Category: Exclusivité

  • Exclusivité 13: Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Ingénieur de Génie Rural

    Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Ingénieur de Génie Rural Dans cette première partie, nous fait un valeureux compte rendu sur le rôle de la profession du Génie Rural et en meme temps donne aux jeunes des conseils masterclass sur l’attitude qu’il faut avoir pour réussir sa vie.

    Mbeu Mwemboh Soup nous détaille clairement la profession du Genie rural et va au dela pour lever le doute que la société a encore quand à ce noble métier. Il est temps pour nous de nous reveiller.

    #Icibangoua.net est la plateforme interactive et dynamique de promotion du développement du village Bangoua sur Internet.

  • Exclusivité 12: TCHOUDOP DJOMO OLIVIER, PDG De COOL CONSTRUCTION

    Ce jour nous avons présenté notre micro à Mr. TCHOUDOP DJOMO OLIVIER, PDG De COOL CONSTRUCTION une entreprise qui oeuvre depuis plusieurs années dans le domaine des BTP. Mr. Tchoudop est un jeune entrepreneur Bangoua qui après des années passées à l’ECEEBA (Association des Elèves et Etudiants Bangoua), puis dans les SCOUTs du Cameroun, s’est inspiré de cet apprentissage pour prendre son destin en main.

    Ce n’est pas le fruit du hasard car ce jeune dès le début a su s’investir dans la cause sociale notament: la réhabilitation du centre de santé intégré de Sagsieu, La construction d’une salle classe à l’école publique de Peup, des dons d’ordinateurs à la chefferie Bangoua et plus encore. Beaucoup d’oeuvre architecturaux à Bangoua de nos jours porte sa marque.

    Mr Tchoudop est un modèle à suivre pour une jeunesse qui est en perte de repère. Ces +35 minutes avec lui nous édifient d’avantages sur qui il est réellement: Un rompu au travail même pendant ses heures creuses.

  • Exclusivité 11 – Moments inoubliables avec Mekap Mwembo Mbeugouok

    Des moments inoubliables avec notre papa Mekap Mwembo Beugouok Félix Djandja.

    – Notable a la cours du Roi des Bangoua

    – Businessman multifacette

    – Ecrivain de plusieurs oeuvres de théatre

    – Chef de la communauté Binam dans la localité de Mfou et environ.

    C’est avec beaucoup de respect et un honneur immense que notre agent de changement nous a accordé cette dizaine de minute pour motiver et inspirer la jeunesse Bangoua.

  • EXCLUSIVITÉ 10: ENTRE SLAM ET POESIE, LA DEMI-HEURE AVEC KAROLYN KOUAKAP

    La philosophie constitue le cadre dans lequel l’homme peut comprendre le monde et agir sur sa propre vie. Elle fournit les outils par lesquels l’homme peut découvrir la vérité et utiliser son esprit pour améliorer sa vie. (https://www.contrepoints.org/). La philosophie est aussi théorie critique des valeurs. La science expose des lois qui expliquent comment les choses se passent selon des relations de cause à effet et la philosophie énonce des règles c’est à dire ce que doit être la conduite juste ou ce que doivent être les sociétés pour être justes. (https://samabac.com/).

    L’artiste que nous avons rencontré en ce jour es diplômée en philosophie à l’Université de Yaoundé I. Elle s’est intéressée à l’épistémologie, un domaine de la philosophie qui peut désigner deux champs d’étude : l’étude critique des sciences et de la connaissance scientifique; l’étude de la connaissance en général.

    C’est son amour pour les lettres et la poésie qui nous a amené vers elle pour découvrir son talent et le faire savoir aux yeux de notre communauté.

    C’est avec beaucoup d’émotion que nous recevons dans notre émission EXCLUSIVITÉ l’artiste Payong Kouakap Caroline Flore.

    ICIBANGOUA: Bienvenue frangine?

    KAROLYN KOUAKAP (KK): Bonjour ICIBANGOUA et merci pour l’invitation que je ne pouvais refuser.

    ICIBANGOUA: Normal, vous êtes une digne fille du village.

    KK: Et lorsque le village a besoin de nous, nous devons sans hésiter nous mettre en action.

    ICIBANGOUA: Effectivement. Alors dites-nous qui est Karolyn Kouakap?

    KK: Je suis Payong Kouakap Caroline Flore, fille de Nana Nkwakap Séraphin et de Ngassop Madeleine, est née le 19 juillet 1993 à Yaoundé. Originaire de la région de Bangoua. Je suis titulaire d’une Licence en philosophie, option épistémologie et actuellement étudiante en Master dans la même Université de Yaoundé I.

    ICIBANGOUA: Riche parcours. Dites-nous c’est quoi le SLAM ?

    KK: « slam » veut dire « claquer » en anglais. Le slam est apparu en 1980 à Chicago. Le slam est une discipline oscillant entre poésie et performance théâtrale. C’est un espace de libre expression, où le slameur/la slameuse offre au public un texte de sa composition, dont le thème, le fonds et la forme sont complètement libres et se construisent au fur et en mesure de l’évolution.

    ICIBANGOUA: C’est tout nouveau et intéressant ça ! Changeons un peu de thème pour revenir. Mais part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Karolyn Kouakap?

    KK: Je suis enseignante de formation.

    ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers cet art?

    KK: Je suis éprise de poésie depuis mes premières années de Lycée. J’ai fait partie du club poésie et plusieurs années plus tard, j’ai connu le slam qui a été pour moi une extension de mon amour pour la poésie. J’ai participé à plusieurs ateliers et aujourd’hui je suis membre du collectif de slam 237 Paroles.

    ICIBANGOUA: Félicitation. Alors, quand avez-vous su que vous étiez douées au slam?

    KK: Ça remonte à bien longtemps

    Cet amour pour les lettres

    Quand pour m’adresser à quelqu’un

    Je devais fouiller au fond de mon être

    Pour dire mon admiration

    Faire de belles déclarations

    Devant une déception

    Faire transparaître mes émotions

    Le lyrisme m’accompagne

    Il a fait de moi sa compagne

    Sur un trajet de tristesse

    De larmes mais aussi de tendresse et de joie

    Je l’ai porté en moi

    Jusqu’au bout de mes doigts

    De mon cœur à ma plume

    Je l’ai connu

    Et j’assume.

     

    ICIBANGOUA: Ouaooo c’est du slam ça. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!

    KK: (Rire) Je suis encore à mes débuts. Le slam fait son bonhomme de chemin et on espère en être des ambassadeurs.

