Place des fêtes du sous-centre du défilé, Il est 11h lorsque le représentant de l’autorité préfectorale est reçu au Perón de l’esplanade de la chefferie par Sa Majesté. L’exécution de l’hymne national fait suite à la revue des corps constitués puis, installation à la tribune officielle. De façon très audible, le discours du Chef de l’État à la Jeunesse est suivi avec un grand intérêt. C’est par les tous petits de la maternelle que le pas à été lancé pour ouvrir la parade civile devant un par terre constitué de la population locale et extérieures, des autorités administratives, politiques, traditionnelles, religieuse et civile venus ovationner et admirer « le fer de lance de la nation ».

Plus d’une centaine d’enfants issues 07 écoles maternelles publique, laïc et confessionnelle ont réussi avec bravoure à arracher des salves d’applaudissements aux spectateurs. Les jeunes du primaire à travers 11 écoles, ont battu le record des effectifs avec environs 500 élèves qui ont dû démontrer à travers les pas lancés, la vitalité de cette pupille sur qui le village pourra compter dans un futur proche.
D’une propreté exceptionnelle, le secondaire est entré en jeu avec des collégiens et lycéens. Autant le Lycée Classique, le CES Sud, le Collège Protestant, le Lycée technique que le dernier né d’entre eux ; le collège catholique n’ont pas laissé la foule indifférente. La finesse dans le pas qui presse vers une marche express en direction d’un horizon de sagesse. La beauté dans geste, la clarté dans le vestimentaire, la gaieté dans le sourire, le défilé des petits futés de Bangoua dans le Ndé a été très apprécié et salué par les autorités de Bangangté et sa Majesté.
La partie folklorique, très courue a fait la part belle à la promotion du multiculturalisme et du bilingue à travers Mr Léo et le Prince du Bensikin et Daphné pour représenter les deux langues officielles à travers chant et interprétation. Les salves d’applaudissements, des encouragements et des motivations de toute nature ont davantage booster le moral de ces jeunes talents qui ont pour ainsi dire émerveillé le public. Par l’inspiration d’un jeune du Lycée de Bangoua, un hommage bien mérité en mémoire du défunt roi des Bandrefam et à son peuple. Les mouchoirs, pochettes et autres billets d’argent n’ont pas suffit à essuyer les larmes du jeune artiste en herbe qui a dans le même temps appelé à la longévité du nouveau Roi arrêté la veille.
Comment ne pas s’attarder sur cette danse du Lali qui nous a été servi par les pensionnaires de la mission catholique. Entre religion et tradition, le trait d’union a ainsi été vite tiré pour montrer la cohabitation entre ce peuple guerrier et le divin créateur.
ECEEBA n’a pas fait profil bas. Et ce n’est pas le nombre de ses membres qui va nous trahir. De Douala à Dschang, en passant par Bandjoun, Yaoundé s’est rallié à la troupe pour porter haut le flambeau de l’Entente Cordiale des Élèves et Étudiants Bangoua pour qui, « l’éducation est tremplin pour l’avenir et le devenir de Bangoua » Rodéo NGUENDJO a porté la voix du groupe pour présenter le projet EDUC-ECEEBA qui va installer ces qu’à tiers dans le village du Pr. TCHUIDJANG PIEUMI durant les congés du 2e trimestre de l’année en cours. Non sans avoir salué les efforts de madame le proviseur du lycée du village éponyme, il a appelé à la grande mobilisation des élèves et des vacanciers pour que les cours de remise à niveau mis en exergue dans ce projet, connaisse un succès retentissant à l’aube de la publication des résultats des examens officiels dans le groupement.
Notons au passage et ce pour s’en féliciter, que le duo qui a conduit la cérémonie au titre de commentateurs du défilé était hautement bilingue. Toute chose qui présage du virage que veut prendre le village dans la promotion du bilinguisme, dans l’optique de se faire un nouveau visage tel que l’image de la géopolitique camerounaise actuelle nous l’impose.
