Category: Société

  • LA FETE DE MACABO DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE LA NATION CAMEROUNAISE

    Le peuple BANGOUA s’est inscrit dans la logique du vivre-ensemble depuis l’aube des temps. La Fête de MACABO qu’il célèbre tous les deux ans entre en droite ligne dans cette démarche qui milite en faveur du multiculturalisme et du vivre-ensemble qui constituent le socle d’une Nation éprise de paix et d’unité.

    • LE CONTEXTE HISTORIQUE

    NONO, dit NO-TCHOUTOUO fut l’un des plus puissants rois de la dynastie des têtes couronnées ayant gouverné à Bangoua. D’une longévité exceptionnelle au pouvoir, l’aïeul du Roi DJAMPOU ANICK JULIO qui règne à Bangoua actuellement, a marqué de manière indélébile son passage au pouvoir. De 1897 à  1957, année de sa disparition, il a administré son royaume avec vigueur et dynamisme. Guerrier aguerri, il était craint et redouté par les rois de tous les villages proches ou lointains. La preuve, il avait menacé de représailles le Chef GAREGA de Bali du Nord-Ouest Cameroun si ce dernier, qui avait eu à se frotter aux colons en premier, ne lui restituait pas tous les présents qu’il lui avait envoyés pour obtenir la protection de son royaume contre les hommes ״anthropophages״ à la peau rouge. En effet profitant de la présence des militaires allemands dans son royaume, le Roi Bali avait décidé de faire valoir sa supériorité vis-à-vis de ses collègues par des mesures les plus perverses. Bangoua n’échappa pas à cette règle; FO NO-TCHOUTOUO, prévoyant et soucieux de préserver son peuple contre les ravages de ces « bêtes à la peau rouge mangeurs d’hommes » dut payer un lourd tribut pour éviter le désastre. C’est ainsi qu’il achemina vers le Roi de Bali des centaines de filles, des défenses d’éléphants, des perles, des pagnes traditionnels de grande valeur etc. Dès que l’occasion se présenta, il accueillit avec enthousiasme dès 1905, les soldats allemands et découvrit avec stupéfaction qu’ils n’étaient pas des mangeurs d’hommes comme le laissait entendre le rusé GAREGA, Roi de Bali.

    Fôh NÔH-TCHOUTOUO, le légendaire Roi des BANGOUA, initiateur de la Fête de MACABO

    • LES DEBOIRES D’UN ROI AVEC LA COLONISATION

    Le Roi NO-TCHOUTOUO a donc eu à faire face à la double colonisation allemande et française. Ses rapports avec les Allemands, qui l’ont aidé à agrandir son territoire étaient excellents. Mais ces derniers ayant perdu la Première Guerre Mondiale ont cédé, malgré eux, la place aux Français qui ne voyaient pas d’un bon œil ce puissant roi germanophile confortablement installé au pouvoir à Bangoua. Il fallait manœuvrer pour le déstabiliser, l’évincer et mettre à sa place un homme du terroir formé à leur école, susceptible d’être manipulé et qui avait surtout la culture francophone. Ils trouvèrent, à cet effet, Jean NONO, le neveu de ce dynamique roi que ce dernier avait envoyé à l’école française à Bana pour apprendre la langue et les nouvelles techniques de gestion afin de l’aider à mieux comprendre les nouveaux maîtres dont les intentions n’étaient pas toujours empreintes de bienveillance. 

    C’est ainsi que les problèmes entre NO-TCHOUTOUO et les colons français émaillèrent son règne et, dès 1930 la mésentente s’intensifia pour aboutir à son exil à FOTO (Dschang) en 1932.

    • LE SOUTIEN D’UN PEUPLE A SON ROI EXILE

    Pendant les seize années qu’avait duré son séjour dans ce royaume de l’actuel Département de la Menoua, les Bangoua n’étaient pas restés les bras croisés. L’agitation dans le Groupement, entretenue par les populations de l’intérieur et une bonne frange de celles de l’extérieur, était permanente.

    Pour sa subsistance à FOTO (Dschang), les Bangoua, surtout ceux de la diaspora et particulièrement ceux de Nkongsamba dans le Département du Moungo, Région du Littoral, s’étaient mobilisés et lui apportaient fréquemment de la nourriture. Le MACABO, très apprécié, figurait en bonne place dans la panoplie des vivres qu’on lui apportait. Le « MACABO », faut-il le rappeler, était un aliment nouveau dans la fourchette des recettes du terroir Bangoua.

    Le roi n’avait pas oublié cette sollicitude des Bangoua du Moungo et, le 05 Novembre 1948, date de son retour au pouvoir à Bangoua son royaume, le mot « MACABO » revenait régulièrement au moment de l’accueil des populations qui, avec enthousiasme venaient célébrer son retour.

    • UNE FÊTE DENOMMEE « FÊTE DE MACABO ».

    Le retour de NO-TCHOUTOUO à Bangoua avait soulevé un enthousiasme débordant dans les communautés Bangoua de l’intérieur et de l’extérieur. Les populations Bangoua étaient venues massivement ce 05 Novembre 1948 pour fêter cet événement historique. Mais pourquoi cette fête porte-t-elle le nom «Macabo» abondamment cultivé et consommé dans le Département du Moungo, alors que le village Bangoua, dans le temps n’était pas un grand bassin de production de ce tubercule?

