Aujourd’hui je vais vous faire un met spécial, pas spécial de chez nous (Bangoua) mais spécial de l’endroit où je suis née et donc, j’en suis devenue une vraie amoureuse. Alors ce met est tout simplement le Eru.
Il faut dire que le eru est un met qui vient du Sud Ouest Cameroun , il est parmi les préférés des habitants de cette région, mais n’est pas uniquement consommé par eux car dans plusieurs autres régions de nos jours, on en trouve.
Alors, De quoi avons nous besoin pour ce repas et comment le cuisiner.
Ingrédients :
– feuilles de waterleaf
– feuilles d’okok
– obstacles de tout genre suivant votre préférence c’est à dire,, viande de bœuf, peau de bœuf, poisson fumé, crevettes…
– huile de palme,
– sel
– piment
– cube Maggi crevette ( si vous le voulez bien car à l’heure d’aujourd’hui, je n’en utilise plus dans mes repas car dit-on, que le cube n’est pas bon pour l’organisme).
Préparation:
-Tout d’abord, découper les feuilles d’okok en lamelles très fine, généralement, on trouve ces feuilles déjà découpées sur le marché et surtout les laver soigneusement et bien les faire rincer.
– ensuite découper les feuilles de waterleaf, cette fois ci, elles doivent être moyennement grosses par rapport aux feuilles d’okok car celles ci rétrécissent considérablement dans la marmite pendant la cuisson. (Laver également ces derniers plusieurs fois).
– bien nettoyer et rincer les obstacles car ceux ci contiennent souvent du sable, ce qui n’est pas bien pour la consommation.
Cuisson:
– À l’aide d’une marmite que vous avez déposée au feu, veuillez y ajouter tous les obstacles nettoyés sauf les crevettes, y mettre un peu d’eau et un peu de sel puis laisser bouillir jusqu’à constater que la viande est cuite. lors de la cuisson de ces obstacles, vous pouvez déjà y ajouter une partie du piment, cela témoignera déjà de l’odeur de la chose☺,
– faire cuire ensuite et tout d’abord ou alors de préférence le waterleaf jusqu’à ce que ce dernier soit réduit dans la marmite.
– puis ajouter y de l’okok et remuer les 2 jusqu’à obtention d’un mélange bien homogène.
– laissez cuire l’okok en tournant de temps à autre, puis une fois que c’est prêt, y ajouter de l’huile de palme et ce, à votre convenance, et y ajouter le reste de piment, laissez mijoter pendant quelques minutes le temps pour l’huile de récupérer la saveur des aliments.
– enfin, ajoutez en les crevettes et laisser mijoter encore 3 à 5 min environ.
– c’est prêt.☺
Vous pouvez l’accompagner du water fufu, du couscous tiapoca de préférence le blanc.
Bon appétit.
Les vertues des 3 constituants essentiels du Eru (source: https://237cameroun.online/fr/cuisine/cuisine-de-chez-nous-les-bienfaits-du-eru) :
Le « Water leaf »
Ou feuille d’eau, variété d’épinard qui compose le trèsprisé plat de « Eru » consommépartout au Cameroun. Cuit ou cru, le water leaf est excellent pour la vision, car, riche en vitamine A ; il raffermitet adoucit la peau.
Il renforce le systèmeimmunitaire et participe à la formation des globules rouges. En médecinenaturelle, le water leaf est un excellent antibiotique !
L’huile de palme
Contrairement à ce qui pourraitêtrepensé, l’huile de palme ne contient pas de cholestérol et donc, est bonne pour la santé. De plus, c’est un excellent « coupe-diarrhée ».
Gnetumafricanum
Fumbwa, Okok, Okazi, Eru… peu importe l’appellation que vous lui donnez, le Gnetumafricanumest une plantetrèsprisée en Afrique. On lui reconnait des vertus thérapeutiques. Par exemple, en médecinenaturelle, l’Okok est utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle et des hémorroïdes, maiségalementcontre le mal de gorge, la dilation de la rate et contre la constipation.
En mâchant les feuilles de Eru, vousatténuez les effets de l’ivresse et, pour les femmes enceintes(à terme) celafacilite l’accouchement. Le Eru est aussiutilisécomme antidote contreplusieurspoisons. Danscertains villages du Sud du Cameroun, des boissonsalcooliséessontfaites à base d’okok.
Pour ceux qui ne le savent pas, le Groupement Bangoua est un ensemble de plusieurs villages avec une population composée de plusieurs ethnies.
Sur cet ensemble de villages, le Groupement Bangoua dispose d’un ensemble d’infrastructures et d’équipements sociaux culturels dont nous pouvons citer quelques uns en fonction des domaines tels :
La santé
Dans le domaine de la santé, le Groupement Bangoua compte trois structures sanitaires dont la première et la plus grande est l’Hôpital Protestant de Bangoua, puis le Centre de Santé Intégré de Fapdiokso et celui de Baloué (Louoh).
Ces structures assurent non seulement la santé de la population locale, mais aussi celle des villages voisins voire du Cameroun en général.
L’éducation
Sur le plan éducatif, le Groupement Bangoua n’est pas du reste car dispose de la maternelle aux lycées près de 19 établissements scolaires à savoir quatre écoles maternelles, dix écoles primaires et cinq établissements secondaires.
Le logement
Dans le domaine du logement et souveraineté, les logements qui sont cellules de l’habitat sont organisés en concession à la tête desquelles on a un chef de famille, une ou plusieurs femmes et les enfants. Coté souveraineté, le Groupement Bangoua dispose d’une Brigade de Gendarmerie et d’un poste d’identification.
L’économie
Sur le plan économique, le Groupement Bangoua est doté d’un grand marché, celui de Kamna et un petit marché, celui dit ‘’marché Bangoua’’.
Le marché de kamna (Nah) est un marché hebdomadaire qui draine non seulement les populations locales, mais aussi celles des villages et villes environnants. Il fut l’un des premiers marchés du Cameroun. Le tout dernier projet économique de Bangoua est sa Mutuelle Communautaire de Croissance (MC2) dont l’objectif premier est d’accompagner les populations dans les micro-projets de développement, les petites et moyennes entreprises sans oublier les épargnes.
