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  • CUISINE: Légumes sautés + plantains vapeur par Aimée DJAMPOU

    Quelques informations importantes à connaître.

    Les légumes :
    Les légumes sont le groupe alimentaire qui devrait occuper la plus grande place de votre assiette. Ils doivent être frais, cultivés localement et organiques. Vous devriez en consommer une majorité d’entre eux cru.


    Ce sont des aliments essentiels, car sources de vitamines, de minéraux, de fibres. Sans légumes, vous privez votre organisme d’un éventail de micro-nutriments bénéfiques pour être en bonne santé.
    Presque tout le monde serait en mesure de consommer autant de légumes que possible pour augmenter la quantité de fibres, les phytonutriments essentiels et, surtout, le potassium, qui comprime le sodium dans les aliments transformés. (https://medium.com/essentiels/pourquoi-manger-des-l%C3%A9gumes-est-essentiel-pour-%C3%AAtre-en-bonne-sant%C3%A9-1ef090e49d7a).

    La banane plantain :
    Le plantain dispose de nombreuses propriétés thérapeutiques. Une raison de plus pour ne pas s’en priver. La banane plantain n’est pas seulement savoureuse, elle dispose aussi d’une valeur nutritive hors du commun et a la capacité de soigner efficacement et/ou prévenir un certain nombre de maladies. Elle est très riche en vitamine C. Cela signifie qu’elle peut renforcer le système immunitaire et aider le corps à réduire les infections.

    La vitamine C protège également contre les maladies auto-immunes, qui touchent notamment les femmes. Elle contient aussi de la vitamine A, essentielle à la santé de la peau et des yeux, car elle permet aux membranes muqueuses de fonctionner correctement. Elle soulage la douleur et les ballonnements, en particulier pendant le cycle menstruel, en raison de sa teneur élevée en potassium. Elle est riche en magnésium et donc peut aider à réduire les risques de maladies cardiaques. Elle ne peut être consommée cuit en état non mûre ou mûr. (https://www.nofi.media/2017/11/banane-plantain/45056)

    Ingrédients principaux :

    • Plantains
    • Légumes
    • Viande
    • Tomate
    • Poivron
    • Oignon
    • Cube
    • Ail
    • Sel
    • Huile

    Préparation des légumes, plantains et de la viande:

    – Nettoyer et découper les légumes.
    – Puis laver 3 à 4 fois pour que les légumes ne soient pas sablés.
    – Nettoyer les condiments et les découper.
    – Écraser le ail et le piment.
    – Nettoyer (éplucher et laver) les plantains.
    – découper la viande en morceaux selon votre goût
    – préparer les marmites et autres ustensiles nécessaires.

    Cuisson :

    – Poser un peu d’eau au feu dans une cocotte laisser bouillir pendant 10 minutes en mettant un peu de sel et le kanwa.
    – Pendant ces 10 minutes, sur un autre foyer a côté (si nous préparons sur du foyer a gaz, si nous préparons sur du foyer à bois, nous devrons préparer la viande en avance) posons une marmite au feu et ajoutons suffisamment de l’eau puis rajoutons notre viande et laissson cuire un peu plus de 25 minutes ou alors jusqu’à son point de coction.


    – Quitter la viande du feu, essorer et réserver. Le liquide restant peut nous servir plus tard ou le lendemain pour assaisonner par exemple du riz sauté ou du macabo malaxé.
    – Au bout des 10 minutes, ajouter les légumes dans l’eau bouillante et laisser cuire en remuant pendant 30 minutes de cuisson sans fermé la marmite pour garder la couleur verte des légumes.
    – Essorer les légumes, puis les mettre dans une bassine ou tout autre récipient.
    – Mettre de l’huile (a vôtre convenance) dans la cocotte puis faire frire les condiments pendant 15 min.


    – Rajouter la viande, remuer et laisser mijoter une dizaine de minutes.
    – Puis faire revenue les légumes, remuer et laisser mijoter pendant 15min.
    – Pendant ce temps ou quand nos légumes sont prets, faire cuire (bouillir) les plantains non mûrs ou mûrs avec beaucoup d’eau pendant 15min (mûr) ou 40min (non mûr) dans une cocotte.


    Le tout est prêt pour servir. Monter les plats à votre convenance et accompagner le d’un bon litre de vin de raphia.

    Bonne appétit.

    Aimée DJAMPOU

  • Tout savoir sur l’assurance automobile au Cameroun

    Qu’est ce que l’assurance, l’assurance automobile?

    L’assurance est un contrat par lequel une entreprise ou un assureur s’engage en cas de réalisation du risque ou à terme fixé au contrat à fournir à une personne appelée assuré, une prestation pécuniaire contrepartie d’une rémunération appelée prime ou cotisation.

    Il existe de grandes branches d’assurance à savoir : l’assurance vie et l’assurance non vie.

    Seule l’assurance non vie fera l’objet de notre exposé plus précisément l’assurance automobile.

    L’assurance non vie regroupe un ensemble assurance dont nous pouvons citer entre autres: l’assurance construction, l’assurance multirisque habitation, l’assurance transport, l’assurance voyage et l’assurance automobile.

    Je tiens à préciser qu’il revient à chaque compagnie d’assurance de créer ses propres produits d’assurances. Ceci dit, nous pouvons trouver un produit d’assurance chez X et pas chez Y.

    Soucieux du bien- être, le législateur communautaire va contraindre notamment à travers l’article 200 alinéa 1 du Code CIMA toute personne propriétaire d’un véhicule terrestre à moteur à souscrire une assurance automobile.

    L’assurance automobile peut être entendue comme une assurance qui a pour but de garantir le conducteur d’un véhicule automobile contre les conséquences des dommages matériels ou corporels causés par son véhicule à des tiers. Cette assurance permet à l’assuré de faire réparer le préjudice qu’il a causé au tiers par le mécanisme de l’assurance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en assurance automobile, il est obligé à tout propriétaire d’un véhicule terrestre à moteur et remorque de souscrire à la garantie *Responsabilité Civile*

    L’assurance automobile n’est pas un contrat à titre gratuit. Elle crée des obligations à la charge des parties. L’assuré à l’obligation de payer la prime et déclarer le sinistre et l’assureur à l’obligation de régler le sinistre.

    De quoi est constituée l’assurance automobile?

    L’assurance automobile est constituée d’un ensemble de garanties obligatoires facultatives. En Droit camerounais et conformément aux du Code CIMA, la seule garantie en assurance automobile est la *garantie Responsabilité Civile* qui a pour but d’apporter un soutien financier aux victimes d’accidents de la circulation de la voie publique.

    La fixation de la prime garantie Responsabilité Civile dépend d’un certain nombre de critères à savoir : le nombre de chevaux, la zone de circulation, la source d’énergie, la catégorie du véhicule. Cette fixation a pour support légal l’arrêté Numéro 00380 du 16/11/1994.

    Comme garanties facultative, nous avons :

    *La garantie vol* couvre le véhicule en cas de vol;

    *La garantie incendie* couvre le véhicule en cas d’incendie

    *La garantie bris de glace* couvre le véhicule en cas de destruction des pares brises.

    *La garantie défense recours* qui est une garantie permettant à l’assureur de l’assuré de mener des actions pouvant aboutir à l’indemnisation de ce dernier auprès de l’assureur responsable du sinistre

    *La garantie tierce collision* couvre le véhicule en cas de collision du véhicule sinistré.

