Category: Education

  • LETTRE OUVERTE A LA DIASPORA BAMILEKE

    A nos très chers enfants.

    Ces derniers temps on a noté de votre part une certaine agressivité à l’endroit de certains chefs traditionnels en déplacement en Europe. Les griefs que vous avez contre eux sont légitimes pour les enfants qui aiment leur pays et leurs parents dont ils n’attendent que le meilleur.

    Vous les reprochez de soutenir le régime en place, de ne pas dénoncer la guerre du NOSO et surtout de ne pas rester dans leur rôle de gardien de la tradition. Tout ceci n’est pas faux mais il découle de la méconnaissance partielle de votre propre histoire. On peut le comprendre car vous êtes presque tous nés après l’indépendance et on vous a brièvement brossé le rôle que jouaient les chefs traditionnels d’avant.

    Nous sommes habitués à la falsification de l’histoire dans tous les domaines. Je suis persuadé que lorsque vous allez comparer le contexte des chefs d’antan à celui des chefs actuels vous n’aurez pour ces derniers que de la compassion.Autrefois les chefs traditionnels bamileke étaient presque tous analphabets à l’exception de Kemayou Daniel, Chef Bazou et de Kamdem Nengnim de Baham. Ils avaient le droit de vie et de mort sur leurs populations. Ils étaient des rois tous égaux quel que soit la taille de leurs royaumes.

    Les populations par quartier ravitaillaient la chefferie à tour de rôle chaque semaine en denrées alimentaires, en vin de palme ou de raphia. Le Chef pouvait épouser une centaine de femmes. Les femmes allaient nu pieds et portaient des cache-sexes. Dès jeunes gens non scolarisés étaient des serviteurs à la chefferie. Chaque femme du chef avait un serviteur à son service, chargé entre autres de ravitailler sa patrone en bois de chauffage. Les serviteurs n’étaient pas rémunérés et vivaient des avantages matériels de la chefferie.

    Le Chef n’avait pas à s’occuper des besoins des femmes, bien au contraire, ni des enfants qui étaient à la charge de la famille maternelle. Le Chef était collecteur d’impôt et Président du tribunal coutumier. Après l’indépendance, la scolarisation a été rendue obligatoire pour tous les enfants.

    Du coup, les jeunes garçons n’étaient plus disponibles pour servir bénévolement les chefferie. Les jeunes filles de leur côtés avec la mondialisation et ses médias ne peuvent plus accepter les conditions des anciennes reines. Les Chefs eux mêmes sont aujourd’hui des universitaires pour la plupart et leurs épouses également. Les populations ne donnent plus rien à manger à la chefferie. Les Chefs qui veulent s’aventurer dans l’agriculture de subsistance, sans domaine terrien propre à eux, sont tous les jours dans les tribunaux avec la population pour les litiges fonciers.

    Pour survivre, beaucoup sont contraints de vendre aux élites en quête d’honneur et de gloire, des titres de notabilité. D’autres doivent tendre constament la main aux âmes généreuses pour faire face à toutes les charges: électricité, eau, habillement des épouses, scolarité des enfants, carburant pour ceux qui ont reçu en cadeau une voiture d’occasion de cinquième main etc.

    Face à cette vie de galère, l’Etat à trouvé un moyen de les mettre sous son contrôle en faisant d’eux des auxiliaires d’administration sous les ordres des sous préfets. On les a divisés en les classifiant par degré. Ainsi il y a les Chefs de premier degré, de deuxième degré, et de troisième degré avec des salaires qui vont de 50 000 frs cfa environ pour les 3èmes degrés à environ 200 000 frs cfa pour les 1er degrés. Ce traitement est perçu pour certains comme une manne qui tombe du ciel. En retour ils ont l’obligation plus ou moins affichée d’apporter massivement les suffrages en faveur du parti au pouvoir lors des élections tenant compte de leur influence sur la population. Ils sont pour ainsi dire muselés à l’exception de Sokoundjou qui est resté upeciste jusqu’à l’os. Ils sont moralement forcés de se taire à défaut d’avoir une opinion critique à l’endroit du pouvoir en place.

    Voilà chers enfants le contexte dans lequel vous traitez les chefs traditionnels Bamilekes de traîtres. Ne dit on pas que ventre affamé n’a point d’oreille? Vous voulez qu’ils retrouvent leur neutralité politique d’antan, qu’ils redeviennent les gardiens de la tradition, et qu’ils s’occupent de leurs populations.

    C’est bien et c’est l’idéal mais que proposez vous comme mesures d’accompagnement dans le contexte de modernité actuel? Le repli est possible et la solution est simple. Le plus petit royaume Bamileke à ma connaissance ne compte pas moins de 5000 ressortissants. Si chaque ressortissant consent à mettre chaque mois 1000 frs cfa (1,5 euros) à la disposition de son roi, celui du moins peuplé de tous les royaumes aura 5 millions de frs cfa tous les mois pour le fonctionnement de sa chefferie, l’entretien de sa famille, et jouir d’une autonomie financière qui le libérera de l’emprise de l’administration.

    Autre solution, si les fils et filles de la diaspora ressortissants du même village se mettent ensemble pour réaliser des projets rentables dans leurs villages en vue de créer des emplois pour les jeunes du terroir d’une part et installent les Chefs à la tête de ces projets avec bonne rémunération à l’appui d’autre part, nul doute que beaucoup reviendraient aux fondamentaux de la chefferie traditionnelle.

    Voilà chers enfants la Modeste explication et la vision que je peux apporter afin de juguler la crise de confiance qui perturbe la diaspora Bamileke vis à vis de leurs pères Chefs traditionnels.

    C’est alors que vous pourrez exiger d’eux qu’ils se retirent de la politique et laissent leurs populations militer dans le parti de leur choix.

    Foh Tchopzok Nono Robert.