    ICIBANGOUA: Passionant ce que vous dites, est-ce la raison de votre style diversifié?

    KK: Affirmatif. Je fais de la poésie et du slam qui peut être perçu comme une poésie musicale, c’est un art oratoire, une performance scénique qui en plus de la poésie peut intégrer d’autres arts.

    ICIBANGOUA: Karolyn, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?

    KK: Mon travail consiste à dire… Dire les choses telles que je les sens, telles que je les perçois et telles que je veux les transmettre. Je parle de ce qui me touche et  m’interpelle. Mes textes parlent de la vie, de l’amour, de la femme et sa condition etc.

    ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?

    KK: Le travail de studio est important mais le slam est beaucoup plus scénique.

    ICIBANGOUA: Faites-vous intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?

    KK: Cela ne manque pas. Déjà le slam aujourd’hui est un genre musical. Alors pour faire du slam, il faut bien travailler avec les musiciens que ce soit en studio ou en live.

    ICIBANGOUA: Parlez-nous de vos débuts dans le slam?  Votre évolution du statut d’amateur à celui de professionnel ?

    KK: En 2015, je publie chez Edilivre, mon 1er recueil de poèmes intitulé  »Cogito ». Avant 2017 je ne connaissais que des slameurs étrangers en occurrence Grand Corps Malade. Peu à peu j’ai découvert et fais la connaissance des slameurs camerounais dont Lydol. J’ai participé à plusieurs ateliers de slam dont ceux du collectif 237 paroles. J’ai été candidate plus demi-finaliste à la Coupe du Cameroun de Slam Poésie. Aujourd’hui j’ai un single à mon actif, je prends part à des festivals et j’organise des spectacles de slam.

    ICIBANGOUA: Selon vous quel est la place de l’artiste dans sa société?

    KK: L’art est utile aussi bien dans sa fonction ludique qu’esthétique. Comment ne pas représenter le monde qui nous entoure et dans lequel nous vivons. Comment ne pas s’en détacher des fois pour contempler la beauté elle-même. L’utilité de l’art ne saurait être remise en question.

    ICIBANGOUA: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le slam que dans votre vie de tous les jours?

    KK: Chaque scène est une expérience marquante pour moi. Les émotions ne sont pas les mêmes mais c’est toujours un plaisir à chaque fois.

    ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    KK: En 2019 j’ai produit un single baptisé  »Elles » et disponible sur youtube. Dans ce texte je parle et dénonce les violences que les femmes subissent autour de nous. Qu’il s’agisse du harcèlement, du viol, des violences conjugales ou même des mariages précoces et forcés?

    ICIBANGOUA: Que réservez-vous a vos fans dans les prochains jours ? Un album? Concert?

    KK: Je pense à réaliser un clip officiel pour mon single et actuellement je me penche sur la rédaction d’un 2e recueil de poèmes.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    KK: Le slam n’est pas un art mineur, il exige beaucoup de travail et de rigueur !

    ICIBANGOUA: Merci infiniment Karolyn Kouakap et bonne continuation dans vos projets.

    KK: Merci icibangoua.net pour cette opportunité que vous me donnez pour communier avec mon peuple.

    L’ouvrage « Cogito » de Payong Kouakap Caroline Flore est disponible chez https://www.edilivre.com/cogito-karolyn-kouakap.html aux prix de 9,50€ (version papier) et 4,99€ (version numérique).

     

    ICIBANGOUA.NET

    Août 2021

  • EXCLUSIVITÉ 9 : À LA DÉCOUVERTE DE SOPHIE NONO

    Au regard de son abnégation, de sa détermination, du travail alléchant et des efforts qu’elle ne cesse de fournir, les portes de l’univers musical lui s’ouvrent grandement et largement. Les retombées de son engagement sont visibles lors de ses passages dans les cabarets.

     

    Cette coqueluche de la chanson est convoitée par plusieurs figures marquantes de la musique camerounaise, à l’instar de Talla André Marie et bien d’autres, pour se faire accompagner dans leurs spectacles.

    C’est une artiste aux prestations scéniques incroyables, c’est une véritable artiste de la scène qui a d’énormes atouts et potentialités pour dompter la scène et envouter le public. Elle est une voix sublime qui chante, qui porte et qui compte pour l’Afrique. D’ailleurs, forts de ses talents, et vouée à une carrière internationale, en 2019, Sophie Nono est invitée au Canada par les communautés Bangang-Fondji et Bangang-Fokam pour une soirée de gala aux cotés de JACK DJEYIM, célèbre artiste camerounais de renommée internationale.

    En 2021, Elle a accepté de se prêter à ce jeu de l’émission EXCLUSIVITÉ pour le bien de sa communauté. Nous vous présentons pour son épisode 9 l’artiste multi-talents… Sophie Nono.

    ICIBANGOUA: Bonjour frangine et bienvenue.

    SOPHIE NONO (SN): Bonjour ICIBANGOUA.

    ICIBANGOUA: Alors dites-nous qui est Sophie NONO?

    SOPHIE NONO (SN): Je suis Sophie Chastelle DJITCHE NONO. Je suis née le 17 Janvier 1984 à Ebolowa. Je parle couramment le Ndah Ndah, Français et Anglais. Je mesure 1,67m et j’aime la musique, les voyages, le sport et la découverte.

    ICIBANGOUA: A part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Sophie NONO?

    SN: J’ai fait mes études primaires et secondaires tour à tour à Ebolowa, Douala et Bamenda. Je suis aide-soignante de profession formée dans le Nord-Ouest Cameroun depuis 2006.

    ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers le 4ième art?

    SN: Au Cameroun, tous les jeunes rêvent de travailler à la fonction publique. J’en ai rêvé aussi, mais j’ai très vite déchanté après, multiples tentatives au lendemain de ma formation professionnelle. J’ai passé des jours de lamentation qui m’ont permis de mieux réfléchir sur qui j’étais vraiment. Ajouté à cela la perte de mon fiancé juste aux portes de nos noces a été le coup de tonnerre qui déclenchait en moi la furie et la rage, conséquence du titre de mon premier album : « Espoir ».

    ICIBANGOUA: Quand avez-vous su que vous étiez douées en musique?

