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  • CUISINE : BANANE MALAXÉE par Guilaine Tchouamo

    Banane malaxée
    Recette pour 5 personnes : Durée 1h 10mn

    1. Ingrédients :
    * Banane verte :15 doigts
    * 03 poisson fumés (maloulou)
    * 1 tige de poireau
    * 02 branches de célerie
    * 1 gousse d’ail
    * 1 morceau de gingembre
    * 1 piment jaune facultatif
    * Arachides trempées / grillées 2 boîtes.
    * 200 ml d’huile rouge
    * 2 oignons
    * Sel
    * Cube facultatif.

    2. Préparation : 30minutes

    • Éplucher les doigts de banane.
    • Griller les arachides et les écraser
    • Éplucher ail, 1 oignon , gingembre, les laver ainsi que les feuilles vertes.
    • Les écraser et reserver dans un bol propre avec couvercle.
    • Nettoyer les poissons et les passer sur la flamme pour ressortir le parfum.
    • Découper le second oignon et reserver

    3. Cuisson: 40minutes

    • Poser la marmite sur le foyer allumé
    • Y ajouter l’huile ,
    • Laisser chauffer (sans blanchir) .
    • Ajouter les oignons découpés et les têtes de poissons.
    • Laisser dorer et ajouter les doigts de bananes.
    • Mettre l’eau jusqu’au niveau des bananes et saler.
    • Laisser bouillir pendant une vingtaine de minutes.
    • Ajouter les arachides et condiments préalablement écrasés.

    • Continuer la cuisson pendant 20minutes en verifiant que la préparation ne tarisse pas.
    • Au bout de 15 minutes verifier et rectifier l’assaisonement.
    • Si vous consommer du cube ajouter et continuer la cuisson.
    • L’apparition d’une nappe d’huile confirme que le repas est cuit , éteindre le feu.

    Servir chaud

    Bonne dégustation????

    Par Guilaine Tchouamo

  • PRIX DU CUISINIER/CUSINIERE BANGOUA DE L’ANNÉE 2021

    *PRIX DU CUISINIER/CUSINIERE BANGOUA DE L’ANNÉE 2021*

    *Nous rappelons le prix de 25000fcfa au 31 décembre 2021 pour celui/celle ayant proposé le plus de recettes*

    *Comment participer?*

    1. Appartenir au forum social BMBV sur Whatsapp. Rejoindre le groupe en suivant le lien suivant: https://chat.whatsapp.com/HAFIpSMyxoAKsrPn1bh5AA
    2. Chaque semaine envoyez votre récette avec des photos a l’appui à l’équipe d’admin de BMBV. Pas besoin de le préparer chez vous.
    3. Chaque dimanche une recette est présentée.
    Lorsque 1, 2 et 3 sont réunis, vous entrez dans la liste ci-dessous.
    Il n’ya aucune discrimination. Le premier/la première à envoyer la recette est positionné(e). Si vous envoyez une recette, on vous programme vous ne présentez pas, cette récette ne compte pas.

    *Qu’est-ce que vous gagnez?*

    1. possibilité de gagnez les 25000FCFA et être couroné(e) meilleur cuisinier Nwouo, biensûr derriere nos mamans.
    2. La préparation des menus vous permet de développer les compétences en recherche et investigation.
    3. La présentation en exposé vous permet de developper les aptitutes digitales et aussi de présentation en public.
    4. Votre publication porte votre nom et vous devenez un des contributeurs a la sauvegarde du patrimoine culturel Bangoua.

    *En course:*

    *1. Aimée DJAMPOU : 1 recette*
    *1.Lurette Pouemi: 1 recette*

  • Offre exceptionnelle au musée communautaire de Bangoua-Ouest Cameroun

    Offre exceptionnelle au musée communautaire de Bangoua-Ouest Cameroun
     
    Le musée:un espace de sauvegarde, de valorisation, de protection, de promotion et de vulgarisation des savoirs, savoir faire et savoir-être des communautés.
     
    C’est quoi la particularité du musée de Bangoua ?
     
    C’est un espace :
    ??De détente
    ??D’apprentissage
    ??De création,
    ??De récréation
    ??De Partage
    ??De cohésion sociale
    ??De fédération et surtout *d’amour*??
     
     
    Une petite note d’information du Musée
     
    Vu Que Vous allez Être nombreux et nombreuses à aller dans les villages Pour les réunions familiales ou pour passer les vacances, nous avons décidé de réduire nos tarifs sur toutes les offres et prestation que nous mettons à la disposition de Nos potentiels visiteurs.
     
    (offre valide du 1er au 31 août 2021)
    « `Venez sur place et constatez de vous mêmes« ` Tout est presque *Njoh* (Ne garde pas ce message pour toi seul, partage avec ton voisin. Bref c’est mieux que le voisin partage avec la voisine et la voisine partage avec le voisin) Ce qui est Sur, en couple pour une visite rend votre moment Plus… Et aussi, il y à des jolis endroits à Bangoua pour une demande de mariage dont je serais témoin ???
     
    Il y a quoi concrètement à Bangoua ?
     
    ➡️le jeu de ping-pong
    ➡️jeu de Ludo
    ➡️jeu de Dame
    ??la découverte de la chute shehandzoe
    ??la découverte de la chute Tchehamveue
    ??Une randonnée aux rochers à corbeau
    ??Randonnée au site écologique de Baloué.
    ??Baignade à Bomboni
    La visite de l’exposition sous le thème : *Arts Chasse et tradition*
    ??Visite de la chefferie
    ??La rencontre Avec le roi, Sa Majesté DJAMPOU
    Sans oublier la parade de la société secrète « `KAk« `
     
     
    Dates: le 06,14 et 22 (clôture) août 2021.(beaucoup savent que c’est une danse et non une *société secrète* à vocation *magico-religieuse* dont le but est …(venez sur place)
     
    « `Nous sommes ouverts de mardi à dimanche« `
    09h-17h
    ??+237 678198199 ou le 696241194 (les deux numéros de téléphone sont whatsapp)
     
    <<Vous servir est un plaisir et un devoir au musée communautaire de Bangoua>>
  • Le lycée de Bangoua

    Le Lycée de Bangoua est un établissement scolaire d’enseignement secondaire général francophone situé dans la région de l’Ouest, département de Ndé, arrondissement de Bangangté.