  • DE NOUVEAUX ENSEIGNANTS AFFECTES A BANGOUA…

    De nouveaux lauréats fraichement diplômés des Ecoles Normales Supérieures du Cameroun au titre de l’année 2021, ont été affectés dans les établissements publics d’enseignements normal, secondaire général et technique. C’est la substance d’un ensemble de Décisions signées par Madame Pauline NALOVA LYONGA (PhD), la Ministre des Enseignements Secondaires (MINESEC) ce 28 Décembre 2021.

    Dans cette mouvance, par Décisions N° 765, 768 et 771/D/MINESEC/SG/DRH du 28/12/2021, le Royaume de Foh DJAMPOU T. Anick Julio (BANGOUA), s’est vu doter d’une vague de trois (03) nouveaux pédagogues répartis ainsi qu’il suit :

    • COLLEGE D’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (CES) DE BANGOUA-SUD (01 Enseignant)

    Monsieur NOUEMSI Thierry, Matricule : En Cours d’Intégration (ECI), Grade : Professeur des Lycées d’Enseignement Secondaire Général (PLEG), Spécialité : Lettres Modernes Françaises (LMF), en provenance de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Yaoundé (Université de Yaoundé I).

    • LYCEE TECHNIQUE DE BANGOUA (02 Enseignants)

    Monsieur NGOA MBILONG Jean Fran, Matricule : En Cours d’Intégration (ECI), Grade : Professeur des Collèges d’Enseignement Secondaire Général (PCEG), Spécialité : Géographie, en provenance de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Maroua (Université de Maroua).

    Madame ADJUFFOUO LONTSI Débora, Matricule : En Cours d’Intégration (ECI), Grade : Professeur des Collèges d’Enseignement Technique et Professionnel (PCETP), Spécialité : Industrie du Bois (IB), en provenance de l’Ecole Normale Supérieure d’Enseignement Technique (ENSET) de Douala (Université de Douala).

    Avec cette nouvelle cuvée d’Enseignants, la rentrée du deuxième trimestre ira certainement au pas de course dès Janvier 2022.

    A tous ces nouveaux pédagogues, nous leur souhaitons une chaleureuse bienvenue en terre de Djokvup et une brillante carrière pour le bien-être, l’éducation et l’épanouissement de nos enfants.

    Tièndja’pou SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    www.icibangoua.net

  • DE NOUVEAUX ENSEIGNANTS AFFECTES A BANGOUA

    DE NOUVEAUX ENSEIGNANTS AFFECTES A BANGOUA

    • UNE NOUVELLE ENSEIGNANTE A L’EP FAPMETCHA (BANGOUA)

    Dans le cadre du 3éme programme de contractualisation des enseignants au Ministère de l’Education de Base (MINEDUB) (2ème phase au titre de l’exercice 2020), le Gouvernement camerounais vise à doter le maximum d’écoles publiques primaires et maternelles en personnels enseignants qualifiés. C’est dans cette mouvance qu’à la faveur de l’Arrêté Conjoint N° 076/A/43/MINEDUB/MINFOPRA du 29 Juin 2021, l’ECOLE PUBLIQUE (EP) DE FAPMETCHA dans le ROYAUME BANGOUA a été dotée d’une Enseignante issue d’un test de sélection très couru.

    Il s’agit de la nommée Mme NANA NDOUNDA Virginie Arlette (Code : ES10097), Grade : Institutrice Contractuelle (IC), Matricule : En cours de contractualisation (ECC), Née le : 13 Juillet 1983 à Foumbot et titulaire d’un Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Instituteur de l’Enseignement Maternel et Primaire (CAPIEMP) session de 2014.

    • DEUX NOUVEAUX ENSEIGNANTS AU LYCEE TECHNIQUE DE (BANGOUA)

    Par Notes de service N° 31/21/NS/MINESEC/SG/DRH du 21 Octobre 2021 et N° 37/21/NS/MINESEC/SG du 29 Octobre 2021, Madame le Ministre des Enseignements Secondaires (MINESEC), pour nécessité de service, a mis à la disposition du Lycée Technique de BANGOUA deux Enseignants. Il s’agit :

    1. De la nommée Mme NGUEUCHEU Esthel, Grade : Professeur des Collèges d’Enseignement Technique et Professionnel (PCETP), Matricule : A-142600, Spécialité : Comptabilité et Finance, précédemment en service au CETIC de BAIKWA (Région du Nord).
    2. Du nommé WANDJI NGASSA Colence, Grade : Professeur des Lycées d’Enseignement Technique et Professionnel (PLETP), Matricule : S-084338, Spécialité : Technique Quantitative de Gestion/Comptabilité et Gestion (TQG/CG), précédemment en service au Lycée Technique de Kentzou (Région de l’Est).

    Nous souhaitons une chaleureuse bienvenue à ces spécialistes de la craie en territoire de Ndjôkùp  pour le grand bonheur de nos enfants !!!

     

    SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    www.icibangoua.net

  • Le lycée de Bangoua

    Le Lycée de Bangoua est un établissement scolaire d’enseignement secondaire général francophone situé dans la région de l’Ouest, département de Ndé, arrondissement de Bangangté.

    Le lycée de Bangoua a été créé sur arrêté ministériel dans les années 1993/1994 et fonctionnait comme un C.E.S. ce n’est qu’entre les années 1998 et 2000 qu’il fut transformé en Lycée et devint aussi un sous centre national pour la composition des examens officiels tels que le brevet d’études du premier cycle et le Baccalauréat.

    Les débuts furent très difficiles car Il fallait un temps assez long pour voir l’effectif augmenter. Le tout premier proviseur, aujourd’hui décédé se nommait: Mr Nzouetong fils du Maire Nzouetong de Bangangté.
    Depuis 94 année ou le lycée n’était constitué que de deux bâtiments construit par les villages Bangoua, Batoufam, Le troisième fut lancé la même année et sa construction devait prendre fin longtemps après lorsque la nécessité des classes de 4ème se faissait déjà ressentir.
    Aujourd’hui c’est un lycée de pratiquement 8 bâtiments qu’on retrouve dans les collines de Kamna’ constitué des classes de la 6ième jusqu’en Terminale.