    Parade de la communauté anglophone de BANGOUA lors du MACABO 2019

    Plusieurs explications sont avancées :

    –        La première thèse laisse entendre que NO-TCHOUTOUO en donnant à cette fête le nom « Macabo » voulait ainsi faire honneur à ceux qui l’avaient aidé à regagner son trône. Ils résidaient pour la plupart à Nkongsamba dans le Département du Moungo, région à forte consommation de ce tubercule.

    –        Une deuxième thèse laisse comprendre que NO-TCHOUTOUO, émerveillé par la puissante délégation venue de tous les coins du Cameroun pour fêter son retour à Bangoua, mais aussi pour marquer sa reconnaissance envers tous ceux qui s’étaient battus pour qu’il regagne son trône, avait dit : « Les Macabos sont venus ! ». Traduction : Les feuilles de Macabo ont cette faculté d’alimenter d’abord leurs racines en eau de pluie avant de mouiller celles des plantes voisines; ceci par opposition aux feuilles de taro qui collectent l’eau pour arroser d’abord les plantes voisines avant de penser à ses propres racines.

    Ce qu’il faut retenir c’est que le mot « MACABO » colle bien à cette fête historique commémorative du retour du roi au trône grâce à la participation active et remarquable des Bangoua résidant dans le Moungo qui approvisionnaient leur roi et sa famille lors de l’exil.

    Il convient de signaler que le Groupement Bangoua s’est approprié au fil des temps la culture et la consommation du MACABO comme on l’a constaté lors des éditions de cette grande fête culturelle. Les mets à base de ce tubercule sont à l’honneur. En attendant la prochaine édition, nous situons l’importance de cette fête dans le contexte actuel de notre pays, le Cameroun.

    • LA FÊTE DE MACABO DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE LA NATION
      • Le «vivre-ensemble»: Le «vivre-ensemble» a toujours été le leitmotiv des populations Bangoua depuis l’époque de NO-TCHOUTOUO. Qu’on en juge :
      • Le Roi NO-TCHOUTOUO pour faire partir à pieds ses émissaires de Bangoua à Bali (distant d’environ 133 km via les Routes Nationales N° 4 et 6) solliciter l’aide des Allemands pour protéger son royaume, a dû user de beaucoup de sagesse et de diplomatie pour traverser des contrées, parfois hostiles, pour arriver dans ce royaume lointain. Les émissaires, partout où ils passaient, laissaient des cadeaux et ces cadeaux étaient constitués très souvent des filles qui, au fil du temps, fondaient des familles d’origine Bangoua tout le long du chemin conduisant à Bali.
    • Fôh DJAMPOU Anick Julio, Roi actuel des BANGOUA

       

      • Ce roi a accueilli dans son royaume des soldats allemands dès 1905 et l’église protestante en 1911. Cette dernière a créé l’une des premières écoles de la Région qui, au fil des années a formé de nombreuses élites. Les élèves, en quête du savoir dispensé par les nouveaux maîtres, venus des villages éloignés vivaient en parfaite harmonie avec les enfants Bangoua.
      • Outre l’école, le roi, toujours soucieux du bien-être des habitants de toute la Région, octroya des hectares de terrain à l’église pour la construction de l’Hôpital Protestant de Bangwa, hôpital de référence qui fonctionne encore aujourd’hui. Cet hôpital fit la réputation du royaume en accueillant des milliers de malades en provenance de diverses Régions du Cameroun. Certains malades guéris et bien encadrés par les Bangoua, choisissaient de s’installer dans le village sur des terrains offerts gracieusement par le roi.
      • En plus de ces éléments, le célèbre Marché de KAP-NAH fut l’un des fleurons de l’économie non seulement du village mais aussi de toute la Région. Il était le plus grand centre de transaction des bœufs et de cola dans le sud Cameroun et drainait des foules d’acheteurs et de vendeurs qui, une fois par semaine s’y donnaient rendez-vous et réalisaient des bénéfices assez importants.
      • Le roi en exil a vécu en parfaite harmonie avec les populations FOTO (Dschang); lesquelles accueillaient ses visiteurs sans hostilité. D’un esprit ouvert pour avoir voyagé et vu autre chose, ces visiteurs du roi revenaient au village avec des idées et techniques nouvelles.
      • C’est bien parce que les ressortissants Bangoua ont adopté une attitude de «vivre-ensemble» avec les populations locales du Moungo qu’ils ont pu cultiver le Macabo pour se nourrir et alimenter le roi en exil.
      • Hier encore comme aujourd’hui, les Bangoua vivent et travaillent en parfaite harmonie dans tout le territoire national et même à l’Etranger; les plus téméraires parmi eux sont des leaders traditionnels, religieux, économiques, administratifs, intellectuels et même politiques dans leurs différents territoires d’accueil.
      • Bangoua de nos jours comme au temps du Roi NO-TCHOUTOUO, accueille tous les Camerounais (Fonctionnaires, travailleurs, entrepreneurs, hommes d’affaires, commerçants, agriculteurs…) d’origines diverses du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et qui participent activement à leur manière, au développement harmonieux du Groupement.
      • Le multiculturalisme et l’intégration nationale: Tous ces événements ont provoqué, sans tambours ni trompettes, un multiculturalisme qui ne dit pas son nom :
        • Étant à Bali les émissaires apprenaient si ce n’était l’Anglais, le Pidgin, les danses et chants nouveaux. Revenus à Bangoua, les populations les adoptaient avec enthousiasme et les intégraient dans le patrimoine culturel du royaume.
        • À ce jour la fête se célèbre avec la participation remarquée et remarquable des communautés Anglophone et Bororo qui toutes se produisent sur la grande place de la chefferie avec la chorégraphie des danses de chez eux.
        • C’est d’ailleurs une fille de la communauté Bororo qui avait été élue Miss Macabo à l’édition du MACABO 2015.
        • La case traditionnelle construite par les Bororo en 2011 est encore bien visible sur la place de la chefferie.
        • Les jeunes Bororo et ceux de la culture anglophone sont souvent parmi les meilleurs élèves lors des différentes distributions des prix dans les lycées et collèges de Bangoua.
    • Toujours à la recherche d’une grande intégration de tous les groupes socioculturels à Bangoua, le Roi DJAMPOU ANICK JULIO et le Comité d’Organisation de l’édition 2019 du Festival MACABO, ont inscrit en bonne place la construction de la toute première Ecole Publique Primaire Bilingue dans le Groupement et plus particulièrement à Baloué (Louoh).

