Category: Cuisine

  • CUISINE: Légumes sautés + plantains vapeur par Aimée DJAMPOU

    Quelques informations importantes à connaître.

    Les légumes :
    Les légumes sont le groupe alimentaire qui devrait occuper la plus grande place de votre assiette. Ils doivent être frais, cultivés localement et organiques. Vous devriez en consommer une majorité d’entre eux cru.


    Ce sont des aliments essentiels, car sources de vitamines, de minéraux, de fibres. Sans légumes, vous privez votre organisme d’un éventail de micro-nutriments bénéfiques pour être en bonne santé.
    Presque tout le monde serait en mesure de consommer autant de légumes que possible pour augmenter la quantité de fibres, les phytonutriments essentiels et, surtout, le potassium, qui comprime le sodium dans les aliments transformés. (https://medium.com/essentiels/pourquoi-manger-des-l%C3%A9gumes-est-essentiel-pour-%C3%AAtre-en-bonne-sant%C3%A9-1ef090e49d7a).

    La banane plantain :
    Le plantain dispose de nombreuses propriétés thérapeutiques. Une raison de plus pour ne pas s’en priver. La banane plantain n’est pas seulement savoureuse, elle dispose aussi d’une valeur nutritive hors du commun et a la capacité de soigner efficacement et/ou prévenir un certain nombre de maladies. Elle est très riche en vitamine C. Cela signifie qu’elle peut renforcer le système immunitaire et aider le corps à réduire les infections.

    La vitamine C protège également contre les maladies auto-immunes, qui touchent notamment les femmes. Elle contient aussi de la vitamine A, essentielle à la santé de la peau et des yeux, car elle permet aux membranes muqueuses de fonctionner correctement. Elle soulage la douleur et les ballonnements, en particulier pendant le cycle menstruel, en raison de sa teneur élevée en potassium. Elle est riche en magnésium et donc peut aider à réduire les risques de maladies cardiaques. Elle ne peut être consommée cuit en état non mûre ou mûr. (https://www.nofi.media/2017/11/banane-plantain/45056)

    Ingrédients principaux :

    • Plantains
    • Légumes
    • Viande
    • Tomate
    • Poivron
    • Oignon
    • Cube
    • Ail
    • Sel
    • Huile

    Préparation des légumes, plantains et de la viande:

    – Nettoyer et découper les légumes.
    – Puis laver 3 à 4 fois pour que les légumes ne soient pas sablés.
    – Nettoyer les condiments et les découper.
    – Écraser le ail et le piment.
    – Nettoyer (éplucher et laver) les plantains.
    – découper la viande en morceaux selon votre goût
    – préparer les marmites et autres ustensiles nécessaires.

    Cuisson :

    – Poser un peu d’eau au feu dans une cocotte laisser bouillir pendant 10 minutes en mettant un peu de sel et le kanwa.
    – Pendant ces 10 minutes, sur un autre foyer a côté (si nous préparons sur du foyer a gaz, si nous préparons sur du foyer à bois, nous devrons préparer la viande en avance) posons une marmite au feu et ajoutons suffisamment de l’eau puis rajoutons notre viande et laissson cuire un peu plus de 25 minutes ou alors jusqu’à son point de coction.


    – Quitter la viande du feu, essorer et réserver. Le liquide restant peut nous servir plus tard ou le lendemain pour assaisonner par exemple du riz sauté ou du macabo malaxé.
    – Au bout des 10 minutes, ajouter les légumes dans l’eau bouillante et laisser cuire en remuant pendant 30 minutes de cuisson sans fermé la marmite pour garder la couleur verte des légumes.
    – Essorer les légumes, puis les mettre dans une bassine ou tout autre récipient.
    – Mettre de l’huile (a vôtre convenance) dans la cocotte puis faire frire les condiments pendant 15 min.


    – Rajouter la viande, remuer et laisser mijoter une dizaine de minutes.
    – Puis faire revenue les légumes, remuer et laisser mijoter pendant 15min.
    – Pendant ce temps ou quand nos légumes sont prets, faire cuire (bouillir) les plantains non mûrs ou mûrs avec beaucoup d’eau pendant 15min (mûr) ou 40min (non mûr) dans une cocotte.


    Le tout est prêt pour servir. Monter les plats à votre convenance et accompagner le d’un bon litre de vin de raphia.