    Entre 2000 et 2008 le lycée comptait en moyen par année plus de 700 élèves et les villages principaux qui couvraient cette institution de l’état était: Bangoua, Batoufam, Bandréfam, Bagang Fokam, une partie de Bayangam, de Bangou et de plus en plus, des nouveaux élèves qui y arrivent viennent des grandes métropoles du Cameroun comme Yaoundé, Douala, Bafoussam…

    De nos jours, avec le projet gouvernemental de construction des lycées et collèges dans chaque village (avec la construction du lycée de Batoufam, le lycée de Bangang Fokam, le CES de Bangoua sud, le CES de Baloumgou …), l’effectif des élève du lycée de bangoua a drastiquement chuté et on est à moins de 300 élèves dans ce lycée.

    Il est à noté que beaucoup de jeunes fonctionnaires de ce pays et certains hommes d’affaires et débrouillards qui ne souffrent de rien sont passés par ce lycée.

    CLOVIS LAWO JOMOU

  • Tout savoir sur l’assurance automobile au Cameroun

    Qu’est ce que l’assurance, l’assurance automobile?

    L’assurance est un contrat par lequel une entreprise ou un assureur s’engage en cas de réalisation du risque ou à terme fixé au contrat à fournir à une personne appelée assuré, une prestation pécuniaire contrepartie d’une rémunération appelée prime ou cotisation.

    Il existe de grandes branches d’assurance à savoir : l’assurance vie et l’assurance non vie.

    Seule l’assurance non vie fera l’objet de notre exposé plus précisément l’assurance automobile.

    L’assurance non vie regroupe un ensemble assurance dont nous pouvons citer entre autres: l’assurance construction, l’assurance multirisque habitation, l’assurance transport, l’assurance voyage et l’assurance automobile.

    Je tiens à préciser qu’il revient à chaque compagnie d’assurance de créer ses propres produits d’assurances. Ceci dit, nous pouvons trouver un produit d’assurance chez X et pas chez Y.

    Soucieux du bien- être, le législateur communautaire va contraindre notamment à travers l’article 200 alinéa 1 du Code CIMA toute personne propriétaire d’un véhicule terrestre à moteur à souscrire une assurance automobile.

    L’assurance automobile peut être entendue comme une assurance qui a pour but de garantir le conducteur d’un véhicule automobile contre les conséquences des dommages matériels ou corporels causés par son véhicule à des tiers. Cette assurance permet à l’assuré de faire réparer le préjudice qu’il a causé au tiers par le mécanisme de l’assurance. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, en assurance automobile, il est obligé à tout propriétaire d’un véhicule terrestre à moteur et remorque de souscrire à la garantie *Responsabilité Civile*

    L’assurance automobile n’est pas un contrat à titre gratuit. Elle crée des obligations à la charge des parties. L’assuré à l’obligation de payer la prime et déclarer le sinistre et l’assureur à l’obligation de régler le sinistre.

    De quoi est constituée l’assurance automobile?

    L’assurance automobile est constituée d’un ensemble de garanties obligatoires facultatives. En Droit camerounais et conformément aux du Code CIMA, la seule garantie en assurance automobile est la *garantie Responsabilité Civile* qui a pour but d’apporter un soutien financier aux victimes d’accidents de la circulation de la voie publique.

    La fixation de la prime garantie Responsabilité Civile dépend d’un certain nombre de critères à savoir : le nombre de chevaux, la zone de circulation, la source d’énergie, la catégorie du véhicule. Cette fixation a pour support légal l’arrêté Numéro 00380 du 16/11/1994.

    Comme garanties facultative, nous avons :

    *La garantie vol* couvre le véhicule en cas de vol;

    *La garantie incendie* couvre le véhicule en cas d’incendie

    *La garantie bris de glace* couvre le véhicule en cas de destruction des pares brises.

    *La garantie défense recours* qui est une garantie permettant à l’assureur de l’assuré de mener des actions pouvant aboutir à l’indemnisation de ce dernier auprès de l’assureur responsable du sinistre

    *La garantie tierce collision* couvre le véhicule en cas de collision du véhicule sinistré.

    *La garantie individuelle personne transportée (IPP) ou Individuelle accident conducteur (IAC)* qui permet de couvrir le conducteur d’un véhicule en cas de sinistre.

    *La garantie Dommage tous accidents* couvre les dommages subis par le véhicule assuré qu’il soit responsable du sinistre ou non. Certains parleront plutôt d’assistance à la réparation qui a quasiment le même but que la DTA.

    Je tiens à préciser que ces différentes garanties facultatives sont assujetties à certaines conditions qui peuvent être différentes d’une compagnie d’assurance à une autre. C’est donc dire que ces conditions ne sont pas identiques dans toutes les compagnies d’assurances.

    Quels sont les différents chefs de prejudices indemnisables lorsque l’on est victime d’accident de circulation ?

    Avant le processus d’indemnisation des victimes par l’assureur, certains préalables mérites d’être relevés ici. Parce qu’une compagnie d’assurance n’est pas une organisation sociale, il faut dire que l’assureur se doit d’effectuer des vérifications et d’apprécier les responsabilités.

    Comme vérification, l’assureur doit contrôler si l’assuré a payé la prime d’assurance.

    Par la suite, l’assureur se doit d’apprécier les responsabilités pour savoir si la sienne est partiellement ou totalement engagée. C’est l’occasion pour moi de dire ici qu’en matière d’assurance, la réparation du préjudice n’est pas toujours intégrale comme droit.

    L’assureur doit également vérifier si le procès verbal de constat d’accident de circulation le désigne comme étant responsable.

    L’assureur se doit aussi d’examiner la police d’assurance afin de voir si le sinistre rentre dans le champ d’application de l’une des garanties souscrites par l’assuré.

    Après toutes ces vérifications préalables effectuées par l’assureur, si Celui ci estime que ces éléments sont suffisants pour être saisi, il peut en ce moment déclencher le processus d’indemnisation des victimes d’accidents de circulation.

    Il existe deux types de victimes d’accidents de circulation.

    Les victimes directes qui sont ceux qui subissent personnellement un préjudice.

