Category: Culture

  • Tradition: Le chef Bahouoc humanise le rite de veuvage

    chef-bahouocC’est inédit dans la tradition Bamiléké. Modifier le rite de veuvage, c’est le meilleur cadeau que pouvait offrir le chef Bahouoc aux femmes de sa communauté. En effet, se déchirer ses vêtements et s’enrouler au sol pour manifester sa douleur, dès l’annonce du décès de l’époux, ne pas se laver et rester avec le même vêtement pendant plusieurs jours, se coucher pendant des jours sur les feuilles de bananiers, manger avec une cuillère en bois qui ne se lave pas pendant des jours ou encore coucher avec un membre de la famille du défunt époux, sont quelques actes auxquels, la femme Bahouoc ne sera plus soumise. Contenu dans un nouveau code, sa majesté Roger Kemadjou, chef de ce village du département du Ndé dans la région de l’ouest, vient de le confirmer à Douala ce dimanche.

    Au cours d’une cérémonie riche en animations culturelles, une démonstration de ce rite qui, pensent certains, dégradait la femme a été faite. C’est donc une révolution dans une culture Bamiléké et précisément Bahouoc où les traditions sont sacrées et se respectent à la règle. Ces pratiques qui par le passé étaient obligatoires et incontournables, viennent de connaitre des amendements. Dans son article 9, l’étape de s’enrouler par terre et de se déchirer les vêtements devient facultative. Cependant, la veuve peut de manière symbolique déchirer un bout de son vêtement. Et pour se nourrir, elle le fera désormais à sa convenance, toutefois dans les conditions d’hygiène et de salubrité favorables, et il en sera de même pour son hygiène corporelle.

    Quelques modifications interviennent également à l’article 11. La femme dans la douleur de la perte de son conjoint, pourra opter pour un matelas ou une natte sur lequel elle peut dormir. Son témoignage au cours de l’enterrement se fera en toute liberté et toutes les brimades, injures et accusations injustifiées qui accompagnaient cet acte auparavant sont désormais interdites. Pour les femmes de ce village, c’est une révolution pour le respect de la dignité de la femme. D’ailleurs, cette modification nous dit-on, a été adoptée à la demande d’un groupe de femmes influentes de cette communauté. « On s’était rendu compte que les droits de la femme à travers ces rites étaient bafoués, on ne respectait pas la dignité de la femme. Un groupe de femmes s’est mobilisé et elles sont allées auprès du chef et avec le soutien des organismes internationaux, ils ont opté pour un code coutumier et c’est celui-ci qui sera mis en pratique désormais », précise une reine mère Bahouoc.

    Néanmoins quelques règles restent inchangées. A savoir, le rite de la consommation du plantain brûlé par la veuve et son fils ainé, et également le geste qui consiste à nettoyer la concession après les jours de neuvaine par un cousin, pour nous dit-on éloigner le deuil et la malédiction de la famille.
    Bonne soirée à tous.

    Texte et images: Ines Nzuimânto

  • PROGRAMME PROVISOIR DU FESTIVAL MACABO 2015

    Sous le haut parrainage de Son Honorable M. NIAT Marcel Président du SENAT

    SAMEDI 7 NOVEMBRE 2015: Ouverture du festival.

    • Culte œcuménique d’ouverture.
    • Ouverture de la foire.
    • Danses traditionnelles.
    • Lancement tournoi de foot ball et hanball (primaires et secondaires)
    • Animation sur podium sous la commission des affaires culturelles.

    DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2015.

    • Culte libre dans les paroisses.
    • Election Miss macabo 2015.
    • Débats éducatifs sur les traditions avec les Chefs Supérieurs.
    • Animation sur podium sous la commission des affaires culturelles.

    LUNDI 09 NOVEMBRE 2015.

    • Foire exposition vente
    • Animation musicale des stands
    • Espace Mbororo.
    • Danse traditionnelle.
    • Animation sur podium sous la commission des affaires culturelles.

    MARDI 10 NOVEMBRE 2015.