    Le lycée de Bangoua a été créé sur arrêté ministériel dans les années 1993/1994 et fonctionnait comme un C.E.S. ce n’est qu’entre les années 1998 et 2000 qu’il fut transformé en Lycée et devint aussi un sous centre national pour la composition des examens officiels tels que le brevet d’études du premier cycle et le Baccalauréat.

    Les débuts furent très difficiles car Il fallait un temps assez long pour voir l’effectif augmenter. Le tout premier proviseur, aujourd’hui décédé se nommait: Mr Nzouetong fils du Maire Nzouetong de Bangangté.
    Depuis 94 année ou le lycée n’était constitué que de deux bâtiments construit par les villages Bangoua, Batoufam, Le troisième fut lancé la même année et sa construction devait prendre fin longtemps après lorsque la nécessité des classes de 4ème se faissait déjà ressentir.
    Aujourd’hui c’est un lycée de pratiquement 8 bâtiments qu’on retrouve dans les collines de Kamna’ constitué des classes de la 6ième jusqu’en Terminale.

    Entre 2000 et 2008 le lycée comptait en moyen par année plus de 700 élèves et les villages principaux qui couvraient cette institution de l’état était: Bangoua, Batoufam, Bandréfam, Bagang Fokam, une partie de Bayangam, de Bangou et de plus en plus, des nouveaux élèves qui y arrivent viennent des grandes métropoles du Cameroun comme Yaoundé, Douala, Bafoussam…

    De nos jours, avec le projet gouvernemental de construction des lycées et collèges dans chaque village (avec la construction du lycée de Batoufam, le lycée de Bangang Fokam, le CES de Bangoua sud, le CES de Baloumgou …), l’effectif des élève du lycée de bangoua a drastiquement chuté et on est à moins de 300 élèves dans ce lycée.

    Il est à noté que beaucoup de jeunes fonctionnaires de ce pays et certains hommes d’affaires et débrouillards qui ne souffrent de rien sont passés par ce lycée.

    CLOVIS LAWO JOMOU

  • CUISINE: Légumes sautés + plantains vapeur par Aimée DJAMPOU

    Quelques informations importantes à connaître.

    Les légumes :
    Les légumes sont le groupe alimentaire qui devrait occuper la plus grande place de votre assiette. Ils doivent être frais, cultivés localement et organiques. Vous devriez en consommer une majorité d’entre eux cru.


    Ce sont des aliments essentiels, car sources de vitamines, de minéraux, de fibres. Sans légumes, vous privez votre organisme d’un éventail de micro-nutriments bénéfiques pour être en bonne santé.
    Presque tout le monde serait en mesure de consommer autant de légumes que possible pour augmenter la quantité de fibres, les phytonutriments essentiels et, surtout, le potassium, qui comprime le sodium dans les aliments transformés. (https://medium.com/essentiels/pourquoi-manger-des-l%C3%A9gumes-est-essentiel-pour-%C3%AAtre-en-bonne-sant%C3%A9-1ef090e49d7a).

    La banane plantain :
    Le plantain dispose de nombreuses propriétés thérapeutiques. Une raison de plus pour ne pas s’en priver. La banane plantain n’est pas seulement savoureuse, elle dispose aussi d’une valeur nutritive hors du commun et a la capacité de soigner efficacement et/ou prévenir un certain nombre de maladies. Elle est très riche en vitamine C. Cela signifie qu’elle peut renforcer le système immunitaire et aider le corps à réduire les infections.

    La vitamine C protège également contre les maladies auto-immunes, qui touchent notamment les femmes. Elle contient aussi de la vitamine A, essentielle à la santé de la peau et des yeux, car elle permet aux membranes muqueuses de fonctionner correctement. Elle soulage la douleur et les ballonnements, en particulier pendant le cycle menstruel, en raison de sa teneur élevée en potassium. Elle est riche en magnésium et donc peut aider à réduire les risques de maladies cardiaques. Elle ne peut être consommée cuit en état non mûre ou mûr. (https://www.nofi.media/2017/11/banane-plantain/45056)

    Ingrédients principaux :

    • Plantains
    • Légumes
    • Viande
    • Tomate
    • Poivron
    • Oignon
    • Cube
    • Ail
    • Sel
    • Huile

    Préparation des légumes, plantains et de la viande:

    – Nettoyer et découper les légumes.
    – Puis laver 3 à 4 fois pour que les légumes ne soient pas sablés.
    – Nettoyer les condiments et les découper.
    – Écraser le ail et le piment.
    – Nettoyer (éplucher et laver) les plantains.
    – découper la viande en morceaux selon votre goût
    – préparer les marmites et autres ustensiles nécessaires.

    Cuisson :

    – Poser un peu d’eau au feu dans une cocotte laisser bouillir pendant 10 minutes en mettant un peu de sel et le kanwa.
    – Pendant ces 10 minutes, sur un autre foyer a côté (si nous préparons sur du foyer a gaz, si nous préparons sur du foyer à bois, nous devrons préparer la viande en avance) posons une marmite au feu et ajoutons suffisamment de l’eau puis rajoutons notre viande et laissson cuire un peu plus de 25 minutes ou alors jusqu’à son point de coction.


    – Quitter la viande du feu, essorer et réserver. Le liquide restant peut nous servir plus tard ou le lendemain pour assaisonner par exemple du riz sauté ou du macabo malaxé.
    – Au bout des 10 minutes, ajouter les légumes dans l’eau bouillante et laisser cuire en remuant pendant 30 minutes de cuisson sans fermé la marmite pour garder la couleur verte des légumes.
    – Essorer les légumes, puis les mettre dans une bassine ou tout autre récipient.
    – Mettre de l’huile (a vôtre convenance) dans la cocotte puis faire frire les condiments pendant 15 min.


