Category: Santé

  • La symbolique des rites de la naissance chez les Bangoua

    Le pays Bamiléké qui recouvre les plateaux du centre-ouest du Cameroun, est habité par une population dense, et se compose d’une centaine de chefferies, chacune bien délimitées par des frontières. Dans l’une d’entre elles, appelée Bangwa, j’ai mené une enquête ethnographique sur le système de parenté patrilinéaire. Cette recherche m’a conduit à m’intéresser aux rites relatifs à la naissance des enfants et à les analyser à la lumière du système symbolique qui les sous-tend. En présentant ce travail, je voudrais aussi montrer que l’on peut faire abstraction des comportements pour situer les relations parents-enfants, et préciser l’ordre sur lequel ces relations s’appuient.

    Les Bangwa pensaient autrefois que les enfants à naître vivaient dans les marigots sous forme de crapaud, ou de lombric noir quand ils étaient de futurs fils de chef. Lorsqu’une femme tuait un de ces animaux par mégarde avec sa houe, elle se lamentait et portait sur ses reins des feuilles sèches de bananier plantain en signe de deuil afin d’éviter qu’elle-même ou une de ses voisines n’accouche d’un enfant mort-né. Les anciens racontent que ces créatures sortaient de l’eau la nuit, et allaient deux par deux, suivant les chemins, visiter les cases d’habitation. Lorsqu’ils rencontraient un homme et une femme qui s’entendaient bien et communiquait la paix autour d’eux, ils entraient ensemble dans la case; mais un seul y pénétrait lorsque le couple n’avait pas ces qualités exceptionnelles. Neuf mois après, la femme ainsi visitée mettait au monde dans le premier cas des jumeaux, signe de paix et de prospérité, et dans le second un enfant unique.

    Avant de naître, les enfants vivent sous forme de double dans l’eau des rivières qui est par excellence le lieu d’origine de la vie. Les grandes familles nobles résident d’ailleurs toujours en bas des vallons à proximité des marigots, car la terre y est plus fertile et les femmes n’ont pas une trop longue distance à parcourir pour aller y puiser de l’eau. Les petites familles de serviteurs habitent au contraire en haut des pentes sur des terres plus sèches et moins riches. Enfin, les Bangwa rejettent sur le sommet des collines ce qui est jugé mauvais et néfaste pour la société, afin que le feu de brousse le brûle pendant la saison sèche. Les mauvais morts par exemple, qui ne pouvaient pas bénéficier d’une sépulture normale à cause de leur ventre gonflé d’ascite, étaient abandonnés sur les hauteurs. Les habitations construites sur le flanc des vallons sont ainsi situées entre le haut associé au feu et à la mort, et le bas où coule l’eau source de vie. Ces catégories bien marquées se retrouvent dans les paroles et les gestes quotidiens. Au cours des salutations usuelles, les Bangwa se demandent mutuellement : tchfô’ rhul « est-ce que ça va? » ou plus exactement, « est-ce que les nouvelles sont humides, fraîches? ». Quand cela ne va pas, ils disent: ira ndep, « c’est chaud », tout ce qui est déplaisant fait référence au sec. Mba’a jiïp même, « ne me fait pas sécher» équivaut pour nous à « ne me fait pas ch…«. En guise de bénédiction, un père crache sur la poitrine de son fils ou de son descendant venu lui rendre visite, pour maudir il lui souffle de la cendre sur le visage. Recevoir de la cendre est encore actuellement la malédiction la plus redoutée dans le pays.

