Category: Société

  • MESSAGE DE FIN D’ANNEE NOUVEL AN 2019 DE SA MAJESTE DJAMPOU TCHATCHOUANG ANICK JULIO ROI DES BANGOUA

    A LA COMMUNAUTÉ DES FILS ET FILLES BANGOUA DU CAMEROUN ET DE LA DIASPORA

    Mes chers fils et filles.

    Qu’il me soit permis de m’adresser à vous en cette circonstance de fin d’année et de nouvel an, pour implorer la grace du Très-Haut dans vos vies, ainsi que la faveur des ancêtres sur vous tous.

    Aussi, vous me permettrez de faire une rétrospective sur l’année 2018 pour qu’ensemble, nous puissions dresser les perspectives pour l’année nouvelle.

    2018 qui s’achève, a été émaillé pour nous et beaucoup d’entre vous par des événements tant malheureux que heureux. C’est ici l’occasion pour moi, d’exprimer à tous ceux et celles qui ont connu des moments difficiles, nos sincères réconforts. Nous prions les dieux de « Vieutchip » et « Tanveuh » de vous accorder donnent une santé de fer, la force de frappe et le courage nécessaire pour surmonter les épreuves et affronter les défis de la nouvelle année qui s’ouvre à nous.

    Sa Majeté encourageant les participants lors du Macabo 2017. Credit Photo: Clotaire Ntienou

    Pour ce qui peut constituer les bons points de notre bilan pour l’année finissante 2018, nous avons entre autre, enregistré quelques avancées sur le plan du développement, socio-économique, culturel, touristique et infrastructurel de notre localité.
    Tenons par exemple:

    SUR LE PLAN SOCIAL

    Grâce au partenariat avec ‘’ l’ONG SHYA LOH ’’ ( SUISSE) plus d’une centaine de notre population, jeunes et parents confondus, atteints des problèmes de la vue, ont été consultés et médicalement pris en charge par cette organisation.
    En marge de ses soins, de nombreux jeunes du terroir ont également bénéficié des formations en électronique, informatique et électricité.

    Dans le même ordre d’idée, notre Hôpital de référence en l’occurrence l’Hôpital Protestant de Bangoua, a organisé avec l’aide des médecins volontaires des consultations gratuites.

    Aussi, les actions de l’ONG WEBDEV FOUNDATION et ABARKA (Espagne) ne sont pas en reste. Grâce à leur dynamisme, des actions concrètes sur le terrain ont porté à leur actif, la réalisation des puits aménagés dans certains quartiers du Groupement et à la Chefferie Supérieure pour une capacité chacune de 5 m³ d’eau.

    Nous n’oublierons pas l’ONG MAMA AFRICA en Allemagne qui ne cesse de nous encourager et soutenir dans de nombreuses autres actions.

    Nous remercions aussi la forte mobilisation des jeunes Bangoua de la diaspora (En France, Suisse, Allemagne, Belgique) pendant mon dernier séjour en Europe et les exhorte de continuer dans cette lancée.

    Sa Majesté lors de son discours Macabo 2017. Credit photo: Clotaire Ntienou

    Sur un tout autre plan et parlant de l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest voisine à notre localité, nous saluons l’hospitalité de certaines de nos populations qui ont accepté d’ouvrir leurs portes aux déplacés du NO/SO.
    Nous nous réjouissons de ce que le peuple Bangoua partage leurs peines. Nous leurs souhaitons une intégration paisible sur la terre de Djokvùp et comptons sur leur sens de responsabilité, de civisme et du ‘’vivre ensemble’’, autant que nous souhaitons un retour des plus imminents au calme dans lesdites régions, pour faciliter leur retour sur leur terre natale.

    Mes chers fils et filles,
    Nous sommes conscients que l’eau potable est encore un luxe pour beaucoup de nos populations. C’est une constante préoccupation.
    Pour y remédier, nous invitons nos élites, nos élus à plus d’actions concrètes.
    Aussi, nous sensibilisons les populations (bénéficiaires) à faire preuve de civisme pour préserver et entretenir le moment venu, les efforts qui pourront être entrepris dans ce sens.

    SUR LE PLAN ECONOMIQUE ,

    L’implantation sur notre sol de la MC² et de EXPRESS UNION, ont favorisé une légère augmentation du taux d’octroi des microcrédits et nous incitons davantage nos jeunes à plus d’ingéniosité. La créativité et l’esprit d’initiative nous le croyons, va vous permettre de bénéficier davantage des facilités d’appui et d’octroi de microcrédits en 2019. Je sais pouvoir compter sur la souplesse du comité de crédits dans le traitement des dossiers d’octroi de crédits pour des petits opérateurs économiques de céans .

    Nous constatons avec grande satisfaction, la floraison agissante des AGR (Activités Génératrices de Revenus) dans des différents carrefours du Groupement, ainsi que l’intéressement de nos jeunes à l’agriculture, l’élevage et le petit commerce. Qu’ils trouvent tous ici, l’expression de nos encouragements et de notre soutien. Vos actions il faut le dire pourquoi s’en féliciter, contribuent efficacement à relever notre économie locale.
    C’est l’occasion pour nous de lancer un appel à bien d’autres, ainsi qu’à nos élites de multiplier les activités économiques sur notre territoire.

    ÉDUCATIVEMENT PARLANT,

    Le taux de réussite aux examens officiels a connu une hausse significative. Comment ne pas remercier les jeunes de l’ECEEBA pour le sacrifice consenti à travers les cours de soutien et de remise à niveau dans le but de les rendre prêts à affronter tout type d’épreuves.
    Cher(e)s Jeunes de l’ECEEBA trouvez ici l’expression de notre infinie reconnaissance, et les encouragements de toute la chaine éducative. Nous sommes fiers de vos contributions pour la réussite de nos jeunes cadets. Un seul mot allez de l’avant.
    J’invite ce faisant les parents et les élites à vous apporter tout le soutien nécessaire à l’accomplissement de cette tâche sacerdotale et bénévole.

    Disons le aussi avec loisir et plaisir. L’Etat contribue efficacement à travers le MINESEC et le MINEDUB, à l’affectation permanente de nombreux enseignements et maîtres d’écoles dans nos différents établissements scolaires, même s’il n’en demeure pas moins vrai que les besoins sont encore grands.

    Beaucoup de nos jeunes scolarisés ont été encouragés au mois de Septembre 2018 grâce aux efforts de nos élites et sous notre impulsion et ceci sous la supervision du Comité National de Développement (CONADEB).
    Par l’entremise de la Commission technique et permanente du ‘’ Comité scientifique et d’Excellence Scolaire de Bangoua’’. Qu’ils trouvent ici notre satisfaction et nos encouragements les plus mérités.
    Comment ne pas faire allusion à la générosité de ce jeune et digne fils du village qui a gratifié la Mission Catholique de Bangoua de la construction à titre de don, d’un bâtiment de 04 salles de classes modernes. Humblement, nous lui disons merci et que son action serve d’exemple.

    Nous portons à votre connaissance que, le Ministère de l’Éducation de Base vient de créer dans notre Groupement une École Publique Bilingue à ‘’ LOUO’’.

    Bain de foule de sa Majesté, Macabo 2017. Credit photo: Clotaire Ntienou

    J’en profite pour sensibiliser les forces vives à la construction des salles de classes et des locaux devant abriter l’administration et accueillir les futurs élèves de la nouvelle École qui en terme de Bilinguisme, sera une référence dans notre Groupement.