    • Visite guidée des sites touristiques.
    • Exposition vente dans les stands.
    • Animation musicale des stands.
    • Danse traditionnelle.
    • Animation sur podium sous la Commission des affaires culturelles.

    MERCREDI 11 NOVEMBRE 2015.

    • Exposition vente dans les stands.
    • Animation musicale des stands.
    • Dégustation des mets traditionnels et européens.
    • Match des incollables avec les élèves des écoles de Bangoua à l’esplanade de la chefferie.
    • Danse traditionnelle.
    • Conférence sur podium

    JEUDI 12 NOVEMBRE 2015.

    • Exposition vente dans les stands
    • Animation musicale des stands.
    • Concours primé des arts plastiques.
    • Danses traditionnelles.
    • Finale Tournoi de football
    • Concours primé des chorales.

    VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015.

    • Cross country primé.
    • Pèlerinage dans des sites touristiques et escale au campement des Bororos et à la mosquée de Bangoua
    • Visite familiale à Bangou
    • Exposition vente dans les stands.
    • Animation musicale des stands.
    • Dédicaces de la grammaire Bangoua
    • Dédicaces du guide touristique des chefferies du Ndé
    • Danse traditionnelle.
    • Show des artistes musiciens invités, intercalé des chanteurs en herbe Bangoua. (fresque).
    • Feu d’artifice.

    SAMEDI 14 NOVEMBRE 2015. Clôture du festival.

    • Mise en place des populations
    • Arrivée des invités
    • Arrivée des autorités
    • Arrivée des Chefs supérieurs invités et installation dans la loge royale.
    • Arrivée du Parrain du festival et installation dans la loge VIP.
    • Bain de foule de S.M. Le Roi des Bangoua.
    • Mot de bienvenue du Président du C.O.
    • Discours de S.M. le Roi des Bangoua.
    • Discours du Parrain
    • Défilé des délégations, groupes de danses, société secrète, délégations
    • Remise des prix aux gagnants des concours et compétitions.
    • Remise des cadeaux.
    • Exhibition des danses traditionnelles à tour de rôle.
    • Réception sur invitation
    • Exhibition de la danse Njouonkak
    • Restauration sur les sites prévus pour la population.
    • Réjouissance populaire

    Le Comité d’Organisation

  • LE MACABO 2015, LA DIASPORA SE PRÉPARE

    ET SI ON PREPARAIT LES VALISES……

    A l’occasion de la 65ieme édition de la fête du MACABO 2015 qui se déroulera du 5 au 14 novembre 2015, à BANGOUA, Village de l’OUEST Cameroun, la diaspora BANGOUA de France prépare son déplacement .

    Venez découvrir le contenu des bagages de la délégation : « Macabo 2015, avec la diaspora ça vaut le détour ».

    Le DIMANCHE 11 OCTOBRE 2015

    A la salle polyvalente Jacques Cocteau – 77 OZOIR LA FERRIERE
    de 15h – 19h

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    Source: bangoua.over-blog.com

  • La fête du Macabo 2015: une offre adaptée à la nouvelle demande touristique

    festival-medumbaLa fête du Macabo vise á mettre en relation les différentes cultures du Cameroun et leur donner un espace d´échange et de dialogue interculturel, susciter une dynamique d´échange international et faire de notre pays, une destination touristique et culturelle de choix.

    Doyens des festivals dans la Région de l´Ouest, la fête du macabo, la fête du macabo fait partir parmi les 05 premiers festivals les plus populaires du Cameroun. Son caractère populaire en fait une locomotive pour le développement et le rayonnement de la culture.

    Pour l´édition de cette année, les organisateurs proposent un programme riche et varié et ouvert sur le monde , l´occasion pour mettre en valeur l´initiative royale, fédérer les bonnes volontés et collecter les fonds pour soutenir les projets en cours .

    Ces dernières années, Bangoua a connu un essor important et s´est transformé en l´un des villages culturel les plus attractifs de l´Ouest-Cameroun. Cet accomplissement est le résultat d´une politique culturelle dynamique qui a entrepris une série d´action pour mettre en valeur le patrimoine culturel du village et le diffuser. Dans cette démarche, la fête du macabo a joué un rôle majeur en suscitant un dynamisme qui a bouleversé le paysage culturel.