    Voilà, brossé en quelques lignes, le contexte dans lequel s’inscrit la Fête de MACABO hier et aujourd’hui.

    Par WOUE-MBOH-MBEUH-NGOUOK DJOUONANG Lucas et TIENDJA’POU SAH’ NGANSOP NONO Frédéric.

  • COVID-19: Hommage à Nguebou Caroline, lionne Bangoua qui sauve des vies

    Née dans les années 70 dans la localité de Bangoua (Notre cher et beau village), c’est vers 1998 que cette princesse dépose ses valises en France et principalement dans la ville de Toulouse. Après de brillantes études en informatique de gestion a l’IUT Fotso Victor de Bandjoun (Cameroun), elle conclura avec succès un Bachelor (Licence) en Math-Info (France).

    Cependant, son amour pour la médecine et au vu des opportunités que lui offrait son pays d’acceuil, notre princesse va se lancer dans une carrière qu’elle a toujours aimée et n’avait pu pratiquer dans son pays natal. Elle deviendra infirmière et depuis lors exerce dans les services d’urgence du CHU de Toulouse Rangueil.

    Eh oui Nguebou Caroline (Nguem’s Carole sur Facebook) est bien une guerrière Njokvup, une digne fille du terroir Bangoua, une de ces héros qui sortent de chez eux tous les matins sachant qu’ils peuvent être contaminer par la pandemie de l’heure: le maudit Covid-19. Ce danger mortel ne lui donne aucune sueur froide, au contraire nous compte t’elle, c’est l’une de ses motivations journalière.

    Caroline à droite avec ses collègues en temps de pause.

    A cause du Covid-19, la princesse Bangoua a su comprendre le rôle de son métier au sain de cette société où le capitalisme et l’individualisme font de plus en plus de dégats. Elle ne laisse jamais de côté sa bonne humeur même par des moments de danger. Le désir ardant d’un travail bien fait, ajouté à sa passion pour son métier font d’elle l’un(e) des meilleur(e)s collaborat(eurs)rices avec la(e)quel(le) tout le monde voudrait partager les longues et dures journées dans les salles et couloirs d’une unité sanitaire en proie à un monstre invisible.

    Mère de famille, Carole est une passionnée de voyages et de la cause commune. C’est dans ce sens qu’au fils des ans, elle est devenue une figure importante dans l’intégration des jeunes nouvellement arrivés à Toulouse. En effet ses nombreux conseils et orientations ont aidé et continue d’aider plusieurs frères et soeurs à se créer un chemin dans la jungle occidentale prédatrice de nombreux aventuriers voyageurs. Elle a su reproduire dans ce nouvel environnement les leçons apprises dans sa terre natale: l’humilité, la responsabilité, l’entraide et la solidarité.

    Nous lui rendons ce vibrant hommage car, cette princesse qui n’a jamais cessé de lutter pour sa communauté le mérite. Puisse cette expérience motiver les autres de la communauté à continuer leur oeuvres quelque soit le domaine de compétence! Nous continuerons de le retrouver et leur prêter notre attention car, sincèrement convaincus que de telles actions ont le mérite d’être reconnu officiellement.

    Mwenboh Saàh Ntienou

  • Covid-19: Le conseil des Chefs et Notables pose un doléance au Chef Supérieur Bangoua ce 09/04/2020

    Propositions du conseil des Chefs et Notables au chef Supérieur Bangoua, S M Djampou Tchatchouang Anick Julio pour renforcer son initiative de riposte contre le COVID 19dans le groupement Bangoua.  

    Réuni en séance ordinaire du 09/04/2020 à la chefferie Supérieure du groupement Bangoua, unanimement nous proposons entre autres,  à notre chef Supérieur de :