Cela étant, les 18 villages du Groupement Bangoua sont :
La nature a fait du Groupement Bangoua une exclusivité en matière de sites touristiques grâce a son relief, son hydrographie, sans toute fois oublier ses équipements culturels.
A LA COMMUNAUTÉ DES FILS ET FILLES BANGOUA DU CAMEROUN ET DE LA DIASPORA
Mes chers fils et filles.
Qu’il me soit permis de m’adresser à vous en cette circonstance de fin d’année et de nouvel an, pour implorer la grace du Très-Haut dans vos vies, ainsi que la faveur des ancêtres sur vous tous.
Aussi, vous me permettrez de faire une rétrospective sur l’année 2018 pour qu’ensemble, nous puissions dresser les perspectives pour l’année nouvelle.
2018 qui s’achève, a été émaillé pour nous et beaucoup d’entre vous par des événements tant malheureux que heureux. C’est ici l’occasion pour moi, d’exprimer à tous ceux et celles qui ont connu des moments difficiles, nos sincères réconforts. Nous prions les dieux de « Vieutchip » et « Tanveuh » de vous accorder donnent une santé de fer, la force de frappe et le courage nécessaire pour surmonter les épreuves et affronter les défis de la nouvelle année qui s’ouvre à nous.
Sa Majeté encourageant les participants lors du Macabo 2017. Credit Photo: Clotaire Ntienou
Pour ce qui peut constituer les bons points de notre bilan pour l’année finissante 2018, nous avons entre autre, enregistré quelques avancées sur le plan du développement, socio-économique, culturel, touristique et infrastructurel de notre localité.
Tenons par exemple:
SUR LE PLAN SOCIAL
Grâce au partenariat avec ‘’ l’ONG SHYA LOH ’’ ( SUISSE) plus d’une centaine de notre population, jeunes et parents confondus, atteints des problèmes de la vue, ont été consultés et médicalement pris en charge par cette organisation.
En marge de ses soins, de nombreux jeunes du terroir ont également bénéficié des formations en électronique, informatique et électricité.
Dans le même ordre d’idée, notre Hôpital de référence en l’occurrence l’Hôpital Protestant de Bangoua, a organisé avec l’aide des médecins volontaires des consultations gratuites.
Aussi, les actions de l’ONG WEBDEV FOUNDATION et ABARKA (Espagne) ne sont pas en reste. Grâce à leur dynamisme, des actions concrètes sur le terrain ont porté à leur actif, la réalisation des puits aménagés dans certains quartiers du Groupement et à la Chefferie Supérieure pour une capacité chacune de 5 m³ d’eau.
Nous n’oublierons pas l’ONG MAMA AFRICA en Allemagne qui ne cesse de nous encourager et soutenir dans de nombreuses autres actions.
Nous remercions aussi la forte mobilisation des jeunes Bangoua de la diaspora (En France, Suisse, Allemagne, Belgique) pendant mon dernier séjour en Europe et les exhorte de continuer dans cette lancée.
Sa Majesté lors de son discours Macabo 2017. Credit photo: Clotaire Ntienou
Sur un tout autre plan et parlant de l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest voisine à notre localité, nous saluons l’hospitalité de certaines de nos populations qui ont accepté d’ouvrir leurs portes aux déplacés du NO/SO.
Nous nous réjouissons de ce que le peuple Bangoua partage leurs peines. Nous leurs souhaitons une intégration paisible sur la terre de Djokvùp et comptons sur leur sens de responsabilité, de civisme et du ‘’vivre ensemble’’, autant que nous souhaitons un retour des plus imminents au calme dans lesdites régions, pour faciliter leur retour sur leur terre natale.
Mes chers fils et filles,
Nous sommes conscients que l’eau potable est encore un luxe pour beaucoup de nos populations. C’est une constante préoccupation.
Pour y remédier, nous invitons nos élites, nos élus à plus d’actions concrètes.
Aussi, nous sensibilisons les populations (bénéficiaires) à faire preuve de civisme pour préserver et entretenir le moment venu, les efforts qui pourront être entrepris dans ce sens.
SUR LE PLAN ECONOMIQUE ,
L’implantation sur notre sol de la MC² et de EXPRESS UNION, ont favorisé une légère augmentation du taux d’octroi des microcrédits et nous incitons davantage nos jeunes à plus d’ingéniosité. La créativité et l’esprit d’initiative nous le croyons, va vous permettre de bénéficier davantage des facilités d’appui et d’octroi de microcrédits en 2019. Je sais pouvoir compter sur la souplesse du comité de crédits dans le traitement des dossiers d’octroi de crédits pour des petits opérateurs économiques de céans .
Nous constatons avec grande satisfaction, la floraison agissante des AGR (Activités Génératrices de Revenus) dans des différents carrefours du Groupement, ainsi que l’intéressement de nos jeunes à l’agriculture, l’élevage et le petit commerce. Qu’ils trouvent tous ici, l’expression de nos encouragements et de notre soutien. Vos actions il faut le dire pourquoi s’en féliciter, contribuent efficacement à relever notre économie locale.
C’est l’occasion pour nous de lancer un appel à bien d’autres, ainsi qu’à nos élites de multiplier les activités économiques sur notre territoire.
ÉDUCATIVEMENT PARLANT,
Le taux de réussite aux examens officiels a connu une hausse significative. Comment ne pas remercier les jeunes de l’ECEEBA pour le sacrifice consenti à travers les cours de soutien et de remise à niveau dans le but de les rendre prêts à affronter tout type d’épreuves.
Cher(e)s Jeunes de l’ECEEBA trouvez ici l’expression de notre infinie reconnaissance, et les encouragements de toute la chaine éducative. Nous sommes fiers de vos contributions pour la réussite de nos jeunes cadets. Un seul mot allez de l’avant.
J’invite ce faisant les parents et les élites à vous apporter tout le soutien nécessaire à l’accomplissement de cette tâche sacerdotale et bénévole.