    – Rajouter la viande, remuer et laisser mijoter une dizaine de minutes.
    – Puis faire revenue les légumes, remuer et laisser mijoter pendant 15min.
    – Pendant ce temps ou quand nos légumes sont prets, faire cuire (bouillir) les plantains non mûrs ou mûrs avec beaucoup d’eau pendant 15min (mûr) ou 40min (non mûr) dans une cocotte.


    Le tout est prêt pour servir. Monter les plats à votre convenance et accompagner le d’un bon litre de vin de raphia.

    Bonne appétit.

    Aimée DJAMPOU

  • Tout savoir sur l’assurance automobile au Cameroun

    Qu’est ce que l’assurance, l’assurance automobile?

    L’assurance est un contrat par lequel une entreprise ou un assureur s’engage en cas de réalisation du risque ou à terme fixé au contrat à fournir à une personne appelée assuré, une prestation pécuniaire contrepartie d’une rémunération appelée prime ou cotisation.

    Il existe de grandes branches d’assurance à savoir : l’assurance vie et l’assurance non vie.

    Seule l’assurance non vie fera l’objet de notre exposé plus précisément l’assurance automobile.

    L’assurance non vie regroupe un ensemble assurance dont nous pouvons citer entre autres: l’assurance construction, l’assurance multirisque habitation, l’assurance transport, l’assurance voyage et l’assurance automobile.

    Je tiens à préciser qu’il revient à chaque compagnie d’assurance de créer ses propres produits d’assurances. Ceci dit, nous pouvons trouver un produit d’assurance chez X et pas chez Y.

    Soucieux du bien- être, le législateur communautaire va contraindre notamment à travers l’article 200 alinéa 1 du Code CIMA toute personne propriétaire d’un véhicule terrestre à moteur à souscrire une assurance automobile.

    L’assurance automobile peut être entendue comme une assurance qui a pour but de garantir le conducteur d’un véhicule automobile contre les conséquences des dommages matériels ou corporels causés par son véhicule à des tiers. Cette assurance permet à l’assuré de faire réparer le préjudice qu’il a causé au tiers par le mécanisme de l’assurance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en assurance automobile, il est obligé à tout propriétaire d’un véhicule terrestre à moteur et remorque de souscrire à la garantie *Responsabilité Civile*

    L’assurance automobile n’est pas un contrat à titre gratuit. Elle crée des obligations à la charge des parties. L’assuré à l’obligation de payer la prime et déclarer le sinistre et l’assureur à l’obligation de régler le sinistre.

    De quoi est constituée l’assurance automobile?

    L’assurance automobile est constituée d’un ensemble de garanties obligatoires facultatives. En Droit camerounais et conformément aux du Code CIMA, la seule garantie en assurance automobile est la *garantie Responsabilité Civile* qui a pour but d’apporter un soutien financier aux victimes d’accidents de la circulation de la voie publique.

    La fixation de la prime garantie Responsabilité Civile dépend d’un certain nombre de critères à savoir : le nombre de chevaux, la zone de circulation, la source d’énergie, la catégorie du véhicule. Cette fixation a pour support légal l’arrêté Numéro 00380 du 16/11/1994.

    Comme garanties facultative, nous avons :

    *La garantie vol* couvre le véhicule en cas de vol;

    *La garantie incendie* couvre le véhicule en cas d’incendie

    *La garantie bris de glace* couvre le véhicule en cas de destruction des pares brises.

    *La garantie défense recours* qui est une garantie permettant à l’assureur de l’assuré de mener des actions pouvant aboutir à l’indemnisation de ce dernier auprès de l’assureur responsable du sinistre

    *La garantie tierce collision* couvre le véhicule en cas de collision du véhicule sinistré.

    *La garantie individuelle personne transportée (IPP) ou Individuelle accident conducteur (IAC)* qui permet de couvrir le conducteur d’un véhicule en cas de sinistre.

    *La garantie Dommage tous accidents* couvre les dommages subis par le véhicule assuré qu’il soit responsable du sinistre ou non. Certains parleront plutôt d’assistance à la réparation qui a quasiment le même but que la DTA.

    Je tiens à préciser que ces différentes garanties facultatives sont assujetties à certaines conditions qui peuvent être différentes d’une compagnie d’assurance à une autre. C’est donc dire que ces conditions ne sont pas identiques dans toutes les compagnies d’assurances.

    Quels sont les différents chefs de prejudices indemnisables lorsque l’on est victime d’accident de circulation ?

    Avant le processus d’indemnisation des victimes par l’assureur, certains préalables mérites d’être relevés ici. Parce qu’une compagnie d’assurance n’est pas une organisation sociale, il faut dire que l’assureur se doit d’effectuer des vérifications et d’apprécier les responsabilités.

    Comme vérification, l’assureur doit contrôler si l’assuré a payé la prime d’assurance.

    Par la suite, l’assureur se doit d’apprécier les responsabilités pour savoir si la sienne est partiellement ou totalement engagée. C’est l’occasion pour moi de dire ici qu’en matière d’assurance, la réparation du préjudice n’est pas toujours intégrale comme droit.

    L’assureur doit également vérifier si le procès verbal de constat d’accident de circulation le désigne comme étant responsable.

    L’assureur se doit aussi d’examiner la police d’assurance afin de voir si le sinistre rentre dans le champ d’application de l’une des garanties souscrites par l’assuré.

    Après toutes ces vérifications préalables effectuées par l’assureur, si Celui ci estime que ces éléments sont suffisants pour être saisi, il peut en ce moment déclencher le processus d’indemnisation des victimes d’accidents de circulation.

    Il existe deux types de victimes d’accidents de circulation.

    Les victimes directes qui sont ceux qui subissent personnellement un préjudice.

    Les victimes indirectes qui peuvent être des personnes lésées du fait de l’accident d’un de leurs.ils peuvent être (ascendants, descendants, conjoints, collatéraux).

    *Modalités de calcul des préjudices indemnisables*

    Suivant l’article 258 (1) du Code CIMA, la victime d’un accident de la circulation routière a le choix entre se prendre en charge et présenter ses factures justifiées à l’assureur ou dans le cas contraire, a la faculté de demander une lettre de garantie pour la prise en charge des frais médicaux.