    L’INFRASTRUCTUREL N’EST PAS EN RESTE.

    Nous constatons avec grande satisfaction un accroissement des constructions des habitations privées dans notre Groupement, et félicitons tous les heureux propriétaires.
    Un grand appel est ici lancé à ceux et celles qui trainent encore le pas de la construction. Se bâtir à Bangoua est une aubaine pour tous ceux qui en émettent le vœu. Bangoua, la terre d’Oasis et d’accueil à besoin de vous est prêt à vous accueillir, vos familles avec.

    « Là où la route passe, le développements suit »: Nous saluons l’effort déployé par l’’es pouvoirs publics pour l’ouverture et l’aménagement de certaines routes rurales. À titre d’illustration (la route Tougong-Pùp-Kamna) longue de 11km.

    La construction d’un poste de la Brigade pour le confort des éléments y affectés contribue sans doute de l’optimisation des résultats dans la lutte contre l’insécurité et la grande criminalité et le grand banditisme dont Bangoua semble être le fleuron de part les forfaits enregistrés l’année finissante.

    Nous attendons impatiemment l’équipement et l’ouverture de notre Télé Centre Polyvalent et Communautaire, donc le bâtiment flambant neuf est perché sur la colline de ‘’FohdepKouok’’.

    L’initiative de la modernisation de l’entrée de la Chefferie Supérieure est à saluer et féliciter. Nous invitons d’autres âmes de bonne volonté de copier ce bel exemple.

    SUR LE PLAN CULTUREL

    En prélude à la célébration du 20è anniversaire de notre règne, 2021 sera une a charnière et de croisière tant, elle coïncide avec la célébration du Macabo et sans doute la célébration en terre camerounaise, de l’édition de la Coupe D’Afrique des Nations.

    En prélude à cet événement grandeur nature, nous invitons tous les notables, reines, résidents au village, tapis dans de grandes métropoles, ainsi que ceux et celles de la diaspora d’être à jour sur le plan traditionnel (en s’acquittant du rituel de la chaise, et en adhérant pour certains, aux différentes sociétés sécrètes auxquelles ils sont sensés appartenir) pour pouvoir être en règle le jour dit, et valablement accompagner le Roi à la grande la place des fêtes pour l’exhibition de la grande danse  » Zouh ».

    Gauche: Roi Bamendjou | Droite: Roi Bangoua | Macabo 2017. Credit Photos: Clotaire Ntienou

    Je rappelle au Comité d’organisation du festival Macabo 2019 et au Comité de Développement Bangoua (CONADEB) que les chantiers de cette année sont grands, je citerai entre autres :

    Le retour de façon permanente et durable de l’eau potable à Bangoua;

    La restructuration et la modernisation de notre comité de gestion de l’eau;

    La construction de l’École Publique Bilingue de ‘’LOUO’’,

    L’ouverture effective de ladite École Publique Bilingue

    L’organisation du festival de Macabo 2019 et la réalisation de sa feuille de route.

    SUR LE PLAN TOURISTIQUE

    Nous saluons l’initiative des organisations ( Kamerùm Haus, www.icibangoua.net , www.lesenfantsdundé.net) connectica.ev pour la construction d’un incinérateur de déchets à l’Hôpital Bangoua avec la subvention de l’Ambassade d’Allemagne, le Forum Social Bangoua Mon Beau Village…

    N’ignorons rien dans la liste des actions des individus, et autres qui travaillent au quotidien pour promouvoir notre destination touristique et attirer des partenaires, volontaires et autres pour la cause sociale des plus démunis. Chaque Bangoua devrait être un ambassadeur de la culture Bangoua et non pas celui là qui doit tenir l’image de son groupement, et non pas passer le temps à vouloir semer la discorde ou discréditer la crème, et à discréditer le bloc local qui ne cesse de donner le meilleur de lui-même pour le progrès de notre Groupement.

    L’action de la jeunesse et de la diaspora qui plus que jamais, s’est montrée déterminée à soutenir le Royaume dans le cadre de notre dernière tournée Européenne relativement à l’appel des fonds pour financer des projets de développement dans le Groupement Bangoua. La reconnaissance de tout le peuple vous vaut bénédiction.
    Nous voulons solennellement inciter ici et de façon principale, la diaspora Bangoua à beaucoup plus d’actions en faveur du développement comme ce fût le cas en 2005 avec le vaste projet d’eau potable, assainissement…

    Aussi avions nous lancé en 2017, un nouveau concept touristique à savoir l’écotourisme qui consiste à promouvoir entre autres :

    L’habitat écologique,
    L’agriculture bio;
    L’élevage bio;
    La Formation;
    L’agritourisme;
    L’économie verte;
    Etc…

    Nous sommes heureux de vous informer que grâce aux efforts personnels et avec l’appui des partenaires techniques; (ACEFA, MINEPAT, MINEPIA, MINADER, MINTOURL, MINHDU, MINDDEVL) ce projet est entrain de prendre progressivement forme et il se positionnera sans doute comme un projet grand, innovant et novateur dans notre Département voire notre région de par son attraction. Il contribuera indubitablement à réduire le taux de chômage en milieu rural.

    De nombreuses pistes touristiques seront également aménagées et nous comptons sur la grande mobilisation des forces vives internes et extérieures pour sa matérialisation effective.

    Bénédictions divines et ancestrales tout au long de l’année de grâce 2019.

     » Ngouk Nzeu swouo me pouok, Ke shï peh  » Tanveuh  » pï  » Vieutchip  » ngnëue bwégne gne peuh pouo Nwouo ne zeu Sà’à kôuo.

    Bonne et heureuse année 2019 !

    FOH DJAMPOU (Roi des Bangoua)

    PS: Mes représentants dans les communautés Bangoua de l’intérieure, extérieure et diaspora sont chargés de la diffusion du présent message.

  • LE NAVIRE « PÈLERIN » DU PRINCE THÉOPHILE KWENDJEU ATTERRIT AUX LARGES DU FLEUVE NDÉ ET ARROSE LA COMMUNAUTÉ BAZOU DE BANGANGTÉ

    LE NAVIRE « PÈLERIN » DU PRINCE THÉOPHILE KWENDJEU ATTERRIT AUX LARGES DU FLEUVE NDÉ ET ARROSE LA COMMUNAUTÉ BAZOU DE BANGANGTÉ

    La date du Dimanche 02 Décembre 2018 sera plus que jamais gravée en lettre de noblesse dans les cœurs de l’imposante communauté Bazou de Bangangté. Le jour le plus long est enfin arrivé l’a t-on fredonné en chanson pour signifier la joie, l’émotion, et le sentiment de fierté qui se dessinaient sur les visages des récipiendaires.

    Un jour en présence du Prince Théophile KWENDJEU vaut mieux que mille ailleurs et ce n’est pas la consistance, ni moins la contenance du don fleuve du navire Pèlerin qui nous démentiront: 250 chaises plastiques,
    300 tissus pagnes, 08 téléphones 4G avec abonnement et crédit Internet sur un an pour chaque présidents d’association,
    04 machines à coudre de marque Senger pour les 04 présidentes femmes.
    40 minutes n’ont pas suffit pour voir l’assistance être bercée par la voix suave de maman NJa Manveun KOUANKEU Madeleine (Animatrice maison) qui n’a pas tarit d’éloges à l’endroit du donateur, lui arrachant ainsi la faveur des motivations en numéraire.


    Le nom de l’Éternel à été célébré, pour magnifier le geste du jour.

