Category: Société

  • PRESTATION DE SERMENT ET INSTALLATION DU CHEF DE CENTRE D’ETAT CIVIL DE LOUOH – BANGOUA

    Le Medecin Colonel Nangha, digne fils Bangoua effectue un constat. Un constat qui devrait nous interpeler tous les jours. Il ya une forte communauté Bororo qui a adpoté Bangoua comme village d’accueil et desormais y fait sa vie. Une communauté qui dit être très acceptée par notre population mais qui peine à identifier ses fils et filles.

    En effet, beaucoup n’ont pas d’actes de naissance, donc n’ont pas de nationalité. C’est pas d’ailleurs le seul cas car beaucoup de nos frères et soeurs à Bangoua n’en n’ont pas du tout. Et ceci est un préjudice plutard dans leur vie: Les enfants ont des difficultés à se scolariser, difficulté à se faire établir une carte national d’identité car il est important d’avoir l’acte de naissance.

    Cette action de notre nouveau boss des lieu vient ainsi donner un souffle d’oxygène a notre village et nous ne pouvons que saluer l’initiative et encourager les autres à suivre le pas pour le bien de notre communauté.

  • STATISTIQUES DES EXAMENS OBC (PROBATOIRE ET BACCALAURÉAT) ESG AU SOUS-CENTRE DE BANGOUA, 2022

    STATISTIQUES DES RESULTATS DU PROBATOIRE ESG SESSION DE 2022 – SOUS CENTRE DU LYCEE DE BANGOUA

    STATISTIQUES DES RESULTATS DU BACC. ESG SESSION DE 2022 – SOUS CENTRE DU LYCEE DE BANGOUA

  • DICTIONNAIRE DES NOMS BANGOUA

    Nous essayons ici de donner une explication à chaque nom Bangoua et provoquer par la même occasion les réactions des compatriotes. Avec le concours de tous nous trouverons  une meilleure compréhension à nos noms qui ne cessent de s’occidentaliser. Nous ne prétendons pas avoir des explications justes ; c’est pourquoi nous invitons tous les Bangouas à participer à cette œuvre en apportant chacun des avis critiques ou complémentaires, les rectificatifs ou de nouvelles visions à l’effet de nous permettre de construire un dictionnaire adossé sur un large consensus.

    Les principes : Nous partons sur quelques principes suivants :

    a/ nos noms ont été mal écrits ; la prononciation est déformée au point où ils perdent leur sens.

    b/ les noms BANGOUAS sont généralement constitués de deux syllabes ;

    c/ nous nous appuierons sur  plusieurs définitions qui nous viennent à l’esprit pour, à la fin retenir l’explication qui aura réuni un large consensus auprès du public BANGOUA.

    d/ Nous utilisons l’alphabet latin pour réaliser ce travail pour que tout le monde puisse lire et commenter en attendant de se familiariser avec la grammaire en BANGOUA du Docteur NGUEDJIO avec le concours de notre frères NJIMONI.

    Vous êtes d’accord ou pas  sur un aspect du travail, vos suggestions ou propositions sont les bienvenues. Écrivez à l’adresse suivante : Dr Lucas   Djouonang : l.djouonang@yahoo.com ou à travers l’adresse email info@icibangoua.net

    Au départ le nom sera pris tel qu’écrit par le colon dans nos actes de naissance, Puis décomposé en plusieurs syllabes suivi d’explications.

    1 – TCHATCHOUANG : TCHA-TCHOUAK (Tchatchouang) : que le butin cesse.

    Décomposition : TCHA : Butin, ce qui a été volé ou pris par force, ou encore récolté dans un lieu abandonné                        

       Tchouak : verbe cesser ; ex. quand les termites (ngouoh) cessent de s’échapper de leurs orifices pour s’envoler dans le nature, on dit : ngouoh Tchouak.

    Une petite histoire liée à ce nom : un habitant avait son champ qui portait de très bons fruits et le roi, par le truchement de ses tchindas, se servait sans son avis. Pour arrêter ce « pillage » l’habitant lui offrit sa fille comme épouse. De cette union naquit un enfant. Pour faire honneur à son beau-père, le roi lui demanda de donner un nom à l’enfant. Sans hésiter l’habitant (peau père) nomma l’enfant « Tcha-Tchouak ». Le roi compris le message et ordonna l’arrêt du butin.