    *Incapacité temporaire article 259 du Code CIMA* L’incapacité temporaire est le préjudice résultant de la diminution ou la suppression de la capacité de travail de la victime. Elle est définie par expertise médicale et couvre la période entre la date de l’accident et la consolidation des blessures. Le plafond d’indemnisation de ce préjudice = 6fois le SMIG annuel du pays sur le territoire duquel s’est produit l’accident.

    Au Cameroun ce plafond est de ( 36270*12) x 6 = 2 611 440.

    Si la victime est salariée, pour calculer ce préjudice , on prendra son revenu net. EX. Une victime Camerounaise salariée gagne un million par mois. Si cette personne bénéficie d’une ITT de 90 jours, son indemnité sera de : 1000 000 x 90/30= 3 000 000 ce qui est supérieur au plafond dont on prendra 2 611 440 qui est le maximum.

    Si la victime n’est pas salariée, on utilisera le SMIG qui est de 36270.

    *Incapacité permanente (IP) article 260 Code CIMA

    * L’IP est la réduction du potentiel physique ou intellectuelle dont reste atteinte une victime après consolidation de son état. L’IP commence au jour de la consolidation (date de stabilisation de l’état du blessé). L’indemnité couvre en outre, la diminution des capacités professionnelles de la victime, les répercussions physiologiques et psychiques consécutives à la réduction des facultés physiques de la victime,la diminution des capacités intellectuelles de la victime.

    *Le taux d’incapacité* c’est le taux du déficit physiologiques résultant de l’examen de la différence entre la capacité antérieure et la capacité actuelle de la victime et fixé par le médecin.

    *Détermination du point d’incapacité* Le point d’incapacité est déterminé en fonction du rapport entre l’âge de la victime et le taux d’incapacité fixé par expertise médicale ( ce taux varie de 0 à 100) Voir tableau code.

    *L »âge de la victime* est plafonné à plus de 70 ans.

    Exemple: Suite à un accident de la circulation routière survenu à Douala, une victime âgée de 35 ans à obtenu un taux d’incapacité de 42%.

    Déterminer le point d’IPCalculer l’indemnité correspondant à son préjudice physiologique.

    *Réponse* Dans le tableau du code CIMA, le point de rencontre entre l’âge (35 ans) et le taux d’incapacité (42%) est de *17*. Ce qui revient à dire que le point d’IP est égal à 17*2- SMIG mensuel 36270 ; SMIG annuel 435 240. La valeur du point d’IP est égal à : (36270 *12) x 17= 73 990,8 FCFA. La valeur du point d’IP étant connue, calculons enfin l’indemnité à verser à la victime au titre de son préjudice physiologique.73990,8 x 42 = 3 107 613 FCFA.

    *Souffrance physique et préjudice esthétique article 262du code CIMA*

    Ici, on dénombre deux types de préjudices distincts indemnisés séparément.

    1- la souffrance physique ou pretium doloris ou prix de la douleur (PD)

    2- Le préjudice esthétique ( PE).Ces deux postes de préjudices sont fixés par expertise médicale et indemnisés séparément. Ils se calculent de la même manière. Il s’agit de multiplier le degré de préjudice arrêté par l’expert médical à un pourcentage du SMIG annuel défini à l’avance.

    Exemples d’application.

    1- très léger= 5% du SMIG annuel soit 435240*5%=21762.

    2-Leger= 10% du SMIG annuel soit 435240*10%=43524.

    3-Modéré =20%du SMIG annuel soit 435240*20%= 87048.

    4-Moyen=40%du SMIG annuel soit 435240*40%=174096.

    5-Assez important=60% du SMIG annuel soit 435240*60%=261144.

    6-Important =100%du SMIG annuel soit 435240*100%=435240.

    7- Très important = 150% du SMIG annuel soit 435240*150%=652860.

    8- Exceptionnel= 300% du SMIG annuel soit 435240*300%=1 305 720.

    Je tiens à préciser que ces taux ne sont pas cumulables pour un seul préjudice. C’est à dire qu’une victime ne peut pas avoir un taux très léger et léger pour le préjudice esthétique.

    Les dispositions de l’article 232du code CIMA prévoient que la victime *peut à son libre choix, et à ses frais, se faire assister du conseil de son choix.*

    Cette terminologie *conseil* renvoie à tout *professionnel (avocat, agent d’affaires, juriste, etc…) à même de défendre efficacement les intérêts de la victime*.

    Je souhaite qu’à partir de ce soir *nous arrêtons de dire que les assureurs sont des bandits*

    *S’assurer est une chose, mais bien s’assurer est une autre*

    Tchonang Tchatchouang Yannick (Juriste-assureur)

  • PRINCIPE DES ELOGES (ndè) DANS LE GROUPEMENT BANGOUA

    GENERALITES

    Qu’il est beau et respectueux de se faire appeler par ses éloges, ses ndè. On se sent ragaillardi. Le ndè est une forme  affective et respectueuse d’appeler une personne en faisant référence aux origines, aux qualités, aux fonctions et exploits de ses valeureux parents, oncles, tantes, grands parents et ancêtres. Dis moi quels sont tes ndè et je te dirais d’où tu descends. Si tu es telak, tambou’, ngna’ntchou, te ma’ntchou, tawa, te lo, te tchenkou, …… c’est  que ta mère vient respectivement de Bangang, Bangou, Bamena, Bahok, Bangoulap, Bangangté, Bandianseu.  Si tu es ngouotie, tchouo so, ngouantchou, so djouo, ….c’est que ta mère est princesse Banguoa, Balengou, Bahok, Bangangté.

    Après cette brève définition, nous allons voir successivement les termes employés, le cas des garçons (ils ont les ndè seulement du coté de la mère), le cas des filles (elles en ont des deux cotés), le cas des jumeaux, le cas lié aux noms, l’application au cas de la chefferie Bangoua, et nous terminerons par la possibilité d’extension aux non natifs Bangoua et un souhait.

    LES TERMES EMPLOYES. 

    Les termes employés sont très variés  Quand une personne est citée, on a le droit d’utiliser tout ce qui caractérise la personne en bien. On ne parle pas de ce qui peut souiller ou déshonorer la personne.