    *La garantie individuelle personne transportée (IPP) ou Individuelle accident conducteur (IAC)* qui permet de couvrir le conducteur d’un véhicule en cas de sinistre.

    *La garantie Dommage tous accidents* couvre les dommages subis par le véhicule assuré qu’il soit responsable du sinistre ou non. Certains parleront plutôt d’assistance à la réparation qui a quasiment le même but que la DTA.

    Je tiens à préciser que ces différentes garanties facultatives sont assujetties à certaines conditions qui peuvent être différentes d’une compagnie d’assurance à une autre. C’est donc dire que ces conditions ne sont pas identiques dans toutes les compagnies d’assurances.

    Quels sont les différents chefs de prejudices indemnisables lorsque l’on est victime d’accident de circulation ?

    Avant le processus d’indemnisation des victimes par l’assureur, certains préalables mérites d’être relevés ici. Parce qu’une compagnie d’assurance n’est pas une organisation sociale, il faut dire que l’assureur se doit d’effectuer des vérifications et d’apprécier les responsabilités.

    Comme vérification, l’assureur doit contrôler si l’assuré a payé la prime d’assurance.

    Par la suite, l’assureur se doit d’apprécier les responsabilités pour savoir si la sienne est partiellement ou totalement engagée. C’est l’occasion pour moi de dire ici qu’en matière d’assurance, la réparation du préjudice n’est pas toujours intégrale comme droit.

    L’assureur doit également vérifier si le procès verbal de constat d’accident de circulation le désigne comme étant responsable.

    L’assureur se doit aussi d’examiner la police d’assurance afin de voir si le sinistre rentre dans le champ d’application de l’une des garanties souscrites par l’assuré.

    Après toutes ces vérifications préalables effectuées par l’assureur, si Celui ci estime que ces éléments sont suffisants pour être saisi, il peut en ce moment déclencher le processus d’indemnisation des victimes d’accidents de circulation.

    Il existe deux types de victimes d’accidents de circulation.

    Les victimes directes qui sont ceux qui subissent personnellement un préjudice.

    Les victimes indirectes qui peuvent être des personnes lésées du fait de l’accident d’un de leurs.ils peuvent être (ascendants, descendants, conjoints, collatéraux).

    *Modalités de calcul des préjudices indemnisables*

    Suivant l’article 258 (1) du Code CIMA, la victime d’un accident de la circulation routière a le choix entre se prendre en charge et présenter ses factures justifiées à l’assureur ou dans le cas contraire, a la faculté de demander une lettre de garantie pour la prise en charge des frais médicaux.

    *Incapacité temporaire article 259 du Code CIMA* L’incapacité temporaire est le préjudice résultant de la diminution ou la suppression de la capacité de travail de la victime. Elle est définie par expertise médicale et couvre la période entre la date de l’accident et la consolidation des blessures. Le plafond d’indemnisation de ce préjudice = 6fois le SMIG annuel du pays sur le territoire duquel s’est produit l’accident.

    Au Cameroun ce plafond est de ( 36270*12) x 6 = 2 611 440.

    Si la victime est salariée, pour calculer ce préjudice , on prendra son revenu net. EX. Une victime Camerounaise salariée gagne un million par mois. Si cette personne bénéficie d’une ITT de 90 jours, son indemnité sera de : 1000 000 x 90/30= 3 000 000 ce qui est supérieur au plafond dont on prendra 2 611 440 qui est le maximum.

    Si la victime n’est pas salariée, on utilisera le SMIG qui est de 36270.

    *Incapacité permanente (IP) article 260 Code CIMA

    * L’IP est la réduction du potentiel physique ou intellectuelle dont reste atteinte une victime après consolidation de son état. L’IP commence au jour de la consolidation (date de stabilisation de l’état du blessé). L’indemnité couvre en outre, la diminution des capacités professionnelles de la victime, les répercussions physiologiques et psychiques consécutives à la réduction des facultés physiques de la victime,la diminution des capacités intellectuelles de la victime.

    *Le taux d’incapacité* c’est le taux du déficit physiologiques résultant de l’examen de la différence entre la capacité antérieure et la capacité actuelle de la victime et fixé par le médecin.

    *Détermination du point d’incapacité* Le point d’incapacité est déterminé en fonction du rapport entre l’âge de la victime et le taux d’incapacité fixé par expertise médicale ( ce taux varie de 0 à 100) Voir tableau code.

    *L »âge de la victime* est plafonné à plus de 70 ans.

    Exemple: Suite à un accident de la circulation routière survenu à Douala, une victime âgée de 35 ans à obtenu un taux d’incapacité de 42%.

    Déterminer le point d’IPCalculer l’indemnité correspondant à son préjudice physiologique.

    *Réponse* Dans le tableau du code CIMA, le point de rencontre entre l’âge (35 ans) et le taux d’incapacité (42%) est de *17*. Ce qui revient à dire que le point d’IP est égal à 17*2- SMIG mensuel 36270 ; SMIG annuel 435 240. La valeur du point d’IP est égal à : (36270 *12) x 17= 73 990,8 FCFA. La valeur du point d’IP étant connue, calculons enfin l’indemnité à verser à la victime au titre de son préjudice physiologique.73990,8 x 42 = 3 107 613 FCFA.

    *Souffrance physique et préjudice esthétique article 262du code CIMA*

    Ici, on dénombre deux types de préjudices distincts indemnisés séparément.

    1- la souffrance physique ou pretium doloris ou prix de la douleur (PD)

    2- Le préjudice esthétique ( PE).Ces deux postes de préjudices sont fixés par expertise médicale et indemnisés séparément. Ils se calculent de la même manière. Il s’agit de multiplier le degré de préjudice arrêté par l’expert médical à un pourcentage du SMIG annuel défini à l’avance.

    Exemples d’application.

    1- très léger= 5% du SMIG annuel soit 435240*5%=21762.

    2-Leger= 10% du SMIG annuel soit 435240*10%=43524.

    3-Modéré =20%du SMIG annuel soit 435240*20%= 87048.

    4-Moyen=40%du SMIG annuel soit 435240*40%=174096.

    5-Assez important=60% du SMIG annuel soit 435240*60%=261144.

    6-Important =100%du SMIG annuel soit 435240*100%=435240.

    7- Très important = 150% du SMIG annuel soit 435240*150%=652860.

    8- Exceptionnel= 300% du SMIG annuel soit 435240*300%=1 305 720.

    Je tiens à préciser que ces taux ne sont pas cumulables pour un seul préjudice. C’est à dire qu’une victime ne peut pas avoir un taux très léger et léger pour le préjudice esthétique.

    Les dispositions de l’article 232du code CIMA prévoient que la victime *peut à son libre choix, et à ses frais, se faire assister du conseil de son choix.*

    Cette terminologie *conseil* renvoie à tout *professionnel (avocat, agent d’affaires, juriste, etc…) à même de défendre efficacement les intérêts de la victime*.