Disons le aussi avec loisir et plaisir. L’Etat contribue efficacement à travers le MINESEC et le MINEDUB, à l’affectation permanente de nombreux enseignements et maîtres d’écoles dans nos différents établissements scolaires, même s’il n’en demeure pas moins vrai que les besoins sont encore grands.
Beaucoup de nos jeunes scolarisés ont été encouragés au mois de Septembre 2018 grâce aux efforts de nos élites et sous notre impulsion et ceci sous la supervision du Comité National de Développement (CONADEB).
Par l’entremise de la Commission technique et permanente du ‘’ Comité scientifique et d’Excellence Scolaire de Bangoua’’. Qu’ils trouvent ici notre satisfaction et nos encouragements les plus mérités.
Comment ne pas faire allusion à la générosité de ce jeune et digne fils du village qui a gratifié la Mission Catholique de Bangoua de la construction à titre de don, d’un bâtiment de 04 salles de classes modernes. Humblement, nous lui disons merci et que son action serve d’exemple.
Nous portons à votre connaissance que, le Ministère de l’Éducation de Base vient de créer dans notre Groupement une École Publique Bilingue à ‘’ LOUO’’.
Bain de foule de sa Majesté, Macabo 2017. Credit photo: Clotaire Ntienou
J’en profite pour sensibiliser les forces vives à la construction des salles de classes et des locaux devant abriter l’administration et accueillir les futurs élèves de la nouvelle École qui en terme de Bilinguisme, sera une référence dans notre Groupement.
L’INFRASTRUCTUREL N’EST PAS EN RESTE.
Nous constatons avec grande satisfaction un accroissement des constructions des habitations privées dans notre Groupement, et félicitons tous les heureux propriétaires.
Un grand appel est ici lancé à ceux et celles qui trainent encore le pas de la construction. Se bâtir à Bangoua est une aubaine pour tous ceux qui en émettent le vœu. Bangoua, la terre d’Oasis et d’accueil à besoin de vous est prêt à vous accueillir, vos familles avec.
« Là où la route passe, le développements suit »: Nous saluons l’effort déployé par l’’es pouvoirs publics pour l’ouverture et l’aménagement de certaines routes rurales. À titre d’illustration (la route Tougong-Pùp-Kamna) longue de 11km.
La construction d’un poste de la Brigade pour le confort des éléments y affectés contribue sans doute de l’optimisation des résultats dans la lutte contre l’insécurité et la grande criminalité et le grand banditisme dont Bangoua semble être le fleuron de part les forfaits enregistrés l’année finissante.
Nous attendons impatiemment l’équipement et l’ouverture de notre Télé Centre Polyvalent et Communautaire, donc le bâtiment flambant neuf est perché sur la colline de ‘’FohdepKouok’’.
L’initiative de la modernisation de l’entrée de la Chefferie Supérieure est à saluer et féliciter. Nous invitons d’autres âmes de bonne volonté de copier ce bel exemple.
SUR LE PLAN CULTUREL
En prélude à la célébration du 20è anniversaire de notre règne, 2021 sera une a charnière et de croisière tant, elle coïncide avec la célébration du Macabo et sans doute la célébration en terre camerounaise, de l’édition de la Coupe D’Afrique des Nations.
En prélude à cet événement grandeur nature, nous invitons tous les notables, reines, résidents au village, tapis dans de grandes métropoles, ainsi que ceux et celles de la diaspora d’être à jour sur le plan traditionnel (en s’acquittant du rituel de la chaise, et en adhérant pour certains, aux différentes sociétés sécrètes auxquelles ils sont sensés appartenir) pour pouvoir être en règle le jour dit, et valablement accompagner le Roi à la grande la place des fêtes pour l’exhibition de la grande danse » Zouh ».
Gauche: Roi Bamendjou | Droite: Roi Bangoua | Macabo 2017. Credit Photos: Clotaire Ntienou
Je rappelle au Comité d’organisation du festival Macabo 2019 et au Comité de Développement Bangoua (CONADEB) que les chantiers de cette année sont grands, je citerai entre autres :
Le retour de façon permanente et durable de l’eau potable à Bangoua;
La restructuration et la modernisation de notre comité de gestion de l’eau;
La construction de l’École Publique Bilingue de ‘’LOUO’’,
L’ouverture effective de ladite École Publique Bilingue
L’organisation du festival de Macabo 2019 et la réalisation de sa feuille de route.
SUR LE PLAN TOURISTIQUE
Nous saluons l’initiative des organisations ( Kamerùm Haus, www.icibangoua.net , www.lesenfantsdundé.net) connectica.ev pour la construction d’un incinérateur de déchets à l’Hôpital Bangoua avec la subvention de l’Ambassade d’Allemagne, le Forum Social Bangoua Mon Beau Village…
N’ignorons rien dans la liste des actions des individus, et autres qui travaillent au quotidien pour promouvoir notre destination touristique et attirer des partenaires, volontaires et autres pour la cause sociale des plus démunis. Chaque Bangoua devrait être un ambassadeur de la culture Bangoua et non pas celui là qui doit tenir l’image de son groupement, et non pas passer le temps à vouloir semer la discorde ou discréditer la crème, et à discréditer le bloc local qui ne cesse de donner le meilleur de lui-même pour le progrès de notre Groupement.
L’action de la jeunesse et de la diaspora qui plus que jamais, s’est montrée déterminée à soutenir le Royaume dans le cadre de notre dernière tournée Européenne relativement à l’appel des fonds pour financer des projets de développement dans le Groupement Bangoua. La reconnaissance de tout le peuple vous vaut bénédiction. Nous voulons solennellement inciter ici et de façon principale, la diaspora Bangoua à beaucoup plus d’actions en faveur du développement comme ce fût le cas en 2005 avec le vaste projet d’eau potable, assainissement…
Aussi avions nous lancé en 2017, un nouveau concept touristique à savoir l’écotourisme qui consiste à promouvoir entre autres :
Nous sommes heureux de vous informer que grâce aux efforts personnels et avec l’appui des partenaires techniques; (ACEFA, MINEPAT, MINEPIA, MINADER, MINTOURL, MINHDU, MINDDEVL) ce projet est entrain de prendre progressivement forme et il se positionnera sans doute comme un projet grand, innovant et novateur dans notre Département voire notre région de par son attraction. Il contribuera indubitablement à réduire le taux de chômage en milieu rural.