    SN: Toute commence alors que je suis encore à l’école, cela pendant les chants d’ensemble, entonnés par les enseignants. Face à leurs encouragements, je commence à croire en mon talent, nourris le rêve de devenir une grande artiste. Ainsi je me suis amusé pendant longtemps à mimer et à reprendre les chansons exécutées pendant les cérémonies par les mamans de ma communauté. Grâce à cette pratique, je réussis à améliorer mes techniques vocales, ce qui facilite mon intégration dans la chorale UCJG de Bangang-Fondji, mon village. Je commence alors à être solliciter dans de nombreuses orchestres scolaires, ce qui me permettra l’entrée en 2007 dans l’orchestre de Brasseries du Cameroun à Bamenda à l’issue d’un concours des talents où je suis d’ailleurs la meilleure de tous les candidats. Je deviendrais plus tard la chanteuse principale.

    ICIBANGOUA: Ouaooo. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!

    SN: ( J J J J) Vous savez, mon premier titre « Espoir » en dit tout sur ma détermination à lutter jusqu’au bout pour réussir. Comme mère célibataire, ce n’est pas facile du tout. J’ai compris que je devais exploiter ce talent inné en moi pour explorer mon développement personnel et professionnel. Au lieu de soigner les êtres humains vu ma profession, je me retrouve en train de transmettre la bonne humeur par mes cordes vocales.

    ICIBANGOUA: Votre histoire est très touchante, est-ce la raison de votre style diversifié?

    SN: En réalité oui. Mais je suis plus orientée Afro Jazz, Afro Soul, de la World Music pour le dire ainsi. Ma principale source d’inspiration reste les profondeurs de la culture Bangang-Fondji.

    ICIBANGOUA: Sophie, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?

    SN: La symbolique autour de mon premier album est orientée vers les thèmes comme : l’union, le vivre ensemble, le partage et la communion des peuples frères et amis, la famille, l’hospitalité, l’amitié, les relations humaines.

    ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?

    SN: Effectivement, c’est ce sens de l’exigence qui m’amène à être solliciter dans les grandes scènes de la musique camerounaise : Le Festival de Macabo à Bangoua, le Festival Nsem Todjom à Bandjoun, les rassemblements musicaux comme FESTI-NOEL de le CRTV, les Brasseries du Cameroun, les communautés Bangang-Fondji et Bangang-Fokam du Canada. J’ai aussi eu l’honneur de jouer avec notre patriarche Andre Talla Marie. Vous ne pouvez pas toucher a ce public si vous n’êtes pas méticuleux dans votre travail.

    ICIBANGOUA: Faites intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?

    SN: Biensûr. Raison pour laquelle je caresse le rêve de conquérir musicalement l’Afrique, d’être une digne ambassadrice de la culture africaine et de sa musique à travers le monde. Je travaille au quotidien avec abnégation pour être à la dimension de MIRYAM MAKEBA, ANGELIQUE KIDJO et autres belles voix de la musique féminine africaine.

    ICIBANGOUA: Pour vous quel est le rôle de l’artiste dans sa société?

    SN: l’artiste doit apprendre à utiliser la musique et son art pour sensibiliser et éduquer la communauté à partir du vécu soit de la société ou alors personnel à l’artiste lui/elle-même.

    ICIBANGOUA: Partant de là vous avez eu d’énormes récompenses comme fruit d’un feedback de votre société. Parlez-nous un peu de ces prix?

    SN: Représentant le Lycée Bilingue de Bamenda en 2002, j’ai pu décrocher la médaille d’argent aux jeux de la Fédération Nationale des Sports Scolaires (FENASCO B). Meilleur talent de la musique au jeu concours organisé par la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun(SABC), agence de Bamenda, ce qui favorisera mon entrée plus tard en 2007 dans l’équipe musicale de la même institution. Meilleure musicienne de la force de vente de la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun Ouest 2 (Bamenda) en 2015. Grande tournée nationale avec le grand orchestre du concours de la chanson Mutzig Star en 2016. En 2017 signature avec LIVING STUDIO. En 2018, sortie de mon premier album intitulé « Espoir ». Jouer en concert aux côté du géant de la musique Talla André-Marie fût l’un de mes meilleurs trophées.

    ICIBANGOUA: Félicitation Sophie Nono pour cet accomplissement qui ne nous étonne pas au vu du talent qui regorge en toi. Alors dis-nous, qu’est-ce qui vous a le plus touché depuis que vous pratiquez ce métier?

    SN: Je me suis rendu compte que les jeunes ne véhiculent plus des messages porteurs.  Avant, nous écoutions des messages liés aux faits sociaux, l’amour, le pardon… De nos jours les jeunes ont un peu dévié et c’est très choquant ce constat de voir que les messages sont plus orienté vers la déviance, la pornographie… Avant on avait de réels messages à passer.

    ICIBANGOUA: Sophie Nono album en vue ?

    SN: Ah oui. Je ne voulais pas trop en parlé. Mais puisque nous sommes entre frères, je vais vous donner un bref aperçu et surtout vous inviter à la dégustation. Je travaille sur le prochain EP de 4 titres. Intitulé « the way » qui provient de mon vécu déjà matérialisé dans le premier album « espoir ». Ce nouvel album « the way » traduit « le chemin » touchera beaucoup de cœurs vu que des gens vivent et partagent des expériences similaires aux miennes alors ils se sentiront en écoutant cet album.

    ICIBANGOUA: Faites-vous un autre métier que la musique?

    SN: Vous savez la musique au Cameroun aujourd’hui est compliqué et pour s’en sortir, il faut entreprendre déjà pour pouvoir contrôler son temps et le consacrer à notre art, déjà que travailler pour le compte des autres ne me permettrait pas de m’exprimer dans ma passion. Alors je fais en parallèle de l’élevage et commercialisation des chiens de races. Je commercialise aussi du poisson fumé dans la zone nord-ouest.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    SN: Aux jeunes africains, sachons une chose: la guerre n’a jamais aidé ni fait prospérer un pays. Alors laissons de côté les petites querelles et mettons-nous au travail. Éloignons nous de ces choses qui nous freinent. Travaillons ensemble pour lever notre continent. On naît musicien, on naît avec ce don. Celui qui veut faire de la musique doit s’y mettre à fond et laisser de côté les distractions.

    ICIBANGOUA: Merci infiniment Sophie NONO pour tout ce que vous faites afin de rehausser l’image de notre village. Nous serons ravis de vous recevoir une fois de plus dans un futur proche pour nous parler de vos nouveaux projets.

    SN: Je dirais merci à icibangoua.net. J’aime bien partager et communier avec mes frères. Je serais toujours disponible pour vous. J’espère que vous m’accorderez toujours quelque temps. Merci de promouvoir la musique africaine, camerounaise et surtout Bangoua. Me kouok vieuh (Je vous aime).