    Je souhaite qu’à partir de ce soir *nous arrêtons de dire que les assureurs sont des bandits*

    *S’assurer est une chose, mais bien s’assurer est une autre*

    Tchonang Tchatchouang Yannick (Juriste-assureur)

  • PRINCIPE DES ELOGES (ndè) DANS LE GROUPEMENT BANGOUA

    GENERALITES

    Qu’il est beau et respectueux de se faire appeler par ses éloges, ses ndè. On se sent ragaillardi. Le ndè est une forme  affective et respectueuse d’appeler une personne en faisant référence aux origines, aux qualités, aux fonctions et exploits de ses valeureux parents, oncles, tantes, grands parents et ancêtres. Dis moi quels sont tes ndè et je te dirais d’où tu descends. Si tu es telak, tambou’, ngna’ntchou, te ma’ntchou, tawa, te lo, te tchenkou, …… c’est  que ta mère vient respectivement de Bangang, Bangou, Bamena, Bahok, Bangoulap, Bangangté, Bandianseu.  Si tu es ngouotie, tchouo so, ngouantchou, so djouo, ….c’est que ta mère est princesse Banguoa, Balengou, Bahok, Bangangté.

    Après cette brève définition, nous allons voir successivement les termes employés, le cas des garçons (ils ont les ndè seulement du coté de la mère), le cas des filles (elles en ont des deux cotés), le cas des jumeaux, le cas lié aux noms, l’application au cas de la chefferie Bangoua, et nous terminerons par la possibilité d’extension aux non natifs Bangoua et un souhait.

    LES TERMES EMPLOYES. 

    Les termes employés sont très variés  Quand une personne est citée, on a le droit d’utiliser tout ce qui caractérise la personne en bien. On ne parle pas de ce qui peut souiller ou déshonorer la personne.

    –   Les termes liés aux personnes : noms propres  des grands pères, grand’mères, oncles, tantes, ancêtres de la famille ;  la profession ou activités des personnes citées, enseignants, tailleurs, forgeron (ngouo lop), chasseurs (ngoua vup), danseur de koungang (ngouo koungang), ou de tchi ya (ngouo tchi), porteur de bracelet en cuivre (ngouo kwak pak) ; les titres honorifiques des personnes citées : menkap, Mbeu, soup , wembo, sa’ …..  etc. …. (on met ngouo accompagné du titre, ngouo menkap, ngouo mbeu, ngouo soup…).

    –     Les termes liés à la nature : la montagne et la forêt ( nkouongwi, ngouapou’).

     –    Les termes géographiques : ce sont deux quartiers dans Bangoua (Tsweula’ et La’ngwi) et deux villages limitrophes (Bayangam et Baloumgou). On dira ngoua yo si ton père vient Bayangam et ngoua lep si ton père vient de Baloumgou.

    LE CAS DES GARCONS

    Le premier ndè du garçon, c’est le nom de son grand père maternel. Il est en fait l’homonyme de son grand père maternel, au sens le plus large du terme, c’est-à-dire de tous ses oncles maternels, à des degrés divers, tous ceux là qui par succession auraient pu être son grand père maternel. Il s’agit ici de tous les frères de la mère, de tous les frères du père de la mère et de tous les hommes ascendants du grand père, hormis les neveux et cousins. Cependant, ce sont le père fondateur et ceux qui ont des grandes distinctions honorifiques qui sont les plus cités. On parlera ainsi de Mbeu, menkap, tiegne en précisant les noms si dans la lignée il y en a. On dit alors que ce sont les descendants de…… et c’est ainsi que tous les grands notables du village sont les ndè de leurs petits fils ; Menkap Lieujip, Mbeu Njan,Tie Lomegni, Nzeu Kouo,Tie Ngang, Sa’ No, ……… Les autres noms ne sont cités que par ceux qui connaissent bien la famille.

    L’éloge particulier, tswela’ serait réservé aux garçons dont les parents et les quatre grands parents sont du quartier Tswela’. Il en serait de même pour La’ngwi.

    CAS DES FILLES

    – Les filles ont les éloges des deux cotés, un du coté paternel (ngouo,  fille) et trois  du coté maternel (mè,  mère ; homonyme ; njwi, épouse), c’est-à-dire qu’elle est la fille de …, la mère de …, l’homonyme de…, l’épouse de…

    – Elle est la fille (ngouo) de son grand-père paternel toujours au sens le plus large comme défini plus haut pour les garçons.  Elle est ngouo Nono, ngouo Chimi, Ngouo Nankap, de façon contractée ngouo No, ngouo Chi, ngouo Nan, si son grand père paternel était Nono, Chimi ou Nankap. Elle est ngouo menkap, ngouo mbeu, ngouo soup suivant que son grand père paternel avait  le titre de Menkap, Mbeu ou Soup. Elle est ngouo kou’, ngouo tchi, ngouo tie, ngouo kwak pak  suivant que son grand père paternel  était  danseur de koungang, de tchi ya’, avait fait des jumeaux ou portait le bracelet en cuivre.  Cependant, on y va avec beaucoup de recul. C’est ainsi que ma petite-fille n’est pas directement ngouo Tchuindjang, peut-être même pas ngouo Chimi mon père mais sûrement ngouo Nankap, mon grand père, mieux ngouo Sa’ No, fondateur de la descendance.

    – Elle est la mère (mè) de son grand père maternel, le même que nous avons décrit pour le garçon, son frère de même mère. Donc, si tu es menkap, ta sœur de même mère est mè menkap. Si tu es tie ngang, ta sœur de même mère est mè tie ngang.

    – Elle est l’homonyme de toutes les sœurs de sa mère, de toutes les sœurs de ses oncles maternels tel que nous avons déjà défini, hors mises les nièces et les cousines. En tant qu’homonyme, elle s’approprie tout ce que ces tantes ont de meilleur : leurs professions, leurs actes de bravoure, leur titres honorifiques…    Elle est donc tout ce que ses tantes sont : docteur, ingénieur, mefo si l’une des tantes est docteur, ingénieur ou a le titre honorifique  de Mefo

    –  Elle est l’épouse des maris de toutes les tantes dont nous venons de parler, en tant qu’homonyme c’est ainsi qu’on parlera de njwi tie, nwji dokta, njwi menkap si le mari de l’une des tantes est tiegne, est docteur, est menkap.

    – Ainsi, quand une fille accouche, l’annonce à son père c’est elle a accouché ton homonyme, si c’est un garçon, ou elle a accouché ta mère si le bébé est de sexe féminin.

     CAS DES JUMEAUX

    –    Les jumeaux ont d’abord tous les éloges dont nous venons de parler.  En suite, ils ont les éloges qui leur sont propres, du fait qu’ils sont nés en même temps. Ces éloges sont les mêmes pour les filles jumelles  et pour les garçons jumeaux. Il y en a deux : sou fo (ami du chef) et nguio ndieu (convoite la maison où il doit naître).  Il faut remarquer que nos noms de famille  ont généralement deux syllabes. Pour les jumeaux on supprime le deuxième syllabe pour le remplacer par megne, qui signifie double. Donc NONO devient NOMEGNE, NANKAP devient NANMEGNE, donnant ainsi aux jumeaux un nom à trois syllabes. (Les noms à 3 syllabes ou plus sont  initialement des noms de circonstance, comme Kejetieu, Komewo…).

    –   Les parents des jumeaux ont à leur tour l’éloge de tiegne pour le père des jumeaux au quel on ajoute mbe ndieu (il rentre à la maison pour surveiller les enfants). La mère des jumeaux a l’éloge de me gne auquel on ajoute sou kap, (amie des notables). En général, quand les grands parents des jumeaux sont vivants, c’est eux qu’on appelle tie gne et me gne. Les parents géniteurs des jumeaux sont tie ku et mé ku, (les porteurs des nouvelles).