    • Sensibiliser les forces vives de l’intérieure, extérieure, de la diaspora et autres bonnes volontés pour la mise sur pied et sur place à Bangoua, un atelier circonstancié de production et de distributions des masques de fabrication locale aux populations, ainsi que la pose des cubitainers d’eau et désinfectants dans des lieux publics (Palais, chefferies, grand carrefour, marchés, écoles, collèges, hôpitaux, salles des réunions des quartiers, églises et mosquées etc…)
    • Voir avec la Mairie pour la réhabilitation du réseau d’eau de Kamna qui dessert les quartiers (Nàa, Pùp,Doukong,Depnou) avant le démarrage du réseau Camwater qui est projeté probablement pour 2021.
    • Constituer une équipe des plombiers et électriciens volontaires pour assurer, la maintenance et la distribution  de l’eau au niveau des bornes fontaines publiques.
    • Ouvrir une liste des volontaires du royaume au Palais Royal et dans chaque quartier pour aider et assurer le service minimum aux personnes âgées.
    • Prier le Médecin chef de l’hôpital Bangoua à aménager les salles de confinement pour des éventuels cas symptomatiques et asymptomatiques du COVID19, et lancer un SOS aux âmes de bonne volonté pour appuyer l’hôpital en consommables médicaux et autres appareils protection.
    • Désinfecter les lieux publics (Marché Bangoua, Hôpital, les écoles, collèges, églises, mosquées etc.…) se rapprocher du Maire de la commune de Bangangté.
    • Fournir des thermo flash dans des hôpitaux, écoles maternelles, primaires, secondaires et lieux de prière.
    • Le renforcement de l’équipe de sensibilisation déjà mise sur pied par vos soins
    • Réhabiliter ‘’Tonkre’’ qui signifie  littéralement ‘’Police Locale’’ dans des différents quartiers, elle sera chargée de veiller aux respects des mesures d’hygiène et autres mesures dans leurs quartiers. Et doter chaque chef d’équipe ‘’Tonkre’’ de thermo flash pour tester toute nouvelle personne qui entre dans un quartier.

    Fait à Bangoua, le 09/04/2020

    Copie : –  Préfet – S/P Bgté – Maire commune de Bgté –  Chef Poste gendarmerie Bangoua – Med Hôpital Bangwa – Communauté Bangoua – Archives                                                    

    Pour le Conseil Des Chefs et Notables                             

    Le président, Tchiengue Siméon

  • Atelier interdisciplinaire sur les biens coloniaux et la coopération avec les chefferies traditionnelles à la Chefferie Sodiko le 7 Mars 2020

    Le 7 mars 2020, un atelier avec S.M. Ness Essombey Ndambwe, (Chef de la Chefferie Sodiko), Bianca Baumann (Landesmuseum Hannover), Isabella Bozsa (Städtisches Museum Braunschweig), Paul Tchonang (Musée de Bangoua) et d’autres participants, tels que des représentants de la presse et des artistes, a eu lieu à la Chefferie Sodiko, un royaume dans le quartier Bonabéri de Douala.

    L’événement était organisé sous le titre « Débats internationaux sur la provenance des biens culturels issus de contextes coloniaux. Atelier interdisciplinaire sur les biens coloniaux et la coopération avec les chefferies traditionnelles » par Legrand Tchatchouang, Prince de la Chefferie Bangoua (Ouest, Cameroun) et initiateur du « Kamerunhaus » à Berlin.

    ©Bianca Baumann

    L’objectif de l’atelier était d’échanger des informations sur les collections coloniales du Cameroun, qui se trouvent à Hanovre et à Braunschweig. L’accent a été mis sur les questions concernant les diverses modalités d’acquisition d’objets ethnographiques pendant la période coloniale allemande au Cameroun, leur signification actuelle et leur traitement en avenir. Les demandes de restitution et les formes de coopération entre les musées allemands et les royaumes locaux dans les régions de l’Ouest du Cameroun et du Littoral, comme la Chefferie Sodiko, ont été discutées. Le projet PAESE visant à rendre les collections recherchées transparentes et accessibles au public dans une base de données sur le site web a été accueilli favorablement par les participants.

    ©Isabella Bozsa

    En outre, il a été envisagé de rendre les objets conservés en Europe temporairement accessibles au Cameroun, par exemple dans le cadre d’un projet d’exposition. Une exposition pourrait permettre à la population locale d’identifier les objets et conduire à une restitution permanente. L’événement a également contribué à la mise en réseau du projet de recherche PAESE avec d’autres acteurs impliqués dans le débat sur la manipulation d’objets provenant de contextes coloniaux au Cameroun.

    Par Bianca Baumann (Landesmuseum Hannover) et Isabella Bozsa (Städtisches Museum Braunschweig)

    +INFO: DOSSIER DE PRESSE ATELIER BIENS CULTURELS DEPLACES

  • NDOUKOUOK : VERS UNE RELANCE DU COMITE DE DEVELOPPEMENT

    Le Groupement Bangoua s’est engagé de façon irréversible dans sa modernisation. Dans cette mouvance, aucun de ses 18 quartiers ne saurait rester à la traîne. NDOUKOUOK est justement l’un des quartiers que compte le Groupement de Fôh DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, Roi des Bangoua.

    Comme un seul homme, les fils, filles et forces vives de Ndoukouok se sont réunis en date du Lundi 10 Février 2020 dès 10 Heures au Foyer Culturel dudit quartier. Ils sont venus de tous les coins du Cameroun pour se joindre à leurs frères et sœurs du terroir afin de repenser leur développement commun.

    La séance de travail a débuté avec une prière dite par une maman du coin et il s’en est suivie l’allocution de l’autorité traditionnelle compétente représentée par SM NANYOU Martin dit Fôhkwak, alors Chef de 3ème Degré du village Ndoukouok et qu’assistait les autres notabilités du village.

    Les travaux étaient présidés par M. NANTCHOUANG PIEDJOU Yob Osée. Les différents participants (une cinquantaine environ) venus à titre individuel ou représentant des associations Ndoukouok du Cameroun se sont soumis à une séance d’auto-présentation.

    Les points saillants de ces travaux étaient essentiellement axés sur :

    • Le diagnostic de l’échec du Comité National de Développement Ndoukouok (CONDENDO) et
    • L’adoption des mesures de relance du CONDENDO en mode nouvelle génération.