    L’artiste est bel et bien consciente des objectifs qu’elle s’est fixés, des missions qu’elle s’est assignées et des défis qu’elle a à relever. Ainsi elle compte sur les conseils de ses fans, des mélomanes et autres amoureux de la musique pour tenir le pari et que les fruits tiennent la promesse des fleurs. SOPHIE NONO est un grand espoir de la musique africaine, une valeur sûre sur laquelle on peut miser et compter. Ses messages véhiculées à travers son style musical prônent la paix, le vivre ensemble, le partage et l’amour fraternel. Bon vent à l’artiste et que vivement son rêve soit réalité!

     

    ICIBANGOUA.NET

    31 Juillet 2021

  • EXCLUSIVITÉ 8: Du bouillon au Marché Bangoua avec l’auteur de NZEDIE

    La culture permet à l’homme de s’élever au-dessus de lui-même. En favorisant l’éveil aux richesses que chaque milieu et que chaque individu possède, la culture établit un trait d’union entre les autres et soi-même; elle permet de communiquer, elle est rencontre de l’autre. Parfois elle permet de se perdre pour mieux se retrouver. 2008 – 2021, 13 ans déjà que ce projet vit ou survit, mais jamais il n’a trahit ses objectifs de départ : celui de la promotion du village Bangoua. Rendu à la 8ième saison de cette brillante émission « Exclusivité », force est de constater que le chemin est encore loin car le village regorge d’énormes talents comme cette révélation que nous allons vous faire dans ce chapitre épique de notre émission. “EXCLU ICIBANGOUA” épisode 7 a connu plus de 800 visites sur la page, un record qui ne cesse de grandir, une preuve que nous avons une communauté derrière nous que nous devons désormais entretenir et fortifier en portant au firmament ses enfants. Notre audience augmente et nous motive à aller de l’avant dans la promotion du patrimoine intellectuel caché de Bangoua. Nous avons décidé de donner la voix aux sans voix et le programme “EXCLU ICIBANGOUA” est né.

    Elle a pris une petite partie de son temps pour consacrer comme d’habitude à son village. Elle est l’auteur-compositeur du titre « Papa Choco ». Elle se nomme Christello Tambou.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Bonjour chère sœur, Qui est Christelle Tambou?

    CHRISTELLE TAMBOU (CT): Je suis Christelle Tambou artiste musicienne, auteur compositeur et interprète. Née le 30 Octobre 1987 à Bangoua.

    ICIBANGOUA: A part le musique quelle autre facette ne connaissons nous pas de Christelle Tambou?

    CT: J’ai fait mes études primaire et secondaire à Bangangté, puis l’Université de Yaoundé 1 où j’obtiens une licence en Biochimie et par la suite un master en sciences de l’éducation.

    ICIBANGOUA: Alors, et cet amour pour la musique? Comment êtes-vous entré dans ce monde de la poésie chantante?

    CT: La musique est venue à moi dès ma tendre enfance. Au lycée c’était avec beaucoup d’enthousiasme que j’interprétais des chansons que j’appréciais lors des kermesses. Une fois à l’Université je me suis inscrite au YUM (Yaoundé University Music). Et en 2011 j’ai tenté ma chance dans l’émission de télé réalité Star de Demain, ou je suis sortie 2ieme finaliste. Dès lors j’ai enchaîné des scènes à n’en plus finir. Ma grande école de live a été les brasseries du Cameroun, et jusqu’à nos je ne passe pas à côté d’une occasion d’apprendre tant que cela va améliorer mes compétences.

    ICIBANGOUA: Ça fait combien de temps que vous êtes dans la musique?

    CT: J’ai commencé comme choriste dans la chorale voix d’ange de l’EEC de Mfetom lorsque j’avais 7ans. Cela fait exactement 27 ans depuis ma première initiation.

    ICIBANGOUA: Ça mérite une bonne célébration !!!

    CT: (Rires) Ce n’est pas faux. On doit célébrer, mais le moment n’est pas encore arriver. Néanmoins je célèbre chaque instant que je monte sur la scène. Ces moments de communion avec mon peuple sont inestimables pour moi.

    ICIBANGOUA: Ah oui, est-ce pour cela que votre style semble si diversifié?

    CT: Exactement. Je fais du benskin, du makossa Soul, l’Afro Pop.  Ma plus grande fierté serait d’explorer les différentes rythmes des régions du Cameroun, de faire valoir la beauté de notre gamme Pentatonique.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Christelle, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?

    CT: Généralement, je ne choisis pas mes sujets de chants. Il suffit d’une situation qui me touche pour que mon cerveau et mon âme me fassent parvenir une inspiration qui sera la source même de mon œuvre.

    ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?

    CT: Aujourd’hui oui. J’accorde de l’importance à la qualité des œuvres que j’aimerais faire parvenir au grand publique. Lorsqu’on s’engage sur ce chemin on devient exigeant.

    ICIBANGOUA: Faites intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?

    CT: On ne saurait travailler seul si l’on veut arriver à un certain niveau. Bien évidemment je suis entourée de musiciens professionnels,  d’arrangeurs, de communicateurs, de chorégraphe, graphiste qui ont une place de choix dans ce que je fais.

    ICIBANGOUA: Pour vous quel est le rôle de l’artiste dans sa société?

    CT: Les grandes révolutions dans le monde sont généralement accompagnées de révolution artistique. L’artiste conscientise, guérit, ou abêti à travers ses chansons. L’art est utile pour toute société si la société sait s’en servir.

    ICIBANGOUA: Faites-vous un autre métier que la musique?

    CT: En dehors de la musique je suis partenaire d’une entreprise de Cosmétiques OYIN, nous faisons dans la fabrication de savon noir associé à différents produits naturels qui concourent à rendre belle la peau sans toutefois l’abîmer. En somme nous sommes contre la dépigmentation de la peau.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Votre meilleure expérience dans ce métier?

    CT: L’une de mes plus belles expériences dans mon parcours musicale est ma première rencontre avec la communauté Bangoua de Bangangté lors de l’installation du représentant du chef Bangoua, par le chef Bangoua. Tous étaient agréablement surpris de constater qu’ils avaient une chanteuse Bangoua qui chantait en Bangoua. Chose apparemment « Difficile »☺️. Le chef m’a particulièrement félicité et dès lors m’a accompagné quand besoin était.  Qu’il apparaisse d’ailleurs dans le clip NZEDIE était pour moi quelque chose de formidable que n’oublierai jamais.

