Category: Culture

  • BANGOUA – BANDREFAM : SUR LES PAS DE NOS ANCETRES…

    MARCHE PATRIMONIALE DU 12 FEVRIER 2021 INITIEE PAR SM DJAMPOU TCHATCHOUANG, ROI DES BANGOUA.

    CONTEXTE HISTORIQUE

    Notre histoire nous enseigne que le royaume BANGOUA fut fondé par LEKEMEGNE communément appelé DJOK-VUP. Il était fils du Chef BANDREFAM. Ayant perdu la succession après la mort de son père, il fugua pour aller s’installer à VIEUTCHIP, aujourd’hui forêt sacrée de Bangoua. Etant excellent chasseur de gibiers, LEKEMEGNE réussit à conquérir le cœur des roitelets et populations qu’il trouva à Bangoua à cette époque et par un double jeu de ruse et de force, il s’installa et régna sur Bangoua pendant une quinzaine d’années (1440-1455). Dès lors se noua alors un lien indéniable et historique entre les deux royaumes voisins (BANGOUA et BANDREFAM).

    Les trois Majestés (BANGOUA, Bandrefam et Bangang Fokam) entourés des participants

    L’histoire entre ces deux royaumes liés par des liens de sang a évolué depuis des siècles et des rois s’y sont succédés. Il eut fallu attendre plus de 4 siècles après DJOK-VUP pour que le célèbre Roi NOH-TCHOUTOUO qui régna pendant 103 ans, écrivit une autre page de l’histoire de son royaume avec Bandrefam. En effet, ce célèbre Roi avait pour vision d’agrandir son royaume et de laisser à sa descendance un vaste territoire. C’est ainsi qu’il attaqua le royaume Bandrefam dans les années 1914 et la guerre dura ainsi pendant 9 ans (La guerre de neuf ans). L’intention du Roi NOH-TCHOUTOUO était d’étendre son territoire jusqu’à BANGANG-FOKAM.

    FOH DJAMPOU TCHATCHOUANG A. J., Roi actuel des BANGOUA, descendant de LEKEMEGNE et arrière-petit-fils de NOH-TCHOUTOUO, pris les commandes du royaume dès 2001 avec une vision plutôt pacifiste et de développement du royaume. C’est ainsi que dès l’entame de son règne, il engagea et noua la réconciliation historique entre BANGOUA et BANDREFAM (sous l’ère de SM JIEJIP POKAM) en 2006. C’est toujours dans cette même lancée que le Roi des BANGOUA initia cette MARCHE PATRIMONIALE du Vendredi 12 Février 2021.

    LA MARCHE PATRIMONIALE DU VENDREDI 12 FEVRIER 2021

    Cette MARCHE PATRIMONIALE fut initiée par le Roi des BANGOUA et accompagnée par la Jeunesse Bangoua, en vue de promouvoir la culture, le tourisme, le sport… Elle a été parrainée par le Notable BANGOUA de la diaspora SA’AH SOUFO DJAMPOU Clovis. Elle avait pour cible aussi bien les jeunes que les adultes. A cet effet, une cinquantaine de personnes venues du terroir et des métropoles du pays ont massivement répondu présent à l’appel historique de leur roi.

    Dès le départ à partir de la colline écologique de Baloué

    OBJECTIFS

    L’objectif primordial de cette marche était de suivre les pas ancestraux afin de consolider les valeurs ancestrales et liens historiques entre nos deux royaumes.

    Les objectifs intermédiaires consistaient à :

    • Découvrir les richesses naturelles de ces deux royaumes ;
    • Toucher du doigt les coutumes ancestrales ;
    • Partager les expériences en matière écotouristique pour le bien-être des populations et
    • Raviver la flamme de la coopération et du vivre-ensemble.