    L’eau, le froid et l’humide sont bénéfiques, tandis que le feu, le chaud et le sec sont maléfiques. Mais ces éléments et leurs attributions ne sont pas irrémédiablement anti-nomiques. C’est ce qu’attestent les expressions qui se rapportent au mariage. Lorsqu’une femme est mariée, les Bangwa disent : jii nang ndiie, « elle cuit (dans) la maison », c’est-à-dire qu’elle fait la cuisine pour son mari et que, ce faisant, elle renverse l’ordre topographique qui tient à distance l’eau et le feu en un ordre domestique où ces éléments sont rapprochés et neutralisés par une inversion (feu du foyer en bas et eau de la marmite en haut). Mais le verge mbi nang, « cuire », dénote aussi la relation sexuelle. Les adolescents aiment à poser à de nouveaux interlocuteurs cette devinette: « qu’est-ce qu’une goutte d’eau qui devient poisson?… ». On dit au jeune qui a engrossé une fille: «puisque tu as versé l’eau, bois-la», c’est-à-dire marie-toi. Quand une femme fait une fausse couche, on dit à son mari : « tu t’es débarrassé de l’eau, mais tu as gardé la calebasse ». L’eau évoque la sexualité et plus précisément celle de l’homme. Le liquide spermatique est appelé d’ailleurs l’eau de l’homme. Par contre la vie affective et la sexualité féminine sont symbolisées par le feu. « II n’y a pas de fumée sans feu » signifie qu’il n’y a pas d’enfants sans femme ou sans alliance. «Une bonne épouse», c’est-à-dire une femme qui fait bien la cuisine et qui a de nombreux enfants, « est un bon feu ». Quand un homme a perdu beaucoup d’enfants et qu’une de ses épouses est enceinte, on dit: « le feu l’a brûlé, mais il se chauffe encore». Les femmes infidèles sont comparées à de la braise qui brûle ceux qui viennent s’y chauffer.

    Le rapport sexuel est une cuisson et les enfants qui en résultent, sont assimilés à de la «bonne nourriture». «Les enfants», dit le proverbe, «sont la nourriture que Dieu donne et que l’on mange». Aussi les femmes qui venaient d’accoucher, ne devaient-elles pas toucher de leurs mains nues les aliments qu’on leur tendait, car elles devaient se consacrer à une seule nourriture, l’enfant. Elles étaient autorisées à se resservir de leurs mains par la mère de leur mère, trois semaines après l’accouchement, et elles reprenaient leur activité culinaire après la célébration d’une petite cérémonie appelée kelôngtôngnguo, «plantain du cordon ombilical de l’enfant». Lorsqu’une femme avait accouché, la co-épouse ou la voisine qui avait joué le rôle de sage-femme enterrait profondément le placenta au pied d’un bananier plantain sur le point de mûrir, et elle plantait, dans le tronc, le morceau de bambou raphia qui avait servi à couper le cordon ombilical du nouveau-né. Les membres de la famille savaient ainsi qu’il ne fallait pas toucher à ses bananes. Quand le reste du cordon ombilical se détachait par dessèchement du ventre de l’enfant, la mère l’enveloppait dans une feuille de bananier plantain et le rangeait sous son lit. Un mois après la naissance, les co-épouses, les sœurs, les voisines envahissaient, un soir à la tombée de la nuit, la case de l’accouchée. La première épouse ou à défaut une sœur du mari, creusait de son plantoir, au pied du lit, un trou où elle déposait le petit bout de cordon ombilical. La mère se lavait le visage au-dessus, la première épouse faisait de même. Puis celle-ci prenait un morceau de bambou raphia dont elle fendait et refendait l’extrémité pour en faire une torche qu’elle allumait au feu. Elle frappait de la torche embrasée le trou et chacun des murs de la case, au milieu des hullulements joyeux de toutes les femmes présentes. Enfin, elle rebouchait le trou par terre.

    La signification de ces gestes est la suivante: l’eau qui sert à laver la mère de toutes les mauvaises choses qu’elle porte en elle, tombe sur le sol, et le feu qui chasse les mauvais esprits, provenant de l’extérieur, est projeté sur les quatre murs de la case, sa’ ndu-e, ou par homonymie sur les quatre points cardinaux sa’ ngguong. L’eau et le feu que ce rituel utilise pour leurs qualités bénéfiques, purification interne et destruction externe, sont replacés dans leurs positions cosmiques, en bas en en haut, à l’instant où l’enfant est relié par son cordon ombilical à la terre de son père. Il n’est donc pas possible d’utiliser ces éléments pour la cuisine dans leurs positions domestiques. Les bananes plantains qui avaient été mises de côté pour cette occasion n’étaient pas bouillies comme de coutume, mais grillées au feu et consommées avec de l’huile de palme et du sel offerts par le mari. Toutes les femmes présentes en mangeaient sauf la mère et ses enfants qui devenaient ainsi un sujet de plaisanterie pour les autres. « C’est dommage que vous ne puissiez pas goûter de ce plantain », leur disait-on, « il est vraiment délicieux ». La mère riait et répondait : « j’en mangerai bientôt et ce sera à votre tour de ne pas en manger ». L’enfant est naturellement bien plus important que la nourriture. De plus si la mère avait mangé une banane de ce régime mûri en contigûité avec le placenta, c’eut été comme si elle avait mangé une partie d’elle-même ou de l’enfant. Bien que celui-ci fût une bonne nourriture, il n’était pas pour autant comestible. Tel était ce que les femmes soulignaient en plaisantant à la nouvelle mère. A partir du moment où le nouveau-né était relié à un troisième élément, la terre, mitoyenne entre le haut et le bas, il entrait dans le plan cosmique sans pour autant quitter le plan domestique, il n’était plus seulement mangeable, il devenait mangeur.