    2 – DJAMPOU : DJACK-MPOU (Djampou) : balafon du revenant

                        DJACK : balafon ;   MPOU : revenant. Mpou c’est quelque chose d’irréel.

    3 – DJANWOUOH : DJACK-NWOUOH (Njanwouoh): les balafons de l’enfant

                         djack : balafon; nwouoh : l’enfant. L’enfant a beau jouer aux balafons il ne produira pas de rythme.

    4 – NGANANG: NGACk-NACK ou NGAAH-NACK? :

                        a/  NGACK-NACK: Racine de la délation, de la calomnie

                          NGACK: Racine; Nack: calomnie.

                       b/ NGAAH-NACK ( Nganang) : personne qui calomnie, délateur

                            Ngaah: quelqu’un; Nack: délation, calomnie

                      c/ NGAK-NAK (Nganang): personne qui refuse de cuisiner et se ravise pour le faire. Ngak : verbe  refuser ; nack= verbe  cuisiner ; se marier                    

                     d/ NGACK-NACK : personne qui refuse la calomnie

                            .

    5 NANGANG : NACK-NGAK (Nangang) : Se dit d’une personne qui cuisine et refuse de manger ? Ou une personne qui se marie et se rétracte.

                            Nack = préparer ; ngak = refuser

    6 – FONANG : FO– NACK: Chef calomniateur, délateur en chef

                          Fo = chef ; Nack = calomniateur, délateur

    7 – NKAPNACK ou nkamnang: NKAP-NACK notable calomniateur

                         Nkap : Notable ; Nack : délateur

    Se dit d’un notable qui passe son temps à calomnier alors que par essence il doit prêcher la paix.

    8 – NANKAP : NACK-NKAP (Nankap) : La médisance du notable.

                          Nack = calomnie ; Nkap = notable

    Quand une personne est calomniée par un notable, il échappe difficilement à la sanction du chef ou de la population.

    9 – NJOPNANG (NJOP-NACK) : La hache de la délation de la calomnie.

    NJOP = hache ; NACK = calomnie : se dit d’une personne qui a reçu une hache en  récompense de la délation.

    10 – NKOUONANG (NKOUOH-NACK) : a/esclave de la délation, de la calomnie.

    NKOUH ou MPOUH = Esclave ou domestique; NACK = Calomnie

    b/ NKOUH- NAK : mélanger et faire cuire. NKOUH = v. mélanger ; réunir ; NAK = v. cuire.

    c/ NKOUN- NAK : se dit d’une personne qui aime la médisance, la calomnie.

    NKOUON = aimer ; NAK = médisance, calomnie.

    d/ NKOUON-NAK : peut se dire d’une personne qui  divorce et se marie quand elle veut.

    NKOUON = v. vouloir ; NAK = se marier (nak ndieuh)

    11 – NGUENANG (NGUE-NACK) : se dit d’une personne qui ne se déplace que pour calomnier.

    NGUE = aller ; NACK = calomnie

    12 – NANGUE (NACK-NGUE) : ……..

    13 – NGUEKAP (NGUEP-NKAP) : La peau (de la panthère) appartenant à un notable.

    NGUEP = peau ; NKAP = notable.

    14 – NKAPGUEP ( Nkap- Nguep) : Les notables porteurs de peau. A la chefferie les membres de la société « Mpé-Nguep » seraient appelés Nkap- Nguep.

    NKAP = Notables ; NGUEP = peau

    15 – NOUGUEP (NGNWOUOH-NGUEP) : problème (affaire) de la peau (peau d’un animal dépecé s‘entend ; particulièrement celle de la panthère qui constituait et constitue d’ailleurs encore aujourd’hui un bien de prestige).

    NGNWOUOH = problème ; NGUEP = peau (affaire qui concerne les propriétaire des peaux)

    16 – NGANKOU : a/ NGACK-NKOUH (Ngankou) : Racine du haricot

                          Ngack = racine ; Nkouh = Haricot

          b/ NGACK-NKOUH : refuser quelque chose qu’on offre et se raviser pour prendre.