    ICIBANGOUA: Parler nous de votre prochain travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    CT: Actuellement je suis dans la préparation de mon prochain album, avec de grandes collaborations que je préfère taire pour le moment.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    CT: À la jeunesse je dirais, osez, croyez en vous, et travaillez dur. Vous serez récompensés.

    ICIBANGOUA: Merci infiniment Christelle Tambou pour tout ce que vous faites afin de rehausser l’image de notre village. Nous serons ravis de vous recevoir une fois de plus dans un futur proche pour nous parler de vos nouveaux projets.

    CT: Je vous remercie humblement Monsieur Clotaire Ntienou du temps que vous m’avez accordé durant notre entretien et de l’amour que vous déployer pour notre village Bangoua. Au plaisir.

  • EXCLUSIVITÉ 7: QUI EST BISHOW OLIVA?

    Lorsque nous commencions ce projet, nous étions loin d’imaginer que la pépinière de la musique Bangoua était aussi riche et diversifiée. Nombreux sont ceux qui ne vendait pas chère la peau de ces artistes Bangoua de toutes les générations. Nombreux sont ceux qui dans les réseaux sociaux l’ont toujours fait, continuent et continueront de dénigrer sans goûter. Rendu à notre épisode 7 de l’émission « EXCLUSIVITÉ », nous sommes désormais conscient que la tâche à venir est lourde vu que Bangoua regorge d’une mine de talents que nous devons encadrer et promouvoir. Dans cette lancée un autre jeune a accepté de nous compter un tout petit peu son histoire. Nous allons l’appeler le père (fondateur) du « Mben Décalé », un nouveau rythme, son rythme qui dans les prochains mois partagera amplement avec son public. En espérant que cette nouvelle lecture vous captivera, permettez nous de vous introduire l’artiste Bishow Oliva.

    ICIBANGOUA.NET: Quelle est ton identité complète.

    Bishow Oliva (BO): À l’état civil, je réponds sous l’appelation de MBIAKOP Olivier, et sur le plan artistique, je réponds sous le nom composé de  BISHOW Oliva. Né à Bangoua le 4 Mai 1980.

    ICIBANGOUA.NET: Pourquoi quoi BISHOW Oliva ?

    BO: Oliva  d’Olivier déjà et BISHOW c’est mbiakop qui aime le show et j’ai donc extrait bi dans Mbiakop et j’ai collé  à show qui a donné BISHOW.

    ICIBANGOUA.NET: Comment expliquer ton incursion dans le monde de la musique?

    BO: je suis entré dans la musique depuis 2004 après un parcourt dans la danse car en réalité je suis un ancien danseur de plusieurs rythmes. Ca veut dire que j’ai avec moi un peu plus de 16 ans d’expérience comme artiste musicien.

    ICIBANGOUA.NET: Comment defines-tu ton style?

    BO: je fais dans la variété musicale makossa et j’ai créé mon propre rythme le Mben Décalé.

    ICIBANGOUA.NET: C’est quoi le Mben Décalé?

    BO: c’est un rythme que j’ai créé et suis entrain d’expérimenter. Mben vient de mben-skin et décalé vien du coupé décalé. Je propose donc une une fusion qui permettra de bénéficier des sensations du Mben-Décalé.

    ICIBANGOUA.NET: Quel  message véhicules-tu en général?

    BO: Le message que je véhicule dans mon métier d’artiste cinématographique comme dans la musique c’est de conscientiser mes fans et j’interpelle les inconscients de bien se ranger.

    ICIBANGOUA.NET: Quelle(s) matière(s)/Quel(s) sujet(s) aimes-tu travailler dans tes chansons?

    BO: Je travaille spécifiquement les themes tells l’éducation et la sensibilisation qui définissent en réalité ma mission première.

    ICIBANGOUA.NET: Accorde tu beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de tes œuvres ? Ou au format?

    BO: Bien évidemment, j’aime quand tout est bien fait quoi! Et je fais aussi des futurings avec des rappeurs et d’autres chanteurs de reggae par exemple. Tout ceci me permet de diversifier ma perception de l’art musical, mais aussi de m’inspirer.

    ICIBANGOUA.NET: Contes nous en quelques mots tes débuts dans la musique

    BO: j’ai commencé à danser et à aimer la musique depuis l’âge de 12 ans lors de l arrivée du kouassa kouassa au Cameroun et je me suis en suite lancer dans la danse. J’étais couronné meilleur de ma génération, là nous sommes à Ntui dans le département du Mbam et Nkim. Puis lorsque je dépose mesvalises à Nkongsamba dans les années 1995, je me rend compte que le rythme alors à la une est le Ndombolo. Ne pouvant m’imposer dans ce rythme, je décide de faire un virage vers le Makossa Love de Pays Pays, ce qui me vaut le surnom de Oméga jusque dans les années 2001 lors de mon départ pour Douala.  Une fois de plus la vie obligeant chaque fois à faire ses valises, en 2003, je me retrouve dans la ville de Nsaa dans la Lekie et là-bas, le coupe décalé dicte sa loi, ce qui m’inspire en réalité pour la redaction de ma première chanson pour laquelle je gagne un prix en 2006. La chanson qui a pour titre “Awa de mon coeur sort finalement en 2011 lorsque je suis cette fois ci installé dans la cité aux 7 colines, la capitale du Cameroun: Bienvenue à Yaoundé.

    ICIBANGOUA.NET: Alors Bishow Oliva, ce métier nourrit-il déjà son homme?

    BO: En réalité non car je ne vie pas de mon art. Je suis un artiste pluri et multidimensionnel, cineaste, comédien et musician. Mais malheureusement, mes droits comme ceux de beaucoup de mes collègues sont très mal gérés et comme eux, je ne perçois pas grand chose, ce qui m’oblige à faire autre chose pour joinder les deux bouts. Donc je aussi suis animateur et agent commerciale.

    ICIBANGOUA.NET: Que représente l’art pour toi?

    BO: L’art est très important dans la société! Il n’est plus besoin de rappeler que, la musique adoucie les mœurs, elle concientise et sensibilise. Aussi, à partir d’un film on peut parvenir au  même résultat: CONSCIENTISER.

    ICIBANGOUA.NET: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le monde de la musique que dans votre vie de tous les jours ?

    BO: au cours de mes prestations, j’arrive presque toujours à réussir à communier avec mon public. C’est ce qui me marque et m’impressionne toujours.