    –   Les termes liés aux personnes : noms propres  des grands pères, grand’mères, oncles, tantes, ancêtres de la famille ;  la profession ou activités des personnes citées, enseignants, tailleurs, forgeron (ngouo lop), chasseurs (ngoua vup), danseur de koungang (ngouo koungang), ou de tchi ya (ngouo tchi), porteur de bracelet en cuivre (ngouo kwak pak) ; les titres honorifiques des personnes citées : menkap, Mbeu, soup , wembo, sa’ …..  etc. …. (on met ngouo accompagné du titre, ngouo menkap, ngouo mbeu, ngouo soup…).

    –     Les termes liés à la nature : la montagne et la forêt ( nkouongwi, ngouapou’).

     –    Les termes géographiques : ce sont deux quartiers dans Bangoua (Tsweula’ et La’ngwi) et deux villages limitrophes (Bayangam et Baloumgou). On dira ngoua yo si ton père vient Bayangam et ngoua lep si ton père vient de Baloumgou.

    LE CAS DES GARCONS

    Le premier ndè du garçon, c’est le nom de son grand père maternel. Il est en fait l’homonyme de son grand père maternel, au sens le plus large du terme, c’est-à-dire de tous ses oncles maternels, à des degrés divers, tous ceux là qui par succession auraient pu être son grand père maternel. Il s’agit ici de tous les frères de la mère, de tous les frères du père de la mère et de tous les hommes ascendants du grand père, hormis les neveux et cousins. Cependant, ce sont le père fondateur et ceux qui ont des grandes distinctions honorifiques qui sont les plus cités. On parlera ainsi de Mbeu, menkap, tiegne en précisant les noms si dans la lignée il y en a. On dit alors que ce sont les descendants de…… et c’est ainsi que tous les grands notables du village sont les ndè de leurs petits fils ; Menkap Lieujip, Mbeu Njan,Tie Lomegni, Nzeu Kouo,Tie Ngang, Sa’ No, ……… Les autres noms ne sont cités que par ceux qui connaissent bien la famille.

    L’éloge particulier, tswela’ serait réservé aux garçons dont les parents et les quatre grands parents sont du quartier Tswela’. Il en serait de même pour La’ngwi.

    CAS DES FILLES

    – Les filles ont les éloges des deux cotés, un du coté paternel (ngouo,  fille) et trois  du coté maternel (mè,  mère ; homonyme ; njwi, épouse), c’est-à-dire qu’elle est la fille de …, la mère de …, l’homonyme de…, l’épouse de…

    – Elle est la fille (ngouo) de son grand-père paternel toujours au sens le plus large comme défini plus haut pour les garçons.  Elle est ngouo Nono, ngouo Chimi, Ngouo Nankap, de façon contractée ngouo No, ngouo Chi, ngouo Nan, si son grand père paternel était Nono, Chimi ou Nankap. Elle est ngouo menkap, ngouo mbeu, ngouo soup suivant que son grand père paternel avait  le titre de Menkap, Mbeu ou Soup. Elle est ngouo kou’, ngouo tchi, ngouo tie, ngouo kwak pak  suivant que son grand père paternel  était  danseur de koungang, de tchi ya’, avait fait des jumeaux ou portait le bracelet en cuivre.  Cependant, on y va avec beaucoup de recul. C’est ainsi que ma petite-fille n’est pas directement ngouo Tchuindjang, peut-être même pas ngouo Chimi mon père mais sûrement ngouo Nankap, mon grand père, mieux ngouo Sa’ No, fondateur de la descendance.

    – Elle est la mère (mè) de son grand père maternel, le même que nous avons décrit pour le garçon, son frère de même mère. Donc, si tu es menkap, ta sœur de même mère est mè menkap. Si tu es tie ngang, ta sœur de même mère est mè tie ngang.

    – Elle est l’homonyme de toutes les sœurs de sa mère, de toutes les sœurs de ses oncles maternels tel que nous avons déjà défini, hors mises les nièces et les cousines. En tant qu’homonyme, elle s’approprie tout ce que ces tantes ont de meilleur : leurs professions, leurs actes de bravoure, leur titres honorifiques…    Elle est donc tout ce que ses tantes sont : docteur, ingénieur, mefo si l’une des tantes est docteur, ingénieur ou a le titre honorifique  de Mefo

    –  Elle est l’épouse des maris de toutes les tantes dont nous venons de parler, en tant qu’homonyme c’est ainsi qu’on parlera de njwi tie, nwji dokta, njwi menkap si le mari de l’une des tantes est tiegne, est docteur, est menkap.

    – Ainsi, quand une fille accouche, l’annonce à son père c’est elle a accouché ton homonyme, si c’est un garçon, ou elle a accouché ta mère si le bébé est de sexe féminin.

     CAS DES JUMEAUX

    –    Les jumeaux ont d’abord tous les éloges dont nous venons de parler.  En suite, ils ont les éloges qui leur sont propres, du fait qu’ils sont nés en même temps. Ces éloges sont les mêmes pour les filles jumelles  et pour les garçons jumeaux. Il y en a deux : sou fo (ami du chef) et nguio ndieu (convoite la maison où il doit naître).  Il faut remarquer que nos noms de famille  ont généralement deux syllabes. Pour les jumeaux on supprime le deuxième syllabe pour le remplacer par megne, qui signifie double. Donc NONO devient NOMEGNE, NANKAP devient NANMEGNE, donnant ainsi aux jumeaux un nom à trois syllabes. (Les noms à 3 syllabes ou plus sont  initialement des noms de circonstance, comme Kejetieu, Komewo…).

    –   Les parents des jumeaux ont à leur tour l’éloge de tiegne pour le père des jumeaux au quel on ajoute mbe ndieu (il rentre à la maison pour surveiller les enfants). La mère des jumeaux a l’éloge de me gne auquel on ajoute sou kap, (amie des notables). En général, quand les grands parents des jumeaux sont vivants, c’est eux qu’on appelle tie gne et me gne. Les parents géniteurs des jumeaux sont tie ku et mé ku, (les porteurs des nouvelles).

     –  L’ainé des jumeaux  devient mbe kap (calebasse des notables) et le cadet des jumeaux kiog megne, (vient après les jumeaux).