                         Ngack = refuser ; Nkouh = prendre

    Ce nom porté par un éminent évangéliste de l’Église Évangélique à Bangoua au temps colonial est apparemment d’origine Bansoa et se prénomait « NGAAH-NKOUOh, qui signifie une personne  possédant un Tabouret (qui a droit à un tabouret)..

    17 – NJEWOH : NJE-WOH ou NJI-NWOH : litt. Pour qui ? bè nji nwoh =  c’est pour qui ?

             Nji = ? Nwoh = qui

    18 – NJOUONANG OU DJOUONANG : a/ DJOU-NACK acheter la calomnie ; se dit d’une personne qui pose des actes pas nécessairement malveillants mais en sachant que les délateurs vont s’en servir pour le calomnier.

                    Djou = acheter ; Nack = calomnie, délation.

          b/ DJOUH-NACK : Dette de la calomnie

                    Djouh = dette ; nack = calomnie

    Se dit d’une personne à qui on réclame une dette due à la sanction liée à la calomnie.

         c/Djouh-Nack : Acheter et cuisiner

                            Nack ici = cuisiner ; tout dépend de la phonétique.

        d/ NJHOUOH-NACK (jouonang) : personne qui porte en elle l’esprit de la calomnie

                    Njhouoh = esprit ; Nack = calomnie

            19 – TCHANKOUMI : (TCHAK-NKOU-MI) se dit d’une personne qui, face à un problème se défend seul.

                       Tchank : problème lié à une accusation

                      Nkou-mi : personne seule.

    Une personne qui a toutes les chances de perdre un procès parce qu’il  fait face seule à une assemblée. Elle n’a personne pour la défendre.

    20 – NKAPNKOUMI (NKAP-NKOU-MI) : a/ se dit d’une personne qui s’évertue seul à mettre la paix ; NKAP = paix ; NKOU = seul ; MI = quelqu’un (NKOU-MI = personne seule, sans soutien).

    Dr Lucas   Djouonang : l.djouonang@yahoo.com

  • Exclusivité 17 – Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Décortique notre art culinaire

    Dans toutes les cultures, il existe un terme pour désigner la cuisine, et sa définition est presque toujours le même : la transformation des aliments dans le but de les rendre consommables. Mais la cuisine est aussi un lieu, ou mieux encore, un socio- espace où se réalisent ces transformations. Ce socio-espace qu’est la cuisine fait partie d’un lieu de , et ce dans toutes les cultures humaines, comme le soulignent Annie Hubert et Geneviève Cazes-Valette.

    Dans toutes les cultures, la cuisine a une mission : rendre comestible ce qui, au départ, est mangeable. Mais la modernisation des modes de vie semble nous conduire à la rencontre entre la culture culinaire moderne et la cuisine traditionnelle. La perte des repères dans le rythme alimentaire familial devient petit à petit un facteur de nature à fragiliser la construction des comportements alimentaires normaux et favorisant le développement de troubles du comportement alimentaire.

    Avec l’urbanisation et les décalages des horaires de travail en milieu urbain au Cameroun, on assiste à une déstructuration des recettes et des manières de faire pour intégrer, dans les pratiques traditionnelles, les apports des nouvelles technologies et des nouvelles perceptions des nourritures et de la cuisine. 

    Ici une vue sur les recettes Bangoua: https://icibangoua.net/category/cuisine/

  • Exclusivité 16 – Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Nous parle du Mariage

    Le mariage chez le Bamiléké n’est pas un contrat entre deux personnes, mais entre deux familles, deux sociétés, deux peuples, avec pour exécutants un homme et une femme qui ne sont pas consultés. Donc une femme épouse une famille et non un homme, mais elle vivra maritalement avec un seul membre de cette famille. Un homme épouse la famille qui lui a donné la femme, mais ne vivra maritalement qu’avec sa femme. La famille se comprend ici au sens de la large famille africaine Contrairement à l’assertion biblique. «L’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme» (Genèse 3, verset 24), c’est la femme qui quitte ses parents pour rejoindre la famille de son époux. Mais c’est cette dernière qui ira demander la main de la femme à sa famille, et pas le contraire.