De nombreuses pistes touristiques seront également aménagées et nous comptons sur la grande mobilisation des forces vives internes et extérieures pour sa matérialisation effective.
Bénédictions divines et ancestrales tout au long de l’année de grâce 2019.
» Ngouk Nzeu swouo me pouok, Ke shï peh » Tanveuh » pï » Vieutchip » ngnëue bwégne gne peuh pouo Nwouo ne zeu Sà’à kôuo.
Bonne et heureuse année 2019 !
FOH DJAMPOU (Roi des Bangoua)
PS: Mes représentants dans les communautés Bangoua de l’intérieure, extérieure et diaspora sont chargés de la diffusion du présent message.
Le mois d’Août a déjà sonné et c’est le moment pour beaucoup d’entre nous de de se rendre aux réunions familiales et pour certains de voir déjà la fin d’année. Pour certains c’est la période d’évaluation de leur année scolaire et académique finissante et par là, le temps de préparer les concours administratifs et et/ou de formation. Sous d’autres chaumières, nombreux vous diront que c’est le temps des vacances avec tout ce que cela comporte. Le mois d’Août coïncide également avec la période de grandes récoltes (d’arachides, de maïs, de safours…) et aussi de grande pluviosité. Celles-ci contribuent à agrémenter à leurs manières les grandes retrouvailles. Retrouvailles, ai-je dit !? Oui !! Certes !! L’une de ces formes de retrouvailles ayant des caractéristiques tout à fait particulières est la Réunion Familiale !
Chez nous les Bamiléké et chez les Bangoua en particulier, les Réunions Familiales communément appelées ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’ revêtent un caractère sacré qui mérite un temps soit peu qu’on s’y appesantisse !
Notre modeste chef-d’œuvre s’articulera autour de 4 petits points non moins importants du point de vue de la pertinence de leur fond :
Quelle est la signification des Réunions Familiales (‘’N’tchi’seuh toundieuh’’) ?
Quelle est la symbolique de ces rassemblements ?
Y’a-t-il nécessité de l’existence d’un tel regroupement au sein de nos familles ?
Quelles sont les perspectives que doivent avoir ces instances en vue de la pérennité de ses actions ?
QUELLE EST LA SIGNIFICATION DES REUNIONS FAMILIALES (‘’N’TCHI’SEUH TOUNDIEUH’’) ?
Les Réunions Familiales (‘’N’tchi’seuh toundieuh’’) sont des rassemblements des individus autour d’une même idéologie familiale. Ce sont aussi les enfants et petits enfants qui se regroupent autour d’un ou de plusieurs ancêtres communs décédés ou encore vivants. C’est ainsi qu’en cette période (mois d’Août), il est facile d’écouter des proches vous dire qu’ils vont ou qu’ils iront au village pour leur(s) ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’. On y va le plus souvent dans sa famille paternelle, sa famille maternelle ou même dans la belle famille. Il est à rappeler que ce dernier cas de figure (c’est-à-dire dans la belle famille) s’observe le plus souvent chez les femmes.
Les réunions familiales sont des entités bien organisées avec des rencontres qui sont le plus souvent annuelles et rarement biannuelles. Leur fonctionnement est régi par un certain nombre d’instances. Ces regroupements familiaux ont généralement un Comité directeur ou Comité des sages (patriarches, matriarches, intellectuels…). Le Comité des sages assiste le Bureau exécutif qui est constitué d’un Président assisté d’un Vice, d’un Secrétaire Général assisté d’un adjoint, d’un Trésorier, des Commissaires aux Comptes et Censeurs. Ces responsables peuvent être élus ou cooptés. Le Comité des sages et le Bureau exécutif élaborent les grandes orientations familiales, suivent, coordonnent et évaluent les activités familiales. Quoiqu’on dise, le gros des effectifs constitue l’Assemblée Générale qui, elle, a un pouvoir souverain et consultatif. Dans tous les cas, tous les participants sont rassemblés autour d’un patriarche (chef de famille) ou d’une matriarche dont ils se réclament tous de la descendance. Cet(te) aïeul(le) a cependant une valeur représentative et un pouvoir ancestral. Il/elle peut être consulté(e) pour des questions sensibles qui engagent la vie de toute la famille. Il/elle peut aussi trancher en cas de quiproquo. Que cachent ces rencontres ? Sont-elles tout simplement des regroupements anodins?
SYMBOLIQUE DES REUNIONS FAMILIALES
S’il reste vrai que la plupart d’entre nous se rendent aux réunions familiales pour montrer leur loyalisme et leur attachement à l’idéologie de la famille, il est aussi nécessaire dès lors, de faire mention de plusieurs points que cachent les ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’. Beaucoup y vont pour s’affirmer enfants de la concession tels les feuilles et les branches d’un arbre, unies et rattachées à un même tronc et tous ancrés dans le sol par le même système racinaire. C’est ainsi que vous entendrez quelqu’un parler avec révérence qu’il va à la Réunion Familiale des enfants de Tiè KWOKAP (‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Tiè KWOKAP’’) ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Adamou Njepang ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Mieu Nguepnang ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Tefoh Tièngouok’’ ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Foh Nguendjio’… Complétez la liste svp !!!
Les réunions familiales sont aussi des espaces de retrouvailles et de rencontres. On peut y retrouver un frère qu’on a perdu de vue il y’a de cela plusieurs années ! On peut faire la rencontre de nouveaux frères, sœurs, tantes, oncles, aïeux, bref de nouveaux liens de sang. Il me revient à l’esprit qu’il y’a eu accrochage de becs entre deux dames dans un bus de transport en commun. Elles avaient quitté Yaoundé et se rendaient à Lah’gwii par Bangoua. C’est une fois arrivées à destination qu’elles ont réalisé qu’elles étaient toutes deux petites filles d’une même et grande concession.