    Ayant attiré plus de 1000 visiteurs en 2011, la fête du macabo se trouve dans une nouvelle période de croissance. Après 2 édition depuis l’arrivée au trône du jeune monarque, il se projette dans le futur en attaquant de front l´instabilité financière dans laquelle le comité d´organisation est toujours sujet, ainsi qu´au besoin de se renouveler tout en conservant sa qualité et sa notoriété. La fête du macabo exerce une série d´impact sur le village .Au niveau artistique, il encourage la création et l´innovation et favorise l´éclosion des jeunes talents.

    Sur le plan touristique, la fête du macabo attire un grand nombre de visiteurs, il donne un grand coup de projecteur sur l´image de la chefferie Bangoua accueillant un festival réussi et la notoriété qu´elle en retire joue un rôle déterminant concernant l´attractivité touristique du village et de la région et suscite, qui plus est, l´intérêt des entreprises et des investisseurs. En outre, ce dynamisme et cette valeur ajoutée permettent de retenir les jeunes sur le territoire, voire d´en attirer de nouveaux.

    Sur le plan social, la fête du macabo apporte à Bangoua le renouvellement du tissu social en favorisant les échanges culturels et les rencontres, en éduquant le public et en mobilisant l´esprit créatif des populations avec les spectacles proposés.

    Cette fête qui ne suscitait pas jusque là une analyse profonde est devenue au fil des temps une véritable offre touristique. Ceci grâce à une grande campagne de promotion dans les salons et salons de tourisme en Europe.

    Debangoua Tchatchouang (Icibangoua.net)

  • Patrimoine Ndé et les regards du monde

    Symbole de notre histoire, incarnation de nos us et coutumes, la chefferie traditionnelle fait partie de ces incontournables qui attirent chaque année, des milliers de touristes au Cameroun.
    Le temps de feuiller ce guide, c’est bien la chefferie traditionnelle dans son ensemble qui change sous nos yeux. La conscience collective des valeurs patrimoniales progresse au sein de nos différentes collectivités locales. Les efforts significatifs sont accomplis et, les populations gagnent de plus en maturité et s´impliquent davantage dans les efforts de préservation, de gestion et de promotion de leurs richesses.
    Contribuer à une meilleure connaissance de ce patrimoine, intégrer sa préservation au développement, accroître l´attractivité touristique du territoire, tels sont les principes sur lesquels, cet ouvrage se fonde.

    Tout comme l´artiste est le produit de tout ce qu´il a vu, entendu et vécu, ce guide, retrace une aventure personnelle dans les arcanes des chefferies traditionnelles du Ndé.

    Découvrir les chefferies traditionnelles du Ndé, c´est peut être suivre des parcours passionnants et érudits, mais aussi tout simplement, lever les yeux et reconnaître des signes du progrès social, par-delà, apprécié les efforts de nos rois pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel.

    Deux années furent nécessaires à l´élaboration de cet ouvrage. Il rassemble et compile une somme de symbolisme et de photos sur l´ensemble des 13 chefferies de notre Département. Au travers des 150 pages de ce nouveau guide et des 200 photos inédites, le lecteur retrouvera avec plaisir et charme, la diversité du patrimoine culturel des chefferies traditionnelles du Ndé.
    Ce patrimoine modeste ou prestigieux, porte avant tout, au travers des siècles, des témoignages émouvants, des souffrances, des rêves et des espérances des générations qui nous ont précédés.

    Objets d´arts, forêts sacrées, peintures, architectures, rituels, festivals, rites initiatiques, cérémonies funéraires, culte de crâne… cette richesse a une grande influence sur les esprits des habitants, elle est avant tout l´expression de leur histoire.
    Ce magazine n’a nullement l’intention de tout dire, de tout montrer de nos chefferies traditionnelles. Il s’efforce de livrer les clés sous la forme d´un guide qui permettra au lecteur-voyageur non seulement d´identifier et de comprendre l´importance de la valorisation de ce patrimoine pour le développement, mais aussi à mieux appréhender l´identité du peuple Medumba, ses légendes, ses croyances, ses coutumes. Cette société traditionnelle où le sacré et le profane se mêlent en chaque geste, en chaque pensée.