    Du diagnostic fait par l’ensemble des participants, il ressort que l’ex CONDENDO a failli à cause de plusieurs fléaux notamment les malversations du patrimoine (matériel et financier), l’absence de rigueur du bureau exécutif, le sabotage… Tout ceci ayant contribué à créer une ambiance discordante dans la dynamique existante de l’époque avec pour conséquence le découragement et la désertion des membres. A titre de rappel, le CONDENDO a jadis brillé par ses multiples actions de développement (réhabilitation et équipement du foyer culturel Ndoukouok, achat des tenues et matériel de sécurité pour le comité de vigilance, approvisionnement en eau…).

    Photo de famille à la fin des travaux

    A l’heure actuelle, l’analyse de la situation laisse entrevoir que Ndoukouok dispose d’un grand potentiel humain, économique, infrastructurel et socioculturel. Malheureusement plusieurs maux minent encore le décollage de ce vaste quartier au rang desquels :

    • L’insécurité avec ses corollaires que sont le banditisme et le recèle ;
    • La paresse ;
    • L’absence de volonté des jeunes de se former aux métiers pour l’auto-emploi ;
    • Les mentalités rétrogrades (sabotage, découragement des initiatives de développement, non-respect des aînés et des parents, alcoolisme, drogue…) ;
    • L’absence d’une politique de galvanisation des meilleurs élèves ;
    • L’insalubrité
    • La divagation des animaux (chèvres, bovins, volailles) avec destruction des cultures dans les plantations voisines…

    Après analyse de ces maux, l’Assemblée Générale s’est penchée sur les mesures de relance du CONDENDO. Il a été décidé de délimiter clairement les frontières externes et internes de Ndoukouok. Cette action sera menée sous la houlette des autorités traditionnelles localement compétentes. Une autre mesure phare de cette rencontre a été la mise sur pied une commission de révision des textes de base de l’ex CONDENDO placée sous la supervision de M. NONO Valentin. La cerise sur le gâteau aura été la mise sur pied du Bureau d’Organisation du Congrès National des Fils et Filles Ndoukouok prévu pour mi-Août 2020. Ledit bureau d’organisation est constitué ainsi qu’il suit :

    Bureau d’organisation du Congrès Ndoukouok BANGOUA d’Août 2020

    • Président : TAMOU Bertrand (Yaoundé)
    • Conseiller : Wembo Soup KAPTO Etienne (Yaoundé)
    • Vice-Présidents : – M. TCHONANG Jean César (Bangoua)

                                  – M. NKAPSO Charles (Bangoua)

                                  – M. NANTCHOUANG PIEDJOU Yob Osée (Foumbot)

                                  – M. MBADJOUOG Michel (Douala)

                                  – M. NGANSOP NONO Frédéric (Bamenda)

                                  – Mbeu’ Ngouok LOWE Apollinaire (Dschang)

                                  – Wembo Sahngouok MBOUNKAP Théodore (Diaspora)

    • Secrétaires :  – M. LIENOU Fabrice

                                 – Mme TCHENANG Dorine 

    • Chargés de la communication : – M. Paul TCHONANG (Bangoua)

                                                          – M. MBADJOUONG Roméo (Yaoundé)

                                                          – Mme DJAMPOU Line (Bangoua)

    • Trésorier : – M. DJOMO Bourbon

                       – Wembo Soup KAPTO Etienne.

    Ce bureau est chargé d’organiser le congrès d’Août 2020 au cours duquel l’élection du bureau définitif du CONDENDO aura lieu. Les fonctions du bureau prendront automatiquement fin dès la mise sur pied du Bureau du CONDENDO durant le congrès.

    Le Président et l’ensemble du bureau d’organisation ont été installés dans leurs fonctions et ils disent être prêts pour l’accomplissement des tâches à eux confiées.

    SM NANYOU Martin, Chef du Village Ndoukouok attend massivement toutes les forces vives pour la relance du développement

    Les travaux ont été clôturés vers 16 Heures par le mot de SM NANYOU Martin qui n’a pas caché sa satisfaction.

    Rendez-vous en Août 2020 pour le Congrès Ndoukouok !

    Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO

    www.icibangoua.net

  • TROUVER SES PILLIERS-LE POUVOIR DU RÊVE

    LE POUVOIR DU RÊVE?

    [AIDER À L’ÉCLOSION PROFOND DE CHAQUE ENFANT POUR LUI PERMETTRE DE RÉALISER SES RÊVES LES PLUS AVANCÉS DE L’HUMANITÉ, TEL RESTE ET DEMEURE NOTRE UTOPIE]

    C’est sur cette vidéo émouvante de mon confrère NTIENOU Clotaire que toute personne normalement constituée pourra réaliser la magie de son rêve et le moins que je puisse dire, c’est qu’il résume à merveille le contenu d’un parcours à mi-chemin.

    Et puis, le natif de Bangoua sait de quoi il parle et ça se sent. Pour l’avoir connu au début sa course et partagé les expériences depuis plus de dix années, je dirais sans risque de me tromper que ce fils d’instituteur était doté d’une confiance extrême de réussir, ce qui lui valu patience et endurance, d’où son expertise variée à ce jour.

    Théatre Fusco – Taranto (Italie) – 29 Novembre 2019 – +450 personnes

    Car ce qui fait la puissance du pouvoir de son rêve, c’est précisément la description des différents schémas de pensées qui mènent au succès et des plans d’actions simples, efficaces et illustrés pour le hisser à l’endroit que vous connaissez, (dommage pour ceux qui le découvriront juste maintenant, mais comme le dit le dicton populaire de chez nous, « vaut mieux tard que jamais »).