    Il ressort de ces rites que la naissance n’est pas ici un événement neuf ouvrant un avenir, elle n’apporte rien qui ne soit déjà là. Dès qu’un enfant Bangwa voyait le jour, il était pris dans un système symbolique préexistant et fortement enraciné dans divers aspects de l’organisation sociale tels que le haut et le bas, le sec et l’humide, l’interne et l’externe. Cette symbolisation s’organise autour d’une métaphore (la cuisson) évoquant l’alliance parentale, et d’une métonymie exprimant la filiation paternelle puisque le nouveau né est rattaché à la terre de son père par une partie de lui-même. L’enfant est ainsi relié à l’ordre parental par l’intermédiaire des deux pôles du langage. Cette corrélation entre les deux axes de la parenté, alliance et filiation, et les axes paradigmatique et syntagmatique dont relèvent la métaphore et la métonymie, n’est pas absolue puisqu’entre ces deux figures l’enfant a aussi le statut ambivalent de nourriture non mangeable. Cette corrélation indique néanmoins que l’assise sur laquelle repose les rites de naissance, n’est autre que la structure du langage. La fonction de ces rites est donc de confirmer l’insertion parentale et sociale du nouveau-né en l’insérant dans un ordre langagier. En effet, quand un enfant mourait avant la cérémonie kelôngtôngnguo, les Bangwa ne le lamentaient pas et l’enterraient dans le haut de l’allée centrale qui conduit à leur résidence. Ils remettaient ainsi l’enfant dans un endroit où il était entré dans la concession. Autrement dit tant que l’enfant n’était pas intégré symboliquement à la société, il était assimilable aux êtres imaginaires qui hantaient les marigots. Il n’était pas encore considéré comme un être humain.

    Charles-Henri PRADELLES de LATOUR DEJEAN Attaché de Recherches au CNRS.

  • Macabo 2015, la diaspora de France en force

    Le lien Diaspora-Développement en Afrique n’est plus à refaire. Dans un contexte économique mondial morose, nombre de villages et de contrées africains connaissent une véritable croissance et une progression de leur niveau de vie grâce à l’intervention économique de leurs migrants. Des modèles éprouvés font le tour des laboratoires universitaires, mais surtout des exemples concrets poussent d’autres villages comme le nôtre aux mêmes questionnements :

    « Et si les Bangoua de la diaspora étaient des acteurs de développement ? ».

    Telle une poupée russe, cette question à peine posée, soulève de centaines d’autres : Quelle diaspora Bangoua ? Le peuvent-ils ? Avec quels moyens ? Selon quel mode d’organisation ? Pour quels projets ? Avec qui ? Avec quels partenaires internes ? etc. autant d’interrogations qui exigent humilité dans la réflexion et commandent de ne pas céder à la facilité des solutions toutes faites venu de l’extérieur, si les Bangoua veulent construire un modèle de lien adapté à leur contexte particulier ; ni vache à lait, ni solution miracle.

    Saisir l’audience du festival du Macabo pour inviter les Bangoua de l’intérieur comme ceux de l’extérieur à une causerie fraternelle, à un échange d’idée sur ce sujet. Tel est l’objet de cette rencontre « DIASPORA ET DEVELOPPEMENT » organisée le jeudi 12 novembre 2015, dans la salle de conférence de la chefferie.

    Bien cordialement,

    TOUS LES INFORMATIONS :

    www.hibiscusinitiatives.simplesite.com

    www.bangoua.over-blog.com

    Page facebook : MACABO 2015, festival bangoua

  • Inauguration Projet d’eau par SE Ambassadrice de France au Cameroun – Bangoua 2015

    Rôle de la diaspora Bangoua dans la dynamique de développement local.

    inauguration Project d'eau Bangoua 2015A la mort de son pere , Anick Julio sait qu’il régnera . Il en est peut-être complexé mais le jeune heritier possède assurément une idée de son métier de Roi et des attentes que suscite son intronisation .Et ceux qui surent par la reconnaissance des signes qu´il portait á sa naissance, présiderent á son choix en 2001 comme le roi des Bangoua .