Pendant les réunions familiales, on dévoile son identité. L’un des points saillants au cours des réunions familiales c’est l’auto présentation. Ainsi, les uns et les autres profitent de l’occasion qui leur est offerte pour décliner leur identité en termes de noms, prénoms, filiation/parenté, profession ou secteur(s) d’activité, contacts, ville(s) de résidence et/ou d’activité, statut matrimonial, liens de mariage (cas des époux(ses) de la famille)… Dans cette rubrique, les enfants scolarisés font également écho de leurs prouesses et performances scolaires et académiques. Chaque présentation en principe, selon le cas, mérite soit des ovations, des encouragements ou des consolations.
N’oublions pas de mentionner qu’on y donne aussi de ses nouvelles et on prend celles des autres. Les bonnes comme les mauvaises nouvelles sont les bienvenues. Les naissances, les mariages, les découvertes de nouveaux liens de sang, les réussites dans l’année écoulée sont les plus attendues et les plus souhaitées tandis que les décès, les échecs de la vie et les cas de maladies sont les plus redoutés. Soit, vicissitudes de la vie obligent !!!
Les détentes sont toujours au rendez-vous ! On connaît rarement de telles rencontres avec de la tristesse. Gaieté et blagues sont de la partie ! On connaît aussi des chantres de la famille (alias MP3) qui sont spécialisé(e)s dans l’exécution des belles mélodies dansantes. Ces mélodies connotent généralement l’entente, la solidarité, la bravoure et font le plus souvent mention des noms de vaillants et braves membres de la famille. En retour, l’Assemblée Générale répond, acclame, danse et se démarque avec des billets de banque (pour ’’farotage’’) ! Ne me faites pas oublier qu’on n’y rentre pas le gésier vide ! On y mange le keulock mbèh ndzweurh (’’Kondrè’’ à la viande de chèvre), l’arachide fraîche bouillie, la kola et tout çà arrosé de vin blanc sucré sagement vigné dans les raphias de la concession. Si la réunion se tient autour d’un feu, le maïs frais et les safours rôtis seront au menu !
Durant les réunions familiales, les projets/événements familiaux sont planifiés, exécutés ou évalués. Ces projets peuvent être entre autres les prochaines rencontres, funérailles, rites coutumiers, entretien de la concession, construction d’ouvrages familiaux, aides familiales, scolarisation des enfants, prise en charge de certains cas d’indigence… Au sortir de la réunion familiale, de nouvelles dispositions sont prises pour améliorer les performances antérieures.
Ce sont également des instances de partage. Aux réunions familiales, on est fier de partager avec les siens une partie de ce qu’on a pu gagner dans l’année ! On verra généralement des membres de famille aller aux réunions avec des sacs de riz, des bidons d’huile, des sacs de sel, des stylos, des cahiers, de la boisson, des biscuits, des bonbons, du chocolat, du pain… Ces présents sont alors remis au Chef de famille qui les présente à l’Assemblée Générale, décline l’identité du/des donateur(s), le(s) remercie, le(s) bénit, le(s) encourage, exhorte les autres à suivre l’exemple, et met sur pied un comité de partage. Notons que les filles et femmes de la concession peuvent également apporter de la nourriture préparée à leur guise et à la hauteur de leurs moyens. D’autres membres peuvent contribuer financièrement pour la bonne tenue de la cérémonie. Tout le monde en principe devrait mettre la main à la pâte d’une manière ou d’une autre. Le partage ici peut aussi s’entendre comme étant toute action bénévole rendue pour le bien de tous. Nous pouvons à ce titre mentionner, le nettoyage de la concession avant, pendant et après la réunion, la participation à la préparation, transport et service des aliments pour ne citer que ceux là.
Le Parquet n’existe pas seulement aux Tribunaux de Bangangté ! A Bangoua, les réunions familiales sont des véritables instances juridictionnelles. Elles sont compétentes pour trancher en matière d’incompréhensionsou des litiges portés à leur connaissance par l’une des parties. Elles peuvent également s’autosaisir de certains cas litigieux. Retenons que ramener les litiges sous l’arbre à palabre est un signe de maturité et de reconnaissance du pouvoir familial dans la résolution des conflits. Mais dans la plupart des cas, on fait face à ce genre de situations lorsque les médiations ont été infructueuses. Dans les 95% de cas, les problèmes se résolvent toujours en famille. On partage les responsabilités des uns et des autres. On assiste au finish au fumage du calumet de la paix entre les deux parties. Ceci peut se faire verbalement ou par des embrassades ou par partage du vin blanc dans le même verre. On peut aussi ramener à l’ordre ou sanctionner des cas révélés de vandalisme, de turbulence, d’ivrognerie, bref de tout cas d’irresponsabilité d’un membre qui met en mal l’image de la famille. Mais alors, il faut mentionner que ces instances juridictionnelles sanctionnent à la fois négativement et positivement. Sur le plan positif, on assiste parfois à des remises des prix aux meilleurs enfants qui se sont démarqués tout au long de l’année scolaire au académique. On attribue aussi des titres de vaillance à certains fils et filles de la famille au regard des actes positifs qu’ils ont commis à l’effet de faire rayonner l’image de la famille. C’est ainsi que vous aurez des titres familiaux attribués tels que Mefo, Mbeu’, Soup, Sah’… Il faudra penser à les installer dans leurs fonctions lors d’une cérémonie solennelle avec tout ce que ça comporte ! Les réunions familiales sont aussi les instances pour reconnaître les titres arrachés de hautes luttes dans la société par leurs fils et filles. Elles sont aussi compétentes pour les installer à leur niveau dans leurs fonctions. Par exemple, si après un acte de bravoure d’un membre d’une famille, le Chef Supérieur Bangoua lui attribue, un titre de notabilité ou de dignité au rang de Mefo ou de Sah’ ou de Mbeu’ngouok ou de Wembo… celle ou celui-ci devra être installé(e) sur une chaise dans la concession de son grand père maternel. Cela s’appelle le ‘’Tseūh kouoh’ ’’.