    Épuré et synthétique, le parcours de Clotaire NTIENOU, fils Bangoua, comme chez les autres, n’a pas été un fleuve tranquille. C’est en pensant à l’arrivée qu’il renouvelle à chaque fois son courage de traverser les zones de turbulences.

    Même s’il est vrai que les grands esprits parlent des idées et seuls les petits esprits des personnes, relater le parcours de NTIENOU Clotaire, devenu « Mwemboh Sa’ah » en terre natale, est un exercice qui vaut la peine d’être pratiqué sans bourse délié, car gage inéluctable de réaménagement dans la construction du train de vie des autres.

    Théatro Fusco – Taranto (Italie) – 29 Novembre 2019

    Clotaire, à travers le pouvoir de son rêve, s’inscrit logiquement au sommet de la pyramide de Maslow (besoins d’estime) et vous aidera indéniablement à développer votre efficacité personnelle, à vous fixer des objectifs ambitieux et à rester motivé en toute circonstance.

    REGARDEZ LA VIDÉO ET FAITES LARGE DIFFUSION !!!

    Paul TCHONANG.

  • AMÉNAGEMENT DU POSTE DE GENDARMERIE DANS SES NOUVEAUX LOCAUX

    Ce Lundi 03 Février 2020, le vert-rouge-jaune a été hissé pour la première fois sur le nouveau site qui abrite le poste de gendarmerie de Bangoua. Cette unité de défense en territoire Fô DJAMPOU qui existe depuis plus de 10 ans, était situé depuis sa création à 100 mètres environs de l’entrée Ndepnouo et exerçant dans un local en location.

    Avec le concours de l’élite extérieure et l’appui de l’autorité traditionnelle du Groupement, un espace fut accordé à l’autorité administrative depuis 2015 pour la construction d’un nouveau bâtiment pour abriter le nouveau poste de gendarmerie de Bangoua.

    À titre de repère, le nouveau site du poste de gendarmerie est situé au quartier Tweugouong. Deux entrées principales desservent les lieux :
    ? Venant de Bangangté, 200 mètres environs dans l’entrée à gauche à partir du carrefour « Va Dire »
    ? Venant de Bafoussam, 300 mètres environs dans l’entrée à droite à partir du carrefour Yanga, (Tweulieusse), en allant vers Ndeptoup.

    La remarque particulière est celle de savoir que le nouveau bâtiment est une réalisation d’un digne fils Bangoua, Jean-Marie FOZEU, PDG des Ets J.M.F BTP basé à Yaoundé. En effet, dès la mise sur pied du projet de construction du local propre à la gendarmerie nationale il y a près de 5 ans, un appel d’offres avait été lancé et les Ets J.M.F du fils Bangoua remplissait tous les critères pour la réalisation de l’ouvrage. C’est ainsi que Jean-Marie FOZEU passait un marché de gré à gré avec le Ministère de la Défense pour la construction et l’aménagement du joyaux architectural qui figure en images. En somme, c’est un bâtiment constitué de 9 pièces ultra modernes et climatisées, entre autres :
    – 1 Hall d’accueil (secrétariat)
    – 1 Bureau du Chef de poste (CB)
    – 1 Bureau du premier Adjoint (A1)
    – 1 Bureau des gendarmes
    – 1 Salle d’enquêtes
    – 1 Salle de réunion
    – 1 Salle de passage (destinée à l’hébergement du personnel en mission)
    – 1 Magasin (destiné à la sécurité des armes, munitions et autres objets confidentiels)
    – Les cellules (hommes et femmes).

    À l’extérieur, on retrouve deux toilettes traditionnelles (hommes et femmes) pour les visiteurs.

    À notre arrivée ce Lundi matin (03/02/2020) lorsqu’il était 8h environ, l’ensemble du personnel (gendarmes et sous-officiers) était consacré à mettre de la propreté autour du nouveau bâtiment. Afin de donner un coup de pouce, notre correspondant Paul Tchonang a pu joindre directement par téléphone le Principal du Collège Évangélique de Bangoua, M. TCHATAT Calvin, qui à son tour, a aussitôt déployé les élèves d’une salle de classe pour donner à juste titre un coup de main en vue d’accélérer les travail d’investissement humain enclenché par le personnel de cette institution de sécurité.

    À titre de rappel, l’Adjudant NJOUOM CHOUAIBOU, exerce comme Chef de poste de gendarmerie de Bangoua depuis le 02 Juillet 2019, cet officier était précédemment Adjoint au Commandant à la Brigade de Bamendjou (Compagnie de Baham) jusqu’à son affectation à Bangoua. Ce natif du Noun remplacait à ce poste l’Adjudant Chef TCHIAZE MANFOUO Gilles Thierry qui purgait un peu plus de 3 ans au service de la sécurité de nos populations à Bangoua et promu dès lors Commandant de Brigade de Muyuka rattaché à la Compagnie de Limbé (Région du Sud Ouest.)

    Pour conclure, bien vouloir prendre en compte et retenir la nouvelle adresse du poste de gendarmerie de Bangoua suscité afin de mieux vous orienter en cas de vos futurs besoins.

    NB : suite à l’entretien de notre correspondant avec les officiers et sous-officiers en service à la Gendarmerie de Bangoua ce même jour, ils ont exprimé le désir de se faire équiper d’un ordinateur de bureau et d’une imprimante pour la facilitation des procédures d’enquêtes et administratives. Chose qui fera probablement le contenu d’un quelconque élan de cœur.