    ICIBANGOUA.NET: Parle nous de ton récent travail : Titre de l’ouvrage, d’où t’es venu l’inspiration, le massage…

    BO: Mon nouvel album a comme chanson phare, « le bon vieux temps ». Le titre rythme avec le  « mben décalé ».

    J’ai travaillé avec des très grands musiciens et ca m’a vraiment marqué je voulais faire du soukouss. J’ai fais venir un ami Junior Aimer Césaire avec qui j’ai vraiment discuter toute une nuit et nous nous sommes accorder finalement et le rythme “Mben Décalé” est né quoi!

    ICIBANGOUA.NET: Que réserves-tu à tes fans pour la suite?

    BO: Je prépare une tournée nationale avec un très grand promoteur culturel.

    ICIBANGOUA.NET: Tu ne veux pas encore nous dévoiler de quoi il est question?

    BO: [Rires] chaque chose en son temps, et là le notre est proche. Prenons notre mal en patience.

    ICIBANGOUA.NET: Quel conseil de fin pour la jeunesse?

    BO: À la jeunesse Africaine, je conseille la patience, le travail et de tout faire pour éviter la tricherie parce qu’on ne peut pas justifier la tricherie. En un mot, l’apprentissage d’abord, et par la suite, le bon travail fera de toi le meilleur parmi les meilleurs.

    ICIBANGOUA.NET: Bishow Oliva, le père du “Mben Décalé”, l’équipe Icibangoua.net te remercies pour ces précieuses minutes passées avec elle et aura chaque fois le plaisir de te recevoir.

    BO: Le plaisir est mienne et merci beaucoup pour vos effort en faveur de la jeunesse et des artistas musiciens Bangoua. Je suis honoré de ces moments de bonheur.

    Interview réalisée par l’Équipe Icibangoua.net

  • EXCLUSIVITÉ 6: COLONEL RECORD NOUS A ACCORDÉ QUELQUES MINUTEs

    Icibangoua.net est heureuse de renouer avec ce programme qui sur sa dernière prise avec l’artiste RumX avait reçu plus de 1000 vues. Malgré les difficultés et plutard l’arrivée en trombe du covid-19, nous sommes heureux de vous introduire la version 6 de notre program exclusivité. Un jeune talentueux Bangoua qui s’est revélé aux Bangoua par son titre « Valider » sur l’explanade de la Chefferie supérieure de Bangoua le jour de la clôture du Festival de Macabo 2019.

    ICIBANGOUA.NET: Quelle est ton identité complète.

    COLONEL RECORD (CR): Artistiquement parlant, je me nomme Colonel Record, et sur le plan civil, je réponds sous l’appelation de KODJOU Yves Salomon. J’ai vu le jour dans la cité capitale du 237, le 21decembre 1995 des parents Bangoua. Je suis petit fils Lah’Ngwi de la Reine Mère Mefô TCHOUTOUO que le Seigneur a récemment rappelé à lui.

    ICIBANGOUA.NET: Comment expliquer ton incursion dans le monde de la musique?
    (CR): La musique pour moi c’est ma seconde vie. Depuis mon enfance j’aimais beaucoup écouter les œuvres musicales des ténors de la chanson et avec le temps j’ai rejoins une chorale qui m’a permis avec le temps de développer cette passion en moi. En clair, c’est par le canal de l’église que je m’introduit dans le monde de la musique. Mon parcourt musicalement parlant n’etait pas facile et meublé de trop d’obstacles en chemin, un peu comme dans l’armée il faut affronter les étapes afin de gravir les échelons pour avoir le grade colonel, il y a des épreuves qui nous challengent et Record signifie que je les ai tous surmonté.

    ICIBANGOUA.NET: Depuis combien de temps tu pratiques cet art?

    (CR): Je me lance dans la musique en 2010, il y’a une décennie aujourd’hui.  Avec le nom Senior Eyango. C’est l’artiste  Ndedi Eyango qui ma beaucoup inspiré, et j’avais un rève pour la musique, celle d’être super star connu dans le monde entier. J’étais alors un grand fan de Ndedi Eyango et au jour le jour je le suis toujours. 

    ICIBANGOUA.NET: Comment definissez-vous votre style?
    (CR): Toute suite, je dirai sans hésitation que je fais dans la musique urbaine en général, techniquement appelée l’afro beat.

    ICIBANGOUA.NET: Quel message véhicules tu?
    (CR): Le message que je promeux dans mes differents titres reste L’UNITÉ, le le mérite personnel à travers le travail afin de se démarquer, le combat farouche contre l’envie, et la convoitise, d’autrui.
    Comme je n’ai de cesse de le dire, mon ventre est une marmite de talent chaque titre a un sujet pointueux.

    ICIBANGOUA.NET: Accorde tu beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de tes œuvres ? Ou au format ?

    (CR): la vraiment je ne metrise par vraiment ce domaine derriere moi ya une equipe

    ICIBANGOUA.NET:Contes nous en quelques mots tes débuts dans la musique
    (CR): Mes debuts n’étaient pas vraiment faciles, mais à force de travailler, je me maintiens tout en m’améliore au quotidien.
    Cette dynamique dans la progression justifie le changement de mon nom d’artiste qui est passé de Senior Eyango à COLONEL RECORD. C’est en même une manière pour moi de signifier les nombreux d’obstacles que j’ai traversés, les dures batailles que j’ai menées pour gravir l’échelon de Colonel que j’arbore aujourd’hui, mais aussi une façon de qualifier l’époque passée.

    ICIBANGOUA.NET: Le métier nourrit il déjà son homme?

    (CR): Pour le moment vraiment non. Je ne vis pas exclusivement de la musique, je mène des activités parallèle en l’occurrence, j’offre mes services dans une imprimerie de la place.

    ICIBANGOUA.NET: Que représente l’art pour toi?
    (CR): L’art pour moi est une passion parce-que je m’en sert pour reparer les cœurs brisés.

    ICIBANGOUA.NET: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le monde de la musique que dans votre vie de tous les jours ?

    (CR): Pour moi, 2019 a été à travers le festival culturel Macabo, l’occasion inespérée de me faire connaître dans mon village. Aux côtés des grandes plumes comme Christelle TAMBOU, Sophie NONO, Bishow Oliva, Le Griot, Léonidas Kouajip, nous avons écumé les plateaux des spectacles durant toute la période du festival et l’arène fût impressionnante avec une forte audience remarquée du public dont certains pour la plupart sont devenus mes fans.