    Pour précis et remarquable que paraisse ce travail collectif, il comporte néanmoins des oublis et des faiblesses. Nous restons à votre écoute tant par les imperfections qu’il vous sera donné de relever que pour toutes vos suggestions dont la prochaine édition ne saurait manquer de s’enrichir.
    Nous souhaitons que ce guide puisse donner à chaque lecteur, la motivation de découvrir ou de redécouvrir nos chefferies traditionnelles et leurs richesses. Aussi, qu’il suscite en chacun un désir de contribuer pour une meilleure sauvegarde de ce patrimoine vers lequel, les regards du monde se tournent.

    Nous vous en souhaitons bonne lecture.

    Debangoua Tchatchouang

  • Bangoua: les coulisses d´une histoire

    chute-bangouaParmi les destinations touristiques à l´Ouest-Cameroun dont la découverte ne peut être complète sans un authentique accompagnement culturel, Bangoua est une destination privilégiée. Entre légendes et histoires, dévotion et soumission, Bangoua, recèle maints visages aux multiples énigmes. Nous sommes dans le département du Ndé. L´écrin naturel de cette région endormie stimule l´imagination. Entre les forêts sacrées, on aperçoit régulièrement les toits pyramidaux des chefferies. Les chefferies traditionnelles sont l’âme de cette région, avec leurs légendes et leur histoire, leurs rois polygames et leurs sociétés secrètes, leurs rites de succession, leurs cérémonies publiques et leurs mystères. Avec sa légendaire tradition d’accueil, son art pictural, sa culture authentique et envoûtante, la variété de son paysage, son musée, ses chutes, ses grottes, ses rites initiatiques et cérémonies funéraires, Bangoua bénéficie d’un potentiel touristique extraordinaire à découvrir.

    Véritable conservatoire d´arts et d´histoire, d´une incroyable diversité, Bangoua fonde son identité sur des mythes et légendes qui en font une chefferie fascinante. En parcourant le village, on tombe sous le charme d’un roi à l´hospitalité légendaire. On s’extasie devant la somptuosité du palais royal. Certains monuments du palais ont payé le prix fort à la violente logique des guerres de libération entretenue dans un affreux tourbillon destructif. Fort heureusement des adversaires, un peuple de guerrier, ont ressui à voler avec succès au secours de ce patrimoine. Les autres beaucoup moins touchés, ont pu être restaurés et réhabilités. Quoi qu´il en soit cette considérable richesse passionne.

    Cette chefferie complexe, riche d’une très longue histoire mériterait sans nul doute une description plus exhaustive. Nous laissons cette tache aux bons souhaits d’auteurs plus érudits. Ici comme ailleurs, il faut être attentif aux récits de la fondation de cette chefferie. Fo´o jockvup: Un nom, une légende, un destin. Au départ, il terrasse un monstre, il trace un périmètre, il se met à labourer, il fonde une dynastie et sort de la forêt pour échapper aux bêtes, et surtout pour se distinguer d’elles, mais sans tout à fait se séparer. Alors l´exposé de Honoré Tchatchouang, Directeur du musée Bangoua, peut enchanter les mémoires et se transmettre sans fin. Pas besoin que ce soit au mot près, si l’essentiel est dit. La chefferie Bangoua est fondée par un chasseur nommé Fo´o Djockvup.

    chef-conferenceMais quelle fascination devant la richesse de ce patrimoine que la nostalgie de l´homme moderne nomme authenticité!
    De génération en génération, les rois qui passent au Palais royal de Bangoua , exploitent les mêmes connaissances, véhiculent les mêmes messages, défendent les mêmes valeurs. Le souverain de ce palais mythique a diverses responsabilités dont la plus importante est la protection du peuple et de ses biens. Et si le jeune roi actuel tout comme ses prédécesseurs est sommé de vivre en contre bas , c’est que ses allées et venues ne doivent pas être exposées à la vue de tous, c’est aussi qu’il doit être à l’orée du bois sacré dont il est le gardien. La chefferie Bangoua ce sont les villageois et les élites qui la font vivre. D’abord en offrant des cochons, des chèvres, des meilleures récoltes, du bois ou des journées de travail pour réparer un mur ou refaire un toit, ensuite parce que les notables assistent le roi par le biais des sociétés secrètes, enfin parce qu’une élite, au sens propre du terme, joue le rôle d’un conseil élargi.