    Cinq éléments du corps de Gendarmerie Nationale exercent à Bangoua dont quatre en permanence et un gendarme détaché à intervalles de temps régulier pour servir la Compagnie mère (Bangangté).

    Paul TCHONANG.

  • LE MERCURE DU PRINCE

    De nos jours ils sont nombreux jeunes et adultes, hommes et femmes qui ont l’outrecuidance de mettre LE ZEÙH DOUP sans être un ayant droit, ni un initié et se pavanent partout. D’aucun en font même la tenue du mariage. C’est exactement comme si vous vous permettez de mettre la blouse du médecin ou de l’enseignant sans être qualifié, c’est exactement comme si vous mettez la robe noir du Pasteur ou de l’avocat sans être formé, comme si vous mettez la tenue militaire sans formation. Si le port des tenues de ces corps de métiers est sans conséquence dans certaines sociétés, sachez que le port du ZE DOUP sans avoir le droit, ou en sautant des étapes à des conséquences directes ou indirectes dans notre cosmogonie. CAR TOUT EST LIÉ.

    LE ZEH DOUP appellation en Bangoua (tenue traditionnelle bamiléké incarnant le mystère de la vie et du pouvoir mysticospirituel), est porté par plusieurs de façon fantaisiste, certains par extravagance ou suivisme moutonnier, d’autres au nom de la mode et de la mondialisation culturelle. Tans mieux et tant pis surtout pour les natifs bamilékés qui s’y prêtent. Vous seriez les seuls à payer le lourd fardeaux car dans cette mère nature tout est lié. Dans notre cosmogonie le ZEH NDOUP est plus qu’un simple tissu. Combien parmi nous avons remarqué que toutes les figures géométriques qui s’y trouvent sont liées, combien savent que les quatre éléments de la nature y sont représentés ? Combien de nous savent que toute la mathématique de l’Égypte noire pharaonique qui a permis de construire les pyramides s’y trouvent ? Combien savent que c’est ce tissu qui est à l’origine de la disparution des antennes sur les téléphones portables grâce à l’intégration des sciences mathématiques de chez nous appelé LES FRACTALES. C’est cette même science qui est à l’origine et la montée de l’intelligence artificielle en technologie.

    Je ne dirais pas ce que ce tissu a de négatif ou peux faire de négatif quand vous le portez sans avoir le droit ou être initié. D’ailleurs il sera difficile de voir les jeunes de nos villages se livrer à cette imposture car la réaction des gardiens de la tradition est immédiate et en sourdine, et c’est le corps de l’imposteur qui souffre de tous les maux.

    À tous les blageurs, sachez que si vous portez cette tenue en face d’un initié surtout quand le soleil est au zénith il peut vous jeter un sort. Jean CHEVALIER DISAIT NOUS VIVONS DANS UN MONDE DE SYMBOLES ET UN MONDE DE SYMBOLES VIT EN NOUS, LES GESTES SONT PARFAITEMENT Dessinés ET ESQUISSÉS, POUR LES NONS INITIÉS LE TOUT RESTE LOURD D’EQUIVAUQUE.

    Dans la cosmogonie de nos frères du sud il y a un dicton QUI dit : un enfant qui s’empresse à goûter le mvet, ne fait pas du mal au Mvet, mais à sa bouche.

    Qu’il soit clair pour tous les bamilékés qui mettent ce tissu par extravagance pour paraître, ou pour exprimer leur appartenance, qu’ils ont choisi le mauvais support.

    À Paris capitale de la mode c’est chacun qui peut se permettre de le mettre n’importe quand et n’importe comment. Comme on dit chez nous en Bangoua, Keuh Youh chouoh Djouâ me Chouôh fïh. Désolé car je ne connais pas la traduction en langue de molière.

    Alors le Zeuh DOUP porté par extravagance pour un jour risque être le Njouoh DOUH pour toujours.

    #Égregores.

    ? Son Altesse T’chally ?

  • PROGRAMME D’AMÉNAGEMENT ET D’ÉQUIPEMENT DES ÉTABLISSEMENTS PRIMAIRES D’ENSEIGNEMENT PUBLIC, CONFESSIONNEL ET PRIVÉ, LYCÉES ET COLLÈGES: PHASE 1

    BANGOUA CE LUNDI 27 JANVIER 2020 :

    PROGRAMME D’AMÉNAGEMENT ET D’ÉQUIPEMENT DES ÉTABLISSEMENTS PRIMAIRES D’ENSEIGNEMENT PUBLIC, CONFESSIONNEL ET PRIVÉ, LYCÉES ET COLLÈGES

    PHASE 1 : UNE VISION SUR LA PROPRETÉ ET L’HYGIÈNE DES JEUNES ::

    100 SCEAUX + 100 RACLETTES DISTRIBUÉS

    Cette journée de Lundi fut fatiguée et chargée pour nous, et surtout mémorable pour la totalité des élèves que comptent le territoire Fo NJANPOU, pour cause : distribution de 100 sceaux et 100 raclettes aux responsables d’établissements en présence des élèves.

    En effet, c’est dans un soucis d’amélioration des conditions d’hygiène et de salubrité pour nos jeunes enfants (primaire et secondaire) que nous avons pensé et agir promptement en vue de leur apporter ce symbolique présent constitué du matériel adéquat de nettoyage des espaces de fréquentation.