    Bonne appétit.

    Aimée DJAMPOU

  • CUISINE: POMMES PILÉS AU HARICOT ROUGE

    *Ingrédients* :

    • 1kg de haricots rouges (équivalent de 3boites de lait sur nos marchés locaux)
    • 3kg de pommes de terres (pour 1000f environ)
    • 125ml d’huile de palme rouge.
    • 01 oignons (pour relever le goût du repas)
    • sel de table et piment frais (selon la convenance)

    *Préparation*

    1. Tremper les haricots dans une grande quantité d’eau et les laisser reposer pendant 6 heures minimum. (Afin de faciliter la cuisson)
    2. Les-rincer et les faire cuire dans une marmite en y ajoutant un peu de sel et en les couvrant largement d’eau. (Pour ceux qui ont des problèmes de digestion, il est conseillé d’y ajouter du bicarbonate de soude que nous appelons  » _kangnwouan_  »
    3. Pendant ce temps éplucher les pommes de terre, les laver et les tremper dans de l’eau salée. (Moi je préfère tremper mes pommes de terre à 7h le matin si je veux mon repas prêt à 17h car actuellement les pommes contiennent beaucoup d’eau…)
    4. Lorsque les haricots sont cuits les égoutter et les rincer .
    5. Écraser le piment et réserver
    6. Rincer et égoutter les pommes de terre.
    7. les Faire cuire dans 500ml d’eau. Pour 25 minutes environ.
    8. Lorsque les pommes de terre commencent à être molles, y ajouter la moitié de l’huile de palme et le piment et laisser cuire. (L’huile évitera que la cuisson ne brûle une fois que l’eau aura séché)
    9. découper l’oignon en petits carreaux et les faire revenir dans l’autre moitié de l’huile.
    10. Une fois que l’eau aura complément séché, déposer la marmite sur une surface stable et la maintenir fermement puis bien piler à l’aide d’un pilon de tarot.
    11. Y ajouter les haricots ainsi que les oignons frits et mélanger le tout à l’aide d’une spatule, pilez doucement ce mélange

    Les voisins sincères commencent alors à venir vous demander comment était votre journée?

    Dresser comme bon nous semble.

    Ce plat est traditionnellement dressé en boule.
    Pas besoin de laisser un peu refroid pour qu’il durcisse car l’eau salée aura bien fait son travail.

    Bon appétit à tous

    Lurette Pouemi

  • CUISINE: COUSCOUS NDOLÈH

    RÉUSSIR SON NDOLÉ PAS À PAS

    RECETTE

    • 1kg de viande de bœuf
    • 500 gr d’arachide dépulpées
    • 400 gr de ndolè
    • 4 gros oignons ( j’adore)
    • 30 gr d’écrevisses séchés
    • 1/2 l d’huile
    • du piment (À votre convenance)
    • un peu de gingembre
    • le bas du poireau
    • poivre blanc , sel, cube, ail,

    PRÉPARATION

    1. Tout d’abord mettre votre marmite au feu et y rajouter de l’huile d’arachide
    2. Pendant que l’huile chauffe, découper déjà un oignon que vous allez ensuite mettre dans la marmite d’huile au feu, puis y rajouter votre viande préalablement découper et laver à double voir triple eau.
    3. Mettez en du sel et un cube puis rajouter un peu de piment à l’intérieur (généralement je rajoute du piment en morceau donc 1 piment).
    4. Lorsque la viande mijote de sa propre eau, rajoutez en de l’eau et laissez que la viande continue de cuire.
    5. Pendant que la viande est au feu, le mélange des condiments doit déjà être écrasé avec ses arachides mais surtout et j’insiste, n’ecrasez pas très cuit les arachides, les condiments oui mais pas les arachides.
    6. Une fois que vous ressentez que la viande est à moitié cuite, rajoutez en les arachides et ses condiments à l’intérieur du mélange qui est en ébullition et laissez cuire de nouveau.
    7. De temps en temps, bien vouloir ouvrir votre marmite afin de remuer votre préparation. Une fois que vous estimez la préparation prête, c’est dire lorsque vous voyez que l’arachide commence à prendre de l’épaisseur et que l’eau a bien réduit pendant une cuisson qui a durée au moins 25 min, alors préparez vous à y rajouter votre ndolè préalablement lavé.
      Une fois le ndolè mis à l’intérieur de la marmite, bien remuer en y rajoutant de nouveau du sel, cube à votre convenance, puis laissez mijoter de nouveau.

