style de musique défini. Je compose selon mon inspiration. Pour cette raison, mes chansons sont de genres musicaux variés incluant aussi le Benskin un des rythmes prisés du Ndé.
ICIBANGOUA:
Que véhiculez-vous comme message dans vos oeuvres?Bandjeur Li 1er:
Mon message reste le même à chaque fois. Celui de prôner l’amour autour de nous. Car sans amour, nous ne pouvons développer que la haine envers les autres. Si nous observons comment évolue le monde autour de nous, nous nous rendrons bien compte de la nécessité incontestable de prôner l’amour comme vecteur principal de bien être.ICIBANGOUA: Quel matière ou sujet aimez-vous travailler dans vos chansons?
Bandjeur Li 1er: Je traite des thèmes autour de l’union de notre pays le Cameroun. Car étant le berceau de nos ancêtres, il est donc de mon devoir comme de celui de tous les camerounais de penser à l’unité nationale.
ICIBANGOUA: Faites-vous intervenir d’autres corps de métier dans vos recherches artistiques ?
Bandjeur Li 1er: Je fais aussi du cinéma puisque c’est l’une de mes passions.

ICIBANGOUA: Accordez-vous beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de vos oeuvres?
Bandjeur Li 1er: Bien évidemment. Car si tel n’était pas le cas, je ne serais même pas dans la musique aujoudh’hui. C’est bien de faire de la musique, mais c’est encore mieux d’y accorder une attention particulière dans les finitions et surtout dans la promotion qui sont deux des phases les plus compliquées et stréssantes pour tout artiste.
ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique? Votre évolution du statut d’amateur à celui de professionnel ?
Bandjeur Li 1er: Cela fait plus de dix ans que j’essaie d’intégrer le niveau professionnel. Je vais être sincère, ce n’est pas du tout facile, comme on dit chez nous: “ce n’est pas et ça ne donne pas le lait”. Mais la vie c’est la patience et une de mes forces c’est d’être patient. Je sais que je reussirais à passer au niveau professionnel très bientôt.
ICIBANGOUA: Pouvez-vous vivre de votre travail d’artiste? Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de l’art?
Bandjeur Li 1er: Je ne vis pas encore de mon art. Au contraire, comme la majorité des artistes amateurs, il faut beaucoup de travail et aussi pouvoir trouver un producteur qui accepte de porter avec vous votre projet et produire votre disque. C’est tellement difficile que je rêve de ce jour comme un tout petit enfant. Mais cela ne me quitte pas la motivation de continuer mon travail de recherche et composition artistique. Pour vivre, j’effectue autre profession. En effet, je suis technicien multi-function, donc tout ce que je trouve je fais. Mais pour l’instant, je suis technician actif en Maintenance et reparation informatique et téléphonique.

ICIBANGOUA: Pour vous, est-ce que l’art est utile à la société ? Quel est le rôle de l’artiste ?Bandjeur Li 1er: Pour mieux me faire comprendre, l’exemple de la place de l’art pour notre société est pareil aux maisons en terre cuite que nous avons au village. Le maçon qui construit notre magnifique maison est un artiste, de même que le menuisier qui nous fait de beaux meubles. Chaque métier de l’art a son rôle qui concours à rendre heureux la société dans laquelle vit et travail l’artiste dont le rôle est de véhiculer un message ou de créer le bien-être par son travail car l’artiste est un ambassadeur. Je dirais même un prophète.
ICIBANGOUA: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans la musique que dans votre vie de tous les jours?
Bandjeur Li 1er: Quand tu crois que tu es arrivé, c’est en ce moment que tu te rends compte que tu n’es qu’au début. La musique demande beaucoup de moyens. Dommage que dans mon village l’on préfère investir beaucoup d’argent pour sponsoriser les miss (sans dévaloriser leur talent) au lieu d’encourager aussi les valeureux artistes comme Demot Forever, Christelle Tambou et bien d’autres jeunes talents qui croupissent dans l’ombre et ne demandent qu’à être soutenus.

ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…Bandjeur Li 1er: J’ai du lourd dans ma valise et j’assure ceux qui aiment ma musique que cette fois j’irais jusqu’au bout. Actuellement je suis en studio pour la sortie de mon nouvel album mais déjà je ferais un nouveau single d’ici fin avril 2019 qui est intituler “kwe you nkè”. Mais cette fois ci, c’est un mélange de plusieurs langues bamileké, le francais et un peu d’anglais aussi.
ICIBANGOUA: Pleines de choses en vue pour un jeune dynamique. Beaucoup de courage à vous. Pour conclure, avez-vous un message à la jeunesse?
Bandjeur Li 1er: La vie n’est pas facile. Tout ce qui est facile est dangereux. Il faut se battre sans relâche. La crise est mondiale donc, quelque soit l’endroit où tu te trouves, saches qu’il y a des gens derrière toi qui comptent sur toi. Mais il faut toujours penser à déstresser. Il faut penser à prendre du recul pour mieux sauter, profiter de la vie, se mettre à l’aise afin de développer l’inspiration.
Suivez mon dernier titre qui sort en Avril » kwe you nkè – manges ton Argent « . Je vous aime et j’espère que vous aimerez mes prochains titres car sans vous l’artiste ne vit pas.
ICIBANGOUA: Merci à vous pour votre temps à nous consacrer. Nous espérons vous revoir d’ici peu.
Bandjeur Li 1er: Je vous remercie ICIBANGOUA. Peu tcheu mepouok.
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EXCLUSIVITÉ: DMOTS FOREVA AU MICRO DE ICIBANGOUA.NET
Dans son élan de promotion de la culture Bangoua par la valorisation des talents du village, ICIBANGOUA.NET est allé à la rencontre d’un charmant fils du terroir. Celui là même qui ne cesse de surprendre ses fans sur les réseaux sociaux avec « Petit Bamiléké » chanté en rythme Zouglou, un titre qui nous replonge en plein coeur de l’Afrique Occidentale inspiré de la réalité du Mboa.