    Il serait en outre mal-en-point pour nous de ne citer la main bénie par qui ce projet à eu la grâce de voir le jour, sur ce, veillez nous permettre de faire appel à votre amabilité et indexer une Digne femme Bangoua, Charlotte DJOMO GREEN de Californie (USA), celle qui, à l’écoute de notre cri de cœur, s’est aussitôt manifestée afin que nous puissions donner ce léger sourire aux jeunes écoliers.

    Même s’il est vrai que l’heureuse donatrice vient de faire son premier émargement dans le cahier de charges consacré au chapitre du développement à Bangoua, elle nous promet cependant ne pas rester à ce niveau, sur ce, nous rassure que bien de choses se pointent à l’horizon.

    Pour sortir, afin d’éclairer la lanterne de plus d’un, qui est Charlotte DJOMO exactement ?

    Avec votre permission, Mme Charlotte DJOMO, vous quittez votre Bangoua natal à l’âge ado pour la ville de Yaoundé, ensuite vous faites vos premiers pas du secondaire au Lycée de Sangmelima et ensuite au Lycée Technique et Commercial de Yaoundé. Dans les années 1980, vous quittez le pays d’Amadou Ahidjo pour la France où vous êtes inscrites à la Faculté de lettres de l’Université de Paris IV (La Sorbonne), 10 années passées en France, vous ferez ensuite vos valises pour le pays de l’oncle SAM où vous y résidez jusqu’à ce jour en tant que brillante employée de la « United Airlines ». Et dire que vous avez passez quasiment la moitié de votre vie très éloignée de votre nombril maternel, grande est notre joie de témoigner votre rattachement permanent à vos origines.

    Recevez les bénédictions du ciel de même que tous nos ancêtres du Groupement Bangoua, et surtout longue vie à vous !

    Pour la coordination et le suivi du projet,
    Paul TCHONANG.

  • BANGOUA : CULTURE ET TRADITIONS, COUTUMES ET HOSPITALITÉ

    Le culte des ancêtres et la tradition de l’hospitalité à Bangoua n’est plus à démontrer. Être Africain au sens strict du terme, c’est cultiver le bon voisinage et les rapports cordiaux dans le respect des habitudes ancestrales. C’est aussi s’entraider, se conseiller et accueillir les invités, les étrangers avec égards et courtoisie.

    Tenez par exemple, personnellement pour avoir partagé une grande partie de mon expérience dans la ville de Douala aux côté des amis Sénégalais et Maliens, ces personnes sont réputées pour leur sens de l’accueil. Les mots «Teranga» et «Diyatiguiya» en disent assez sur leur culture :

    ? Au Sénégal, la «Teranga» est un mot Wolof dérivé de «Téral» signifiant la terre ou l’arrivée. L’hospitalité s’exprime dès le départ par les salutations, puis dans l’accueil que l’on réserve à l’étranger.

    On réserve aux étrangers le plus bel accueil en leur donnant la meilleure chambre, en cuisinant spécialement pour eux eux des plats locaux et en partageant avec eux les moments conviviaux qui accompagnent le repas. Dans une maison Sénégalaise, il n’est pas question de peser les ingrédients lorsqu’on fait un repas, car la prise en compte des amis et éventuels visiteurs reste capitale.

    L’authenticité de l’hospitalité des Sénégalais est surprenante.

    ? Au Mali, on utilisera le mot «Diyatiyatigiya», pour évoquer la tradition ancestrale de l’hospitalité. « Vous êtes partis de chez vous pour venir chez vous », ainsi peut se résumer l’hospitalité du peuple Malien.

    À la lecture de l’exposé sommaire qui précède, permettez-moi de glisser en terre Bangoua (Terre Sainte et Terre de Grâce) pour retrouver la terminologie du mot hospitalité nécessairement en parfaite corrélation avec les exemples suscités. Chers frères et sœurs dans la tradition et amis sympathisants, vous le savez autant que moi, le mot hospitalité en territoire Bangoua donne son propre sens : «Kouhgne» ou «Kouhgni» chez les autres. Le mot «Kouhgne» signifie rendre agréable à l’étranger où à l’invité son séjour comme le goût du miel. Le premier terme se rapportant au champ lexical étant « l’amour ».

    Il faut bien l’accueillir, qu’il n’est ni faim ni soif. Il faut le protéger et lui signifier les pratiques. Chacun dans la famille s’occupe de l’étranger pour qu’il se sente en sécurité pendant les étapes de chaque phase des cérémonies. Face à l’étranger, tous les membres de la famille sont égaux.

    L’art de la plaisanterie est aussi un mode de vie des plus appréciables. Cela à pour but de désamorcer les tensions entre voisins des différentes concessions et entre groupements.

    Savoir accueillir et recevoir c’est honorer la confiance de l’étranger et lui donner envie de revenir une prochaine fois. C’est aussi une question d’honneur pour celui qui reçoit.

    Dans ce monde individualiste où prendre son temps et accorder de l’attention aux autres dévient du luxe, la chaleur et l’enthousiasme de nos cultures et traditions méritent d’être mises en avant, d’où ma promptitude et ma disponibilité ce jour à l’endroit des grandes familles Tièh Ngankio et Mekap Lieujip à Bangoua pour l’anoblissement familial de leur fils, frère, père, grand père et époux au titre de « Soup Wéhguèh » qui signifie «le Partage»

    NB : Les chrétiens, s’abstenir !

    Pour le Groupement Bangoua,
    Paul TCHONANG.