    Les victimes indirectes qui peuvent être des personnes lésées du fait de l’accident d’un de leurs.ils peuvent être (ascendants, descendants, conjoints, collatéraux).

    *Modalités de calcul des préjudices indemnisables*

    Suivant l’article 258 (1) du Code CIMA, la victime d’un accident de la circulation routière a le choix entre se prendre en charge et présenter ses factures justifiées à l’assureur ou dans le cas contraire, a la faculté de demander une lettre de garantie pour la prise en charge des frais médicaux.

    *Incapacité temporaire article 259 du Code CIMA* L’incapacité temporaire est le préjudice résultant de la diminution ou la suppression de la capacité de travail de la victime. Elle est définie par expertise médicale et couvre la période entre la date de l’accident et la consolidation des blessures. Le plafond d’indemnisation de ce préjudice = 6fois le SMIG annuel du pays sur le territoire duquel s’est produit l’accident.

    Au Cameroun ce plafond est de ( 36270*12) x 6 = 2 611 440.

    Si la victime est salariée, pour calculer ce préjudice , on prendra son revenu net. EX. Une victime Camerounaise salariée gagne un million par mois. Si cette personne bénéficie d’une ITT de 90 jours, son indemnité sera de : 1000 000 x 90/30= 3 000 000 ce qui est supérieur au plafond dont on prendra 2 611 440 qui est le maximum.

    Si la victime n’est pas salariée, on utilisera le SMIG qui est de 36270.

    *Incapacité permanente (IP) article 260 Code CIMA

    * L’IP est la réduction du potentiel physique ou intellectuelle dont reste atteinte une victime après consolidation de son état. L’IP commence au jour de la consolidation (date de stabilisation de l’état du blessé). L’indemnité couvre en outre, la diminution des capacités professionnelles de la victime, les répercussions physiologiques et psychiques consécutives à la réduction des facultés physiques de la victime,la diminution des capacités intellectuelles de la victime.

    *Le taux d’incapacité* c’est le taux du déficit physiologiques résultant de l’examen de la différence entre la capacité antérieure et la capacité actuelle de la victime et fixé par le médecin.

    *Détermination du point d’incapacité* Le point d’incapacité est déterminé en fonction du rapport entre l’âge de la victime et le taux d’incapacité fixé par expertise médicale ( ce taux varie de 0 à 100) Voir tableau code.

    *L »âge de la victime* est plafonné à plus de 70 ans.

    Exemple: Suite à un accident de la circulation routière survenu à Douala, une victime âgée de 35 ans à obtenu un taux d’incapacité de 42%.

    Déterminer le point d’IPCalculer l’indemnité correspondant à son préjudice physiologique.

    *Réponse* Dans le tableau du code CIMA, le point de rencontre entre l’âge (35 ans) et le taux d’incapacité (42%) est de *17*. Ce qui revient à dire que le point d’IP est égal à 17*2- SMIG mensuel 36270 ; SMIG annuel 435 240. La valeur du point d’IP est égal à : (36270 *12) x 17= 73 990,8 FCFA. La valeur du point d’IP étant connue, calculons enfin l’indemnité à verser à la victime au titre de son préjudice physiologique.73990,8 x 42 = 3 107 613 FCFA.

    *Souffrance physique et préjudice esthétique article 262du code CIMA*

    Ici, on dénombre deux types de préjudices distincts indemnisés séparément.

    1- la souffrance physique ou pretium doloris ou prix de la douleur (PD)

    2- Le préjudice esthétique ( PE).Ces deux postes de préjudices sont fixés par expertise médicale et indemnisés séparément. Ils se calculent de la même manière. Il s’agit de multiplier le degré de préjudice arrêté par l’expert médical à un pourcentage du SMIG annuel défini à l’avance.

    Exemples d’application.

    1- très léger= 5% du SMIG annuel soit 435240*5%=21762.

    2-Leger= 10% du SMIG annuel soit 435240*10%=43524.

    3-Modéré =20%du SMIG annuel soit 435240*20%= 87048.

    4-Moyen=40%du SMIG annuel soit 435240*40%=174096.

    5-Assez important=60% du SMIG annuel soit 435240*60%=261144.

    6-Important =100%du SMIG annuel soit 435240*100%=435240.

    7- Très important = 150% du SMIG annuel soit 435240*150%=652860.

    8- Exceptionnel= 300% du SMIG annuel soit 435240*300%=1 305 720.

    Je tiens à préciser que ces taux ne sont pas cumulables pour un seul préjudice. C’est à dire qu’une victime ne peut pas avoir un taux très léger et léger pour le préjudice esthétique.

    Les dispositions de l’article 232du code CIMA prévoient que la victime *peut à son libre choix, et à ses frais, se faire assister du conseil de son choix.*

    Cette terminologie *conseil* renvoie à tout *professionnel (avocat, agent d’affaires, juriste, etc…) à même de défendre efficacement les intérêts de la victime*.

    Je souhaite qu’à partir de ce soir *nous arrêtons de dire que les assureurs sont des bandits*

    *S’assurer est une chose, mais bien s’assurer est une autre*

    Tchonang Tchatchouang Yannick (Juriste-assureur)

  • RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE: 2ème PARTIE – CAS DU CAMEROUN

    RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE AU CAMEROUN

    La majeure partie de la population du Cameroun, considère qu’il n’est pas réellement utile de payer pour la protection contre le risque de maladies. Beaucoup ne sont aussi que très peu conscients face aux risques importants d’en attraper une.

    En Afrique sub saharienne, la performance du Cameroun en matière de couverture du risque maladie est la plus faible : le Gabon et le Cap Vert couvrent plus de la moitié de leur population, et des pays tels que le Sénégal, Tanzanie, Côte d’Ivoire avec une dépense totale de santé inférieure au Cameroun ont des taux de couverture entre 50 et 145 fois plus élevés.

    Le Cameroun, est un pays d’Afrique en développement, où la majeure partie de la population n’a pas accès aux soins de santé. Ils sont en effet moins de 2 % à avoir une assurance maladie.