    Les futurs époux n’ont pas besoin de se connaître avant. Ils apprendront à le faire pratiquement et ils le feront très bien. Par contre, la fille peut connaître et apprécier certains membres de sa future belle-famille pour leur présence fréquente dans la concession et leur gentillesse, mais sans soupçonner les causes profondes de tant de générosité, d’autant plus qu’elle a parfois plusieurs sœurs et demi-sœurs. Ce sont les familles qui garantissent les liens de mariage.

    Le but du mariage est aussi d’avoir un compagnon attentionné et agréable à vivre, une femme docile et généreuse, un mari fort et respecté. Fécondité et caractère sont les deux principaux critères de fiancés. La base de l’information est la mère de la fille et sa famille. Si elle a fait beaucoup d’enfants, sa fille fera autant. Si elle a un bon caractère, si elle est travailleuse, on choisit ses filles les yeux fermés, parce que quelqu’un la connaît bien, espérant qu’elles ressembleront à leur mère. C’est pourquoi, il est difficile d’accepter une fille dont on ne connaît pas les parents. Le physique n’est pas un critère de choix. Source:

    https://moreva.asso-web.com/31+mariage-dans-la-societe-bamileke.html

  • Exclusivité 15 – Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Le récital de la tradition Bangwa

    Les traditions ont une valeur pour notre vie, parce qu’elles la rythment et que cela aide à construire notre identité. Les traditions familiales nous donnent le sentiment d’appartenance à une famille et donc une sécurité. Fortement chargées d’émotions, ces traditions jalonnent notre vie.

    Elles réfèrent à des manières d’être, d’agir et de penser que des personnes ou des groupes sociaux reconnaissent comme idéales. La solidarité, l’honneur, l’obéissance sont des exemples de valeurs traditionnelles.

    #Icibangoua.net est la plateforme interactive et dynamique de promotion du développement du village Bangoua sur Internet.

  • Exclusivité 13: Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Ingénieur de Génie Rural

    Mbeu Mwemboh Soup Etienne Kapto – Ingénieur de Génie Rural Dans cette première partie, nous fait un valeureux compte rendu sur le rôle de la profession du Génie Rural et en meme temps donne aux jeunes des conseils masterclass sur l’attitude qu’il faut avoir pour réussir sa vie.

    Mbeu Mwemboh Soup nous détaille clairement la profession du Genie rural et va au dela pour lever le doute que la société a encore quand à ce noble métier. Il est temps pour nous de nous reveiller.

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  • #ICIBANGOUA.net Le Roi des Bangwa en France 2022 – Tournée de valorisation des mystères de notre Terroir

    Conférence sur La valorisation des mystères de notre Terroir

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    Sa chaîne Youtube a pour mission de documenter et servir de reférence comme une base de données medias sur le village Bangoua. La voix est donnée ici au sans voix.

  • LETTRE OUVERTE A LA DIASPORA BAMILEKE

    A nos très chers enfants.

    Ces derniers temps on a noté de votre part une certaine agressivité à l’endroit de certains chefs traditionnels en déplacement en Europe. Les griefs que vous avez contre eux sont légitimes pour les enfants qui aiment leur pays et leurs parents dont ils n’attendent que le meilleur.

    Vous les reprochez de soutenir le régime en place, de ne pas dénoncer la guerre du NOSO et surtout de ne pas rester dans leur rôle de gardien de la tradition. Tout ceci n’est pas faux mais il découle de la méconnaissance partielle de votre propre histoire. On peut le comprendre car vous êtes presque tous nés après l’indépendance et on vous a brièvement brossé le rôle que jouaient les chefs traditionnels d’avant.

    Nous sommes habitués à la falsification de l’histoire dans tous les domaines. Je suis persuadé que lorsque vous allez comparer le contexte des chefs d’antan à celui des chefs actuels vous n’aurez pour ces derniers que de la compassion.Autrefois les chefs traditionnels bamileke étaient presque tous analphabets à l’exception de Kemayou Daniel, Chef Bazou et de Kamdem Nengnim de Baham. Ils avaient le droit de vie et de mort sur leurs populations. Ils étaient des rois tous égaux quel que soit la taille de leurs royaumes.