    Hier MANTEM II pour poser la première d’un hôpital, aujourd’hui dans son Ndé natal pour offrir ces dons, Prince Théophile KWENDJEU reste fidèle et loyal dans sa démarche, celle de répondre à une prescription du Chef de l’État, Président de la République à savoir, redonner du sourire aux couches les plus défavorisées.
    Son crédo usuel: le vivre-ensemble a été rappelé avec insistance dans son allocution de circonstance. Autant la mesure de son action revêt le manteau du social en ceci qu’il ne s’inscrit pas dans le sciage d’une échéance politique, qu’il n’appartient non plus originairement à la communauté BAZOU, hôte du jour.

    M. KUIFO Charles et Mme TCHOUTANG Berline, respectivement président et présidente de la Coordination, n’ont pas manqué de souligner l’importance de ce capital, de ce fonds de commerce qui plus que jamais les amènera à pêcher plutôt qu’à marger du poisson.
    Des activités génératrices de revenus viennent ainsi d’être initiées au travers de cette manne qui tombe pratiquement à la veille des fêtes de fin d’année.

    La soirée s’est voulue festive et c’est tout à cœur qu’il a reçu avec surprise, une attestation de parrainage de l’association pour l’accélération et l’incubation des projets de la communauté Medùmba.
    Photos de famille et agape ont clôturé cette cérémonie qui a vu la participation de 06 organes constitués des Associations générales; mixtes, des regroupements Hommes – Femmes – Jeunesse, des groupes de danse qui chacun bénéficieront individuellement de la générosité du pèlerin de Prince; Théophile KWENDJEU.

    Maximin KOUAMOU
    (⁨Homme Intègre ???⁩)
    Juriste; Journaliste; Communicateur et Géostratège.

    Tel: 675238598 / 695084541
    Émail : maxim12bonr@yahoo.fr

  • A NOS ACTES MANQUÉS – RETRAIT DE LA CAN 2019 AU CAMEROUN

    A NOS ACTES MANQUÉS.

    Vraiment pas méchant de dire que le Cameroun est au champs et devra encore fournir des efforts pour organiser la CAN à sucre des Nations 2021.

    Plutôt que le goût amère de ça, il serait bon de dire que la sentence prononcée un jour avant la journée internationale de lutte contre le Sida, vient confirmer la charge virale qui pèse contre nous depuis la sonnette d’alarme répétée et critiquée du Président Amed Hamad au lendemain de son élection à la présidence de la CAF.

    Entre diction et contradiction, fallait juste être logique envers soi-même pour desceller que le sort du Cameroun était sceller depuis la nuit des temps.

    Source photo: https://www.sport24info.ma/football/can-2019-candidature-sud-africaine-peu-probable/

    Les sorties médiatiques et médiatisées du président de la CAF,
    Les déclarations et dénonciations des hommes de médias,
    La machination et la marginalisation des consultants sportifs,
    L’intimidation et la communication du gouvernement,
    Le lion est fâché quand il est blessé…
    Faut toujours attendre la dernière minute pour agir et réagir, se donnant ainsi les occasion multipliées et répétées de déconcentration et déconcertation sur les objectifs à atteindre. Résultat des courses: le Cameroun est définitivement admis au centre des Urgences. et tout doit se faire et avec l’extrême rapidité qui tutoie l’ingéniosité et la curiosité des pays à forte capacité et activité technologiques.

    Les chantiers sont lancés et menés à une vitesse éclaire qui laisse peser le risque d’une décrépitude des infrastructures livrés avec urgences juste au lendemain de sa réception, le plus important étant de tout faire pour être prêt le jour dit.
    Et pourtant, 4 bonnes années DZ chantiers et de dure labeur aurait évidemment permis au Cameroun de se moderniser, de s’activer, d’entrer en chantier et de livrer ses travaux au moins un an avant la date de l’organisation qui du reste à été prorogée de plus de 6 mois: de janvier en juin.
    Tout ce qui aurait pu amener le pays le Roger Miller à rentrer à nouveau en chantier aurait été les travaux complémentaires pour nous réajuste par rapport au nouveau cahier de charge élargissant le format de la compétition.

    Source Photo: https://www.sofoot.com/can-2019-le-cameroun-va-savoir-463320.html

    Que non, le Cameroun est bien quand il est sous pression.
    Que dire, le Cameroun aime se mettre sous pression oublier que l’excès de pression conduit très souvent à l’explosion qui dans le contexte des urgences, peut facilement nous conduire dans un coma profond avec le risque de faire gonfler la facture médicale.

    Il parait qu’avant l’offre de rattrapage de l’édition 2021, beaucoup de chantiers livrés seront périmés, dégradés sans en être exploités.

    Et c’est ici que les masques seront défigurés.

    Entre route, Hôtel, Électricité, Eau… Rappelons-le, la session de rattrapage pour un étudiant est une occasion parfois souhaitée pour améliorer ses performances académique et ce ne sont pas les étudiants qui vont me démentir.

    Qu’à la veille d’une compétition d’envergure nous ne soyons pas en même de respecter le calendrier CAF pour offrir les deux candidats de la Champion League Africaine et espérer bénéficier des faveurs de la CAF?

    Que le calendrier politique ne puisse par permettre de clôturer la saison sportive?
    Il y’a lieu de croire que nous voulons bien, mais réellement nous ne pouvons pas.

    La godasse se chausse au stade et non pas sur les papiers, ni aux travers de son amitié ou de son affinité personnelle avec le président de la CAF.
    Heureusement que le cahier de charge de la CAF est là pour jouer les arbitres même en l’absence de vidéo assistance.
    Fin du match.

    Maximin KOUAMOU
    (⁨Homme Intègre ???⁩)
    Juriste; Journaliste; Communicateur et Géostratège.

    Tel: 675238598 / 695084541
    Émail : maxim12bonr@yahoo.fr

  • PIEU SEU KOUH ou le soutien scolaire de l’ONG ABARKA à une douzaine d’élèves méritants du Collège Évangélique de Bangoua ce 19 Novembre 2018

    PIEU SEU KOUH ou le soutien scolaire de l’ONG ABARKA à une douzaine d’élèves méritants du Collège Évangélique de Bangoua.

    Le geste sympathique à forte valeur a eut lieu le lundi 19 Novembre 2018 sur la cour principale du Collège Évangélique de Bangoua située dans la plaine rocailleuse de Ndoukong.


    De la 6e en 1ère, les deux meilleurs de chaque classe ont été primés et célébrés.
    Dans la foulée, 12 braves élèves de l’année académique 2017/2018 (en raison des deux premiers de chaque classe) ont ainsi reçu chacun, paquet minimum constitué entre autres de: sac de classe (Pieu Seu Kouh) , crayons à mine, stylos à bille, trousses de mathématiques, livres scolaires. Ces dons sont possibles par l’apport de personnes formidables qui sont soucieuses de l’éducation des jeunes et sont fortement engagées à soutenir les actions de notre organisation.

    La prime à l’excellence scolaire dans le groupement se voit ainsi élargi quand on se souvient que, le 21 Septembre dernier, le Collège Évangélique Raflait déjà la mise en caracolant à la tête du meilleur établissement scolaire du secondaire dans le palmarès mis à la disposition de la Commission Scientifique et d’Excellence Scolaire et Académique par les chefs d’établissements.