Pendant les réunions familiales, le côté apprentissage n’est pas mis en marge. Beaucoup de participants n’y rentrent pas la tête vide ! On s’y instruit d’une manière ou d’une autre. On peut apprendre la langue maternelle, les proverbes et les dictons du terroir. On peut se perfectionner en organisation événementielle, on reconnaît la place des aînés et le droit d’aînesse, on apprend à prendre la parole, à parler en public, à gérer le stress. On s’édifie davantage sur la connaissance de l’autre et de ses possibles comportements. On partage les expériences et les opportunités. On s’initie au bénévolat, à la charité et à être au service de l’autre. On peut apprendre à chanter, à danser à la manière de chez nous. On s’inspire des autres, de leurs projets de vie, de leurs réussites pour bâtir les nôtres. On développe l’esprit de compétitivité notamment dans les familles où on prône l’excellence. On se tire de là avec une bonne maîtrise de sa lignée et de l’arbre généalogique où on est attaché !
Les points ci-dessus mentionnés sont loin d’être exhaustifs, mais nous osons avoir rassemblé le meilleur de nous pour vous ! Alors, au regard de tout ce qui précède, y’a-t-il vraiment nécessité de l’existence d’un tel regroupement au sein de nos familles ?
NECESSITE DE L’EXISTENCE D’UN TEL REGROUPEMENT AU SEIN DE NOS FAMILLES
A la question précédente, nous répondrons par l’affirmative sans grands risques de nous tromper. Un littéraire disait que la famille reste et demeure la base de toute société. Cette assertion démontre à suffisance la place primordiale de cette instance que même l’argent n’achète pas. Votre famille c’est votre famille ! Acceptez la comme elle est ; d’ailleurs vous n’avez pas choisir d’y naître ! Vu l’immensité des atouts et des opportunités susmentionnés qu’offrent les réunions familiales, il est nécessaire et même urgent pour tous et chacun d’y participer activement !
L’école du blanc, les églises dites nouvelles et les sectes ésotériques que beaucoup tendent à brandir comme étant leurs familles premières, ne doivent nullement nous aliéner et nous éloigner de notre sang ! Même la bible reconnaît la mère de Jésus et les frères de Jésus ; même si après il s’était donné à mort pour les péchés de tout le monde ! Attention !! Loin de moi l’idée d’un repli identitaire familial qui peut à un moment donné s’avérer préjudiciable ! Non !
Nos réunions familiales sont de vraies écoles sans stylo ni cahier, sans tableau ni craie ; mais de vraies écoles sous l’arbre où la tradition oraleest la modalité pédagogique par excellence. Ceci étant dit, nous recommandons fortement aux uns et aux autres d’assister à leurs différentes réunions familiales, d’y aller avec leurs épouses et leurs enfants. Pendant qu’ils y sont, qu’ils prennent la peine d’ouvrir grands leurs ouïes et yeux car beaucoup d’apprentissages s’y passent ! Assister régulièrement à ces rencontres peut réduire les risques d’unions consanguines où frères et sœurs font des enfants et ne découvrent leur lien de parenté que quelques années plus tard ! Dommage !
Au regard de la perte d’engouements, de la baisse des effectifs que l’on observe actuellement dans nos réunions de famille, n’y a-t-il pas lieu d’émettre quelques perspectives en la matière ?
PERSPECTIVES
De nos jours, les défis sont divers et les enjeux multiples ! Mais tout compte fait, il y’a urgence de redynamiser nos réunions familiales entre autres par :
Préparer la jeunesse à la gestion des affaires familiales. C’est l’avenir de la famille quoiqu’on dise ! Ceux-ci doivent également briller par leur exemplarité et leur participation volontaire !
Mettre sur pied un système de coaching et de councelling où chaque porteur de projet peut avoir de l’assistance technique, psychologique, matérielle et financière.
Briser la monotonie dans l’organisation des réunions familiales. Instaurer des surprises d’année en année. On peut introduire par exemple, les séances de jeux et animations divers, les séances sportives et touristiques, les balades, les visites dans les concessions, visites aux veuves/veufs de la famille, visites aux malades… Tout ceci contribue à renforcer les liens entre les membres, à maîtriser le village et les concessions familiales et à rendre les réunions mémorables. Du coup on ne veut plus rater les séances à venir !
Eviter des périodes mortes dans l’année, créer des événements entre deux réunions qui vous permettent de garder des contacts et la chaleur. A ce titre on peut se visiter, on peut s’assister en cas d’évènements heureux ou malheureux, on peut s’appeler, on peut mettre sur pied un groupe Whatsapp familial où on échange des informations, on peut créer des sous-réunions pour des enfants de la famille vivant dans les mêmes villes ou les mêmes pays…
Mettre sur pied des projets ou des entreprises familiales productrices de revenus et d’emplois ! On connaît tous les succès de la famille Decca dans la musique camerounaise !! Pourquoi ne pas avoir à l’échelle de Bangoua des industries aux noms de NGUENANG, NONO, NANKAP, KOUAMO, DJAMPOU…spécialisées dans des domaines aussi variés et divers que l’agriculture, l’élevage, la pêche, la pâtisserie, la couture, l’artisanat, la culture, la santé, l’éducation, la quincaillerie?
Sans avoir la prétention d’avoir tout épluché ce concept de ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’, cher à nous et à nos cultures et traditions, nous osons avoir été au moins à la hauteur de vos attentes en la matière !
La banane cochon est l’une des variétés de banane toute petite encore appelée petite naine provenant de Chine et Vietnam à l’origine mais adoptée par les bamiléké pour en faire un met traditionnel: banane cochon pilée.
Image: Afro Fusion Cuisine
Direction le marché??♀
Ingrédients
? Un régime de banane cochon (la grosseur dépend du nombre de bouche à nourrir)
? Haricots noirs ou rouges (cela dépend de vous)
? Huile rouge disangué
? piment jaune (2 à 4 ça dépend hein me kwouôk zèh soo tewé)
? Poivre noir du village(facultatif mais très efficace pour faciliter la digestion du repas??)
? Oignon
? Sel
PRÉPARATION
De retour du marché,
1/ je lave mes haricots que je pose directement au feu avec un peu de sel.