    AUTRES (Eloges liés au nom)

    Certains noms ont des éloges particuliers. Ce sont des noms tels que  NANKAP, NONO,  MANGOUA  NANTCHOUANG, JOUONANG. Pour ceux-ci, c’est le même pour les garçons et pour les filles. On dira, ngwa’Nankap ou ngwa’ Nantchouang, ndio Nono ou ndio Mangwa, mba nkouok Jouonang. Pour d’autres comme DJOMO, pour le garçon c’et différent. On dira yongwé Djomo pour le garçon et melou’ Djomo pour la fille.

     CAS DE LA CHEFFERIE SUPERIEURE

    • Pour le Chef, la théorie reste valable car la mère du chef sort évidemment d’une famille. Mais on ajoute d’autres pour lui faire honneur : belong (un animal marin), nob ke mé (lion), zi, mou, ……, Ces éloges priment sur les éloges de la famille qui sont utilisés surtout les jours interdits, nzenze. Noter que ce jour le Chef ne sort pas.
    • – Tous les descendants masculins de la chefferie sans limite sont des princes. Quand l’un de ces hommes donne naissance à une fille, elle est ngouotie, ngouo djapou, du Chef  Djapou qui avait fait des jumeaux.  On dit aussi ngouo nono, du Chef Nono de Tchoutouo, NOTCHOUTOUO, immortalisé par sa fête de macabo,  fête devenue aujourd’hui notre FESTIVAL CULTUREL MACABO BANGOUA.  C’est pour cela qu’on dit qu’un prince se dévoile quand il donne naissance à une fille.
    • Le fils de ngouotie est tiedja, tiedjapou, du Chef tiegne Djapou. On pourrait aussi l’appeler nono du  chef Notchoutouo,  puisque sa mère est ngouo nono.
    • La fille de ngouotie est tchouoto, menagpou par identification aux actes de ses tantes, princesses dont elle est homonyme. En effet, les princesses pouvaient saccager tout un marché sans que personne ne lève le petit doigt. Qui oserait parler à une princesse? C’est ainsi que, même chez elle, elle pouvait préparer n’importe quoi et le mari n’avait rien à dire. D’où menagpou attribué  à sa nièce
    • La fille de tchouonto est menguépie. Il y a sans doute une explication. En fait c’est un cas rare car du coté féminin, on a généralement une seule transmission de ndè alors qu’ici nous avons deux à partir de ngouotie, tchouonto et menguépie.

    Ils sont très nombreux à Bangoua, les ngouotie, tiedja, tchouono, les cousins cousines issus de la grande famille royale. Voilà pourquoi, pour éviter l’exode des fils et filles Bangoua à la recherche de conjoint extérieur à la famille, le Chef Notchoutouo avait, à certain degré, autorisé le mariage entre tiendja et ngouotie.

    POSSIBILITE D’EXTENSION DES NDÈ AUX NON NATIFS BANGOUA. 

    Force est de constater que ce noble héritage que nous ont légué nos ancêtres sont en voie de disparition. Et nous contribuons efficacement à le faire, sans doute sans le vouloir. En effet, quand une fille Bangoua épouse  un non Bangoua, nous affirmons à haute voie naissent de ce mariage n’ont pas de ndè du coté paternel, donc qu’elles ne sont les ngouo de personne comme si ce mari venu d’ailleurs n’avait pas de  grands pères et oncles.

    De même quand un Bangoua épouse une fille non Bangoua,  nous affirmons à haute voie que les garçons nés dans ce foyer n’ont pas de ndè et que les filles ne sont ni la mère, ni l’homonyme, ni la femme de personne au sens de ndè. Ces enfants n’ont-ils pas comme tout le monde, des grand parents des,  oncles et des tantes ? Ils les ont bien sur mais nous les pénalisons, nous pénalisons nos propres enfants parce que leurs valeureux ancêtres sont nés hors des terres Bangoua. Pourtant, c’est facile d’appliquer les mêmes priNcipes. Il suffit d’utiliser leurs noms et d’adapter leurs activités et titres de noblesse. Si quelqu’un est dans la police, la gendarmerie ou l’armée, on l’assimile à un guerrier et il devient ainsi mantchou. Le reste se traite sans difficultés. Vu sous cet angle, le ndè devient un produit bon exportable hors de Bangoua et environs.

    • Il n’y a pas que les ndè qui sont en train de disparaitre. Nous avons aussi le respect, le droit et l’appellation de l’ainé, de la personne qui t’a bercé. NZA est un mot qui a pratiquement disparu à Bangoua. Aujourd’hui, le prénom a remplacé cette appellation ho combien respectueuse ! Tu ne pouvais pas appelé quelqu’un nza et chercher querelle avec lui. Tout le monde appelle tout le monde par le prénom ou un petit nom sans signification, genre bébé, mamy, papy, coucou ; comme si tout le monde était né le même jour.

    APPRENONS NOTRE CULTURE ET REVALORISONS LES ASPECTS POSITIFS.

    Par Mwemboh Soup TCHUINDJANG Job

  • CUISINE: POMMES PILÉS AU HARICOT ROUGE

    *Ingrédients* :

    • 1kg de haricots rouges (équivalent de 3boites de lait sur nos marchés locaux)
    • 3kg de pommes de terres (pour 1000f environ)
    • 125ml d’huile de palme rouge.
    • 01 oignons (pour relever le goût du repas)
    • sel de table et piment frais (selon la convenance)