    L’initiative est celle de l’ONG Arbaka du jeune Clotaire NTIENOU qui vise à encourager le mérite, le travail de la jeune génération qu’il appelle à prendre conscience et connaissance des défis de relève qui les interpellent.
    Clotaire obtient son BEPC dans ce même collège et depuis 2011 s’est donné comme défi de soutenir de manière différente l’éducation et le développement social à Bangoua.

    Le projet « PIEU SEU KOU » pense ainsi étendre le spectre de son action aux autres établissements dans les années à venir.
    Partenaire de WEBDEV FOUNDATION (www.webdevfoundation.org), il faut dire que les actions de cette ONG sont fréquentes sur le sol de Bangoua à travers le vaste et régulier programme de MADIBA CAMEROON (Vacances Utiles) où, les jeunes volontaires nationaux et internationaux sont mis à contribution pour former les jeunes du terroir à l’apprentissage de l’outil informatique, l’entrepreneuriat, la responsabilité sociale individuelle, la tolérance, la santé, les langues et ateliers sur les cultures d’ailleurs.

    Entre colonie de vacances et soutien scolaire en temps de classe, l’oeuvre de cette ONG est loin de s’arrêter et c’est à compter sur l’expertise de son promoteur pour en bénéficier encore davantage.

    Maximin KOUAMOU
    (⁨Homme Intègre⁩) Juriste; Journaliste; Communicateur et Géostratège.

    Tel: 675238598 / 695084541
    Émail : maxim12bonr@yahoo.fr

  • SYMBOLIQUE ET NECESSITE DES REUNIONS FAMILIALES CHEZ NOUS A BANGOUA

    Le mois d’Août a déjà sonné et c’est le moment pour beaucoup d’entre nous de de se rendre aux réunions familiales et pour certains de voir déjà la fin d’année. Pour certains c’est la période d’évaluation de leur année scolaire et académique finissante et par là, le temps de préparer les concours administratifs et et/ou de formation. Sous d’autres chaumières, nombreux vous diront que c’est le temps des vacances avec tout ce que cela comporte. Le mois d’Août coïncide également avec la période de grandes récoltes (d’arachides, de maïs, de safours…) et aussi de grande pluviosité. Celles-ci contribuent à agrémenter à leurs manières les grandes retrouvailles. Retrouvailles, ai-je dit !? Oui !! Certes !! L’une de ces formes de retrouvailles ayant des caractéristiques tout à fait particulières est la Réunion Familiale !

    Chez nous les Bamiléké et chez les Bangoua en particulier, les Réunions Familiales communément appelées ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’ revêtent un caractère sacré qui mérite un temps soit peu qu’on s’y appesantisse !

    Notre modeste chef-d’œuvre s’articulera autour de 4 petits points non moins importants du point de vue de la pertinence de leur fond :

    • Quelle est la signification des Réunions Familiales (‘’N’tchi’seuh toundieuh’’) ?

    • Quelle est la symbolique de ces rassemblements ?

    • Y’a-t-il nécessité de l’existence d’un tel regroupement au sein de nos familles ?

    • Quelles sont les perspectives que doivent avoir ces instances en vue de la pérennité de ses actions ?

    QUELLE EST LA SIGNIFICATION DES REUNIONS FAMILIALES (‘’N’TCHI’SEUH TOUNDIEUH’’) ?

    Les Réunions Familiales (‘’N’tchi’seuh toundieuh’’) sont des rassemblements des individus autour d’une même idéologie familiale. Ce sont aussi les enfants et petits enfants qui se regroupent autour d’un ou de plusieurs ancêtres communs décédés ou encore vivants. C’est ainsi qu’en cette période (mois d’Août), il est facile d’écouter des proches vous dire qu’ils vont ou qu’ils iront au village pour leur(s) ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’. On y va le plus souvent dans sa famille paternelle, sa famille maternelle ou même dans la belle famille. Il est à rappeler que ce dernier cas de figure (c’est-à-dire dans la belle famille) s’observe le plus souvent chez les femmes.

    Les réunions familiales sont des entités bien organisées avec des rencontres qui sont le plus souvent annuelles et rarement biannuelles. Leur fonctionnement est régi par un certain nombre d’instances. Ces regroupements familiaux ont généralement un Comité directeur ou Comité des sages (patriarches, matriarches, intellectuels…). Le Comité des sages assiste le Bureau exécutif qui est constitué d’un Président assisté d’un Vice, d’un Secrétaire Général assisté d’un adjoint, d’un Trésorier, des Commissaires aux Comptes et Censeurs. Ces responsables peuvent être élus ou cooptés. Le Comité des sages et le Bureau exécutif élaborent les grandes orientations familiales, suivent, coordonnent et évaluent les activités familiales. Quoiqu’on dise, le gros des effectifs constitue l’Assemblée Générale qui, elle, a un pouvoir souverain et consultatif. Dans tous les cas, tous les participants sont rassemblés autour d’un patriarche (chef de famille) ou d’une matriarche dont ils se réclament tous de la descendance. Cet(te) aïeul(le) a cependant une valeur représentative et un pouvoir ancestral. Il/elle peut être consulté(e) pour des questions sensibles qui engagent la vie de toute la famille. Il/elle peut aussi trancher en cas de quiproquo. Que cachent ces rencontres ? Sont-elles tout simplement des regroupements anodins?

    SYMBOLIQUE DES REUNIONS FAMILIALES

    S’il reste vrai que la plupart d’entre nous se rendent aux réunions familiales pour montrer leur loyalisme et leur attachement à l’idéologie de la famille, il est aussi nécessaire dès lors, de faire mention de plusieurs points que cachent les ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’. Beaucoup y vont pour s’affirmer enfants de la concession tels les feuilles et les branches d’un arbre, unies et rattachées à un même tronc et tous ancrés dans le sol par le même système racinaire. C’est ainsi que vous entendrez quelqu’un parler avec révérence qu’il va à la Réunion Familiale des enfants de Tiè KWOKAP (‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Tiè KWOKAP’’) ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Adamou Njepang ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Mieu Nguepnang ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Tefoh Tièngouok’’ ou ‘’N’tchi’seuh toundieuh Pouoh Foh Nguendjio’… Complétez la liste svp !!!

    Les réunions familiales sont aussi des espaces de retrouvailles et de rencontres. On peut y retrouver un frère qu’on a perdu de vue il y’a de cela plusieurs années ! On peut faire la rencontre de nouveaux frères, sœurs, tantes, oncles, aïeux, bref de nouveaux liens de sang. Il me revient à l’esprit qu’il y’a eu accrochage de becs entre deux dames dans un bus de transport en commun. Elles avaient quitté Yaoundé et se rendaient à Lah’gwii par Bangoua. C’est une fois arrivées à destination qu’elles ont réalisé qu’elles étaient toutes deux petites filles d’une même et grande concession.

    Pendant les réunions familiales, on dévoile son identité. L’un des points saillants au cours des réunions familiales c’est l’auto présentation. Ainsi, les uns et les autres profitent de l’occasion qui leur est offerte pour décliner leur identité en termes de noms, prénoms, filiation/parenté, profession ou secteur(s) d’activité, contacts, ville(s) de résidence et/ou d’activité, statut matrimonial, liens de mariage (cas des époux(ses) de la famille)… Dans cette rubrique, les enfants scolarisés font également écho de leurs prouesses et performances scolaires et académiques. Chaque présentation en principe, selon le cas, mérite soit des ovations, des encouragements ou des consolations.