    La contrepartie, c’est que le jeune monarque éclaire les habitants, règle des problèmes pour eux, joue son rôle en appliquant le droit coutumier, recherche des partenaires et des financements pour les projets d´amélioration des conditions de vie, défend les intérêts des populations auprès de l´Etat et des politiciens, trouve des emplois pour les jeunes, organise des activités pour les distraire et les accompagner dans le choix de la responsabilité.

    En tout cas, il sait donner une dimension émotionnelle à son métier de roi. Il se doit aussi de maintenir la chefferie dans tous ses droits, immunités et privilèges. Par devoir d´un bon roi, il est obligé de soulager son peuple. Entouré des serviteurs et des élites forts capables d´une entière fidélité, il lui revient encore de discerner à quoi chacun d´eux est propre pour les employer selon leurs talents tout en prenant garde que chacun d´eux soit persuadé qu´il a le dernier mot.

    Debangoua Tchatchouang (IciBangoua – Germany).

  • LA COMMUNAUTÉ BANGOUA DE LIBREVILLE ATTEND SON ROI

    Sa Majesté Djampou Tchatchouang Annick Julio Foulera le sol Gabonais pour la première fois le vendredi image07 Août 2015.

    Le but de sa visite la sensibilisation de la forte communauté Bangoua de ce pays de la sous région en vue de sa grande contribution et participation à la 65eme édition de la fête du Macabo qui aura lieu à Bangoua du 05 au 14 Novembre 2015. Accompagné de sa 2eme épouse Mme Djampou Michelle Stone le roi des Bangoua aura pour une semaine pour échanger avec ses fils et filles du Gabon sur les problèmes majeur de développement du village Bangoua ainsi que les enjeux de la prochaine fête du Macabo. Rappellons que la communauté Bangoua du Gabon est la première en Afrique qui reçoit la visite de son Roi. Certainement compte tenue de sa très brillante participation aux éditions antérieures de cette prestigieuse fête traditionnelle en pays Bamiléké.

    L’étape du Gabon est le processus d’un long périple engagé depuis le début de l’année dans les différents quartiers de Bangoua ainsi que dans le moungo et les grandes métropoles que sont Douala et Yaoundé. Après la participation de Bangoua au salon international du tourisme de Berlin Bangoua offre de plus en plus une grande visibilité et connaissance de son patrimoine touristico-culturel.

    Landry T. Icibangoua.net

  • Colloque international – Yaoundé Mont Fébé « Place et rôle des traditions africaines dans les dynamiques contemporaines d´émergence »

    La force de la chefferie traditionnelle a toujours été de savoir s’adapter aux évolutions tant que celles-ci avaient pour finalité le bien de l’homme. Il y´a fort à parier, que le jeune monarque de Bangoua ait repris à son compte, la formule d´Emile de Girardin « Gouverner c´est prévoir »

    Pour mieux rayonner dans son métier de roi, le jeune monarque a trouvé utile de se former, de voyager et d´échanger avec sa diaspora. Aujourd´hui ses compétences académiques, son parcours, et la forte mobilisation de la diaspora Bangoua autour de sa démarche, lui permettent d´avoir un regard plus vaste sur la question de développement local participatif, de mieux appréhender la vie sociale et économique de son territoire.