    *Préparation*

    1. Tremper les haricots dans une grande quantité d’eau et les laisser reposer pendant 6 heures minimum. (Afin de faciliter la cuisson)
    2. Les-rincer et les faire cuire dans une marmite en y ajoutant un peu de sel et en les couvrant largement d’eau. (Pour ceux qui ont des problèmes de digestion, il est conseillé d’y ajouter du bicarbonate de soude que nous appelons  » _kangnwouan_  »
    3. Pendant ce temps éplucher les pommes de terre, les laver et les tremper dans de l’eau salée. (Moi je préfère tremper mes pommes de terre à 7h le matin si je veux mon repas prêt à 17h car actuellement les pommes contiennent beaucoup d’eau…)
    4. Lorsque les haricots sont cuits les égoutter et les rincer .
    5. Écraser le piment et réserver
    6. Rincer et égoutter les pommes de terre.
    7. les Faire cuire dans 500ml d’eau. Pour 25 minutes environ.
    8. Lorsque les pommes de terre commencent à être molles, y ajouter la moitié de l’huile de palme et le piment et laisser cuire. (L’huile évitera que la cuisson ne brûle une fois que l’eau aura séché)
    9. découper l’oignon en petits carreaux et les faire revenir dans l’autre moitié de l’huile.
    10. Une fois que l’eau aura complément séché, déposer la marmite sur une surface stable et la maintenir fermement puis bien piler à l’aide d’un pilon de tarot.
    11. Y ajouter les haricots ainsi que les oignons frits et mélanger le tout à l’aide d’une spatule, pilez doucement ce mélange

    Les voisins sincères commencent alors à venir vous demander comment était votre journée?

    Dresser comme bon nous semble.

    Ce plat est traditionnellement dressé en boule.
    Pas besoin de laisser un peu refroid pour qu’il durcisse car l’eau salée aura bien fait son travail.

    Bon appétit à tous

    Lurette Pouemi

  • EXCLUSIVITÉ 8: Du bouillon au Marché Bangoua avec l’auteur de NZEDIE

    La culture permet à l’homme de s’élever au-dessus de lui-même. En favorisant l’éveil aux richesses que chaque milieu et que chaque individu possède, la culture établit un trait d’union entre les autres et soi-même; elle permet de communiquer, elle est rencontre de l’autre. Parfois elle permet de se perdre pour mieux se retrouver. 2008 – 2021, 13 ans déjà que ce projet vit ou survit, mais jamais il n’a trahit ses objectifs de départ : celui de la promotion du village Bangoua. Rendu à la 8ième saison de cette brillante émission « Exclusivité », force est de constater que le chemin est encore loin car le village regorge d’énormes talents comme cette révélation que nous allons vous faire dans ce chapitre épique de notre émission. “EXCLU ICIBANGOUA” épisode 7 a connu plus de 800 visites sur la page, un record qui ne cesse de grandir, une preuve que nous avons une communauté derrière nous que nous devons désormais entretenir et fortifier en portant au firmament ses enfants. Notre audience augmente et nous motive à aller de l’avant dans la promotion du patrimoine intellectuel caché de Bangoua. Nous avons décidé de donner la voix aux sans voix et le programme “EXCLU ICIBANGOUA” est né.

    Elle a pris une petite partie de son temps pour consacrer comme d’habitude à son village. Elle est l’auteur-compositeur du titre « Papa Choco ». Elle se nomme Christello Tambou.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Bonjour chère sœur, Qui est Christelle Tambou?

    CHRISTELLE TAMBOU (CT): Je suis Christelle Tambou artiste musicienne, auteur compositeur et interprète. Née le 30 Octobre 1987 à Bangoua.

    ICIBANGOUA: A part le musique quelle autre facette ne connaissons nous pas de Christelle Tambou?

    CT: J’ai fait mes études primaire et secondaire à Bangangté, puis l’Université de Yaoundé 1 où j’obtiens une licence en Biochimie et par la suite un master en sciences de l’éducation.

    ICIBANGOUA: Alors, et cet amour pour la musique? Comment êtes-vous entré dans ce monde de la poésie chantante?

    CT: La musique est venue à moi dès ma tendre enfance. Au lycée c’était avec beaucoup d’enthousiasme que j’interprétais des chansons que j’appréciais lors des kermesses. Une fois à l’Université je me suis inscrite au YUM (Yaoundé University Music). Et en 2011 j’ai tenté ma chance dans l’émission de télé réalité Star de Demain, ou je suis sortie 2ieme finaliste. Dès lors j’ai enchaîné des scènes à n’en plus finir. Ma grande école de live a été les brasseries du Cameroun, et jusqu’à nos je ne passe pas à côté d’une occasion d’apprendre tant que cela va améliorer mes compétences.

    ICIBANGOUA: Ça fait combien de temps que vous êtes dans la musique?

    CT: J’ai commencé comme choriste dans la chorale voix d’ange de l’EEC de Mfetom lorsque j’avais 7ans. Cela fait exactement 27 ans depuis ma première initiation.

    ICIBANGOUA: Ça mérite une bonne célébration !!!

    CT: (Rires) Ce n’est pas faux. On doit célébrer, mais le moment n’est pas encore arriver. Néanmoins je célèbre chaque instant que je monte sur la scène. Ces moments de communion avec mon peuple sont inestimables pour moi.

    ICIBANGOUA: Ah oui, est-ce pour cela que votre style semble si diversifié?

    CT: Exactement. Je fais du benskin, du makossa Soul, l’Afro Pop.  Ma plus grande fierté serait d’explorer les différentes rythmes des régions du Cameroun, de faire valoir la beauté de notre gamme Pentatonique.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Christelle, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?

    CT: Généralement, je ne choisis pas mes sujets de chants. Il suffit d’une situation qui me touche pour que mon cerveau et mon âme me fassent parvenir une inspiration qui sera la source même de mon œuvre.

    ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?

    CT: Aujourd’hui oui. J’accorde de l’importance à la qualité des œuvres que j’aimerais faire parvenir au grand publique. Lorsqu’on s’engage sur ce chemin on devient exigeant.

    ICIBANGOUA: Faites intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?

    CT: On ne saurait travailler seul si l’on veut arriver à un certain niveau. Bien évidemment je suis entourée de musiciens professionnels,  d’arrangeurs, de communicateurs, de chorégraphe, graphiste qui ont une place de choix dans ce que je fais.

    ICIBANGOUA: Pour vous quel est le rôle de l’artiste dans sa société?

    CT: Les grandes révolutions dans le monde sont généralement accompagnées de révolution artistique. L’artiste conscientise, guérit, ou abêti à travers ses chansons. L’art est utile pour toute société si la société sait s’en servir.

    ICIBANGOUA: Faites-vous un autre métier que la musique?