De la remise des prix et récompenses aux établissements scolaires, l’on pourra noter que le Lycée de BANGOUA s’est arrogé le meilleur prix du défilé, quand pour sa part, l’école catholique s’est distinguée dans le volet meilleure animation culturelle entre autres…
La cérémonie protocolaire s’est poursuivie avec la visite guidée au Musée communautaire. Les photos de famille ont permis aux différentes personnalités et invités d’échanger avant de presser le pas sous une fine pluie bénissante vers le Palais Royal pour le repas de circonstance.
S’en est alors suivi les réjouissances populaires dans les différents quartiers du groupement.
Maximin KOUAMOU
Homme Intègre

Des délégations venues de toutes part pour assister et témoigner le virage chrétien et le visage renaissant de Fôdjack Nounguep Adolph qui a été fait « Prince devant l’Éternel » de par les eaux du baptême qui lui a été administré par un collège de 7 prêtres dont le nombre assez impressionnant n’avait d’égal que la grandeur de l’homme.
Visite de travail de Monsieur Frank Mückisch, l´élu du parti CDU en charge de la Culture, de l´Education, du Sport et des Affaires sociales de la ville de Steglitz Zehlendorf à Kamerun Haus le 23 Septembre 2018
Les discussions entre les deux personnalités porteront avant tout sur les défis auxquels Kamerun Haus est confronté et sur la façon dont la Ville de Steglitz Zehlendorf pourra au mieux accompagner cette initiative privée qui contribue au renforcement la coopération culturelle, économique et sociale entre le Cameroun et l´Allemagne.
Celles que nous avions pu fréquenter et côtoyer sont membres de plusieurs associations, donc l’objectif d’adhésion est d’apporter leur savoir et savoir-faire pour le développement du groupement Bangoua et son rayonnement sur la scène internationale. L’AEBE entendez par Action des Enfants Bangoua d’Europe, qui a vu le jour en Novembre 2016 regroupe en son sein les jeunes de l’Europe du Nord et de l’Est. Cette association à pour devise Action Développement Solidarité. Et pour cette édition du festival macabo, elle a décidé de primer l’excellence scolaire dans quelques écoles primaires du groupement Bangoua tout comme Hibiscus. Hibiscus est une association tenue par Mefô Pouokreuh Pegang Caroline qui a initié cet automne à Paris une levée de fonds pour venir en aide aux écoles du groupement. C’est dire que la jeunesse consciente Bangoua à compris «qu’un enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne» Les actions de Hibiscus ces cinq dernières années en matière de développement sont louables. Une autre jeunesse en donc l’objectif est porté sur le développement du groupement Bangoua est celle de Paris dénommé jeunesse Bangoua de Paris. Selon la feuille de route, les actions à mener sont pour 2019 à l’occasion de la fête du festival.
L’immense histoire de la cosmogonie BANGWA nous apprend que FOH NONO TCHOUTOUO, célèbre fondateur de la fête du MACABO et arrière-grand-père du Roi actuel FOH DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, fut déporté à Dschang (Chefferie Foto) par l’administration coloniale de l’époque le 18 Décembre 1931. Il y séjourna pendant 18 ans de sa vie, loin de son peuple ! Pourquoi donc MACABO !!!??? Pourquoi pas PATATE !!!??? Pourquoi pas MANIOC… !!!??? Un éclaircissement mérité d’être apporté ! Quoiqu’il en soit, il se dit que ceux qui avaient œuvré pour le retour d’exil de FOH NONO TCHOUTOUO étaient des fils et filles BANGOUA alors basés dans le Moungo et qu’ils lui apportaient constamment du MACABO durant cette période de déportation ! Il leur fut reconnaissant et leur aurait donné le nom de ‘’Peuh MAKABOU’’ c’est-à-dire ‘’Les gens du MACABO’’. Dès son retour, il célébra la première édition du MACABO en Février 1949. Dès lors, cette fête est restée une identité, mieux un patrimoine historique pour les Bangoua.