     –  L’ainé des jumeaux  devient mbe kap (calebasse des notables) et le cadet des jumeaux kiog megne, (vient après les jumeaux).

    AUTRES (Eloges liés au nom)

    Certains noms ont des éloges particuliers. Ce sont des noms tels que  NANKAP, NONO,  MANGOUA  NANTCHOUANG, JOUONANG. Pour ceux-ci, c’est le même pour les garçons et pour les filles. On dira, ngwa’Nankap ou ngwa’ Nantchouang, ndio Nono ou ndio Mangwa, mba nkouok Jouonang. Pour d’autres comme DJOMO, pour le garçon c’et différent. On dira yongwé Djomo pour le garçon et melou’ Djomo pour la fille.

     CAS DE LA CHEFFERIE SUPERIEURE

    • Pour le Chef, la théorie reste valable car la mère du chef sort évidemment d’une famille. Mais on ajoute d’autres pour lui faire honneur : belong (un animal marin), nob ke mé (lion), zi, mou, ……, Ces éloges priment sur les éloges de la famille qui sont utilisés surtout les jours interdits, nzenze. Noter que ce jour le Chef ne sort pas.
    • – Tous les descendants masculins de la chefferie sans limite sont des princes. Quand l’un de ces hommes donne naissance à une fille, elle est ngouotie, ngouo djapou, du Chef  Djapou qui avait fait des jumeaux.  On dit aussi ngouo nono, du Chef Nono de Tchoutouo, NOTCHOUTOUO, immortalisé par sa fête de macabo,  fête devenue aujourd’hui notre FESTIVAL CULTUREL MACABO BANGOUA.  C’est pour cela qu’on dit qu’un prince se dévoile quand il donne naissance à une fille.
    • Le fils de ngouotie est tiedja, tiedjapou, du Chef tiegne Djapou. On pourrait aussi l’appeler nono du  chef Notchoutouo,  puisque sa mère est ngouo nono.
    • La fille de ngouotie est tchouoto, menagpou par identification aux actes de ses tantes, princesses dont elle est homonyme. En effet, les princesses pouvaient saccager tout un marché sans que personne ne lève le petit doigt. Qui oserait parler à une princesse? C’est ainsi que, même chez elle, elle pouvait préparer n’importe quoi et le mari n’avait rien à dire. D’où menagpou attribué  à sa nièce
    • La fille de tchouonto est menguépie. Il y a sans doute une explication. En fait c’est un cas rare car du coté féminin, on a généralement une seule transmission de ndè alors qu’ici nous avons deux à partir de ngouotie, tchouonto et menguépie.

    Ils sont très nombreux à Bangoua, les ngouotie, tiedja, tchouono, les cousins cousines issus de la grande famille royale. Voilà pourquoi, pour éviter l’exode des fils et filles Bangoua à la recherche de conjoint extérieur à la famille, le Chef Notchoutouo avait, à certain degré, autorisé le mariage entre tiendja et ngouotie.

    POSSIBILITE D’EXTENSION DES NDÈ AUX NON NATIFS BANGOUA. 

    Force est de constater que ce noble héritage que nous ont légué nos ancêtres sont en voie de disparition. Et nous contribuons efficacement à le faire, sans doute sans le vouloir. En effet, quand une fille Bangoua épouse  un non Bangoua, nous affirmons à haute voie naissent de ce mariage n’ont pas de ndè du coté paternel, donc qu’elles ne sont les ngouo de personne comme si ce mari venu d’ailleurs n’avait pas de  grands pères et oncles.

    De même quand un Bangoua épouse une fille non Bangoua,  nous affirmons à haute voie que les garçons nés dans ce foyer n’ont pas de ndè et que les filles ne sont ni la mère, ni l’homonyme, ni la femme de personne au sens de ndè. Ces enfants n’ont-ils pas comme tout le monde, des grand parents des,  oncles et des tantes ? Ils les ont bien sur mais nous les pénalisons, nous pénalisons nos propres enfants parce que leurs valeureux ancêtres sont nés hors des terres Bangoua. Pourtant, c’est facile d’appliquer les mêmes priNcipes. Il suffit d’utiliser leurs noms et d’adapter leurs activités et titres de noblesse. Si quelqu’un est dans la police, la gendarmerie ou l’armée, on l’assimile à un guerrier et il devient ainsi mantchou. Le reste se traite sans difficultés. Vu sous cet angle, le ndè devient un produit bon exportable hors de Bangoua et environs.

    • Il n’y a pas que les ndè qui sont en train de disparaitre. Nous avons aussi le respect, le droit et l’appellation de l’ainé, de la personne qui t’a bercé. NZA est un mot qui a pratiquement disparu à Bangoua. Aujourd’hui, le prénom a remplacé cette appellation ho combien respectueuse ! Tu ne pouvais pas appelé quelqu’un nza et chercher querelle avec lui. Tout le monde appelle tout le monde par le prénom ou un petit nom sans signification, genre bébé, mamy, papy, coucou ; comme si tout le monde était né le même jour.

    APPRENONS NOTRE CULTURE ET REVALORISONS LES ASPECTS POSITIFS.

    Par Mwemboh Soup TCHUINDJANG Job

  • CUISINE: POMMES PILÉS AU HARICOT ROUGE

    *Ingrédients* :

    • 1kg de haricots rouges (équivalent de 3boites de lait sur nos marchés locaux)
    • 3kg de pommes de terres (pour 1000f environ)
    • 125ml d’huile de palme rouge.
    • 01 oignons (pour relever le goût du repas)
    • sel de table et piment frais (selon la convenance)

    *Préparation*

    1. Tremper les haricots dans une grande quantité d’eau et les laisser reposer pendant 6 heures minimum. (Afin de faciliter la cuisson)
    2. Les-rincer et les faire cuire dans une marmite en y ajoutant un peu de sel et en les couvrant largement d’eau. (Pour ceux qui ont des problèmes de digestion, il est conseillé d’y ajouter du bicarbonate de soude que nous appelons  » _kangnwouan_  »
    3. Pendant ce temps éplucher les pommes de terre, les laver et les tremper dans de l’eau salée. (Moi je préfère tremper mes pommes de terre à 7h le matin si je veux mon repas prêt à 17h car actuellement les pommes contiennent beaucoup d’eau…)
    4. Lorsque les haricots sont cuits les égoutter et les rincer .
    5. Écraser le piment et réserver
    6. Rincer et égoutter les pommes de terre.
    7. les Faire cuire dans 500ml d’eau. Pour 25 minutes environ.
    8. Lorsque les pommes de terre commencent à être molles, y ajouter la moitié de l’huile de palme et le piment et laisser cuire. (L’huile évitera que la cuisson ne brûle une fois que l’eau aura séché)
    9. découper l’oignon en petits carreaux et les faire revenir dans l’autre moitié de l’huile.
    10. Une fois que l’eau aura complément séché, déposer la marmite sur une surface stable et la maintenir fermement puis bien piler à l’aide d’un pilon de tarot.
    11. Y ajouter les haricots ainsi que les oignons frits et mélanger le tout à l’aide d’une spatule, pilez doucement ce mélange

    Les voisins sincères commencent alors à venir vous demander comment était votre journée?