    ICIBANGOUA.NET: Parle nous de ton récent travail : Titre de l’ouvrage, d’où t’es venu l’inspiration, le massage…

    (CR): Déjà mon œuvre a pour titre « VALIDER ». Cet opus m’a donné beaucoup de poids dans le domaine de la musique au Cameroun. Là, je demande aux jeunes de travailler et de ne par avoir les longs yeux.

    ICIBANGOUA.NET: Que réserves-tu à tes fans pour la suite?

    (CR): Un gros opus faisant office d’un album géant de 8 titres qui sera disponible avec la grâce du Seigneur en février 2021.

    ICIBANGOUA.NET: Quel conseil de fin pour la jeunesse ?
    (CR): Mon éternel conseil pour la jeunesse est que nous devons bosser dure pour montrer et servir d’exemples à nos cadets pour qui nous sommes appelés à être des catalyseurs.

     

    Article et interview réalisé par l’équipe technique ICIBANGOUA.NET

  • EXCLUSIVITÉ 5: UN CAFÉ AVEC RUM-X AU CARREFOUR KAMNA

    Conscient des enjeux de développement que rencontre notre Groupement, Conscient que Bangoua est riche d’une jeunesse multi talentueuse et conscient enfin de la nécessité de promouvoir la culture du village via ses artistes de l’intérieur et de l’extérieur, l’équipe ICIBANGOUA poursuit sa mission qui est de sensibiliser et informer les Bangoua du monde entier.
    Dans ce sens, un jeune frère de son nom d’artiste RUM-X a accepté prendre le petit déjeuner avec notre équipe au Carrefour à Kamna.

    ICIBANGOUA: Bonjour cher frère, profitant de cet instant de partage avec vous, il nous vient en tête cette préoccupation de tous nos lecteurs. Qui est au juste RUM-X?
    RUM-X: Je ne nomme Noumi NJAMPOU Duclos Noël (RUM-X de mon nom d’artiste). J’ai vu le jour un 02 janvier de l’an de grâce 1996 à Bafoussam.

    ICIBANGOUA: Vous venez au monde avec la bonne année alors? (rires)
    RUM-X: (rires) Exactement.

    ICIBANGOUA: (rires) Alors RUM-X, qu’est-ce qui vous amène à la musique?
    RUM-X: J’entre dans la musique depuis les année 2008. À l’époque j’écoutais des artistes qui m’inspiraient tels La Fouine, Soprano, Fababy, Valsero. Mais avant, je griffonais déjà des bouts de texte et de poème depuis le CM2.

    ICIBANGOUA: Quel style de musique faites-vous?
    RUM-X: je définis mon style comme un mélange de rap, trap, R&B et je m’identifie au courant d’art URBAN.

    ICIBANGOUA: Que véhiculez-vous comme message dans vos oeuvres?

    RUM-X: La musique est d’après moi une autre façon plus évoluée de s’exprimer, de dialoguer. Généralement je parle d’amour, d’unité, de la rue, du ghetto. Bref la vie des jeunes camerounais qui sont oubliés par la société. À travers la musique, je sensibilise les jeunes de mon ghetto, je parle à la femme en la décrivant d’une façon sensuelle, délicate et romantique.

    ICIBANGOUA: D’où provient votre inspiration?
    RUM-X: J’aime beaucoup parler d’amour, de déception, de distance, et j’aime aussi parler du ghetto, c’est-à-dire de la pauvreté, de la vie précaire de la rue, commun de la majorité des camerounais et je puise mes paroles dans la façon dont ces personnes se bougent pour s’en sortir. Je m’intéresse à la nature, à tout ce qui m’entoure.

    ICIBANGOUA: Accordez-vous beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de vos oeuvres ?

    RUM-X: oui mais, très souvent je suis rattrapé par le manque de moyen pour la présentation.

    ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique? Votre évolution jusqu’à ce jour?

    RUM-X: Déjà tout petit j’interprétais, je faisais de la comédie. Au CM2, j’écrivais des bouts de textes. Mais ce n’est qu’en classe de 3eme que je fais ma première expérience en studio avec l’aide d’un ami du nom de #Lil Rony, ensuite j’ai eu pas mal de connaissance et de rencontre dans les studios de Bafoussam, Douala, Yaoundé et de Sangmélima… Ces passe-temps dans les studios m’ont coûté des années d’études, mais je n’ai jamais lâché! C’est ainsi qu’en 2014, j’ai enfanté mon tout premier bijou professionnel “#1000 à l’heure » voit le jour après de multiples essais ! Ensuite doit s’enchaîner des collaborations à Bafoussam avec #kendja cobra, #Yroma DJ, #Dj billy, #wiz kenro, #Nancy… Et aujourd’hui je bosse encore et encore pour atteindre être au mieux de ma forme.

    ICIBANGOUA: L’artiste que vous êtes peut-il vivre pleinement de sa musique? Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de l’art?

    RUM-X: Il existe tellement de challenge que je ne sais exactement par où commencer. Je prefererais m’atarder sur ce qui s’applique directement à moi. Ma plus grosse difficulté réside dans le manque de ressources financières, l’obtention des scènes de musique vue la mafia qui se dégage du monde artistique au Cameroun de nos jours.
    Je ne vis vraiment pas de mon art aujourd’hui ! C’est vrai il y’a quelques revenus, mais pas assez conséquents ni suffisant.

    ICIBANGOUA: Faites vous un autre métier que la musique?
    RUM-X: Oui je fais autre métier que la musique tel que le e-commerce, déjà je suis étudiant en commerce international dans un Institut de Douala.

    ICIBANGOUA: Pensez-vous que l’art soit utile à la société ?

    RUM-X: bien sûr que l’art est utile à la société. L’artiste a pour rôle à travers sont art non seulement de divertir, mais aussi de conseiller, éduquer et dénoncer les mauvaises conduites de la société.

    ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’oeuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    RUM-X: mon dernier travail est un single intitulé #Bad story en fait c’est l’histoire d’un jeune qui s’aventure pour une jeune demoiselle juste par égo, défi et prétention sans aucun amour à la base. Il la torture, l’utilise et la jette comme un torchon avant de se rendre compte de son amour pour elle. Pendant ce temps le cœur de la jeune demoiselle est brisé. L’inspiration m’est venue d’un fait réel, une situation vécue par une de mes amies proches. A travers cette œuvre, je voudrais faire comprendre à une catégorie de garçon ou d’homme qu’on n’approche pas une femme par prétention ou par défi, mais par amour.