De son nom d’artiste Dmots Foreva, bienvenue sur ICIBANGOUA.NET
ICIBANGOUA: On vous connait sous le nom artistique de Dmots Foreva. Quelle est votre nom de naissance ?
Dmots Foreva (DF): À la naissance, mes parents m’ont baptisé des noms de KOUADJIP Léonidas Ledoux Aka.
Et je vis le jour un 27 juin à l’Hôpital Protestant de Bangoua.
ICIBANGOUA: Comment êtes vous arrivé à la musique?
DF: Je suis rentré dans la musique par hasard, rien ne me prédestinait à être artiste. Je fais de la musique depuis 2010 exactement, c’est-à-dire plus un peu plus de 9 ans déjà.ICIBANGOUA: Comment définissez-vous votre style ? • Vous identifiez-vous à un courant d’art ?
DF: Ma musique est une fusion de musique Zouglou de la côte d’Ivoire, Tradi-moderne de l’ouest Cameroon et Afro Jamaïcain, je dirai que je fais la musique au pluriel.ICIBANGOUA: Que voulez-vous exprimer dans votre travail ? Quel est votre message ?
DF: Je chante en faveur de la Paix, de l’amour, de l’espérance. L’Afrique a beaucoup de problème et tout chanteur qui respecte l’art doit forcément être un messager, la voix des sans voix. Dans ma musique, j’aborde tous les sujets relatifs à l’évolution de l’humanité.ICIBANGOUA: Faites-vous intervenir d’autres corps de métier dans vos recherches artistiques ?
DF:Effectivement je travaille en étroite collaboration avec les historiens, les cantatrices et les patriarches. Je sillone les villages et les villes pour m’inspirer en communiant avec les personnes ressources. Mon séjour en Afrique de l’Ouest m’a enrichi culturellement et m’a permis d’asseoir une bonne partie de mon art musical.
ICIBANGOUA: Accordez-vous beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de vos oeuvres? Au format ?
DF: Tout œuvre qu’on souhaite vendre doit être bien travaillé, doit être fin et stylé. Une œuvre fut-elle artistique ou musicale bien travaillée dure et perdure dans le temps et dans l’espace.ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique? Votre évolution du statut d’amateur à celui de professionnel ?
DF: Dans la musique il y a deux étapes, l’étape de l’observation et de l’apprentissage et l’étape du savoir et de la consécration. J’ai traversé toutes ces étapes pendant près d’une décennie et aujourd’hui je laisse mes fans tirer la conclusion pas rapport au boulot abattu.ICIBANGOUA: Puissions-nous dire aujourd’hui que l’artiste vit de son art? Pour ce qui est de vous.
Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de la créativité artistique?
DF:Oui effectivement on peut facilement vivre de notre art si et seulement si le public s’approprie de l’œuvre en achetant les CD et prend part aux concerts ou en invitant l’artiste à venir prester dans les évènements. Donc pour ce qui me concerne, ce n’est pas encore ce à quoi l’on devrait s’attendre.
Les difficultés qu’on rencontre sont au niveau de la production et de la promotion de nos œuvres.ICIBANGOUA: Faites vous un autre métier que la musique? Si oui, lequel?
DF: Je suis à cent pour cent musique. La musique est très jalouse, elle a besoin qu’on lui consacre beaucoup de temps, je devrais dire tout son temps.ICIBANGOUA: Pour vous, est-ce que l’art est utile à la société ? Quel est le rôle de l’artiste ?
DF: L’art est un outil de valorisation d’une communauté et le rôle de l’artiste c’est d’être l’ambassadeur de cette communauté au delà des frontières.ICIBANGOUA: Quelle est l’expérience la plus marquante tant dans la musique que dans votre vie de tous les jours?
DF: L’expérience la plus marquante de ma vie c’est mon retour de la Côte d’Ivoire en 2015 et la confiance que notre Majesté DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio a mis sur ma modeste personne pour filmer et exposer notre village aux yeux du monde entier et ensuite l’accueil chaleureux que la jeunesse Bangoua m’a accordé lors du Festival Macabo 2015. Ça a été un grand moment de communion avec mes frères et sœurs du village et de la diaspora.ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’oeuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…
DF: Mon dernier single s’intitule « Petit Bamileke » et l’ inspiration m’est venu spontanément à Abidjan lors d’une séance de travail et depuis lors j’ai voulu la matérialisé et le petit enfant est né.ICIBANGOUA: Votre future en tant qu’artiste que reservez-vous à vos fans?
DF: Je suis entrain de finaliser un album assez lourd qui a été travaillé entre Abidjan, Ouaga et Douala, un album très panafricain qui j’espère bien apportera beaucoup de joie et de bonheur à mes mélomanes.ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?
DF: Mon message à la jeunesse Africaine c’est d’être focus sur leur vision, de la nourrir et surtout de s’armer de patience et de persévérance, ça va aller. Pour ceux ou celles qui voudraient faire de la musique, je vous dirai seulement que la musique c’est un don, un talent. Si vous sentez que le feu de la musique brûle en vous, faîtes l’effort de le faire jaillir.ICIBANGOUA: Merci pour votre engagement pour la promotion de la culture Bangoua et Africaine en général. A la prochaine.
DF: Merci à Icibangoua.net pour le travail abattu dans le but de donner la visibilité internationale à notre village.