2/ Par la suite j’épluche mes bananes cochon (kemboutou’h).
Sur un feu de bois de préférence je pose un grille et j’étale les doigts de banane cochon au dessus, je fais griller chaque côté 5min à feu doux puis je retire et je met dans une marmite. Cet exercice en Bangoua se dit (mbéh pèssë kemboutou’h ).
Si vous n’avez pas de grille, pas de panique les grand-mères utilisent le couvercle des fus en aluminium à la place? et le résultat est parfait??.
3/ Pendant ce temps je vérifie la cuisson de mon haricot et j’ajoute de l’eau si nécessaire jusqu’à bonne cuisson.
4/ Je découpe mes oignons et j’écrase mon poivre noir sur une pierre à écraser.
5/ Dans une marmite je verse une quantité d’huile rouge et je chauffe très légèrement, puis j’y verse les oignons puis je laisse coloré légèrement.
6/ J’ajoute à cela mes bananes cochons bien grillées, un peu de sel et par la suite j’y ajoute une partie de mon haricot et je garde le reste pour avoir des graines bien intact à la fin. Mes piments, je les met au dessus du mélange avec un peu d’eau et je ferme la marmite.
7/ A cuisson, je vérifie de temps en temps et j’ajoute de l’eau si nécessaire. Dès que mes bananes cochons sont bien cuites, j’enlève du feu.
8/ Les piments, je les enlève puis les écrase sur une pierre et le rajoute au mélange en même temps avec mon poivre noir déjà écrasé.
9/ À l’aide d’un pilon, je pile jusqu’à ce que le mélange devienne homogène et j’ajoute encore un peu d’huile préalablement chauffé à la poêle avec le reste du haricot et un peu de sel si nécessaire puis je tourne tout ça avec une spatule ou louche.
les légumes au arachides avec les tubercules d’ignames ou la banane cochon: Le djèh biyack avec l’igname ou banane cochon. Nous allons faire un tour à la cuisine avec notre maman pour déguster un morceau de mets traditionnel en guise de son gâteau d’anniversaire. Maman @Mefô Kaptché Nadège depuis l’hexagone valorise notre culture et nous propose un inédit en mondovision.
Ce matin, nous allons déguster le djè biyack qui aura comme complément soit l’igname ou la banane cochon selon les préférences de tout un chacun.
Ingrédients pour cuisiner les légumes au arachides
Nous aurons besoin de :
Arachides fraîchement sorties de terre que ns avons décortiquées.
Feuilles de melon.
Piment
Sel
Igname=lieuck
Banane cochon = keboutouck
Feuilles de bananier.
Ustensiles
Nos ustensiles seront:
Un mortier et un pilon de couscous.
Une pierre à écraser.
Des marmittes.
Etapes à suivre
Je commence par laver notre lieuck (igname) sorti de terre hier soir à grande eau afin de lever toute la terre et grain de sable contenu dans les poils qu’il y’a souvent sur cette tubercule et à l’aide d’un couteau je rappetisse ses poils.
Ensuite je rince le lieuck que je dispose dans une marmite et je porte au feu de bois pour environ 1h30
Pendant que mon lieuck est sur le feu, je vais éplucher le keboutouck que je dispose dans une autre marmitte et la cuisson c’est environ 30 minutes.
Maintenant que le lieuck et le keboutouck sont bien nettoyés et que la cuisson à commencé, je dois attaquer les préparatifs du dje biyack en question.
Je prends les arachides déjà décortiquées que je lave afin d’enlever toute la saleté et je pose cela dans une bassine. Je prends ma pierre à écraser et je m’installe. J’écrase mes arachides sur la pierre à écraser et ceci à plusieurs tours afin qu’elles forment une bonne pâte dense et lisse et une fois terminé, jécrase le piment toujours à la pierre et je l’associe à ma patte d’arachide.
Alors après une 1h30 sur feu de bois intense le lieuck est prêt et je descends la marmite du feu.
Je pose la marmite de keboutouck au feu après y avoir ajouter de l’eau biensûr.
Pendant que le keboutouck est au feu, mes feuilles de bananier bien lavées, je les ramollis sur les flammes et je mets de côté.
Dans la bassine contenant la patte d’arachide et son piment, j’ajoute du sel à convenance et avec des mains biens propres et je fais le mélange. Ensuite je fais des boules semblables à celles de couscous k je dispose dans une marmite dans laquelle j’ai préalablement mis des souches de feuilles au fond.
Mon keboutouck étant cuit, je retire la marmite du feu et je pose mes boules d’arachide qui vont cuire pendant une heure.
Pendant ce temps, je nettoie les feuilles de melon afin d’enlever la premier couche qui pique souvent. Une fois que c’est fait, je me sers d’un couteau pour bien les découper et ensuite je les lave à grande eau.
Mes boules d’arachide sont déjà à une quarantaine de minutes au feu, et à ce moment je vais y ajouter les feuilles de melon et laisser les deux cuire ensemble le reste de temps nécessaire.
Je descends la marmite du feu. Dans le mortier déjà nettoyé avec le pilon de couscous, je défais les boules d’arachide et a l’aide du pilon je remue afin de bien mélanger. Ensuite j’essore les feuilles de melon que je rajoute dans le mortier et je remue de nouveau afin de parfaire le mélange. Je vérifie le sel et si tout est bon, je passe au service.
Donc, maintenant je dispose du dje biyack dans un plat et à côté j’y met quelques tranches digname et/ou quelques doigts de keboutouck.
Recommandation: c’est délicieux de le consommer avec ses doigts.
Devant Dieu et devant les hommes, l’ouvrier de la onzième heure, recevant le même salaire que ceux de la première heure.
La cérémonie à été très courue le samedi 23 Décembre 2017 à Bangoua sur le site en chantier de la Mission catholique. Des délégations venues de toutes part pour assister et témoigner le virage chrétien et le visage renaissant de Fôdjack Nounguep Adolph qui a été fait « Prince devant l’Éternel » de par les eaux du baptême qui lui a été administré par un collège de 7 prêtres dont le nombre assez impressionnant n’avait d’égal que la grandeur de l’homme.