    ICIBANGOUA: Pleines de choses en vue pour un jeune dynamique. Beaucoup de courage à vous. Pour conclure, avez-vous un message à la jeunesse?
    RUM-X: Je dirais juste à tous mes jeunes frères africains de se battre pour ce qu’ils aiment, pour ce qui les motive. Notamment pour ceux qui aspirent à ce métier, de ne pas lâcher le chemin car il est long et chaque jour on taf (travaille) pour être au top de nos performances. Surtout de rester soi-même et ne pas suivre les autres car les chemins ne sont pas les même.

    ICIBANGOUA: Merci à vous pour ce délicieux déjeuner à ce mythique Carrefour Kamna. Merci pour votre temps à nous consacré. Nous espérons vous revoir d’ici peu.
    RUM-X: Tout en espérant aussi vous revoir bientôt ICIBANGOUA, je vous remercie.

    INFOLINE: https://www.facebook.com/rumx237/ et https://twitter.com/nouminoel?s=09

    Article et interview réalisé par l’équipe technique ICIBANGOUA.NET

  • EXCLUSIVITÉ 4: DE BANGOUA A PARIS KING MEZO, LE FILS DU TERROIR PARLE

    Pour une 3ième fois, notre programme “EXCLU ICIBANGOUA” bat le record avec 346 vues. Notre audience augmente, ce qui nous motive à aller de l’avant dans la promotion du patrimoine intellectuel caché de Bangoua.
    Nous avons décidé de donner la voix aux sans voix et le programme “EXCLU ICIBANGOUA” a vu le jour.
    L’amour que nous avons pour notre village et notre nation est tellement grand qu’un programme sans invités ni fans ne peut reussir. C’est en hommage aux plus de 1.000 visiteurs de notre programme que nous vous présentons en cette épisode 4, un grand, un géant, un roi, le King Mezo.

    ICIBANGOUA: Bonjour cher frère! Ce matin en préparant cet interview, notre équipe se demandait: Qui allons-nous rencontrer? Nous sommes tombé comme par enchantement sur KING MEZO (KM).
    Quel mystère se cache derrière ce nom?
    KM: Je suis né NJIKÉ Jean et artistiquement parlant, je porte le nom « King Mezo ». J’ai vu le jour à Loum dans le Moungo, un jour du 12 octobre 1968.

    ICIBANGOUA: D’où vous vient le nom King Mezo?

    KM: De l’extrême souffrance dont j’ai vécu dans le passé est né le nom King Mezo. Point n’est plus besoin de rappeler que King veut dire chef et mezo en Bangoua veux dire j’ai survécu, en sommes le nom King Mezo signifie « le chef a survécu » ou mieux « le roi a bravé la souffrance ».

    ICIBANGOUA: Alors, et cet amour pour la musique? Comment êtes vous entré dans ce monde de la poésie chantante?
    KM: Je suis un excellent auto-didacte qui apprend beaucoup en observant. De ce fait, je suis entré dans la musique par la chorale Espérance Voice de l’EEC (Église Évangélique du Cameroun) de Maképé Tonnerre.

    ICIBANGOUA: Ça fait combien de temps que vous êtes dans la musique?
    KM: J’y suis depuis bientôt un quart de siècle et plus précisément 17 ans. Au depart c’était comme une blague, mais après c’est devenue une vraie passion au point ou loin d’être un hobby, la musique est comme mon passe temps favori. Je fais de la musique même dans mon sommeil.

    ICIBANGOUA: C’est pas magnifique ça?

    KM: Vous savez? Lorsque ce que vous faites vous vient du profond de votre être, vous l’assimilez de gaieté de coeur et tous les jours, vous avez envie d’en faire plus.

    ICIBANGOUA: Ah oui, est-ce pour cela que votre style semble si diversifié?

    KM: Exactement. Dans mon style, je veux valoriser notre culture par un mélange de musiques africaines ou métissées. Et dans mon travail, je travaille à toujours passer un message fort, un message de Cœur aux mélomanes.

    ICIBANGOUA: King, quelles thématiques abordez-vous dans vos œuvres?

    KM: J’aime travailler dans mes chansons les sujets de société et d’amour. Les faits marquants de notre société contemporaine. De ce fait, je n’hésite pas à faire intervenir dans mes recherches musicales les autres corps de métiers et par la même occasion, j’accorde une attention toute particulière à la finition de mes travaux.

    ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique?

    KM: J’ai débuté la musique par mon entrée dans la chorale et puis je me suis installé à Paris où j’ai continué à faire de la musique dans un groupe et puis je me suis inscrit au conservatoire auquel j’ai appris le solfège pendant trois ans.

    ICIBANGOUA: Pouvez-vous vivre de votre travail ? Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de l’art?

    KM: Non, pour moi la musique est un don des cieux et je le prend ainsi.
    La grande difficulté réside au niveau de la promotion musicale, mais aussi, il n’est du tout facile de trouver des professionnels dans le domaine pour pouvoir travailler ensemble.

    ICIBANGOUA: Exercez-vous un autre métier en dehors de la musique?

    KM: Oui. Je suis comptable de formation ayant travaillé au Cameroun et en France. J’exerce actuellement dans le corps de métier de sécurité incendie. 

    ICIBANGOUA: Pour vous, est-ce que l’art est utile à la société ? Quel est le rôle de l’artiste ?
    KM: Oui l’art est utile à la société et le rôle de l’artiste est de réveiller les consciences des gens à travers ses chansons et de les rendre heureux. J’ajouterais même que la vie est un coup de théâtre quotidien.

    ICIBANGOUA: Parlez-nous de votre prochain travail: titre de l’oeuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    KM: Je travaille de nos jours sur une chanson dont le titre est ( mi ke bi chi sop mi). L’inspiration est venue de mon Dieu ou du Dieu de mes ancêtres.

    ICIBANGOUA: Que réservez vous dans les prochains jours, mois à votre public ?

    KM: Effectivement la nouvelle et croustillante galette musicale “mi ke bi chi sop mi”. Just wait and see comme disent nos frères de l’autre langue.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    KM: Le message à la jeunesse africaine est celui de ne pas tomber dans le piège de la facilité. D’être travailleur, avoir des rêves et y croire.

    ICIBANGOUA: King Mezo, ce fût un plaisir de partager ces moments avec vous. Vous êtes la fierté de tout un peuple et nous serons ravi de vous recevoir dans un futur proche pour le bonheur de cette plateforme et de celui de la communauté Bangoua en général.

    KM: Je vous remercie humblement Monsieur Clotaire Ntienou d’avoir sollicité ma modeste personne pour un entretien. Au plaisir de vous revoir très bientôt s’il plait à Dieu.