    Hummm le goût ? mais c’est pas tout

    TOUCHE FINALE >> Une fois mijoté, déposez la marmite de ndolè et à l’aide d’une poêle, mettez de nouveau de l’huile au feu. Découpez en les oignons de nouveaux bien évidemment en dehors de ce qui a été mis dans la viande et écrasé avec les arachides. (je l’ai précisé au début, j’adore les oignons?). Mettre ces oignons dans l’huile qu’on a mis à chauffer et bien remuer. Lorsque les oignons sont dorés, rajoutez en les écrevisses, remuez un tout petit peu et versez le mélange obtenu dans la marmite de ndolè. Remuez sagement afin que cela puisse bien se repartir dans la marmite et oups, votre NDOLÈ est prêt???✌?✌?✌?✌?✌?✌?

    NOTRE ACCOMPAGNEMENT: DU BON COUSCOUS MAÏS

    RECETTE

    • Maïs
    • Eau

    PRÉPARATION

    1. Dans une marmite, mettre de l’eau au feu jusqu’à ébullition. Pendant que l’eau est au feu, le maïs préalablement écraser doit être tamisé et le son de ce maïs lavé.
    2. Une fois que l’eau est donc en ébullition, bien vouloir à l’aide d’un grand bol ou d’un grand gobelet, diminuer l’eau qui est au feu pour y laisser un tout petit peu pouvant vous permettre de préparer le son de ce maïs.
    3. Généralement pour préparer cela, nos mamans nous on toujours dit qu’il fallait y rajouter un peu de la farine de maïs dans le son afin que celui ci soit un peu plus vite lourds et que le couscous réussisse bien sa cuisson.
    4. Par conséquent et après avoir fait comme indiqué, rajoutez ce son dans la marmite ,, bien remuez jusqu’à obtenir une patte epaisse et laissez cuire pendant quelques minutes. Une fois que le son est prêt, bien vouloir rajouter de la farine de maïs et le seul secret ici c’est de tourner.
    5. Tourner en y rajoutant de l’eau si vous voyez que cela est nécessaire et dépendant de votre quantité de maïs. Laissez cuire pendant un moment et recommencez le processus, tourner et tourner encore jusqu’à ce que vous estimez qu’il peut être prêt.
    6. Emballez dans des feuilles de bananiers pour plus de goût ou alors dans les sachet comme d’aucuns le font?.

    Vanessa TCHOUANKAM

  • Cuisine: Le gâteau traditionnel – le KOKI

    Bonne après midi à tous??
    Je viens vous présentez ma recette le koki. C’ est une préparation à base du haricots et de l’huile de palme cuite à la vapeur dans une feuille de bananier fermée.

    INDREDIENTS

    1. 1kg de koki (petit haricots blancs)
    2. 1l d’eau
    3. 60cl d’huile de palme rouge
    4. Feuille de bananier pour la cuisson
    5. Piment à son goût
    6. Sel

     

    Étape 1

    1. Trempez vos grains de koki dans une grande qualité d’eau pendant environ 6h de temps
    2. Retirer les grains de l’eau et lavé en enlevant la peau
    3. Nettoyez les feuilles et les chauffées
    4. Écrasez les grains de koki
    5. Versez y dans du mortier ou dans une casserole
    6. Chauffez votre huile de palme

    NB:

    • Juste la rendre liquide et non la blanchir
    • Elle doit être tiède

    Versez la moitié sur la pâte de koki

    Étape 2

    1. Tournez doucement avec une cuillère
    2. Ajoutez du sel tournez pour
    3. Ajoutez le reste d’huile et la moitié de l’eau
    4. Mélangez bien la pâte de façon à ce qu’elle soit homogène
    5. Rajouter le reste d’eau et mélanger à nouveau
    6. La pâte doit être fluide
    7. Arrangez vos feuilles de bananier et versez y une quantité
    8. Attachez au fur et à mesure et mettre dans la marmite sur le feu
    9. Faire cuire pendant environ 3h et votre koki est prêt

    Vous pouvez le manger avec du Plantin, du manioc, de la patate.