Trois Majestés pour venir soutenir le digne ambassadeur de BANGOUA et du Ndé dans la métropole de Yaoundé et ses environs. (Roi des Bangoua, des Bazou et des Bahouock).
Le conseil Supérieur du Ndé dont il a servi et tracé le chemin une trentaine d’années durant lui a témoigné toute sa gratuite en lui décernant une reconnaissance pour les bons et loyaux services rendu avec maestria à la communauté des 13 villages du Ndé.
L’action à été relayée par Sa Majesté Annick Djampou Roi des BANGOUA qui lui a offert une canne sculptée accompagnée des propos très applaudits.
Fait Grand Conseiller à la cours Royal, le fonctionnaire hors échelle de la diplomatie traditionnelle a été appelé à rejoindre la cours des élus en s’invitant au banquet de l’agneau pour prendre part au cours et au sang du Christ pour la toute première fois.
Les populations venus l’assister n’ont pas tari de dans et de cadeaux à l’endroit du « né de nouveau » et l’ont fait encourager aux côtés de son parrain à garder cette foi vive et toujours allumée.
D’un site entièrement terrassé pour abriter la future Église, les routes Nkoupkouck- Mveu ont été liées par les bons offices de l’hôte du jour qui dans le même temps et à l’aide d’engins lourds, a ouvert la route Nkoupkouck- Ndeptoup que nous avons âprement emprunté pour un bain de foule et un agape offert à l’assistance.
Vivement que l’exemple soit suivi par ses congénères pour que le nom de l’Éternel soit grandît et honoré à Bangoua.
Il fallait sans doute faire preuve d´un grand optimisme pour venir à bout de ce projet. Tant de difficultés se sont placés sur le chemin de sa concrétisation mais le défi a bel et bien été relevé. Et comme vous pouvez le constater, le résultat est là.
Kamerun Haus-Berlin a ouvert ses portes le 10 Mars 2017 en face de l´Ambassade du Royaume de Thaïlande à Berlin et propose un concept mi-chemin entre bureau d´information touristique, galerie d´art contemporain, centre de formation.
Kamerun Haus propose une programmation riche et variée : expositions, Spectacles, projections, colloques, animations, atelier ou encore activités de médiation en lien avec la diversité, la solidarité internationale , la recherche et le développement durable rythment la vie du centre.
Cette vitrine culturelle du Cameroun en Allemagne est désormais très appréciée des visiteurs qui y trouvent un espace de rencontre, d´échange, d´éducation, de conseil et de partage.
Kamerun Haus a aussi pour ambition de Servir de partenaire technique de la Ville de Steglitz Zehlendorf pour la définition et la mise en œuvre de sa politique d´intégration et de promotion de la diversité culturelle.
Notre plus grande récompense aujourd´hui pour ce travail que nous faisons avec amour et passion est de savoir que cette initiative répond à une véritable attente dans la ville et nous sommes heureux de recevoir Monsieur Frank Müsckish, le conseiller en charge de la culture, de l´éducation, du sport et des affaires sociales en espérant que nos différentes initiatives trouveront chez les décideurs de la commune un total et très compréhensif soutien.
Visite de travail de Monsieur Frank Mückisch, l´élu du parti CDU en charge de la Culture, de l´Education, du Sport et des Affaires sociales de la ville de Steglitz Zehlendorf à Kamerun Haus le 23 Septembre 2018
A l´invitation de Sa Majesté le Roi des Bangoua, Co fondateur et Administrateur Général de Kamerun Haus-Berlin, Monsieur Frank Mückisch, l´élu du parti CDU en charge de la Culture, de l´Education, du Sport et des Affaires sociales de la Steglitz Zehlendorf sera en visite de travail à Kamerun Haus, Lepsiusstr 69, 12163 Berlin, Le 23 Novembre 2017 á 15 h
Cette première visite de l´élu du parti CDU à Kamerun Haus s´inscrit dans le cadre des contacts réguliers et des échanges qui ont eu entre Kamerun Haus et la Mairie de Steglitz Zehlendorf.
Les discussions entre les deux personnalités porteront avant tout sur les défis auxquels Kamerun Haus est confronté et sur la façon dont la Ville de Steglitz Zehlendorf pourra au mieux accompagner cette initiative privée qui contribue au renforcement la coopération culturelle, économique et sociale entre le Cameroun et l´Allemagne.
En marge de cette visite, Sa Majesté le roi des Bangoua tiendra une conférence de presse á partir de 17 h dans la salle d´exposition de Kamerun Haus suivi de la dédicace du livre A la gloire de nos Rois
Kamerun Haus-Berlin a ouvert officiellement ses portes le 10 Mars 2017 Sous le parrainage de l´Ambassadeur du Cameroun en Allemagne et en présence du Roi des Bangoua.
Ce centre culturel privé camerounais de Berlin qui suscite déjà un immense intérêt dans la commune a accueilli déjà près de 712visiteurs et devient ainsi l´un des lieux de rencontre, de débats, de découverte et de divertissement de la ville de Steglitz Zehlendorf.
AUX
Associations, réunions des Bangoua de ……………………..
Objet : Lettre de remerciément.
Je vous remercie les Bangouas -Toutes personnalités confondues- qui s’attèlent à la réussite du festival Macabo 2017.
Les contributions associatives et individuelles vont crescendo. On doit s’en féliciter.
La dernière ligne droite est amorcée.
En deux -2- mois et demi, beaucoup a été fait.
Mais beaucoup reste encore à faire dans la cadre des préparatifs.
J’en appelle à la proactivité des uns et des autres.
Où que nous soyons, qui que nous sommes ; quoique nous fassions, quelque soit le différend qui puisse exister, si différend il y en a, nous restons et demeurons Bangoua.
La fête du Macabo est le reflet de notre identité culturelle Bangoua. Peut-on dès lors rester indifférent à son avènement ?
Je penche pour la négative. Alors levons nous et agissons.
Merci infiniment de l’écoute.
Bien cordialement.
Le Président du Comité Exécutif
Me Piendjio Désolice Magloire
AVOCAT