    Pédiatrie Hôpital Protestant de Bangoua

    L’assurance maladie réservée à une élite au Cameroun

    De plus, le paiement des soins se fait généralement de manière directe dans les centres de santé. Plus de 600 milliards de Francs CFA sont dépensés chaque année auprès des hôpitaux. Les personnes très pauvres, pensent aussi qu’il est préférable de pratiquer l’automédication et d’acheter les médicaments auprès des vendeurs à la sauvette plutôt que d’avoir une assurance santé. L’assurance maladie est donc vue comme un service réservé à l’élite Camerounaise.

    Malgré les efforts de promotion des mutuelles de santé depuis une décennie et l’existence d’une vingtaine de compagnies privées proposant des polices d’assurance maladie, à peine 5% de la population camerounaise bénéficie d’une couverture du risque maladie. Cette situation explique en partie que la dépense de santé des ménages s’effectue à 94,6% sous forme de paiements directs au point de délivrance lors des épisodes de maladie soit une somme estimée à 556 Milliards annuels en 2020.

    Ce mode d’achat des soins et services de santé est inefficient, les indicateurs de santé du Cameroun sont moins bons que ceux des pays africains allouant moins de ressources à la santé des populations, la dépense de santé au Cameroun porte à plus de 75% sur les examens médicaux et les médicaments de marque alors que l’Etat subventionne de façon substantielle les médicaments génériques. D’autres prestations subventionnées par l’Etat sont sous utilisées en raison de l’obligation d’un paiement cash préalable pour y accéder.

    Les facteurs sous jacents 

    La faible couverture du risque maladie sont entre autres:

    1. la méfiance des ménages vis-à-vis des mutuelles de santé et des compagnies privées d’assurances;
    2. l’absence d’obligation d’être assuré contre le risque maladie qui transforme l’assurance maladie en un service réservé à une élite;
    3. l’ignorance des avantages inhérents à l’assurance maladie par une large frange de la population;
    4. la pauvreté et le montant élevé des primes d’adhésion et des cotisations annuelles;
    5. la forte prévalence de l’emploi dans le secteur informel.

    Ainsi, la faible adhésion aux mécanismes d’assurance maladie au Cameroun tient entre autres à ce que :

    • Le risque maladie est ignoré dans le portefeuille de sécurité sociale de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale-CNPS ne gérant que la vieillesse, les retraites, les allocations familiales, les accidents et maladies professionnels, les
      employés de la CNPS disposent d’une mutuelle santé .
    • Les montants des primes des assurances commerciales sont inaccessibles pour la majorité des employés et largement au dessus de la dépense de santé moyenne des ménages
    • L’assurance est méconnue et les populations ne perçoivent pas la pertinence de payer pour la protection contre le risque maladie au regard des nombreuses aubaines nées des actions sanitaires publiques ou privées à caractère « caritatif »
    • Les croyances et normes sociales influencent lourdement la perception des gains potentiels de l’adhésion à un mécanisme d’assurance maladie, certains individus pauvres estiment que les pertes encourues en cas de maladie sont plus faibles que le coût de l’adhésion puisqu’ils peuvent aisément recourir au tradipraticien, à l’automédication auprès des vendeurs ambulants de médicaments dont le coût est jugé plus abordable; plusieurs études sur les mutuelles de santé constatent une désaffection des mutuelles communautaires malgré des primes mensuelles individuelles fixées entre 100 et 600 FCFA.

    Voilà ainsi l’état général de l’assurance maladie au Cameroun

    Rodeo Yannick Nguemo (Cooper)

  • LA RÉALITÉ DE L’ASSURANCE MALADIE 1ère Partie

    CONCEPT GÉNÉRAL AUTOUR DE L’ASSURANCE MALADIE.

    Nous commencerons par analyser le concept de l’assurance maladie de façon générale, et ensuite les réalités de couverture au Cameroun.

    L’assurance maladie est un dispositif chargé d’assurer un individu face à des risques financiers de soins en cas de maladie, ainsi qu’un revenu minimal lorsque l’affection prive la personne de travail.

    Donc de façon générale, elle permet aux personnes (les assurés) qui sont confrontées à des risques de maladie, maternité, invalidité, de pouvoir bénéficier du remboursement de leur frais médicaux, ainsi que d’un versement d’un revenu de remplacement en cas d’arrêt de travail.

    Le rôle de l’assurance maladie est de protéger durablement la santé de chacun, dans sa vie personnelle ou professionnelle, en agissant auprès de tous. … Concrètement, elle accompagne les assurés tout au long de leur vie, en prenant en charge leurs soins quels que soient leurs ressources, leur situation ou leur état de santé.

    L’OBJET DE LA GARANTIE COUVERTURE MALADIE.

    La présente assurance a pour objet de rembourser à l’assuré ou à ses ayants droit les dépenses d’ordre médical et chirurgical occasionnées par une maladie ou un accident dans les limites des garanties prévues aux Conditions particulières. Il s’agit de protéger les personnes contre les conséquences pécuniaires de la maladie, de l’accident et de la maternité.

    Cette assurance a une nature double:

    • Elle est d’abord une assurance de personne dans la mesure où l’assureur promet des sommes fixées indépendamment de toute question de préjudice (incapacité journalière, accouchement, décès accidentel). les prestations se font généralement en espèces, parle versement des sommes d’argent sous forme de capital, de rente ou d’indemnités journalières pour compenser la perte de revenus en cas d’incapacité temporaire ou permanente. Ces prestations en espèces relèvent du principe forfaitaire.
    • D’autre part, elle est principalement une assurance de dommages soumise comme telle au principe indemnitaire, dans la mesure où l’assureur s’engage à rembourser tout ou partie des frais pharmaceutiques occasionnés par la maladie ou l’accident garanti. Le paiement de la prime déclenche l’effet de la garantie. Les prestations garanties sont généralement les prestations de base. Il s’agit des dépenses de santé courante à savoir: le remboursement des frais médicaux, pharmaceutiques, analyses, radiologie, petite chirurgie, maternité, honoraires de médecins, prise en charge des frais d’hospitalisation etc.