    Dresser comme bon nous semble.

    Ce plat est traditionnellement dressé en boule.
    Pas besoin de laisser un peu refroid pour qu’il durcisse car l’eau salée aura bien fait son travail.

    Bon appétit à tous

    Lurette Pouemi

  • EXCLUSIVITÉ 8: Du bouillon au Marché Bangoua avec l’auteur de NZEDIE

    La culture permet à l’homme de s’élever au-dessus de lui-même. En favorisant l’éveil aux richesses que chaque milieu et que chaque individu possède, la culture établit un trait d’union entre les autres et soi-même; elle permet de communiquer, elle est rencontre de l’autre. Parfois elle permet de se perdre pour mieux se retrouver. 2008 – 2021, 13 ans déjà que ce projet vit ou survit, mais jamais il n’a trahit ses objectifs de départ : celui de la promotion du village Bangoua. Rendu à la 8ième saison de cette brillante émission « Exclusivité », force est de constater que le chemin est encore loin car le village regorge d’énormes talents comme cette révélation que nous allons vous faire dans ce chapitre épique de notre émission. “EXCLU ICIBANGOUA” épisode 7 a connu plus de 800 visites sur la page, un record qui ne cesse de grandir, une preuve que nous avons une communauté derrière nous que nous devons désormais entretenir et fortifier en portant au firmament ses enfants. Notre audience augmente et nous motive à aller de l’avant dans la promotion du patrimoine intellectuel caché de Bangoua. Nous avons décidé de donner la voix aux sans voix et le programme “EXCLU ICIBANGOUA” est né.

    Elle a pris une petite partie de son temps pour consacrer comme d’habitude à son village. Elle est l’auteur-compositeur du titre « Papa Choco ». Elle se nomme Christello Tambou.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Bonjour chère sœur, Qui est Christelle Tambou?

    CHRISTELLE TAMBOU (CT): Je suis Christelle Tambou artiste musicienne, auteur compositeur et interprète. Née le 30 Octobre 1987 à Bangoua.

    ICIBANGOUA: A part le musique quelle autre facette ne connaissons nous pas de Christelle Tambou?

    CT: J’ai fait mes études primaire et secondaire à Bangangté, puis l’Université de Yaoundé 1 où j’obtiens une licence en Biochimie et par la suite un master en sciences de l’éducation.

    ICIBANGOUA: Alors, et cet amour pour la musique? Comment êtes-vous entré dans ce monde de la poésie chantante?

    CT: La musique est venue à moi dès ma tendre enfance. Au lycée c’était avec beaucoup d’enthousiasme que j’interprétais des chansons que j’appréciais lors des kermesses. Une fois à l’Université je me suis inscrite au YUM (Yaoundé University Music). Et en 2011 j’ai tenté ma chance dans l’émission de télé réalité Star de Demain, ou je suis sortie 2ieme finaliste. Dès lors j’ai enchaîné des scènes à n’en plus finir. Ma grande école de live a été les brasseries du Cameroun, et jusqu’à nos je ne passe pas à côté d’une occasion d’apprendre tant que cela va améliorer mes compétences.

    ICIBANGOUA: Ça fait combien de temps que vous êtes dans la musique?

    CT: J’ai commencé comme choriste dans la chorale voix d’ange de l’EEC de Mfetom lorsque j’avais 7ans. Cela fait exactement 27 ans depuis ma première initiation.

    ICIBANGOUA: Ça mérite une bonne célébration !!!

    CT: (Rires) Ce n’est pas faux. On doit célébrer, mais le moment n’est pas encore arriver. Néanmoins je célèbre chaque instant que je monte sur la scène. Ces moments de communion avec mon peuple sont inestimables pour moi.

    ICIBANGOUA: Ah oui, est-ce pour cela que votre style semble si diversifié?

    CT: Exactement. Je fais du benskin, du makossa Soul, l’Afro Pop.  Ma plus grande fierté serait d’explorer les différentes rythmes des régions du Cameroun, de faire valoir la beauté de notre gamme Pentatonique.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Christelle, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?

    CT: Généralement, je ne choisis pas mes sujets de chants. Il suffit d’une situation qui me touche pour que mon cerveau et mon âme me fassent parvenir une inspiration qui sera la source même de mon œuvre.

    ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?

    CT: Aujourd’hui oui. J’accorde de l’importance à la qualité des œuvres que j’aimerais faire parvenir au grand publique. Lorsqu’on s’engage sur ce chemin on devient exigeant.

    ICIBANGOUA: Faites intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?

    CT: On ne saurait travailler seul si l’on veut arriver à un certain niveau. Bien évidemment je suis entourée de musiciens professionnels,  d’arrangeurs, de communicateurs, de chorégraphe, graphiste qui ont une place de choix dans ce que je fais.

    ICIBANGOUA: Pour vous quel est le rôle de l’artiste dans sa société?

    CT: Les grandes révolutions dans le monde sont généralement accompagnées de révolution artistique. L’artiste conscientise, guérit, ou abêti à travers ses chansons. L’art est utile pour toute société si la société sait s’en servir.

    ICIBANGOUA: Faites-vous un autre métier que la musique?

    CT: En dehors de la musique je suis partenaire d’une entreprise de Cosmétiques OYIN, nous faisons dans la fabrication de savon noir associé à différents produits naturels qui concourent à rendre belle la peau sans toutefois l’abîmer. En somme nous sommes contre la dépigmentation de la peau.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Votre meilleure expérience dans ce métier?

    CT: L’une de mes plus belles expériences dans mon parcours musicale est ma première rencontre avec la communauté Bangoua de Bangangté lors de l’installation du représentant du chef Bangoua, par le chef Bangoua. Tous étaient agréablement surpris de constater qu’ils avaient une chanteuse Bangoua qui chantait en Bangoua. Chose apparemment « Difficile »☺️. Le chef m’a particulièrement félicité et dès lors m’a accompagné quand besoin était.  Qu’il apparaisse d’ailleurs dans le clip NZEDIE était pour moi quelque chose de formidable que n’oublierai jamais.

    ICIBANGOUA: Parler nous de votre prochain travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    CT: Actuellement je suis dans la préparation de mon prochain album, avec de grandes collaborations que je préfère taire pour le moment.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    CT: À la jeunesse je dirais, osez, croyez en vous, et travaillez dur. Vous serez récompensés.

    ICIBANGOUA: Merci infiniment Christelle Tambou pour tout ce que vous faites afin de rehausser l’image de notre village. Nous serons ravis de vous recevoir une fois de plus dans un futur proche pour nous parler de vos nouveaux projets.

    CT: Je vous remercie humblement Monsieur Clotaire Ntienou du temps que vous m’avez accordé durant notre entretien et de l’amour que vous déployer pour notre village Bangoua. Au plaisir.

  • RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE: 2ème PARTIE – CAS DU CAMEROUN

    RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE AU CAMEROUN

    La majeure partie de la population du Cameroun, considère qu’il n’est pas réellement utile de payer pour la protection contre le risque de maladies. Beaucoup ne sont aussi que très peu conscients face aux risques importants d’en attraper une.