    Depuis lors, Sa Majesté n´a cessé de nous montrer le visage d´un monarque qui est au coeur de nos préoccupations tout en résistant avec douceur et fermeté aux differents déchainements .

    Ceux qui depuis ces dernieres années observent ses nombreuses initiatives soutenues par le peuple Bangoua , l´Etat du Cameroun et les partenaires au developpement , n´en finissent pas de s´interroger .

    Se bat -il pour lui meme? Pour sa famille ou pour le peuple Bangoua dont il est le guide ?

    Quel sécret git dans sa détermination rageuse de changer Bangoua ?

    Je ne me suis jamais servir de mots abstraits pour décrire sa vision pour Bangoua . Et comme témoins priviligié de l´histoire en marche , comme serviteur du roi, j´ai le devoir , compris comme devoir de mémoire de poser un regard analytique sur ce projet eau Bangoua receptionné par le Gouverneur de la Région de l´Ouest et l´Ambassadrice de France au Cameroun le mercredi 30 septembre 2015 .

    Allons nous revenir sur les ratés, les manques, les erreurs , les incomprehensions , le sabotage du projet , les nombreux rapports rédigés dans une dynamique de motivation impures pour discrediter les acteurs de ce projet ?

    Tous les obstacles rencontrés dans la marche pour l´eau potable dans tous les robinets de Bangoua n´ont donné plus que de connaissances; une sorte de solidité , un point d´appui pour solliciter davantage le soutien de l´Etat , des partenaires et d e la diaspora .

    La présence de son Excellence Monsieur le Gouverneur de la Région de l´Ouest ä Bangoua le 30 septembre marque la reconnaissance et le soutien de l´Etat du Cameroun au peuple Bangoua , ä la diaspora, dans cette dynamique de coopération internationale pour le developpement local participatif . Une présence qui interpelle les fils et filles Bangoua ä plus de responsabilité .

    Nous y reviendrons

    Debangoua Tchatchouang

  • RECEPTION DES TRAVAUX DE REHABILITATION DU RESEAU D´EAU DE BANGOUA: Mercredi 30 Septembre 2015

    12038440_1225041277521523_7744418993081008718_nLes coulisses d´une démarche …
    Le Projet de construction d’un réseau de distribution d’eau est l’un des projets qui tient le plus à coeur à Sa Majesté DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, Chef supérieur du groupement Bangoua. Nous « Les Enfants du Ndé » avons avec l’accord de Sa Majesté obtenu deux rendez-vous avec le SEDIF (Syndicat des Eaux d’Ile de France) puis avec Veolia Water Force le lundi 28/11/2005 afin de présenter le dossier.
    Nous devions être accueilli par le président du SEDIF Monsieur SANTINI André (Député maire d’ Issy-les-Moulineaux) celui-ci en déplacement, nous avons été reçu par Monsieur Lenny COLLET Ingénieur en Chef Chargé du suivi des dossiers Afrique. Il a pris le temps d’écouter l’exposé de Sa Majesté, puis nous a expliqué dans quel mesure le SEDIF pouvait intervenir sur notre dossier, dont Sa Majesté sera le garant sur place à Bangoua et l’association « Les enfants du Ndé » le porteur du projet en France et chargé du suivi avant, pendant et après sa réalisation.
    Nous nous sommes ensuite rendu à Nanterre dans les locaux de Véolia Water Force, structure de développement du groupe Veolia Eau, qui après étude du dossier et un entretien avec Sa Majesté, nous a promis de monter un dossier bien structurer dont il assurerait en collaboration avec l’association « les Enfants du Ndé » représentée par Richard NANA DWANANG, de nous aider après le départ de Sa Majesté à mener le projet à son terme ainsi que de trouver d’autres bailleurs de fonds tels que la Ville de Paris, l’agence de l’eau Seine Normandie en plus du SEDIF et de la Fondation Veolia.:
    Source: Association les enfants du Ndé

  • Le cube peut nuire à la santé

    Utilisé en cuisine pour aromatiser les repas, cet ingrédient peut causer quelques désagréments à l’organisme.

    cube_maggi2A chaque fois qu’elle cuisine son ndolè, Mama Mado rajoute à la fin son ingrédient secret : du cube Maggi. Telle que le faisait la dame dans la publicité qui inondait les chaines nationales il y a 10 ans. Ce geste, la femme au foyer l’exécute systématiquement à chaque fois qu’elle cuisine un repas salé. Pour elle, c’est simple, il n’existe pas de bon plat sans ces arômes en cube. Les bavardages de ses soeurs et de sa mère à ce propos n’y changent rien. La mère est convaincue que seuls les cubes finalisent ses petits plats.