    Bonne dégustation

     

    Christelle Chuisseu Choufang

  • MÉTIER DU JOUR: Le Erú

    Aujourd’hui je vais vous faire un met spécial, pas spécial de chez nous (Bangoua) mais spécial de l’endroit où je suis née et donc, j’en suis devenue une vraie amoureuse. Alors ce met est tout simplement le Eru.
    Il faut dire que le eru est un met qui vient du Sud Ouest Cameroun , il est parmi les préférés des habitants de cette région, mais n’est pas uniquement consommé par eux car dans plusieurs autres régions de nos jours, on en trouve.

    Alors, De quoi avons nous besoin pour ce repas et comment le cuisiner.

    Ingrédients :
    – feuilles de waterleaf
    – feuilles d’okok
    – obstacles de tout genre suivant votre préférence c’est à dire,, viande de bœuf, peau de bœuf, poisson fumé, crevettes…
    – huile de palme,
    – sel
    – piment
    – cube Maggi crevette ( si vous le voulez bien car à l’heure d’aujourd’hui, je n’en utilise plus dans mes repas car dit-on, que le cube n’est pas bon pour l’organisme).

    Préparation:

    -Tout d’abord, découper les feuilles d’okok en lamelles très fine, généralement, on trouve ces feuilles déjà découpées sur le marché et surtout les laver soigneusement et bien les faire rincer.
    – ensuite découper les feuilles de waterleaf, cette fois ci, elles doivent être moyennement grosses par rapport aux feuilles d’okok car celles ci rétrécissent considérablement dans la marmite pendant la cuisson. (Laver également ces derniers plusieurs fois).
    – bien nettoyer et rincer les obstacles car ceux ci contiennent souvent du sable, ce qui n’est pas bien pour la consommation.

    Cuisson:

    – À l’aide d’une marmite que vous avez déposée au feu, veuillez y ajouter tous les obstacles nettoyés sauf les crevettes, y mettre un peu d’eau et un peu de sel puis laisser bouillir jusqu’à constater que la viande est cuite. lors de la cuisson de ces obstacles, vous pouvez déjà y ajouter une partie du piment, cela témoignera déjà de l’odeur de la chose☺,
    – faire cuire ensuite et tout d’abord ou alors de préférence le waterleaf jusqu’à ce que ce dernier soit réduit dans la marmite.
    – puis ajouter y de l’okok et remuer les 2 jusqu’à obtention d’un mélange bien homogène.
    – laissez cuire l’okok en tournant de temps à autre, puis une fois que c’est prêt, y ajouter de l’huile de palme et ce, à votre convenance, et y ajouter le reste de piment, laissez mijoter pendant quelques minutes le temps pour l’huile de récupérer la saveur des aliments.
    – enfin, ajoutez en les crevettes et laisser mijoter encore 3 à 5 min environ.
    – c’est prêt.☺


    Vous pouvez l’accompagner du water fufu, du couscous tiapoca de préférence le blanc.

    Bon appétit.

    Les vertues des 3 constituants essentiels du Eru (source: https://237cameroun.online/fr/cuisine/cuisine-de-chez-nous-les-bienfaits-du-eru) :

    Le « Water leaf »

    Ou feuille d’eau, variété d’épinard qui compose le très prisé plat de « Eru » consommé partout au Cameroun. Cuit ou cru, le water leaf est excellent pour la vision, car, riche en vitamine A ; il raffermitet adoucit la peau.

    Il renforce le système immunitaire et participe à la formation des globules rouges. En médecinenaturelle, le water leaf est un excellent antibiotique !

    L’huile de palme

    Contrairement à ce qui pourrait être pensé, l’huile de palme ne contient pas de cholestérol et donc, est bonne pour la santé. De plus, c’est un excellent « coupe-diarrhée ».

    Gnetum africanum

    FumbwaOkokOkazi, Eru… peu importe l’appellation que vous lui donnez, le Gnetum africanumest une plante très prisée en Afrique. On lui reconnait des vertus thérapeutiques. Par exemple, en médecine naturelle, l’Okok est utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle et des hémorroïdesmais également contre le mal de gorge, la dilation de la rate et contre la constipation.