    L’assurance maladie ne prenant pas entièrement les aléas de la santé, il existe ce qu’on appelle des extensions de garantie pour des maladies spécifiques pouvant affecter le capital souscrit moyennant une surprime, les extensions de garanties suivantes peuvent être accordées:

    • Prise en charge des soins dentaires, frais d’optiques, de maternité dans la limite d’un capital fixé.
    • Soins à l’étranger: ils comprennent les frais médicaux, pharmaceutiques et d’hospitalisation dans la limite des plafonds indiqués, les frais de soins dentaires (prothèse exclue sauf en cas d’accident justifié et entraînant la perte de deux dents au moins) dans la limite des plafonds indiqués, les frais d’optique médicale dans la limite des plafonds indiqués, les frais de séjour en cas de traitement externe.
    • Les frais d’obsèques: Cette assurance a pour objet de verser aux ayants droit la somme convenue au contrat pour leur permettre de faire face aux frais funéraires occasionnés par un décès accidentel ou consécutif à une maladie non exclus, dans les limites des garanties prévues aux Conditions particulières.
    • Evacuation sanitaire: C’est la prise en charge par la compagnie des frais de transport aller-retour couvrant l’achat d’un billet d’avion, pour l’évacuation sanitaire vers un pays d’AFRIQUE, d’EUROPE ou du MONDE, de l’assuré malade ou accidenté. Cette garantie s’étend également au billet d’avion de son accompagnateur jugé indispensable par l’équipe médicale, aux frais de transport accompagnateur; Rapatriement et transfert du corps suite à évacuation; frais post-mortem (morgue, habillement, cercueil, rapatriement).
    • Assistance: Frais médicaux suite à une maladie ou lésion survenue à l’étranger. En cas de maladie ou lésion de l’assuré durant son séjour à l’étranger, l’assureur prend en charge et se substitue éventuellement à l’assuré pour payer les frais nécessaires et raisonnables d’hospitalisation, des interventions chirurgicales, les honoraires des médecins et les produits pharmaceutiques prescrits par son médecin traitant. Ne sont toutefois pas pris en charge les frais médicaux engagés pour un traitement prescrit dans son pays de résidence, d’une maladie chronique ou mentale, préalablement connue ou non, avant le départ à l’étranger du assuré ou qui nécessitent techniquement un contrôle médical régulier).
    • Rapatriement du corps: la compagnie prend en charge les frais de traitement post mortem, de cercueil, de mise en bière et de rapatriement du corps ( transport proprement dit et frais divers) de l’Assuré, décédé à la suite d’une maladie ou d’un accident dont il serait victime, ou incapable de rentrer dans les conditions normales du voyage.

    Voilà ainsi présenté le concept d’assurance maladie

    Rodeo Yannick Nguemo (Cooper)

     

  • Programme spécial de la semaine du 26 Juillet au 1er Août 2021 – Forum BMBV sur WhatsApp

    Si tu veux participer au changement, tu as le droit d’être dans ta communauté, celle qui t’écoute, te valorise et se soucis de ton développement personnel et professionnel. Rejoins la via le forum social BMBV sur WhatsApp. https://chat.whatsapp.com/HAFIpSMyxoAKsrPn1bh5AA

    *Programme spécial de la semaine du 26 Juillet au 1er Août 2021*

    Thématiques au programme: *Métier du jour, Éducation, Culture, Santé, Gastronomie, Entrepreneuriat…*

    *Tranche horaire: 20:00-00:00*

    *Lundi 26 DÉBAT/ÉCHANGE:* La COVID-19. Quelles conséquences dans notre communauté ? Avez vous-même vécu un cas d’infection? Comment avez vous réagi ? Quel impact sur votre vie? (TOUT LE MONDE PARTICIPE)

    *Mardi 27 EXPOSÉ/FORMATION:* DÉMYSTIFIER L’ENTREPRENEURIAT. C’est quoi exactement ? (Guy Merlin Tchagoua)

    *Mercredi 28 – DÉBAT/ÉCHANGE:* *Lorsqu’on n’en peut plus avec l’école, comment assurer une bonne transition dans sa vie et ne pas être victime de la conjoncture socioéconomique ?* (TOUT LE MONDE PARTICIPE)

    *Jeudi 29 – EXPOSÉ/FORMATION:* la réalité de l’assurance maladie au Cameroun. (COOPER)

    *Vendredi 30 – EXPOSÉ/FORMATION*
    Theme: C’est quoi le nkak et toutes les cérémonies qui l’entourent ? (INVITÉ SPÉCIAL)

    *Samedi 31 – Ndah Ndah* le Ndah’Ndah se fera en voice. On prône ici le dialogue en langue, les chants, les contes et proverbes en langues exclusivement.

    *Dimanche 01/08 – SPECIAL CUISINE*
    Une recette culinaire surprise Bangoua ou de ses environs. (LURETTE POUEMI)

  • Etudier Architecture au Cameroun Par Sa’ah Pieumi un exposé sur le forum BMBV

    Avant toute chose,  j’aimerais définir l’architecture.

    Classé premier Art parmi les 10 arts majeurs,  l’architecture est l’art de concevoir et construire les édifices.

    • 1er art  L’architecture  
    • 2ème art  La sculpture  
    • 3ème art  Les arts-visuels (peinture et dessin)  
    • 4ème art  La musique
    • 5ème art  La littérature et la poésie  
    • 6ème art  Les arts de la scène (théâtre, danse, mime, cirque)  
    • 7ème art  Le cinéma  
    • 8ème art  Les arts médiatiques (télévision, radio, photographie)  
    • 9ème art  La bande-dessinée.
    • 10ème art  Les jeux vidéo/l’art numérique

    Parlant de l’architecture au Cameroun,  c’est un métier pas très connu jusqu’ici,  pourtant il y a plus de 10 ans que les premières  écoles d’architecture ont vu le jour au Cameroun. Aujourd’hui au nombre de 5, ces écoles sont pour certaines privées, et publiques pour d’autres.