    Répondant à l´invitation conjointe de l´Université Catholique d´Afrique Centrale et du Diplomate Prof .Charles Binam Bikoi ,Secrétaire exécutif du Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues africaines, Sa Majesté Djampou Tchatchouang a pris part aux côtés de ses homologues chefs traditionnels venus du Gabon, du Congo et des différentes régions du Cameroun, à la conférence internationale sur le thème « Place et rôle des traditions africaines dans les dynamiques contemporaines d´émergence » du 18 au 21 Juin 2015 à l´´hôtel Mont Fébé de Yaoundé.

    Fidele à sa démarche et à sa mission de gardien des traditions, Sa Majesté était de façon indéniable, bien à l´aise dans les échanges lors de ce forum de haut niveau parrainé par le Président de la République du Cameroun. L´objectif principal de ce colloque international était d´explorer et de promouvoir de nouveaux modèles de partenariat entre tradition et développement. Tradition et projet émergence du Cameroun en 2035.

    Pour se positionner dans les échanges, Sa Majesté y est allé de l´expérience certaine du programme Bangoua de valorisation et de promotion du patrimoine et du rôle que joue sa diaspora dans ses activités royales à l´étranger, afin d´entretenir son auditoire sur la nécessité de lier utilement tradition, culture, diaspora tourisme et développement.

    Cet important événement aura été l´occasion toute offerte pour le roi des Bangoua et ses homologues de multiplier les contacts avec les nombreuses organisations et institutions, personnalités et experts d´horizons divers, précieuses moisson et semence pour une collaboration future.

    La phase des échanges, s´est achevé par l´offre de deux éditions de Bangwa magazine au secrétaire exécutif et autres personnalités. Le souhait de Anick Julio étant que cette contribution permette aux lecteurs d´avoir une meilleure connaissance culturelle du peuple Bangoua et ses nombreuses initiatives pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine.
    Sa Majesté souhaite aussi que le Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions africaines nourrir ses rayons du guide de destination des chefferies traditionnelles du Ndé en cours d´édition en Allemagne –

    Un recueil qui rassemble et compile une somme de connaissances documentaires, de symbolisme et de photos sur l´ensemble des 13 chefferies du Département du Ndé. – Un appel à coopérer et /ou à soutenir la démarche contributive des chefs traditionnels du Ndé/ Ouest-Cameroun, vers l´émergence du Cameroun en 20135. Une démarche au sein de laquelle, la tradition est considérer comme une ressource essentielle.

    IciBangoua.net

  • AIRBUS DS : LE PRESIDENT ALLEMAND DISTINGUE UN NOTABLE BANGOUA

    Guy Kouemou a droite

    ( Dr. Ing Guy Kouemou , Marié, 04 enfants , est le representant de la famille Bangoua en Allemagne. il participe depuis une decennie au rayonnement de Bangoua en Europe par de nombreux projets de cooperation culturelle dans sa ville .Toujours present dans tous les activités royales en Europe, son soutien pour la participation du palais royal au Bresil 2014 a été tres apprecié. Il faisait partir de la delegation du Cameroun pour les activités culturelles. Il est notable au rang de Wembo soup , et membre de la société sécrete kouhgack )

    À l’occasion de la remise du Prix allemand de l’avenir pour la technique et l’innovation, le président allemand Joachim Gauck a distingué le radar passif d’Airbus Defence and Space parmi les meilleures technologies de pointe.

    Le prix a été remis à Guy Kouemou à Berlin pour l’ensemble de l’équipe chargée du radar passif (direction du projet : Alexander Schröder, gestion du projet : Frank Bernhardt, direction du service : Michael Edrich).

    Le Prix allemand de l’avenir pour la technique et l’innovation est l’une des plus hautes distinctions scientifiques allemandes et bien plus qu’un simple prix de recherche : il récompense des projets et produits remarquables développés à partir de recherches scientifiques d’excellence. Il se distingue des autres prix scientifiques en ce qu’il tient compte non seulement des travaux scientifiques, mais aussi de la viabilité commerciale des innovations et des créations d’emplois qui en découlent.
    Airbus DS a développé le radar passif, en étroite coopération avec la société allemande en charge de la sécurité aérienne DFS (Deutsche Flugsicherung GmbH) et la Fraunhofer Gesellschaft (FhG). Il s’agit d’une technologie unique au monde pour la gestion et le contrôle du trafic aérien. Jusqu’à présent, les avions sont guidés à l’aide de systèmes radar conventionnels. Pour localiser les appareils, ces radars actifs émettent de puissantes impulsions électromagnétiques qui sont réfléchies avant d’être à nouveau captées et traitées par l’antenne. Nécessitant une unité émettrice puissante, ces radars sont extrêmement complexes et coûteux et requièrent une large bande passante dans un spectre de fréquences qui se raréfie. Ils exigent en outre un système d’alimentation électrique à haute capacité et émettent des ondes activement. L’utilisation de radars passifs permet de remédier à ces inconvénients.