    En Afrique sub saharienne, la performance du Cameroun en matière de couverture du risque maladie est la plus faible : le Gabon et le Cap Vert couvrent plus de la moitié de leur population, et des pays tels que le Sénégal, Tanzanie, Côte d’Ivoire avec une dépense totale de santé inférieure au Cameroun ont des taux de couverture entre 50 et 145 fois plus élevés.

    Le Cameroun, est un pays d’Afrique en développement, où la majeure partie de la population n’a pas accès aux soins de santé. Ils sont en effet moins de 2 % à avoir une assurance maladie.

    Pédiatrie Hôpital Protestant de Bangoua

    L’assurance maladie réservée à une élite au Cameroun

    De plus, le paiement des soins se fait généralement de manière directe dans les centres de santé. Plus de 600 milliards de Francs CFA sont dépensés chaque année auprès des hôpitaux. Les personnes très pauvres, pensent aussi qu’il est préférable de pratiquer l’automédication et d’acheter les médicaments auprès des vendeurs à la sauvette plutôt que d’avoir une assurance santé. L’assurance maladie est donc vue comme un service réservé à l’élite Camerounaise.

    Malgré les efforts de promotion des mutuelles de santé depuis une décennie et l’existence d’une vingtaine de compagnies privées proposant des polices d’assurance maladie, à peine 5% de la population camerounaise bénéficie d’une couverture du risque maladie. Cette situation explique en partie que la dépense de santé des ménages s’effectue à 94,6% sous forme de paiements directs au point de délivrance lors des épisodes de maladie soit une somme estimée à 556 Milliards annuels en 2020.

    Ce mode d’achat des soins et services de santé est inefficient, les indicateurs de santé du Cameroun sont moins bons que ceux des pays africains allouant moins de ressources à la santé des populations, la dépense de santé au Cameroun porte à plus de 75% sur les examens médicaux et les médicaments de marque alors que l’Etat subventionne de façon substantielle les médicaments génériques. D’autres prestations subventionnées par l’Etat sont sous utilisées en raison de l’obligation d’un paiement cash préalable pour y accéder.

    Les facteurs sous jacents 

    La faible couverture du risque maladie sont entre autres:

    1. la méfiance des ménages vis-à-vis des mutuelles de santé et des compagnies privées d’assurances;
    2. l’absence d’obligation d’être assuré contre le risque maladie qui transforme l’assurance maladie en un service réservé à une élite;
    3. l’ignorance des avantages inhérents à l’assurance maladie par une large frange de la population;
    4. la pauvreté et le montant élevé des primes d’adhésion et des cotisations annuelles;
    5. la forte prévalence de l’emploi dans le secteur informel.

    Ainsi, la faible adhésion aux mécanismes d’assurance maladie au Cameroun tient entre autres à ce que :

    • Le risque maladie est ignoré dans le portefeuille de sécurité sociale de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale-CNPS ne gérant que la vieillesse, les retraites, les allocations familiales, les accidents et maladies professionnels, les
      employés de la CNPS disposent d’une mutuelle santé .
    • Les montants des primes des assurances commerciales sont inaccessibles pour la majorité des employés et largement au dessus de la dépense de santé moyenne des ménages
    • L’assurance est méconnue et les populations ne perçoivent pas la pertinence de payer pour la protection contre le risque maladie au regard des nombreuses aubaines nées des actions sanitaires publiques ou privées à caractère « caritatif »
    • Les croyances et normes sociales influencent lourdement la perception des gains potentiels de l’adhésion à un mécanisme d’assurance maladie, certains individus pauvres estiment que les pertes encourues en cas de maladie sont plus faibles que le coût de l’adhésion puisqu’ils peuvent aisément recourir au tradipraticien, à l’automédication auprès des vendeurs ambulants de médicaments dont le coût est jugé plus abordable; plusieurs études sur les mutuelles de santé constatent une désaffection des mutuelles communautaires malgré des primes mensuelles individuelles fixées entre 100 et 600 FCFA.

    Voilà ainsi l’état général de l’assurance maladie au Cameroun

    Rodeo Yannick Nguemo (Cooper)

  • LA RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE 1ère Partie

    CONCEPT GÉNÉRAL AUTOUR DE L’ASSURANCE MALADIE.

    Nous commencerons par analyser le concept de l’assurance maladie de façon générale, et ensuite les réalités de couverture au Cameroun.

    L’assurance maladie est un dispositif chargé d’assurer un individu face à des risques financiers de soins en cas de maladie, ainsi qu’un revenu minimal lorsque l’affection prive la personne de travail.

    Donc de façon générale, elle permet aux personnes (les assurés) qui sont confrontées à des risques de maladie, maternité, invalidité, de pouvoir bénéficier du remboursement de leur frais médicaux, ainsi que d’un versement d’un revenu de remplacement en cas d’arrêt de travail.

    Le rôle de l’assurance maladie est de protéger durablement la santé de chacun, dans sa vie personnelle ou professionnelle, en agissant auprès de tous. … Concrètement, elle accompagne les assurés tout au long de leur vie, en prenant en charge leurs soins quels que soient leurs ressources, leur situation ou leur état de santé.

    L’OBJET DE LA GARANTIE COUVERTURE MALADIE.

    La présente assurance a pour objet de rembourser à l’assuré ou à ses ayants droit les dépenses d’ordre médical et chirurgical occasionnées par une maladie ou un accident dans les limites des garanties prévues aux Conditions particulières. Il s’agit de protéger les personnes contre les conséquences pécuniaires de la maladie, de l’accident et de la maternité.

    Cette assurance a une nature double:

    • Elle est d’abord une assurance de personne dans la mesure où l’assureur promet des sommes fixées indépendamment de toute question de préjudice (incapacité journalière, accouchement, décès accidentel). les prestations se font généralement en espèces, parle versement des sommes d’argent sous forme de capital, de rente ou d’indemnités journalières pour compenser la perte de revenus en cas d’incapacité temporaire ou permanente. Ces prestations en espèces relèvent du principe forfaitaire.
    • D’autre part, elle est principalement une assurance de dommages soumise comme telle au principe indemnitaire, dans la mesure où l’assureur s’engage à rembourser tout ou partie des frais pharmaceutiques occasionnés par la maladie ou l’accident garanti. Le paiement de la prime déclenche l’effet de la garantie. Les prestations garanties sont généralement les prestations de base. Il s’agit des dépenses de santé courante à savoir: le remboursement des frais médicaux, pharmaceutiques, analyses, radiologie, petite chirurgie, maternité, honoraires de médecins, prise en charge des frais d’hospitalisation etc.