    En mâchant les feuilles de Eru, vous atténuez les effets de l’ivresse et, pour les femmes enceintes(à termecela facilite l’accouchement. Le Eru est aussi utilisé comme antidote contre plusieurspoisons. Dans certains villages du Sud du Cameroun, des boissons alcoolisées sont faites à base d’okok.

    Vanessa Tchouankam

  • MÉTIER DU JOUR: Gastronomie, banane cochon pilée (tsoùh kemboutou’h)

    La banane cochon est l’une des variétés de banane toute petite encore appelée petite naine provenant de Chine et Vietnam à l’origine mais adoptée par les bamiléké pour en faire un met traditionnel: banane cochon pilée.

    Image: Afro Fusion Cuisine

    Direction le marché??‍♀
    Ingrédients
    ? Un régime de banane cochon (la grosseur dépend du nombre de bouche à nourrir)
    ? Haricots noirs ou rouges (cela dépend de vous)
    ? Huile rouge disangué
    ? piment jaune (2 à 4 ça dépend hein me kwouôk zèh soo tewé)
    ? Poivre noir du village(facultatif mais très efficace pour faciliter la digestion du repas??)
    ? Oignon
    ? Sel

    PRÉPARATION
    De retour du marché,

    1/ je lave mes haricots que je pose directement au feu avec un peu de sel.

    2/ Par la suite j’épluche mes bananes cochon (kemboutou’h).
    Sur un feu de bois de préférence je pose un grille et j’étale les doigts de banane cochon au dessus, je fais griller chaque côté 5min à feu doux puis je retire et je met dans une marmite. Cet exercice en Bangoua se dit (mbéh pèssë kemboutou’h ).
    Si vous n’avez pas de grille, pas de panique les grand-mères utilisent le couvercle des fus en aluminium à la place? et le résultat est parfait??.

    3/ Pendant ce temps je vérifie la cuisson de mon haricot et j’ajoute de l’eau si nécessaire jusqu’à bonne cuisson.

    4/ Je découpe mes oignons et j’écrase mon poivre noir sur une pierre à écraser.

    5/ Dans une marmite je verse une quantité d’huile rouge et je chauffe très légèrement, puis j’y verse les oignons puis je laisse coloré légèrement.

    6/ J’ajoute à cela mes bananes cochons bien grillées, un peu de sel et par la suite j’y ajoute une partie de mon haricot et je garde le reste pour avoir des graines bien intact à la fin. Mes piments, je les met au dessus du mélange avec un peu d’eau et je ferme la marmite.

    7/ A cuisson, je vérifie de temps en temps et j’ajoute de l’eau si nécessaire. Dès que mes bananes cochons sont bien cuites, j’enlève du feu.

    8/ Les piments, je les enlève puis les écrase sur une pierre et le rajoute au mélange en même temps avec mon poivre noir déjà écrasé.

    9/ À l’aide d’un pilon, je pile jusqu’à ce que le mélange devienne homogène et j’ajoute encore un peu d’huile préalablement chauffé à la poêle avec le reste du haricot et un peu de sel si nécessaire puis je tourne tout ça avec une spatule ou louche.

    10/ Le melange (pilé) est prêt à être servi.

    Par Rosange, amélioré par ICIBANGOUA.

  • MÉTIER DU JOUR: Gastronomie, les légumes au arachides (djèh biyack) avec les tubercules d’ignames ou la banane cochon

    les légumes au arachides avec les tubercules d’ignames ou la banane cochon: Le djèh biyack avec l’igname ou banane cochon. Nous allons faire un tour à la cuisine avec notre maman pour déguster un morceau de mets traditionnel en guise de son gâteau d’anniversaire. Maman @⁨Mefô Kaptché Nadège⁩ depuis l’hexagone valorise notre culture et nous propose un inédit en mondovision.

    Ce matin, nous allons déguster le djè biyack qui aura comme complément soit l’igname ou la banane cochon selon les préférences de tout un chacun.

    Ingrédients pour cuisiner les légumes au arachides

    Nous aurons besoin de :

    • Arachides fraîchement sorties de terre que ns avons décortiquées.
    • Feuilles de melon.
    • Piment
    • Sel
    • Igname=lieuck
    • Banane cochon = keboutouck
    • Feuilles de bananier.