    Réalisation: www.gbcameroun.com

    Entre autre :

    • l’IBAF devenue l’IBA de Foumban, faculté de l’université de Dschang, basée à Foumban,
    • l’IBA (Institut de Beaux-Arts) de Nkongsamba faculté de l’université de Douala basée à Nkongsamba,
    • l’ENSTP (École Nationale Supérieure des Travaux Publics) de Yaoundé,
    • Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA) à Yaoundé Bastos,
    • l’Ecole d’architecture de l’UDM (Université des Montagnes), située à Bangangté.

    Il est important de noté que les deux dernières écoles sont privées et les trois autres publiques. Privées comme publiques,  ces écoles admettent tout citoyen (Camerounais ou étrangers) ayant un baccalauréat scientifique, pour une formation continue d’une durée de 5 ans suivie de 2 ans de stages dans un Cabinet d’architecture agréé.

    La formation en Architecture dure ainsi 5 années pendant lesquelles les futurs Architectes bénéficient d’un ensemble de connaissances pratiques et théoriques devant leur permettre  non seulement d’avoir les fondamentaux du métier, mais également de pratiquer le métier d’Architecte. Cela dit,  il si vous arrêtez en troisième année,  vous n’aurez pas de qualification, donc pas de correspondance.

    Réalisation: www.gbcameroun.com

    Pour ce qui est de la formation,  après 5 ans d’études dans une des écoles sus mentionnées,  le futur architecte obtient son diplôme d’études supérieure en Architecture,  ce qui lui donne le quitus de faire 2 ans de stage dans un cabinet d’architecture régulièrement inscrit au tableau de l’ONAC (Office National des Architectes du Cameroun). C’est seulement après cette durée (7ans) que vous pourriez légalement exercer le métier.

    Impossible hier,  après l’harmonisation des programmes d’enseignement, il est désormais possible de passer d’une école d’architecture à l’autre.

    En conclusion, nous pouvons retenir que l’architecture se fait chez nous,  que les écoles sont ouvertes sous certaines conditions, et qu’il est désormais possible de devenir Architecte après quelques années d’études.

    Sa’ah Pieumi Patrick

     

    QUESTIONS/REPONSES.

    Est-ce qu’un ingénieur de génie civil peut devenir architecte dans son domaine ?

    Oui les ingénieurs peuvent faire architecture, ils sont soumis aux mêmes conditions que le reste.

    Quelle différence entre architecture et génie civil?

    L’architecte est le maître d’œuvre,  l’ingénieur est spécialisé dans un domaine. Pour le commun des mortels, les architectes et les ingénieurs civils semblent faire sensiblement la même chose. Par contre l’ingénieur de génie civil est spécialisé dans les éléments suivants,  le sol,  les matériaux de construction, la conception des structures. Mais lorsque l’on connaît bien ces deux professions, on réalise qu’elles sont en fait assez différentes.

    Quelles différences entre un urbaniste et architecte ?

    Un urbaniste est un spécialiste de l’aménagement urbaniste, de l’architecture à l’échelle macroscopique pourtant un architecte est spécialisé sur les composants de l’urbanisme.

    Qu’est-ce qu’un maître d’ouvrage ?

    Les architectes sont des généralistes, ils doivent parler “plusieurs langues”, dont celle des ingénieurs afin de pouvoir faire la coordination de tous les éléments du projet. Ils sont responsables du respect du concept général

    L’architecte coordonne l’intervention des autres professionnels comme l’ingénieur, le technologue en architecture, l’architecte-paysagiste ou l’arpenteur-géomètre, Y compris tous les autres lots techniques : Plomberie sanitaire et assainissement,  électricité,  climatisation, sécurité incendie, menuiserie bois,  menuiserie alu,  vitrerie,  carrelage, peinture… ameublement…

    Réalisation: www.gbcameroun.com

    Aujourd’hui on observe dans nos villes l’écroulement des édifices est ce que ces problèmes sont dû pas le non apport de l’expertise d’un architecte ?

    Le mal est plus profond,  la responsabilité est partagée. Entre le manque de culture des investisseurs,  maîtres d’ouvrages,  la non évaluation du risque,  la mauvaise organisation de l’état et la société,  l’inconscience de certains professionnels,  l’usurpation de titre par certains…

    ONAC compte combien d’architectes actuellement ?

    Moins de 300 architectes

    Quels sont le Les frais de scolarité pour l’institut de beaux-arts de Foumban filières architecte

    50.000FCFA par an pour les Beaux-Arts,  235.000FCFA pour l’école des travaux et plusieurs millions pour ESSACA et l’UDM.

    SVP quels sont les privilèges ou avantages à être inscrits au tableau de l’ordre?

    Premièrement la légalité, qui s’ajoute sur la légitimité,  les opportunités, la participation aux appels d’offres publiques…

    SVP c’est quoi en gros la procédure pour un camerounais qui a étudier ailleurs et accéder à l’ONAC?

    Déposer son dossier au secrétariat de l’ordre,  il sera étudié. Le candidat passera l’audition,  si tout est bon  il pourra prêter serment à l’ Assemblée Générale suivante.

  • BANGOUA – BANDREFAM : SUR LES PAS DE NOS ANCETRES…

    MARCHE PATRIMONIALE DU 12 FEVRIER 2021 INITIEE PAR SM DJAMPOU TCHATCHOUANG, ROI DES BANGOUA.

    CONTEXTE HISTORIQUE

    Notre histoire nous enseigne que le royaume BANGOUA fut fondé par LEKEMEGNE communément appelé DJOK-VUP. Il était fils du Chef BANDREFAM. Ayant perdu la succession après la mort de son père, il fugua pour aller s’installer à VIEUTCHIP, aujourd’hui forêt sacrée de Bangoua. Etant excellent chasseur de gibiers, LEKEMEGNE réussit à conquérir le cœur des roitelets et populations qu’il trouva à Bangoua à cette époque et par un double jeu de ruse et de force, il s’installa et régna sur Bangoua pendant une quinzaine d’années (1440-1455). Dès lors se noua alors un lien indéniable et historique entre les deux royaumes voisins (BANGOUA et BANDREFAM).