    Ses  voisines et autres femmes de son entourage qualifient l’arôme de « petit poison ». Depuis quelque temps, elles font l’impasse sur le sel cubique et ne se contentent plus que de la poudre égrainée blanche pour assaisonner leurs repas. Cette décision, elles l’ont prises après qu’il leur est parvenu que le « cube » est à l’origine de bons nombre de cancers. Depuis, ces bonnes femmes l’ont en horreur et éloignent tout ce qui y ressemble dans leur maison.

    L’utilisation des cubes, bouillons et autres épices commercialisés présente sans aucun doute un danger : le trop plein de sel. Quel que soit le repas consommé, il est toujours recommandé de manger peu de sel, peu de sucre et de pratiquer une activité physique. En gros, le problème ici c’est l’excès. Pour résoudre ce problème, Dr Ngougni, cardiologue, préconise d’avoir la main lourde sur soit le sel, soit le cube. « Les femmes font très souvent cette erreur, mettre du sel en début de cuisson, et rajouter du cube par la suite.

    L’idéal dans ce cas c’est soit utiliser rien que du sel, soit se contenter du cube pour ceux qui ne peuvent pas s’en passer », explique le médecin. Au-delà du dosage, le réel problème des cubes reste leur composition. Invisible sur leur emballage, elle reste inconnue des consommateurs qui semblent très peu soucieux de ce qu’il y a dans leur secret de cuisine. Le goût qu’il leur procure dans la bouche pour eux est sans doute plus important. En réalité, ces carrés de légumes ou d’animaux sont issus d’un long processus industriel qui renferme de nombreux ingrédients. Notamment une énorme quantité de sel, du glutane monosodique qui est un additif alimentaire qui incite le goût et se compose de féculents et de sucre, ce qui favorise l’obésité.

    La plupart de ces cubes d’assaisonnement  contiennent plus d’une dizaine d’éléments : des arômes artificiels, des additifs alimentaires, des produits synthétiques, etc. Ceux-ci ne sont pas des plus sains. Aucune étude détaillée n’a jamais été menée sur le sujet. Et, dans un contexte où les scandales alimentaires poussent les uns et les autres à faire attention à ce qui se retrouve dans leur plat, aucun contrôle n’est effectué. Quoi qu’il en soit, ces cubes qualifiés de « petites bombes industrielles » sont à utiliser avec précaution.

    © Le Jour : Inès Ntsama
  • 35 Camerounais sur 100 sont hypertendus

    La population camerounaise est très exposée aux maladies relatives à l’hypertension artérielle. Et la situation de plus en plus alarmante. C’est le constat fait par la Fondation Camerounaise du Cœur. Selon elle, les statistiques sont très inquiétantes à 35%; un fort taux qui n’est pas sans conséquences sur la population.

    hypertension« Au Cameroun, 35 % de la population adulte souffre d’hypertension artérielle », soulignent les statistiques de ladite Fondation. « Cette maladie et ses complications causent 17 000 décès par an », a-t-elle ajouté. D’après les spécialistes, l’hypertension artérielle est le plus souvent asymptomatique. Elle est désignée sous le vocable de « tueur silencieux » à cause du fait qu’elle évolue sans bruit et sans signes particuliers exceptés ceux qui annoncent déjà une complication.

    Outre l’hypertension artérielle, la Fondation Camerounaise du Cœur a soulevé dans ses statistiques la fréquence des accidents cardiovasculaires (AVC). Une situation qui s’explique par quatre faits. D’abord, 60 % de la population féminine est touchée par l’obésité; ensuite 80 % de la population adulte consomme abusivement de l’alcool; en outre 10 % souffrent du diabète ; et enfin 20 % des Camerounais a un taux de cholestérol trop élevé.