    L’assurance maladie ne prenant pas entièrement les aléas de la santé, il existe ce qu’on appelle des extensions de garantie pour des maladies spécifiques pouvant affecter le capital souscrit moyennant une surprime, les extensions de garanties suivantes peuvent être accordées:

    • Prise en charge des soins dentaires, frais d’optiques, de maternité dans la limite d’un capital fixé.
    • Soins à l’étranger: ils comprennent les frais médicaux, pharmaceutiques et d’hospitalisation dans la limite des plafonds indiqués, les frais de soins dentaires (prothèse exclue sauf en cas d’accident justifié et entraînant la perte de deux dents au moins) dans la limite des plafonds indiqués, les frais d’optique médicale dans la limite des plafonds indiqués, les frais de séjour en cas de traitement externe.
    • Les frais d’obsèques: Cette assurance a pour objet de verser aux ayants droit la somme convenue au contrat pour leur permettre de faire face aux frais funéraires occasionnés par un décès accidentel ou consécutif à une maladie non exclus, dans les limites des garanties prévues aux Conditions particulières.
    • Evacuation sanitaire: C’est la prise en charge par la compagnie des frais de transport aller-retour couvrant l’achat d’un billet d’avion, pour l’évacuation sanitaire vers un pays d’AFRIQUE, d’EUROPE ou du MONDE, de l’assuré malade ou accidenté. Cette garantie s’étend également au billet d’avion de son accompagnateur jugé indispensable par l’équipe médicale, aux frais de transport accompagnateur; Rapatriement et transfert du corps suite à évacuation; frais post-mortem (morgue, habillement, cercueil, rapatriement).
    • Assistance: Frais médicaux suite à une maladie ou lésion survenue à l’étranger. En cas de maladie ou lésion de l’assuré durant son séjour à l’étranger, l’assureur prend en charge et se substitue éventuellement à l’assuré pour payer les frais nécessaires et raisonnables d’hospitalisation, des interventions chirurgicales, les honoraires des médecins et les produits pharmaceutiques prescrits par son médecin traitant. Ne sont toutefois pas pris en charge les frais médicaux engagés pour un traitement prescrit dans son pays de résidence, d’une maladie chronique ou mentale, préalablement connue ou non, avant le départ à l’étranger du assuré ou qui nécessitent techniquement un contrôle médical régulier).
    • Rapatriement du corps: la compagnie prend en charge les frais de traitement post mortem, de cercueil, de mise en bière et de rapatriement du corps ( transport proprement dit et frais divers) de l’Assuré, décédé à la suite d’une maladie ou d’un accident dont il serait victime, ou incapable de rentrer dans les conditions normales du voyage.

    Voilà ainsi présenté le concept d’assurance maladie

    Rodeo Yannick Nguemo (Cooper)

     

  • CUISINE: COUSCOUS NDOLÈH

    RÉUSSIR SON NDOLÉ PAS À PAS

    RECETTE

    • 1kg de viande de bœuf
    • 500 gr d’arachide dépulpées
    • 400 gr de ndolè
    • 4 gros oignons ( j’adore)
    • 30 gr d’écrevisses séchés
    • 1/2 l d’huile
    • du piment (À votre convenance)
    • un peu de gingembre
    • le bas du poireau
    • poivre blanc , sel, cube, ail,

    PRÉPARATION

    1. Tout d’abord mettre votre marmite au feu et y rajouter de l’huile d’arachide
    2. Pendant que l’huile chauffe, découper déjà un oignon que vous allez ensuite mettre dans la marmite d’huile au feu, puis y rajouter votre viande préalablement découper et laver à double voir triple eau.
    3. Mettez en du sel et un cube puis rajouter un peu de piment à l’intérieur (généralement je rajoute du piment en morceau donc 1 piment).
    4. Lorsque la viande mijote de sa propre eau, rajoutez en de l’eau et laissez que la viande continue de cuire.
    5. Pendant que la viande est au feu, le mélange des condiments doit déjà être écrasé avec ses arachides mais surtout et j’insiste, n’ecrasez pas très cuit les arachides, les condiments oui mais pas les arachides.
    6. Une fois que vous ressentez que la viande est à moitié cuite, rajoutez en les arachides et ses condiments à l’intérieur du mélange qui est en ébullition et laissez cuire de nouveau.
    7. De temps en temps, bien vouloir ouvrir votre marmite afin de remuer votre préparation. Une fois que vous estimez la préparation prête, c’est dire lorsque vous voyez que l’arachide commence à prendre de l’épaisseur et que l’eau a bien réduit pendant une cuisson qui a durée au moins 25 min, alors préparez vous à y rajouter votre ndolè préalablement lavé.
      Une fois le ndolè mis à l’intérieur de la marmite, bien remuer en y rajoutant de nouveau du sel, cube à votre convenance, puis laissez mijoter de nouveau.

    Hummm le goût ? mais c’est pas tout

    TOUCHE FINALE >> Une fois mijoté, déposez la marmite de ndolè et à l’aide d’une poêle, mettez de nouveau de l’huile au feu. Découpez en les oignons de nouveaux bien évidemment en dehors de ce qui a été mis dans la viande et écrasé avec les arachides. (je l’ai précisé au début, j’adore les oignons?). Mettre ces oignons dans l’huile qu’on a mis à chauffer et bien remuer. Lorsque les oignons sont dorés, rajoutez en les écrevisses, remuez un tout petit peu et versez le mélange obtenu dans la marmite de ndolè. Remuez sagement afin que cela puisse bien se repartir dans la marmite et oups, votre NDOLÈ est prêt???✌?✌?✌?✌?✌?✌?

    NOTRE ACCOMPAGNEMENT: DU BON COUSCOUS MAÏS

    RECETTE

    • Maïs
    • Eau

    PRÉPARATION

    1. Dans une marmite, mettre de l’eau au feu jusqu’à ébullition. Pendant que l’eau est au feu, le maïs préalablement écraser doit être tamisé et le son de ce maïs lavé.
    2. Une fois que l’eau est donc en ébullition, bien vouloir à l’aide d’un grand bol ou d’un grand gobelet, diminuer l’eau qui est au feu pour y laisser un tout petit peu pouvant vous permettre de préparer le son de ce maïs.
    3. Généralement pour préparer cela, nos mamans nous on toujours dit qu’il fallait y rajouter un peu de la farine de maïs dans le son afin que celui ci soit un peu plus vite lourds et que le couscous réussisse bien sa cuisson.
    4. Par conséquent et après avoir fait comme indiqué, rajoutez ce son dans la marmite ,, bien remuez jusqu’à obtenir une patte epaisse et laissez cuire pendant quelques minutes. Une fois que le son est prêt, bien vouloir rajouter de la farine de maïs et le seul secret ici c’est de tourner.
    5. Tourner en y rajoutant de l’eau si vous voyez que cela est nécessaire et dépendant de votre quantité de maïs. Laissez cuire pendant un moment et recommencez le processus, tourner et tourner encore jusqu’à ce que vous estimez qu’il peut être prêt.
    6. Emballez dans des feuilles de bananiers pour plus de goût ou alors dans les sachet comme d’aucuns le font?.

    Vanessa TCHOUANKAM

  • Programme spécial de la semaine du 26 Juillet au 1er Août 2021 – Forum BMBV sur WhatsApp

    Si tu veux participer au changement, tu as le droit d’être dans ta communauté, celle qui t’écoute, te valorise et se soucis de ton développement personnel et professionnel. Rejoins la via le forum social BMBV sur WhatsApp. https://chat.whatsapp.com/HAFIpSMyxoAKsrPn1bh5AA

    *Programme spécial de la semaine du 26 Juillet au 1er Août 2021*

    Thématiques au programme: *Métier du jour, Éducation, Culture, Santé, Gastronomie, Entrepreneuriat…*

    *Tranche horaire: 20:00-00:00*

    *Lundi 26 DÉBAT/ÉCHANGE:* La COVID-19. Quelles conséquences dans notre communauté ? Avez vous-même vécu un cas d’infection? Comment avez vous réagi ? Quel impact sur votre vie? (TOUT LE MONDE PARTICIPE)

    *Mardi 27 EXPOSÉ/FORMATION:* DÉMYSTIFIER L’ENTREPRENEURIAT. C’est quoi exactement ? (Guy Merlin Tchagoua)

    *Mercredi 28 – DÉBAT/ÉCHANGE:* *Lorsqu’on n’en peut plus avec l’école, comment assurer une bonne transition dans sa vie et ne pas être victime de la conjoncture socioéconomique ?* (TOUT LE MONDE PARTICIPE)

    *Jeudi 29 – EXPOSÉ/FORMATION:* la réalité de l’assurance maladie au Cameroun. (COOPER)

    *Vendredi 30 – EXPOSÉ/FORMATION*
    Theme: C’est quoi le nkak et toutes les cérémonies qui l’entourent ? (INVITÉ SPÉCIAL)

    *Samedi 31 – Ndah Ndah* le Ndah’Ndah se fera en voice. On prône ici le dialogue en langue, les chants, les contes et proverbes en langues exclusivement.