    Les trois Majestés (BANGOUA, Bandrefam et Bangang Fokam) entourés des participants

    L’histoire entre ces deux royaumes liés par des liens de sang a évolué depuis des siècles et des rois s’y sont succédés. Il eut fallu attendre plus de 4 siècles après DJOK-VUP pour que le célèbre Roi NOH-TCHOUTOUO qui régna pendant 103 ans, écrivit une autre page de l’histoire de son royaume avec Bandrefam. En effet, ce célèbre Roi avait pour vision d’agrandir son royaume et de laisser à sa descendance un vaste territoire. C’est ainsi qu’il attaqua le royaume Bandrefam dans les années 1914 et la guerre dura ainsi pendant 9 ans (La guerre de neuf ans). L’intention du Roi NOH-TCHOUTOUO était d’étendre son territoire jusqu’à BANGANG-FOKAM.

    FOH DJAMPOU TCHATCHOUANG A. J., Roi actuel des BANGOUA, descendant de LEKEMEGNE et arrière-petit-fils de NOH-TCHOUTOUO, pris les commandes du royaume dès 2001 avec une vision plutôt pacifiste et de développement du royaume. C’est ainsi que dès l’entame de son règne, il engagea et noua la réconciliation historique entre BANGOUA et BANDREFAM (sous l’ère de SM JIEJIP POKAM) en 2006. C’est toujours dans cette même lancée que le Roi des BANGOUA initia cette MARCHE PATRIMONIALE du Vendredi 12 Février 2021.

    LA MARCHE PATRIMONIALE DU VENDREDI 12 FEVRIER 2021

    Cette MARCHE PATRIMONIALE fut initiée par le Roi des BANGOUA et accompagnée par la Jeunesse Bangoua, en vue de promouvoir la culture, le tourisme, le sport… Elle a été parrainée par le Notable BANGOUA de la diaspora SA’AH SOUFO DJAMPOU Clovis. Elle avait pour cible aussi bien les jeunes que les adultes. A cet effet, une cinquantaine de personnes venues du terroir et des métropoles du pays ont massivement répondu présent à l’appel historique de leur roi.

    Dès le départ à partir de la colline écologique de Baloué

    OBJECTIFS

    L’objectif primordial de cette marche était de suivre les pas ancestraux afin de consolider les valeurs ancestrales et liens historiques entre nos deux royaumes.

    Les objectifs intermédiaires consistaient à :

    • Découvrir les richesses naturelles de ces deux royaumes ;
    • Toucher du doigt les coutumes ancestrales ;
    • Partager les expériences en matière écotouristique pour le bien-être des populations et
    • Raviver la flamme de la coopération et du vivre-ensemble.

    Le Roi des BANGOUA apporte du bois à son père… Un acte hautement symbolique

    LE DEROULEMENT…

    Le point de départ de la marche était la Colline Ecologique de Baloué. Dès 5H30, tous les participants y étaient réunis et ont commencé leur périple historique par une séance d’exercices physiques. Après ces échauffements, les participants ont migré vers VIEU-TCHIP. La traversée de la rivière de la forêt sacrée s’est faite avec le Roi des Bangoua en tête. Chacun y a profité pour se laver le visage en signe de bénédictions. Rappelons que c’est dans cette forêt sacrée que LEKEMEGNE s’était réfugié pour chasser du gibier avant de venir occuper le trône à Bangoua. Une fois la rivière traversée, commença alors l’arpentage de la grande colline abrupte par endroits, jonchée d’obstacles (rochers, arbustes, lianes, tranchées historiques…) pour finalement arriver dans le royaume Bandrefam.

    Vue aérienne de la forêt sacrée BANGOUA (Vieutchip)

    A BANDREFAM…

    Une fois à Bandrefam, la première destination fut le SITE ECOLOGIQUE DE BANDREFAM. Là, le Roi des Bangoua fut solennellement accueilli par son père et pair, FOH JIEJIP TCHOMGANG Georges et sa suite qui étaient très émus par une telle visite historique. Cerise sur le gâteau fut la présence aussi remarquable du Roi des BANGANG-FOKAM, SM Jules Roland KOUATCHOU venu aussi être témoin de l’histoire. La délégation Bangoua a visité le Site Ecologique de Bandrefam qui fait dans l’agriculture durable, la transformation et vente des produits agricoles et la production de l’énergie solaire. Il a été question de s’inspirer de tels exemples dans la construction de la Colline Ecologique de Bangoua à Baloué.

    Le cap a ensuite été mis sur la Chefferie Supérieure Bandrefam où le Roi des Bangoua accompagné de sa forte délégation a posé un acte fort de symboles et de significations. Il n’y est pas allé les mains vives ; il est descendu jusqu’à la cour intérieure de la chefferie ayant porté du bois à son père le Roi de Bandrefam. Cette descente fut rythmée par des cris et chants guerriers. Une fois le bois déposé chez son père, ce furent les accolades conviviales entre le père et le fils de passage à la maison. Le Roi des Bandrefam a béni son fils ainsi que sa délégation et demandé à tous et chacun d’honorer ses parents, de toujours se rappeler de là où on vient puisque c’est de là que viendront les bénédictions. Le fils (Roi de Bangoua) a saisi cette occasion historique pour annoncer à son père et ses ancêtres la célébration de ses 20 ans de règne en Décembre 2021.

    L’ensemble de la forte délégation (les 3 Majestés comprises) s’est ébranlée au domicile d’un digne fils du coin, le Colonel TIOKAP Pierre Loti pour une visite de courtoisie et là, un buffet bien dressé a été mis à la disposition des pèlerins.

    Le Roi des BANGOUA et un de ses Notables (SA’AH Ngansop Frédéric) durant la marche patrimoniale…

    C’est sur cette note de convivialité que s’est achevée la MARCHE PATRIMONIALE du Roi des BANGOUA…sur les pas de nos ancêtres.

    Par SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    www.icibangoua.net