    N’oublions pas de mentionner qu’on y donne aussi de ses nouvelles et on prend celles des autres. Les bonnes comme les mauvaises nouvelles sont les bienvenues. Les naissances, les mariages, les découvertes de nouveaux liens de sang, les réussites dans l’année écoulée sont les plus attendues et les plus souhaitées tandis que les décès, les échecs de la vie et les cas de maladies sont les plus redoutés. Soit, vicissitudes de la vie obligent !!!

    Les détentes sont toujours au rendez-vous ! On connaît rarement de telles rencontres avec de la tristesse. Gaieté et blagues sont de la partie ! On connaît aussi des chantres de la famille (alias MP3) qui sont spécialisé(e)s dans l’exécution des belles mélodies dansantes. Ces mélodies connotent généralement l’entente, la solidarité, la bravoure et font le plus souvent mention des noms de vaillants et braves membres de la famille. En retour, l’Assemblée Générale répond, acclame, danse et se démarque avec des billets de banque (pour ’’farotage’’) ! Ne me faites pas oublier qu’on n’y rentre pas le gésier vide ! On y mange le keulock mbèh ndzweurh (’’Kondrè’’ à la viande de chèvre), l’arachide fraîche bouillie, la kola et tout çà arrosé de vin blanc sucré sagement vigné dans les raphias de la concession. Si la réunion se tient autour d’un feu, le maïs frais et les safours rôtis seront au menu !

    Durant les réunions familiales, les projets/événements familiaux sont planifiés, exécutés ou évalués. Ces projets peuvent être entre autres les prochaines rencontres, funérailles, rites coutumiers, entretien de la concession, construction d’ouvrages familiaux, aides familiales, scolarisation des enfants, prise en charge de certains cas d’indigence… Au sortir de la réunion familiale, de nouvelles dispositions sont prises pour améliorer les performances antérieures.

    Ce sont également des instances de partage. Aux réunions familiales, on est fier de partager avec les siens une partie de ce qu’on a pu gagner dans l’année ! On verra généralement des membres de famille aller aux réunions avec des sacs de riz, des bidons d’huile, des sacs de sel, des stylos, des cahiers, de la boisson, des biscuits, des bonbons, du chocolat, du pain… Ces présents sont alors remis au Chef de famille qui les présente à l’Assemblée Générale, décline l’identité du/des donateur(s), le(s) remercie, le(s) bénit, le(s) encourage, exhorte les autres à suivre l’exemple, et met sur pied un comité de partage. Notons que les filles et femmes de la concession peuvent également apporter de la nourriture préparée à leur guise et à la hauteur de leurs moyens. D’autres membres peuvent contribuer financièrement pour la bonne tenue de la cérémonie. Tout le monde en principe devrait mettre la main à la pâte d’une manière ou d’une autre. Le partage ici peut aussi s’entendre comme étant toute action bénévole rendue pour le bien de tous. Nous pouvons à ce titre mentionner, le nettoyage de la concession avant, pendant et après la réunion, la participation à la préparation, transport et service des aliments pour ne citer que ceux là.

    Le Parquet n’existe pas seulement aux Tribunaux de Bangangté ! A Bangoua, les réunions familiales sont des véritables instances juridictionnelles. Elles sont compétentes pour trancher en matière d’incompréhensions ou des litiges portés à leur connaissance par l’une des parties. Elles peuvent également s’autosaisir de certains cas litigieux. Retenons que ramener les litiges sous l’arbre à palabre est un signe de maturité et de reconnaissance du pouvoir familial dans la résolution des conflits. Mais dans la plupart des cas, on fait face à ce genre de situations lorsque les médiations ont été infructueuses. Dans les 95% de cas, les problèmes se résolvent toujours en famille. On partage les responsabilités des uns et des autres. On assiste au finish au fumage du calumet de la paix entre les deux parties. Ceci peut se faire verbalement ou par des embrassades ou par partage du vin blanc dans le même verre. On peut aussi ramener à l’ordre ou sanctionner des cas révélés de vandalisme, de turbulence, d’ivrognerie, bref de tout cas d’irresponsabilité d’un membre qui met en mal l’image de la famille. Mais alors, il faut mentionner que ces instances juridictionnelles sanctionnent à la fois négativement et positivement. Sur le plan positif, on assiste parfois à des remises des prix aux meilleurs enfants qui se sont démarqués tout au long de l’année scolaire au académique. On attribue aussi des titres de vaillance à certains fils et filles de la famille au regard des actes positifs qu’ils ont commis à l’effet de faire rayonner l’image de la famille. C’est ainsi que vous aurez des titres familiaux attribués tels que Mefo, Mbeu’, Soup, Sah’… Il faudra penser à les installer dans leurs fonctions lors d’une cérémonie solennelle avec tout ce que ça comporte ! Les réunions familiales sont aussi les instances pour reconnaître les titres arrachés de hautes luttes dans la société par leurs fils et filles. Elles sont aussi compétentes pour les installer à leur niveau dans leurs fonctions. Par exemple, si après un acte de bravoure d’un membre d’une famille, le Chef Supérieur Bangoua lui attribue, un titre de notabilité ou de dignité au rang de Mefo ou de Sah’ ou de Mbeu’ngouok ou de Wembo… celle ou celui-ci devra être installé(e) sur une chaise dans la concession de son grand père maternel. Cela s’appelle le ‘’Tseūh kouoh’ ’’.

    Pendant les réunions familiales, le côté apprentissage n’est pas mis en marge. Beaucoup de participants n’y rentrent pas la tête vide ! On s’y instruit d’une manière ou d’une autre. On peut apprendre la langue maternelle, les proverbes et les dictons du terroir. On peut se perfectionner en organisation événementielle, on reconnaît la place des aînés et le droit d’aînesse, on apprend à prendre la parole, à parler en public, à gérer le stress. On s’édifie davantage sur la connaissance de l’autre et de ses possibles comportements. On partage les expériences et les opportunités. On s’initie au bénévolat, à la charité et à être au service de l’autre. On peut apprendre à chanter, à danser à la manière de chez nous. On s’inspire des autres, de leurs projets de vie, de leurs réussites pour bâtir les nôtres. On développe l’esprit de compétitivité notamment dans les familles où on prône l’excellence. On se tire de là avec une bonne maîtrise de sa lignée et de l’arbre généalogique où on est attaché !

    Les points ci-dessus mentionnés sont loin d’être exhaustifs, mais nous osons avoir rassemblé le meilleur de nous pour vous ! Alors, au regard de tout ce qui précède, y’a-t-il vraiment nécessité de l’existence d’un tel regroupement au sein de nos familles ?

    NECESSITE DE L’EXISTENCE D’UN TEL REGROUPEMENT AU SEIN DE NOS FAMILLES 

    A la question précédente, nous répondrons par l’affirmative sans grands risques de nous tromper. Un littéraire disait que la famille reste et demeure la base de toute société. Cette assertion démontre à suffisance la place primordiale de cette instance que même l’argent n’achète pas. Votre famille c’est votre famille ! Acceptez la comme elle est ; d’ailleurs vous n’avez pas choisir d’y naître ! Vu l’immensité des atouts et des opportunités susmentionnés qu’offrent les réunions familiales, il est nécessaire et même urgent pour tous et chacun d’y participer activement !

    L’école du blanc, les églises dites nouvelles et les sectes ésotériques que beaucoup tendent à brandir comme étant leurs familles premières, ne doivent nullement nous aliéner et nous éloigner de notre sang ! Même la bible reconnaît la mère de Jésus et les frères de Jésus ; même si après il s’était donné à mort pour les péchés de tout le monde ! Attention !! Loin de moi l’idée d’un repli identitaire familial qui peut à un moment donné s’avérer préjudiciable ! Non !