    L’innovation récompensée à Berlin repose sur l’association intelligente d’algorithmes inédits de traitement des signaux haute fréquence dans différentes bande de fréquence et de technologies de capteur et de traitement ultramodernes et ultrasensibles pour la détection des objets. Elle part du principe que l’espace aérien est constamment traversé par l’énergie électromagnétique émise par de multiples unités émettrices telles que les émetteurs de radio et télévision, les stations de téléphonie mobile, etc. Ces ondes électromagnétiques qui sont reflétées par les aéronefs peuvent être captées puis traitées par des systèmes de localisation novateurs entièrement passifs. La commercialisation du produit est prévue pour 2016.

    ( Source Airbus Ds)

  • QUEL BUDGET POUR LE FONCTIONNEMENT DE NOS CHEFFERIES TRADITIONNELLES ?

    chefBamena15A l´heure oü tout le monde souhaite l´émergence du Cameroun en 2035.
    A l´heure oü d´importants éfforts économiques sont demandés á la chefferie traditionnelle , une image comme celle-ci , témoigne de la richesse des initiatives locales mais aussi de la volonté de la chefferie traditionnelle á resister, á creer et á innover.

    Le métier des chefs tradtionnels au Cameroun a profondement évolué.

    ils contribuent á la preservation du patrimoine en creant des dynamiques qui permettent les négociations de partenariat, la cooperation internationale, la promotion de la destination Cameroun et le developpement local et regional .

    Mais quel budget pour le fonctionnement de la chefferie traditionnelle?

    Dans le cadre de mes recherches sur le patrimoine, j´ai posé cette question dans 25 chefferies traditionnelles au Cameroun . Au nord comme á l´Ouest . La reponse est partout la meme . Pas de budget .

    Et comment nos rois font- ils pour se retrouver en Europe , aux Nations Unies, dans les grandes universités en Europe pour des conferences, dans les salons de tourisme , dans les grandes institutions pour négocier les partenariats pour nos écoles, nos hopitaux, nos infrastructures de bases? Ils se debrouillent !!! Parfois « le lancement  » des élites, parfois ils demandent de l´aide … voila les reponses que l´on donne á mes questions …

    Il est vrai quand on a le destin de servir son peuple, on ne doit pas attendre d´etre dans de bonnes conditions pour faire son devoir .Mais nos rois accepeteraient -ils que leurs efforts soient peitinés, tallonnés; méprisés?

    Un Bamena qui voudrait valoriser ce prix des Nations Unies entre les mains du roi, doit venir á la chefferie Bamena et échanger avec le roi .
    Comprendre le contexte de l´attribution , les démarches , les enjeux, etc

    c´est la seule condition pour oser faire part dans New york Times ou le Monde ou dans Cameroon Tribune etcc .,.

    Emprunter autre chemin , est un crime . Autrement dit , un chef traditionnel n´est pas un tyran , ni un sujet . Il est un garant .

    Et tout ce qu´on peut entreprendre dans un village pour l´interet general , il y´a une démarche á suivre . Et cette regle ne concerne pas seulement les villageois, mais nos intellectuels.

    Mépriser la chefferie pour faire valoir ses idées, son interet, son intelligence , est un crime .

    Pourquoi la chefferie existe ? En quoi peut – elle nous etre utile ? . Prendre 10 secondes temps pour repondre sagement á cette question , est une benédiction.

    Debangoua Tchatchouang