    Il est très simple de diagnostiquer une hypertension artérielle ; il s’agit de mesurer régulièrement sa pression artérielle. Mais que faire pour reconnaître la présence d’une telle maladie ? Certes, elle n’a pas de symptômes spécifiques ; néanmoins, les témoignages faits le plus souvent par ceux qui en ont été victimes font état de malaise à certains endroits du corps.

    La fatigue, les céphalées, les saignements de nez et des bourdonnements d’oreille sont quelques-uns de ces signes. Aussi souligne-t-on des palpitations, une gêne thoracique ou des troubles de l’équilibre.

    Sources: http://news.africahotnews.com/

  • Bepc 2015: Une candidate décède pendant les épreuves physiques

    Ramatou Wandja Djankoua, meilleure athlète du lycée de Bangoua meurt lors des épreuves sportives du BEPC.Le 21 avril 2015 aura été le jour le plus sombre pour le lycée de Bangoua et la famille de Ramatou Wandja Djankoua qui perdent leur meilleure sportive de tous les temps et leur fille.

    Pourtant c’étaient un jour plein d’espoir, jour des épreuves sportives du BEPC à Bangoua. Rien ne prévoyait une fin si tragique pour cette jeune fille de 16 ans, élève en classe de 3ème Espagnol, qui pas plus tard qu’en février 2015 à rapporté une médaille à son établissement aux cours des compétitions d’athlétisme de l’Arrondissement de Bangangté.

    Epreuves_physiques240415500Que s’est-il passé ? Il est environs 15H et on est à l’épreuve de course de résistance. Ramatou a fait une belle course qui a suscité l’admiration de tous. Dans le groupe qui venait après, une fille du Collège Evangélique de Bangoua s’écroule en pleine course. C’est l’affolement. Tout le monde accoure vers le point de chute.

    Le Proviseur Nana court vers sa voiture qui malheureusement à une crevaison.On s’affaire pour chercher comment l’évacuer quand on signale une autre fille qui gît sur le terrain. C’est Ramatou, la meilleur athlète que le lycée de Bangoua ait connue.

    C’est finalement avec des motos que les deux sont évacuées à l’Hôpital Bangoua. Le proviseur se rend avec le chargé de mission à l’hôpital à moto. Il n’y a plus rien à faire pour Ramatou qui, précocement a rejoint ses ancêtres et son grand-frère dont certaines langues disent qu’il est mort de la même manière.

    La nouvelle provoque un choc au lycée. Le proviseur informé du fait que d’autres enfants sont tombés, reprend la route, à moto, toujours avec son chargé de mission derrière l’ambulance.

    Au carrefour Kamna, ils sont informés qu’il n’y plus personne au lycée, les derniers cas ayant été évacués à moto.

    Au total, en plus de Ramatou, six élèves sont admis à l’hôpital dont deux du lycée, trois de collège évangélique et une du lycée de Batoufam qui ne composait pas à Bangoua. Il semble que certaines infirmières ont choqué, traumatisées par cet événement

    Les épreuves ont pu continuer et les examens blancs se déroulent normalement, mais le proviseur a été traumatisé.

    Au moment où nous allions sous presse, tous les hospitalisés ont quitté la formation sanitaire, hors du danger.

    © Le Petit Piment : ETKA
  • Plus de 300 000 orphelins du SIDA recensés au Cameroun

    La journée internationale des orphelins du SIDA s’est célébrée dans le monde ce jeudi 07 mai 2015.

    L’évènement qui est passé comme une lettre à la poste sans la tapage médiatique observé autour d’autres évènements, a permis de se rendre compte que les statistiques les plus récentes en la matière sont celles de 2010, il y a cinq ans, avec 300 000 orphelins du SIDA récences cette année-là. Un nouveau recensement reste attendu depuis lors au niveau du ministère de la santé publique (Minsante).

    sidaAu Cameroun, l’évènement a été beaucoup plus célébré par les professionnels de la santé ou dans les milieux qui en résultent, à l’instar de l’hôpital de district de Biyem-assi, à l’unité du jour ou à l’hôpital du jour sise en plein cœur de l’hôpital central de Yaoundé dans le département du Mfoundi, région du centre. Ici comme dans quelques formations sanitaires à travers le pays, des antirétroviraux ont été distribués gratuitement aux Personnes vivants avec le virus du VIH (PVVIH).