    Nos réunions familiales sont de vraies écoles sans stylo ni cahier, sans tableau ni craie ; mais de vraies écoles sous l’arbrela tradition orale est la modalité pédagogique par excellence. Ceci étant dit, nous recommandons fortement aux uns et aux autres d’assister à leurs différentes réunions familiales, d’y aller avec leurs épouses et leurs enfants. Pendant qu’ils y sont, qu’ils prennent la peine d’ouvrir grands leurs ouïes et yeux car beaucoup d’apprentissages s’y passent ! Assister régulièrement à ces rencontres peut réduire les risques d’unions consanguines où frères et sœurs font des enfants et ne découvrent leur lien de parenté que quelques années plus tard ! Dommage !

    Au regard de la perte d’engouements, de la baisse des effectifs que l’on observe actuellement dans nos réunions de famille, n’y a-t-il pas lieu d’émettre quelques perspectives en la matière ?

    PERSPECTIVES

    De nos jours, les défis sont divers et les enjeux multiples ! Mais tout compte fait, il y’a urgence de redynamiser nos réunions familiales entre autres par :

    • Préparer la jeunesse à la gestion des affaires familiales. C’est l’avenir de la famille quoiqu’on dise ! Ceux-ci doivent également briller par leur exemplarité et leur participation volontaire !

    • Mettre sur pied un système de coaching et de councelling où chaque porteur de projet peut avoir de l’assistance technique, psychologique, matérielle et financière.

    • Briser la monotonie dans l’organisation des réunions familiales. Instaurer des surprises d’année en année. On peut introduire par exemple, les séances de jeux et animations divers, les séances sportives et touristiques, les balades, les visites dans les concessions, visites aux veuves/veufs de la famille, visites aux malades… Tout ceci contribue à renforcer les liens entre les membres, à maîtriser le village et les concessions familiales et à rendre les réunions mémorables. Du coup on ne veut plus rater les séances à venir !

    • Eviter des périodes mortes dans l’année, créer des événements entre deux réunions qui vous permettent de garder des contacts et la chaleur. A ce titre on peut se visiter, on peut s’assister en cas d’évènements heureux ou malheureux, on peut s’appeler, on peut mettre sur pied un groupe Whatsapp familial où on échange des informations, on peut créer des sous-réunions pour des enfants de la famille vivant dans les mêmes villes ou les mêmes pays…

    • Mettre sur pied des projets ou des entreprises familiales productrices de revenus et d’emplois ! On connaît tous les succès de la famille Decca dans la musique camerounaise !! Pourquoi ne pas avoir à l’échelle de Bangoua des industries aux noms de NGUENANG, NONO, NANKAP, KOUAMO, DJAMPOU…spécialisées dans des domaines aussi variés et divers que l’agriculture, l’élevage, la pêche, la pâtisserie, la couture, l’artisanat, la culture, la santé, l’éducation, la quincaillerie?

    Sans avoir la prétention d’avoir tout épluché ce concept de ‘’N’tchi’seuh toundieuh’’, cher à nous et à nos cultures et traditions, nous osons avoir été au moins à la hauteur de vos attentes en la matière !

    Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO | BP: 15 Bambili, Tel: (+237) 674 84 09 03 | Email: ngansopfrederic@yahoo.fr

  • MÉTIER DU JOUR: Gastronomie, banane cochon pilée (tsoùh kemboutou’h)

    La banane cochon est l’une des variétés de banane toute petite encore appelée petite naine provenant de Chine et Vietnam à l’origine mais adoptée par les bamiléké pour en faire un met traditionnel: banane cochon pilée.

    Image: Afro Fusion Cuisine

    Direction le marché??‍♀
    Ingrédients
    ? Un régime de banane cochon (la grosseur dépend du nombre de bouche à nourrir)
    ? Haricots noirs ou rouges (cela dépend de vous)
    ? Huile rouge disangué
    ? piment jaune (2 à 4 ça dépend hein me kwouôk zèh soo tewé)
    ? Poivre noir du village(facultatif mais très efficace pour faciliter la digestion du repas??)
    ? Oignon
    ? Sel

    PRÉPARATION
    De retour du marché,

    1/ je lave mes haricots que je pose directement au feu avec un peu de sel.

    2/ Par la suite j’épluche mes bananes cochon (kemboutou’h).
    Sur un feu de bois de préférence je pose un grille et j’étale les doigts de banane cochon au dessus, je fais griller chaque côté 5min à feu doux puis je retire et je met dans une marmite. Cet exercice en Bangoua se dit (mbéh pèssë kemboutou’h ).
    Si vous n’avez pas de grille, pas de panique les grand-mères utilisent le couvercle des fus en aluminium à la place? et le résultat est parfait??.

    3/ Pendant ce temps je vérifie la cuisson de mon haricot et j’ajoute de l’eau si nécessaire jusqu’à bonne cuisson.

    4/ Je découpe mes oignons et j’écrase mon poivre noir sur une pierre à écraser.

    5/ Dans une marmite je verse une quantité d’huile rouge et je chauffe très légèrement, puis j’y verse les oignons puis je laisse coloré légèrement.

    6/ J’ajoute à cela mes bananes cochons bien grillées, un peu de sel et par la suite j’y ajoute une partie de mon haricot et je garde le reste pour avoir des graines bien intact à la fin. Mes piments, je les met au dessus du mélange avec un peu d’eau et je ferme la marmite.

    7/ A cuisson, je vérifie de temps en temps et j’ajoute de l’eau si nécessaire. Dès que mes bananes cochons sont bien cuites, j’enlève du feu.

    8/ Les piments, je les enlève puis les écrase sur une pierre et le rajoute au mélange en même temps avec mon poivre noir déjà écrasé.

    9/ À l’aide d’un pilon, je pile jusqu’à ce que le mélange devienne homogène et j’ajoute encore un peu d’huile préalablement chauffé à la poêle avec le reste du haricot et un peu de sel si nécessaire puis je tourne tout ça avec une spatule ou louche.

    10/ Le melange (pilé) est prêt à être servi.

    Par Rosange, amélioré par ICIBANGOUA.

  • MÉTIER DU JOUR: Gastronomie, les légumes au arachides (djèh biyack) avec les tubercules d’ignames ou la banane cochon

    les légumes au arachides avec les tubercules d’ignames ou la banane cochon: Le djèh biyack avec l’igname ou banane cochon. Nous allons faire un tour à la cuisine avec notre maman pour déguster un morceau de mets traditionnel en guise de son gâteau d’anniversaire. Maman @⁨Mefô Kaptché Nadège⁩ depuis l’hexagone valorise notre culture et nous propose un inédit en mondovision.

    Ce matin, nous allons déguster le djè biyack qui aura comme complément soit l’igname ou la banane cochon selon les préférences de tout un chacun.

    Ingrédients pour cuisiner les légumes au arachides

    Nous aurons besoin de :

    • Arachides fraîchement sorties de terre que ns avons décortiquées.
    • Feuilles de melon.
    • Piment
    • Sel
    • Igname=lieuck
    • Banane cochon = keboutouck
    • Feuilles de bananier.

    Ustensiles

    Nos ustensiles seront:

    • Un mortier et un pilon de couscous.
    • Une pierre à écraser.
    • Des marmittes.