    Ustensiles

    Nos ustensiles seront:

    • Un mortier et un pilon de couscous.
    • Une pierre à écraser.
    • Des marmittes.

    Etapes à suivre

    1. Je commence par laver notre lieuck (igname) sorti de terre hier soir à grande eau afin de lever toute la terre et grain de sable contenu dans les poils qu’il y’a souvent sur cette tubercule et à l’aide d’un couteau je rappetisse ses poils.
    2. Ensuite je rince le lieuck que je dispose dans une marmite et je porte au feu de bois pour environ 1h30
    3. Pendant que mon lieuck est sur le feu, je vais éplucher le keboutouck que je dispose dans une autre marmitte et la cuisson c’est environ 30 minutes.
    4. Maintenant que le lieuck et le keboutouck sont bien nettoyés et que la cuisson à commencé, je dois attaquer les préparatifs du dje biyack en question.
    5. Je prends les arachides déjà décortiquées que je lave afin d’enlever toute la saleté et je pose cela dans une bassine. Je prends ma pierre à écraser et je m’installe. J’écrase mes arachides sur la pierre à écraser et ceci à plusieurs tours afin qu’elles forment une bonne pâte dense et lisse et une fois terminé, jécrase le piment toujours à la pierre et je l’associe à ma patte d’arachide.
    6. Alors après une 1h30 sur feu de bois intense le lieuck est prêt et je descends la marmite du feu.
    7. Je pose la marmite de keboutouck au feu après y avoir ajouter de l’eau biensûr.
    8. Pendant que le keboutouck est au feu, mes feuilles de bananier bien lavées, je les ramollis sur les flammes et je mets de côté.
    9. Dans la bassine contenant la patte d’arachide et son piment, j’ajoute du sel à convenance et avec des mains biens propres et je fais le mélange. Ensuite je fais des boules semblables à celles de couscous k je dispose dans une marmite dans laquelle j’ai préalablement mis des souches de feuilles au fond.
    10. Mon keboutouck étant cuit, je retire la marmite du feu et je pose mes boules d’arachide qui vont cuire pendant une heure.
    11. Pendant ce temps, je nettoie les feuilles de melon afin d’enlever la premier couche qui pique souvent. Une fois que c’est fait, je me sers d’un couteau pour bien les découper et ensuite je les lave à grande eau.
    12. Mes boules d’arachide sont déjà à une quarantaine de minutes au feu, et à ce moment je vais y ajouter les feuilles de melon et laisser les deux cuire ensemble le reste de temps nécessaire.
    13. Je descends la marmite du feu. Dans le mortier déjà nettoyé avec le pilon de couscous, je défais les boules d’arachide et a l’aide du pilon je remue afin de bien mélanger. Ensuite j’essore les feuilles de melon que je rajoute dans le mortier et je remue de nouveau afin de parfaire le mélange. Je vérifie le sel et si tout est bon, je passe au service.
    14. Donc, maintenant je dispose du dje biyack dans un plat et à côté j’y met quelques tranches digname et/ou quelques doigts de keboutouck.
    15. Recommandation: c’est délicieux de le consommer avec ses doigts.

    Bon appétit à tous

    Nadège Kaptché.

  • Macabo 2017 Agronomiquement par Frederic Ngansop, Ingénieur Agro-zootechnicien, Professeur des Lycées Techniques d’Agriculture

    L’immense histoire de la cosmogonie BANGWA nous apprend que FOH NONO TCHOUTOUO, célèbre fondateur de la fête du MACABO et arrière-grand-père du Roi actuel FOH DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, fut déporté à Dschang (Chefferie Foto) par l’administration coloniale de l’époque le 18 Décembre 1931. Il y séjourna pendant 18 ans de sa vie, loin de son peuple ! Pourquoi donc MACABO !!!??? Pourquoi pas PATATE !!!??? Pourquoi pas MANIOC… !!!??? Un éclaircissement mérité d’être apporté ! Quoiqu’il en soit, il se dit que ceux qui avaient œuvré pour le retour d’exil de FOH NONO TCHOUTOUO étaient des fils et filles BANGOUA alors basés dans le Moungo et qu’ils lui apportaient constamment du MACABO durant cette période de déportation ! Il leur fut reconnaissant et leur aurait donné le nom de ‘’Peuh MAKABOU’’ c’est-à-dire ‘’Les gens du MACABO’’. Dès son retour, il célébra la première édition du MACABO en Février 1949. Dès lors, cette fête est restée une identité, mieux un patrimoine historique pour les Bangoua.