    CT: En dehors de la musique je suis partenaire d’une entreprise de Cosmétiques OYIN, nous faisons dans la fabrication de savon noir associé à différents produits naturels qui concourent à rendre belle la peau sans toutefois l’abîmer. En somme nous sommes contre la dépigmentation de la peau.

    Christelle Tambou: Macabo 2017. (Crédit photo: ICIBANGOUA.NET)

    ICIBANGOUA: Votre meilleure expérience dans ce métier?

    CT: L’une de mes plus belles expériences dans mon parcours musicale est ma première rencontre avec la communauté Bangoua de Bangangté lors de l’installation du représentant du chef Bangoua, par le chef Bangoua. Tous étaient agréablement surpris de constater qu’ils avaient une chanteuse Bangoua qui chantait en Bangoua. Chose apparemment « Difficile »☺️. Le chef m’a particulièrement félicité et dès lors m’a accompagné quand besoin était.  Qu’il apparaisse d’ailleurs dans le clip NZEDIE était pour moi quelque chose de formidable que n’oublierai jamais.

    ICIBANGOUA: Parler nous de votre prochain travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    CT: Actuellement je suis dans la préparation de mon prochain album, avec de grandes collaborations que je préfère taire pour le moment.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    CT: À la jeunesse je dirais, osez, croyez en vous, et travaillez dur. Vous serez récompensés.

    ICIBANGOUA: Merci infiniment Christelle Tambou pour tout ce que vous faites afin de rehausser l’image de notre village. Nous serons ravis de vous recevoir une fois de plus dans un futur proche pour nous parler de vos nouveaux projets.

    CT: Je vous remercie humblement Monsieur Clotaire Ntienou du temps que vous m’avez accordé durant notre entretien et de l’amour que vous déployer pour notre village Bangoua. Au plaisir.

  • RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE: 2ème PARTIE – CAS DU CAMEROUN

    RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE AU CAMEROUN

    La majeure partie de la population du Cameroun, considère qu’il n’est pas réellement utile de payer pour la protection contre le risque de maladies. Beaucoup ne sont aussi que très peu conscients face aux risques importants d’en attraper une.

    En Afrique sub saharienne, la performance du Cameroun en matière de couverture du risque maladie est la plus faible : le Gabon et le Cap Vert couvrent plus de la moitié de leur population, et des pays tels que le Sénégal, Tanzanie, Côte d’Ivoire avec une dépense totale de santé inférieure au Cameroun ont des taux de couverture entre 50 et 145 fois plus élevés.

    Le Cameroun, est un pays d’Afrique en développement, où la majeure partie de la population n’a pas accès aux soins de santé. Ils sont en effet moins de 2 % à avoir une assurance maladie.

    Pédiatrie Hôpital Protestant de Bangoua

    L’assurance maladie réservée à une élite au Cameroun

    De plus, le paiement des soins se fait généralement de manière directe dans les centres de santé. Plus de 600 milliards de Francs CFA sont dépensés chaque année auprès des hôpitaux. Les personnes très pauvres, pensent aussi qu’il est préférable de pratiquer l’automédication et d’acheter les médicaments auprès des vendeurs à la sauvette plutôt que d’avoir une assurance santé. L’assurance maladie est donc vue comme un service réservé à l’élite Camerounaise.

    Malgré les efforts de promotion des mutuelles de santé depuis une décennie et l’existence d’une vingtaine de compagnies privées proposant des polices d’assurance maladie, à peine 5% de la population camerounaise bénéficie d’une couverture du risque maladie. Cette situation explique en partie que la dépense de santé des ménages s’effectue à 94,6% sous forme de paiements directs au point de délivrance lors des épisodes de maladie soit une somme estimée à 556 Milliards annuels en 2020.

    Ce mode d’achat des soins et services de santé est inefficient, les indicateurs de santé du Cameroun sont moins bons que ceux des pays africains allouant moins de ressources à la santé des populations, la dépense de santé au Cameroun porte à plus de 75% sur les examens médicaux et les médicaments de marque alors que l’Etat subventionne de façon substantielle les médicaments génériques. D’autres prestations subventionnées par l’Etat sont sous utilisées en raison de l’obligation d’un paiement cash préalable pour y accéder.

    Les facteurs sous jacents 

    La faible couverture du risque maladie sont entre autres:

    1. la méfiance des ménages vis-à-vis des mutuelles de santé et des compagnies privées d’assurances;
    2. l’absence d’obligation d’être assuré contre le risque maladie qui transforme l’assurance maladie en un service réservé à une élite;
    3. l’ignorance des avantages inhérents à l’assurance maladie par une large frange de la population;
    4. la pauvreté et le montant élevé des primes d’adhésion et des cotisations annuelles;
    5. la forte prévalence de l’emploi dans le secteur informel.

    Ainsi, la faible adhésion aux mécanismes d’assurance maladie au Cameroun tient entre autres à ce que :

    • Le risque maladie est ignoré dans le portefeuille de sécurité sociale de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale-CNPS ne gérant que la vieillesse, les retraites, les allocations familiales, les accidents et maladies professionnels, les
      employés de la CNPS disposent d’une mutuelle santé .
    • Les montants des primes des assurances commerciales sont inaccessibles pour la majorité des employés et largement au dessus de la dépense de santé moyenne des ménages
    • L’assurance est méconnue et les populations ne perçoivent pas la pertinence de payer pour la protection contre le risque maladie au regard des nombreuses aubaines nées des actions sanitaires publiques ou privées à caractère « caritatif »
    • Les croyances et normes sociales influencent lourdement la perception des gains potentiels de l’adhésion à un mécanisme d’assurance maladie, certains individus pauvres estiment que les pertes encourues en cas de maladie sont plus faibles que le coût de l’adhésion puisqu’ils peuvent aisément recourir au tradipraticien, à l’automédication auprès des vendeurs ambulants de médicaments dont le coût est jugé plus abordable; plusieurs études sur les mutuelles de santé constatent une désaffection des mutuelles communautaires malgré des primes mensuelles individuelles fixées entre 100 et 600 FCFA.

    Voilà ainsi l’état général de l’assurance maladie au Cameroun

    Rodeo Yannick Nguemo (Cooper)