    Etapes à suivre

    1. Je commence par laver notre lieuck (igname) sorti de terre hier soir à grande eau afin de lever toute la terre et grain de sable contenu dans les poils qu’il y’a souvent sur cette tubercule et à l’aide d’un couteau je rappetisse ses poils.
    2. Ensuite je rince le lieuck que je dispose dans une marmite et je porte au feu de bois pour environ 1h30
    3. Pendant que mon lieuck est sur le feu, je vais éplucher le keboutouck que je dispose dans une autre marmitte et la cuisson c’est environ 30 minutes.
    4. Maintenant que le lieuck et le keboutouck sont bien nettoyés et que la cuisson à commencé, je dois attaquer les préparatifs du dje biyack en question.
    5. Je prends les arachides déjà décortiquées que je lave afin d’enlever toute la saleté et je pose cela dans une bassine. Je prends ma pierre à écraser et je m’installe. J’écrase mes arachides sur la pierre à écraser et ceci à plusieurs tours afin qu’elles forment une bonne pâte dense et lisse et une fois terminé, jécrase le piment toujours à la pierre et je l’associe à ma patte d’arachide.
    6. Alors après une 1h30 sur feu de bois intense le lieuck est prêt et je descends la marmite du feu.
    7. Je pose la marmite de keboutouck au feu après y avoir ajouter de l’eau biensûr.
    8. Pendant que le keboutouck est au feu, mes feuilles de bananier bien lavées, je les ramollis sur les flammes et je mets de côté.
    9. Dans la bassine contenant la patte d’arachide et son piment, j’ajoute du sel à convenance et avec des mains biens propres et je fais le mélange. Ensuite je fais des boules semblables à celles de couscous k je dispose dans une marmite dans laquelle j’ai préalablement mis des souches de feuilles au fond.
    10. Mon keboutouck étant cuit, je retire la marmite du feu et je pose mes boules d’arachide qui vont cuire pendant une heure.
    11. Pendant ce temps, je nettoie les feuilles de melon afin d’enlever la premier couche qui pique souvent. Une fois que c’est fait, je me sers d’un couteau pour bien les découper et ensuite je les lave à grande eau.
    12. Mes boules d’arachide sont déjà à une quarantaine de minutes au feu, et à ce moment je vais y ajouter les feuilles de melon et laisser les deux cuire ensemble le reste de temps nécessaire.
    13. Je descends la marmite du feu. Dans le mortier déjà nettoyé avec le pilon de couscous, je défais les boules d’arachide et a l’aide du pilon je remue afin de bien mélanger. Ensuite j’essore les feuilles de melon que je rajoute dans le mortier et je remue de nouveau afin de parfaire le mélange. Je vérifie le sel et si tout est bon, je passe au service.
    14. Donc, maintenant je dispose du dje biyack dans un plat et à côté j’y met quelques tranches digname et/ou quelques doigts de keboutouck.
    15. Recommandation: c’est délicieux de le consommer avec ses doigts.

    Bon appétit à tous

    Nadège Kaptché.

  • Conduite automobile – CROISEMENT ET DEPASSEMENT

    Cette présentation a pour but de sensibiliser les uns et autres à adopter un comportement sains lorsqu’ils conduisent, ceci avec pour seul objectif de rapprocher l’information des nécessiteux et de contribuer à réduire les accidents de la circulation. A part l’état de nos routes, l’une des principales causes des accidents au Cameroun est dûe au mauvais croisement et dépassement.

    le croisement

    C’est la rencontre entre deux véhicules circulant à sens inverses. Il s’effectue du côté droit de la chaussée.
    On distingue :
    1. Le croisement de trafic : c’est la rencontre entre deux véhicules, l’un tournant à gauche et l’autre tout droit. Celui qui va à gauche va céder le passage à celui qui va tout droit.
    2. Le croisement à l’indonésienne : c’est la rencontre de deux véhicules par la gauche, chacun allant à sa gauche.
    3. Le croisement de priorité : c’est la rencontre de deux véhicules par la droite, chacun allant à sa droite.

    Précautions à prendre pour un bon croisement

    Pour effectuer un bon croisement, je dois :
    • Ralentir
    • Serrer plus à droite possible afin d’observer une bonne marge de sécurité.
    • Pendant la nuit, je passe des feux de route pour des feux de croisement
    1) cas d’arrêt obligatoire pendant un croisement
    Au panneau d’interdiction contenant une double flèche de sens contraire (noir /rouge), c’est généralement le cas au niveau d’un petit pont
    Si la chaussée est rétrécie, le véhicule se trouvant du côté rétréci doit obligatoirement s’arrêter. Sur une route droite en agglomération tous les véhicules doivent s’arrêter pour céder le passage aux véhicules prioritaires et les véhicules de transports en commun. Sur une pente, le véhicule descendant quel que soit sa catégorie doit s’arrêter pour faciliter la circulation de ceux qui montent.
    2) cas de recul obligatoire pendant le croisement.
    Pendant les croisements certains véhicules sont bien priés de céder le passage à d’autre afin de fluidifier la circulation. Cependant le recul est imposé :
    • Au véhicule unique ou singulier par rapport à une file de véhicules
    • Au véhicule léger par rapport au véhicule lourd
    • Lorsque deux véhicules de même catégorie se rencontrent,  le véhicule descendant doit s’arrêter pour faciliter la circulation.

    Le dépassement

    C’est une manœuvre permettant de dépasser ou de doubler un véhicule qui nous précède. Il s’effectue généralement par la gauche de la chaussée. Le dépassement  est la manœuvre la plus dangereuse et la plus meurtrière en circulation.
    Il convient de l’effectuer avec beaucoup de prudence et d’attention. Le dépassement se déroule sur 03 phases :
    • Avant le dépassement
    • Pendant le dépassement
    • Après le dépassement
    1) avant le dépassement :
    • Je ne dois pas être dans une zone d’interdiction
    • Je dois m’assurer que ma manœuvre peu se faire sans danger, c’est-à-dire sans gêner les usagers venant de face
    • M’assurer que la route est suffisamment libre devant moi sur une distance nécessaire pour effectuer le dépassement
    • M’assurer que l’usager qui me précède n’est pas sur le point de dépasser
    • Contrôler la circulation en arrière et ne pas être moi-même sur le point d’être dépassé
    • Signaler mon intention de dépasser par mon clignotant gauche au besoin faire un appel de phare  pendant la nuit ou klaxonner au besoin pour attirer l’attention des usagers que je voudrai dépasser
    • Disposer d’une bonne réserve d’accélération
    2) pendant le dépassement
    • Je dois lancer un ultime coup d’œil dans mes rétroviseurs (de gauche et interne)
    • Me déporter suffisamment sur la voie de gauche afin d’observer une bonne marge de sécurité d’au moins 0,5 m
    • Accélérer  franchement pour que mon dépassement soit bref et rapide
    • La nuit, lorsque j’ai la hauteur du véhicule dépassé (angle mort), je peux émettre les feux de route.
    3) après le dépassement
    • Je dois maintenir mon allure sur la voie de gauche  jusqu’à observer le véhicule dépassé dans mon rétroviseur interne
    • Signaler mon intention de me rabattre à droite à l’aide de mon clignotant droit
    • Arrêter mes clignotants
    Cas de  dépassements interdits 
    • Dans une intersection
    • Au virage
    • Au passage à niveau
    • Au sommet de côte
    • Sur un pont
    • Sur un passage clouté ou sur un zébras
    • A la hauteur d’une ligne discontinue
    • A l’approche d’un cortège
    • Au panneau d’interdiction de dépasser
    • Par temps de pluies, de brouillard, de fumée ou de neige…
    Cas de dépassements autorisés
    • Les 02 roues : possibilité de les dépasser (au virage, au sommet de côte à condition de laisser  libre la voie de gauche ou tout au moins 1,5 m d’intervalle en raz campagne  et 1 m en agglomération)
    • Manque de visibilité : je peux dépasser même si la visibilité est insuffisante vers l’avant (brouillard, cote…) si la ligne continue protège la voie de dépassement ou lorsque je circule sur une chaussée à sens unique. Mais cela s’effectue avec un degré de prudence très accentué ou pointue.
    Tiendjah pou’
    Darry Cédric NJIPKOUO,
    Expert- instructeur en conduite automobile
    Coach- Junior en Développement personnel
  • L’autoroute passera à Bangoua

    Un réunion d’information sur le projet d’autoroute Douala-Bafoussam s’est tenue à la Chefferie Supérieure Babouantou le 06.04.18 à 15h.