    Les populations par quartier ravitaillaient la chefferie à tour de rôle chaque semaine en denrées alimentaires, en vin de palme ou de raphia. Le Chef pouvait épouser une centaine de femmes. Les femmes allaient nu pieds et portaient des cache-sexes. Dès jeunes gens non scolarisés étaient des serviteurs à la chefferie. Chaque femme du chef avait un serviteur à son service, chargé entre autres de ravitailler sa patrone en bois de chauffage. Les serviteurs n’étaient pas rémunérés et vivaient des avantages matériels de la chefferie.

    Le Chef n’avait pas à s’occuper des besoins des femmes, bien au contraire, ni des enfants qui étaient à la charge de la famille maternelle. Le Chef était collecteur d’impôt et Président du tribunal coutumier. Après l’indépendance, la scolarisation a été rendue obligatoire pour tous les enfants.

    Du coup, les jeunes garçons n’étaient plus disponibles pour servir bénévolement les chefferie. Les jeunes filles de leur côtés avec la mondialisation et ses médias ne peuvent plus accepter les conditions des anciennes reines. Les Chefs eux mêmes sont aujourd’hui des universitaires pour la plupart et leurs épouses également. Les populations ne donnent plus rien à manger à la chefferie. Les Chefs qui veulent s’aventurer dans l’agriculture de subsistance, sans domaine terrien propre à eux, sont tous les jours dans les tribunaux avec la population pour les litiges fonciers.

    Pour survivre, beaucoup sont contraints de vendre aux élites en quête d’honneur et de gloire, des titres de notabilité. D’autres doivent tendre constament la main aux âmes généreuses pour faire face à toutes les charges: électricité, eau, habillement des épouses, scolarité des enfants, carburant pour ceux qui ont reçu en cadeau une voiture d’occasion de cinquième main etc.

    Face à cette vie de galère, l’Etat à trouvé un moyen de les mettre sous son contrôle en faisant d’eux des auxiliaires d’administration sous les ordres des sous préfets. On les a divisés en les classifiant par degré. Ainsi il y a les Chefs de premier degré, de deuxième degré, et de troisième degré avec des salaires qui vont de 50 000 frs cfa environ pour les 3èmes degrés à environ 200 000 frs cfa pour les 1er degrés. Ce traitement est perçu pour certains comme une manne qui tombe du ciel. En retour ils ont l’obligation plus ou moins affichée d’apporter massivement les suffrages en faveur du parti au pouvoir lors des élections tenant compte de leur influence sur la population. Ils sont pour ainsi dire muselés à l’exception de Sokoundjou qui est resté upeciste jusqu’à l’os. Ils sont moralement forcés de se taire à défaut d’avoir une opinion critique à l’endroit du pouvoir en place.

    Voilà chers enfants le contexte dans lequel vous traitez les chefs traditionnels Bamilekes de traîtres. Ne dit on pas que ventre affamé n’a point d’oreille? Vous voulez qu’ils retrouvent leur neutralité politique d’antan, qu’ils redeviennent les gardiens de la tradition, et qu’ils s’occupent de leurs populations.

    C’est bien et c’est l’idéal mais que proposez vous comme mesures d’accompagnement dans le contexte de modernité actuel? Le repli est possible et la solution est simple. Le plus petit royaume Bamileke à ma connaissance ne compte pas moins de 5000 ressortissants. Si chaque ressortissant consent à mettre chaque mois 1000 frs cfa (1,5 euros) à la disposition de son roi, celui du moins peuplé de tous les royaumes aura 5 millions de frs cfa tous les mois pour le fonctionnement de sa chefferie, l’entretien de sa famille, et jouir d’une autonomie financière qui le libérera de l’emprise de l’administration.

    Autre solution, si les fils et filles de la diaspora ressortissants du même village se mettent ensemble pour réaliser des projets rentables dans leurs villages en vue de créer des emplois pour les jeunes du terroir d’une part et installent les Chefs à la tête de ces projets avec bonne rémunération à l’appui d’autre part, nul doute que beaucoup reviendraient aux fondamentaux de la chefferie traditionnelle.

    Voilà chers enfants la Modeste explication et la vision que je peux apporter afin de juguler la crise de confiance qui perturbe la diaspora Bamileke vis à vis de leurs pères Chefs traditionnels.

    C’est alors que vous pourrez exiger d’eux qu’ils se retirent de la politique et laissent leurs populations militer dans le parti de leur choix.

    Foh Tchopzok Nono Robert.