    En cette célébration du MACABO 2017, il nous a semblé utile et même nécessaire de retracer cet historique synoptique, qui pour nous est une transition vers cette denrée dont le nom à lui seul reste et restera fort évocateur pour nous les Bangoua. En effet, au fil des célébrations de cette grande kermesse culturelle, l’aspect agronomique de ce tubercule semble être mis en marge.

    Le macabo (Xanthosoma sagittifolium (L.)) est un tubercule très apprécié et consommé par les populations du Cameroun en général et Bamiléké en particulier.  Contrairement à ce que beaucoup pourraient penser, à Bangoua, le macabo a toujours joué les seconds rôles dans les exploitations agricoles. Il est presque toujours associé aux autres cultures (maïs, haricot, arachide…). En monoculture, il donne de bons rendements. Sa culture requiert pour ce fait un climat chaud et humide, une température au delà de 20°C, une pluviosité entre 1500 et 2000 mm/an et un minimum d’ombrage. De plus, le sol doit être profond, léger, légèrement acide (pH entre 5,5 et 6,5), bien drainé et riche en matières organiques. Sa culture peut se faire sur un sol où un labour profond et avec formation des buttes (sur terrains simples) ou billons (sur terrains humides de bas-fonds) a été effectué. La multiplication du macabo est asexuée et se fait par bouturage des fragments de tige, du tubercule-mère ou des tubercules entiers. Ces derniers doivent avoir un poids supérieur ou égal à 150 g (10 à 15 cm de long). 2-3 tonnes de semences sont requises par hectare. Une profondeur de 15 cm est recommandée dans les buttes ou les billons lors du semis. Avec une distance de semis de 80 x 80 cm, l’exploitant agricole pourra avoir une densité de plus de 15.600 pieds de macabo/ha. La période de production dure entre 9-12 mois. Durant les 3 premiers mois, 2 sarclages associés au buttage  sont recommandés. Si on connait très peu de ravageurs sévères du macabo, il n’en demeure pas moins vrai que la pourriture racinaire (mycose causée par Pythium myriotylum) constitue une réelle menace pour les agriculteurs. Une fumure organique (déchets de cuisine, fientes, feuilles mortes enfouies) de même qu’un apport d’engrais minéraux améliorent significativement les rendements. Dans ce dernier cas, on appliquera pour un hectare 100 kg de potassium (K), 65 kg d’azote (N) et 50 kg de phosphore (P). La récolte des premiers tubercules commence dès le 9ème mois à partir du semis et se poursuit jusqu’au 12ème  mois. L’indicateur de la maturité est le vieillissement et le flétrissement des feuilles âgées. A l’aide d’une houe, d’une machette ou d’un plantoir, on fouille délicatement autour du tubercule central pour identifier et détacher les tubercules secondaires matures. Ceux immatures sont laissés en terre, recouverts pour continuer leur croissance, ou pour servir de semences pour la prochaine campagne. Il faudra éviter au maximum de blesser les tubercules de macabo durant la récolte ; ceci réduit les chances de conservation du produit tout en diminuant sa valeur marchande ! Lorsque l’itinéraire technique cultural est respecté, le rendement est estimé à 20 tonnes de tubercules comestibles/ha.

    N’ayant pas la prétention d’avoir tout élucidé sur ce tubercule de notre histoire, nous rappelons que l’Agriculture représente une part essentielle de l’économie chez les Bangoua. C’est pourquoi nous recommandons vivement la modernisation de sa production chez nos vaillantes populations en quête permanente de développement et dont le promoteur est S.M. DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick, Grand Visionnaire.