    La délégation du Cabinet chargé de l’étude d’impact environnemental du projet a officiellement informé la population du Groupement qu’il est prévu de connecter Bafoussam à l’autoroute Yaoundé-Douala par un point entre Edéa et Douala et que le tracé passera par Babouantou.

    Cette autoroute partira d’Edéa, passera par Yabassi, Bafang, Banka, Bametchuitcha (Batié) et entrera à Babouantou par Badacvet, continuera par Tseke, Nguieuh, Kouwa, Batoula avant de continuer par Bangou, Bamena, Bangwa, Bangam, Bandjoun pour déboucher à Kouekong Bafoussam, non loin du stade. La mission est venue informer les populations sur le projet et les actions à venir. D’autres missions passeront sut le trajet pour des études, des concertations avec les populations au sujet des expropriations et des indemnisations.

    Les populations doivent coopérer et être très regardantes sur tout ce qui se fait tout au long des diverses phases du projet qui a aussi bien des effets négatifs que positifs. Entre autres aspects négatifs, des biens, champs, constructions seront détruits ou occupés et à l’opposé le développement suivra.

    Les Populations présentes à cette réunion ont émis des doléances visant l’amélioration de leurs conditions de vie : l’aménagement du système d’adduction d’eau, la construction d’un hôpital de district, l’aménagement d’une aire de jeu, la construction d’une maison de la femme, le bitumage de l’axe Balambo Bandja, la création d’une aire de repos à Babouantou et bien d’autres.

    Le Chef Kaleuk a par la suite exprimé sa déception face à la faible mobilisation des populations Babouantou. Aucun autre Chef du Groupement n’a assisté à la rencontre tandis que Yaoundé était représenté par deux personnes en plus du Président du Codepouantou Mbouthieu Norbert et une seule personne était venue de Douala.

    Koliou Noundou (Site web du groupement Babouantou)

  • 52E ÉDITION (2018) DE LA FÊTE DE LA JEUNESSE À BANGOUA

    Place des fêtes du sous-centre du défilé, Il est 11h lorsque le représentant de l’autorité préfectorale est reçu au Perón de l’esplanade de la chefferie par Sa Majesté. L’exécution de l’hymne national fait suite à la revue des corps constitués puis, installation à la tribune officielle. De façon très audible, le discours du Chef de l’État à la Jeunesse est suivi avec un grand intérêt. C’est par les tous petits de la maternelle que le pas à été lancé pour ouvrir la parade civile devant un par terre constitué de la population locale et extérieures, des autorités administratives, politiques, traditionnelles, religieuse et civile venus ovationner et admirer « le fer de lance de la nation ».

    Plus d’une centaine d’enfants issues 07 écoles maternelles publique, laïc et confessionnelle ont réussi avec bravoure à arracher des salves d’applaudissements aux spectateurs. Les jeunes du primaire à travers 11 écoles, ont battu le record des effectifs avec environs 500 élèves qui ont dû démontrer à travers les pas lancés, la vitalité de cette pupille sur qui le village pourra compter dans un futur proche.

    D’une propreté exceptionnelle, le secondaire est entré en jeu avec des collégiens et lycéens. Autant le Lycée Classique, le CES Sud, le Collège Protestant, le Lycée technique que le dernier né d’entre eux ; le collège catholique n’ont pas laissé la foule indifférente. La finesse dans le pas qui presse vers une marche express en direction d’un horizon de sagesse. La beauté dans geste, la clarté dans le vestimentaire, la gaieté dans le sourire, le défilé des petits futés de Bangoua dans le Ndé a été très apprécié et salué par les autorités de Bangangté et sa Majesté.

    La partie folklorique, très courue a fait la part belle à la promotion du multiculturalisme et du bilingue à travers Mr Léo et le Prince du Bensikin et Daphné pour représenter les deux langues officielles à travers chant et interprétation. Les salves d’applaudissements, des encouragements et des motivations de toute nature ont davantage booster le moral de ces jeunes talents qui ont pour ainsi dire émerveillé le public. Par l’inspiration d’un jeune du Lycée de Bangoua, un hommage bien mérité en mémoire du défunt roi des Bandrefam et à son peuple. Les mouchoirs, pochettes et autres billets d’argent n’ont pas suffit à essuyer les larmes du jeune artiste en herbe qui a dans le même temps appelé à la longévité du nouveau Roi arrêté la veille.

    Comment ne pas s’attarder sur cette danse du Lali qui nous a été servi par les pensionnaires de la mission catholique. Entre religion et tradition, le trait d’union a ainsi été vite tiré pour montrer la cohabitation entre ce peuple guerrier et le divin créateur.

    ECEEBA n’a pas fait profil bas. Et ce n’est pas le nombre de ses membres qui va nous trahir. De Douala à Dschang, en passant par Bandjoun, Yaoundé s’est rallié à la troupe pour porter haut le flambeau de l’Entente Cordiale des Élèves et Étudiants Bangoua pour qui, « l’éducation est tremplin pour l’avenir et le devenir de Bangoua » Rodéo NGUENDJO a porté la voix du groupe pour présenter le projet EDUC-ECEEBA qui va installer ces qu’à tiers dans le village du Pr. TCHUIDJANG PIEUMI durant les congés du 2e trimestre de l’année en cours. Non sans avoir salué les efforts de madame le proviseur du lycée du village éponyme, il a appelé à la grande mobilisation des élèves et des vacanciers pour que les cours de remise à niveau mis en exergue dans ce projet, connaisse un succès retentissant à l’aube de la publication des résultats des examens officiels dans le groupement.

    Notons au passage et ce pour s’en féliciter, que le duo qui a conduit la cérémonie au titre de commentateurs du défilé était hautement bilingue. Toute chose qui présage du virage que veut prendre le village dans la promotion du bilinguisme, dans l’optique de se faire un nouveau visage tel que l’image de la géopolitique camerounaise actuelle nous l’impose.

    De la remise des prix et récompenses aux établissements scolaires, l’on pourra noter que le Lycée de BANGOUA s’est arrogé le meilleur prix du défilé, quand pour sa part, l’école catholique s’est distinguée dans le volet meilleure animation culturelle entre autres…

    La cérémonie protocolaire s’est poursuivie avec la visite guidée au Musée communautaire. Les photos de famille ont permis aux différentes personnalités et invités d’échanger avant de presser le pas sous une fine pluie bénissante vers le Palais Royal pour le repas de circonstance.

    S’en est alors suivi les réjouissances populaires dans les différents quartiers du groupement.

    Maximin KOUAMOU
    Homme Intègre