    *Dimanche 01/08 – SPECIAL CUISINE*
    Une recette culinaire surprise Bangoua ou de ses environs. (LURETTE POUEMI)

  • Etudier Architecture au Cameroun Par Sa’ah Pieumi un exposé sur le forum BMBV

    Avant toute chose,  j’aimerais définir l’architecture.

    Classé premier Art parmi les 10 arts majeurs,  l’architecture est l’art de concevoir et construire les édifices.

    • 1er art  L’architecture  
    • 2ème art  La sculpture  
    • 3ème art  Les arts-visuels (peinture et dessin)  
    • 4ème art  La musique
    • 5ème art  La littérature et la poésie  
    • 6ème art  Les arts de la scène (théâtre, danse, mime, cirque)  
    • 7ème art  Le cinéma  
    • 8ème art  Les arts médiatiques (télévision, radio, photographie)  
    • 9ème art  La bande-dessinée.
    • 10ème art  Les jeux vidéo/l’art numérique

    Parlant de l’architecture au Cameroun,  c’est un métier pas très connu jusqu’ici,  pourtant il y a plus de 10 ans que les premières  écoles d’architecture ont vu le jour au Cameroun. Aujourd’hui au nombre de 5, ces écoles sont pour certaines privées, et publiques pour d’autres.

    Réalisation: www.gbcameroun.com

    Entre autre :

    • l’IBAF devenue l’IBA de Foumban, faculté de l’université de Dschang, basée à Foumban,
    • l’IBA (Institut de Beaux-Arts) de Nkongsamba faculté de l’université de Douala basée à Nkongsamba,
    • l’ENSTP (École Nationale Supérieure des Travaux Publics) de Yaoundé,
    • Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA) à Yaoundé Bastos,
    • l’Ecole d’architecture de l’UDM (Université des Montagnes), située à Bangangté.

    Il est important de noté que les deux dernières écoles sont privées et les trois autres publiques. Privées comme publiques,  ces écoles admettent tout citoyen (Camerounais ou étrangers) ayant un baccalauréat scientifique, pour une formation continue d’une durée de 5 ans suivie de 2 ans de stages dans un Cabinet d’architecture agréé.

    La formation en Architecture dure ainsi 5 années pendant lesquelles les futurs Architectes bénéficient d’un ensemble de connaissances pratiques et théoriques devant leur permettre  non seulement d’avoir les fondamentaux du métier, mais également de pratiquer le métier d’Architecte. Cela dit,  il si vous arrêtez en troisième année,  vous n’aurez pas de qualification, donc pas de correspondance.

    Réalisation: www.gbcameroun.com

    Pour ce qui est de la formation,  après 5 ans d’études dans une des écoles sus mentionnées,  le futur architecte obtient son diplôme d’études supérieure en Architecture,  ce qui lui donne le quitus de faire 2 ans de stage dans un cabinet d’architecture régulièrement inscrit au tableau de l’ONAC (Office National des Architectes du Cameroun). C’est seulement après cette durée (7ans) que vous pourriez légalement exercer le métier.

    Impossible hier,  après l’harmonisation des programmes d’enseignement, il est désormais possible de passer d’une école d’architecture à l’autre.

    En conclusion, nous pouvons retenir que l’architecture se fait chez nous,  que les écoles sont ouvertes sous certaines conditions, et qu’il est désormais possible de devenir Architecte après quelques années d’études.

    Sa’ah Pieumi Patrick

     

    QUESTIONS/REPONSES.

    Est-ce qu’un ingénieur de génie civil peut devenir architecte dans son domaine ?

    Oui les ingénieurs peuvent faire architecture, ils sont soumis aux mêmes conditions que le reste.

    Quelle différence entre architecture et génie civil?

    L’architecte est le maître d’œuvre,  l’ingénieur est spécialisé dans un domaine. Pour le commun des mortels, les architectes et les ingénieurs civils semblent faire sensiblement la même chose. Par contre l’ingénieur de génie civil est spécialisé dans les éléments suivants,  le sol,  les matériaux de construction, la conception des structures. Mais lorsque l’on connaît bien ces deux professions, on réalise qu’elles sont en fait assez différentes.

    Quelles différences entre un urbaniste et architecte ?

    Un urbaniste est un spécialiste de l’aménagement urbaniste, de l’architecture à l’échelle macroscopique pourtant un architecte est spécialisé sur les composants de l’urbanisme.

    Qu’est-ce qu’un maître d’ouvrage ?

    Les architectes sont des généralistes, ils doivent parler “plusieurs langues”, dont celle des ingénieurs afin de pouvoir faire la coordination de tous les éléments du projet. Ils sont responsables du respect du concept général

    L’architecte coordonne l’intervention des autres professionnels comme l’ingénieur, le technologue en architecture, l’architecte-paysagiste ou l’arpenteur-géomètre, Y compris tous les autres lots techniques : Plomberie sanitaire et assainissement,  électricité,  climatisation, sécurité incendie, menuiserie bois,  menuiserie alu,  vitrerie,  carrelage, peinture… ameublement…

    Réalisation: www.gbcameroun.com

    Aujourd’hui on observe dans nos villes l’écroulement des édifices est ce que ces problèmes sont dû pas le non apport de l’expertise d’un architecte ?

    Le mal est plus profond,  la responsabilité est partagée. Entre le manque de culture des investisseurs,  maîtres d’ouvrages,  la non évaluation du risque,  la mauvaise organisation de l’état et la société,  l’inconscience de certains professionnels,  l’usurpation de titre par certains…

    ONAC compte combien d’architectes actuellement ?

    Moins de 300 architectes

    Quels sont le Les frais de scolarité pour l’institut de beaux-arts de Foumban filières architecte

    50.000FCFA par an pour les Beaux-Arts,  235.000FCFA pour l’école des travaux et plusieurs millions pour ESSACA et l’UDM.

    SVP quels sont les privilèges ou avantages à être inscrits au tableau de l’ordre?

    Premièrement la légalité, qui s’ajoute sur la légitimité,  les opportunités, la participation aux appels d’offres publiques…

    SVP c’est quoi en gros la procédure pour un camerounais qui a étudier ailleurs et accéder à l’ONAC?

    Déposer son dossier au secrétariat de l’ordre,  il sera étudié. Le candidat passera l’audition,  si tout est bon  il pourra prêter serment à l’ Assemblée Générale suivante.