    Bonne fête du MACABO à tous et à chacun !! Agronomiquement…

     

    Par Tièdja’Pou NGANSOP NONO Frédéric, Ingénieur Agro-zootechnicien, Professeur des Lycées Techniques d’Agriculture

  • MÉTIER DU JOUR: Le Couscous N’kui – entre gastronomie et diététique

    Le nkui, le mets le plus prisé dans certaines localités de l’Ouest-Cameroun, ne disparaitra pas du menu de sitôt. Même si les habitudes alimentaires varient d’une famille à l’autre, selon l’épaisseur du porte-monnaie. Un avant-goût des fêtes. Le mot « Nkui » désigne aussi bien la sauce que les tiges qui lui donnent sa consistance gluante

    Seuls les connaisseurs en savent quelque chose. Les irréductibles face aux nouvelles propositions de plats pour les fêtes. Un plat de Nkui accompagné exclusivement de boules de couscous de maïs, ou rien ! Une tradition qui perdure.

    Ce liquide gluant est extrait des écorces d’une espèce d’arbre d’environ un mètre de hauteur. De préférence, il se mange assis et avec les mains. Pas besoin d’une cuillère ou d’une fourchette, au risque de voir le contenu de son plat glisser entièrement sur le sol. Généralement conseillé aux femmes qui viennent d’accoucher, en région Bamiléké, on dit du Nkui qu’il rend le sein de la maman abondant et qu’il facilite son écoulement. Ce plat à douze condiments sera au menu de nombreuses familles.

    Ingrédients :

    pour le couscous

    Farine de maïs

    Pour le Nkui

    Des tiges de Nkui
    – dùmtə
    – nga’ncù
    -səbanə
    -mbatu’
    – funyu
    -du’fə’
    – dùmnkag
    -kwa
    -cən
    – sogə
    -cwənnga
    -manyânje’

    Préparation

    Couscous Maïs : Faire bouillir environ 10 litres d’eau, tamiser la farine de maïs en séparant le son de la farine fine, laver le son. Diviser en 2 la quantité d’eau bouillante, laisser bouillir une moitié sur feu et y mettre le son lavé préalablement mélangé avec un peu de farine de maïs tamisé et remuer sans cesse jusqu’à obtention d’une bouillie homogène, ajouter de l’eau et laisser cuire environ 10minutes.ajouter la farine de maïs sous un feu vif et remuer énergiquement jusqu’à obtention d’une pâte homogène, ajouter une quantité d’eau chaude progressivement pendant la cuisson.
    ajouter une dernière eau, recouvrir la marmite, baisser le feu environ 10 minutes puis tourner de nouveau jusqu’à ce que le couscous ne présente plus de trace d’eau

    Nkui : Nettoyer les tiges de Nkui en enlevant leurs écorces. tremper les dans un peu d’eau chaude pendant une quinzaine de minutes. Ceci pour faciliter la production de la matière gluante.
    Entretemps, écraser les condiments en commençant par les plus durs .
    La matière gluante de la sauce de « Nkui » est obtenue en frottant ensemble les écorces de nkui mises préalablement à macérer.

    Cette matière gluante est transvasée dans une autre assiette ou dans la marmite ayant servi à la cuisson du couscous de maïs, l’extraction continue jusqu’à obtention de la quantité voulue, en y ajoutant s’il faut de l’eau tiède ou froide. L’extraction finie, la couleur du gluant est en fonction de la nature du nkui utilisé.
    Dans une marmite et sur un feu très doux, la matière gluante est battue vigoureusement avec la main pendant un certain temps avant d’ajouter, tout en continuant à battre les condiments écrasés , puis le vinaigre de cendres ou le sel gemme préalablement dissout dans un peu d’eau, jusqu’à obtenir un mélange homogène.

    Tecnhiques pour manger le nkui avec le couscous de maïs: Manger le nkui avec le couscous de maïs n’est pas chose aisée pour tout le monde, c’est une opération très difficile pour ceux ou celles qui ne la maîtrisent pas. Eh oui! mes chers amis, il faut de la technique et beaucoup d’habileté….

    Pour commencer, prendre une boule de couscous et la poser dans son assiette, puis faire couler de nkui dans la même assiette. Lorsque la quantité est suffisante, couper la masse gluante par une forte pression du pouce sur l’index recourbé ou recourber rapidement l’annulaire et l’auriculaire à l’intérieur de la paume, en gardant les doigts bien serrés et en les appuyant fortement contre la paume. Le gluant étant coupé, la boule imbibée de sauce est malaxée 2 à 3 fois en serrant les 4 doigts en dehors du pouce, ceci afin d’obtenir un bon mélange. Enfin, elle est projetée dans la bouche et avalée aussitôt.

    Ines Nzuimânto