    A l’unité du jour, Suzane Mballa, Major, parle du travail qu’elle accompli au quotidien avec l’ensemble de ses collaborateurs et collègues pour la prise en charges de cette catégorie de personnes particulièrement vulnérables. « Tout le monde est pris en charge. Que l’enfant soit orphelin ou pas, ils sont reçus au même titre. On reçoit aussi des enfants nés de mère séropositives. C’est-à-dire si une femme enceinte est séropositive, quand elle accouche un enfant, même si c’est enfant se porte bien, il y a un suivi car selon les recommandations internationales, on met sous traitement les enfants de zéro à cinq ans qui sont infectés. Ceux qui ont plus de cinq ans, on regarde leurs résultats, et selon leur taux de CD4, selon le taux de défenses, nous les mettons sous traitement et tous les six mois, ils doivent faire des examens de contrôle pour voir si l’organisme supporte bien le traitement. Si tout se passe bien, on leur donne désormais rendez-vous tous les 03 mois pour récupérer les ARV ».

    L’accompagnement psychologique, bien que embryonnaire dans de nombreuses formations sanitaires du fait d’une carence en psychologue, n’est pas non plus négligé, notamment pour le cas des enfants éveillé qui très souvent menace de ne plus prendre de traitement lorsqu’ils constate qu’ils sont différents des autres et posent des questions en permanence.

    A ce stade, l’implication des parents est très utile, surtout dans le cadre des familles monoparentales.

    Le business du SIDA

    Le SIDA, c’est aussi hélas une question d’argent. Victimes de stigmatisation et le plus souvent abandonné à leur sort, avec en plus un déficit de structure d’encadrement ou d’accompagnement étatiques, ces orphelins sont bien souvent la cible d’individus qui s’appuie sur eux pour créer des associations, Ong ou réseaux de soutien lesquels bénéficient de financements parfois considérables, qui en fin de compte ne bénéficie pas en totalité à ces derniers.

    Le gouvernement sévit chaque fois qu’une pareille magouille est découverte, mais l’absence de moyens consistant rend impossible la lutte contre les personnes qui profitent des orphelins et malades du SIDA à travers le pays pour s’enrichir ou pour atteindre d’autres fins.

    Sources: cameroon-info.net

  • Invitation aux Etats Généraux du Groupement Bangoua, 30 et 31/01/2015

    Le chef Supérieur Bangoua
    Aux
    Associations des élites
    Chefs de quartiers
    Président(e)s des Associations
    09 et 07 Notables
    Chefs de 3éme  degré
    Sous chefs traditionnels
    Notables
    Elites
    Mefos

    Objet : Etats généraux

    Faisant suite à la réunion préparatoire en vue des états généraux du groupement Bangoua, j’ai l’insigne honneur de vous convier aux états généraux proprement dits qui auront  lieu les 30,31/01/2015 ,   selon les programmes ci-contre :

    30/01/2015

    • 13h : Synthèse des travaux en commission
    • 17h00 : travail en commission
    • 20h00 : communion de nouvel an à la chefferie avec les différentes délégations

    31/01/2015

    • 12h30 : arrivée des délégations
    • 13h00 : installation
    • 13h30 : arrivée du chef supérieur Bangoua
    • 14h00 : arrivée des autorités administratives
    • 14h30 : début des travaux suivant l’ordre du jour ci-après
    1. Mot de bienvenu du chef supérieur Bangoua
    2. Mot du Sous – préfet de l’arrondissement de Bangangté
    3. La lecture des synthèses des travaux des commissions
    4. Débat
    5. Lecture des grandes résolutions par le président  de séance
    • 18h00 : présentation de l’organigramme du comité technique d’organisation  de la fête du Macabo
    • 18h30 : présentation et validation de la feuille de route de la fête du Macabo
    • 19h30 : présentation et adoption du budget de la fête.
    • 20h30 : installation du comité technique d’organisation
    • 21h00 : partage de la Kola et du raphia royal

    Compte tenu de l’importance des points inscrits à l’ordre du jour, je vous prie cher(e)s Filles et Fils d’honorer de votre présence à ces  assises  auxquelles  j’attache un grand prix.

    Que les dieux de ‘’Tanveuh’’ et  ‘’Vieutchip’’  vous bénisse et vous comble.
    Bonne et Heureuse année 2015

    Le chef Supérieur Bangoua