    Le Roi des BANGOUA apporte du bois à son père… Un acte hautement symbolique

    LE DEROULEMENT…

    Le point de départ de la marche était la Colline Ecologique de Baloué. Dès 5H30, tous les participants y étaient réunis et ont commencé leur périple historique par une séance d’exercices physiques. Après ces échauffements, les participants ont migré vers VIEU-TCHIP. La traversée de la rivière de la forêt sacrée s’est faite avec le Roi des Bangoua en tête. Chacun y a profité pour se laver le visage en signe de bénédictions. Rappelons que c’est dans cette forêt sacrée que LEKEMEGNE s’était réfugié pour chasser du gibier avant de venir occuper le trône à Bangoua. Une fois la rivière traversée, commença alors l’arpentage de la grande colline abrupte par endroits, jonchée d’obstacles (rochers, arbustes, lianes, tranchées historiques…) pour finalement arriver dans le royaume Bandrefam.

    Vue aérienne de la forêt sacrée BANGOUA (Vieutchip)

    A BANDREFAM…

    Une fois à Bandrefam, la première destination fut le SITE ECOLOGIQUE DE BANDREFAM. Là, le Roi des Bangoua fut solennellement accueilli par son père et pair, FOH JIEJIP TCHOMGANG Georges et sa suite qui étaient très émus par une telle visite historique. Cerise sur le gâteau fut la présence aussi remarquable du Roi des BANGANG-FOKAM, SM Jules Roland KOUATCHOU venu aussi être témoin de l’histoire. La délégation Bangoua a visité le Site Ecologique de Bandrefam qui fait dans l’agriculture durable, la transformation et vente des produits agricoles et la production de l’énergie solaire. Il a été question de s’inspirer de tels exemples dans la construction de la Colline Ecologique de Bangoua à Baloué.

    Le cap a ensuite été mis sur la Chefferie Supérieure Bandrefam où le Roi des Bangoua accompagné de sa forte délégation a posé un acte fort de symboles et de significations. Il n’y est pas allé les mains vives ; il est descendu jusqu’à la cour intérieure de la chefferie ayant porté du bois à son père le Roi de Bandrefam. Cette descente fut rythmée par des cris et chants guerriers. Une fois le bois déposé chez son père, ce furent les accolades conviviales entre le père et le fils de passage à la maison. Le Roi des Bandrefam a béni son fils ainsi que sa délégation et demandé à tous et chacun d’honorer ses parents, de toujours se rappeler de là où on vient puisque c’est de là que viendront les bénédictions. Le fils (Roi de Bangoua) a saisi cette occasion historique pour annoncer à son père et ses ancêtres la célébration de ses 20 ans de règne en Décembre 2021.

    L’ensemble de la forte délégation (les 3 Majestés comprises) s’est ébranlée au domicile d’un digne fils du coin, le Colonel TIOKAP Pierre Loti pour une visite de courtoisie et là, un buffet bien dressé a été mis à la disposition des pèlerins.

    Le Roi des BANGOUA et un de ses Notables (SA’AH Ngansop Frédéric) durant la marche patrimoniale…

    C’est sur cette note de convivialité que s’est achevée la MARCHE PATRIMONIALE du Roi des BANGOUA…sur les pas de nos ancêtres.

    Par SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    www.icibangoua.net

  • S.M. DJAMPOU VOUS CONVIE A LA RANDONNÉE DU 12 FÉVRIER 2021 >> SUR LE CHEMIN DE NOS ANCÊTRES

    INVITATION SPÉCIALE DE S.M. DJAMPOU T. CHEF SUPÉRIEUR, ROI DES BANGOUA _________

    En prélude à la Célébration de l’édition 2021 de la fête nationale de la Jeunesse, une randonnée est organisée le 12 février 2021 à Bangoua.

    Occasion unique à ne pas manquer avec pour concept : MARCHE PATRIMONIALE.

    ITINÉRAIRE ↗️: BANGOUA ⤴️ BANDREFAM, La Route de l’histoire

    PUBLIC-CIBLE : Jeunes et adultes

    OBJECTIF PRIMORDIAL: suivre les pas ancestraux pour consolider les valeurs patrimoniales entre ces deux villages historiques.

    OBJECTIFS INTERMÉDIAIRES:
    ?? Découvrir les richesses naturelles des 02 villages
    ?? Toucher du bout du doigt les coutumes ancestrales
    ?? Renforcer les liens historiques entre ces villages.

    OBJECTIFS OPÉRATIONNELS :
    ?? Partager l’expérience pour le bien-être des populations
    ?? Raviver la flamme de la coopération et du vivre-ensemble

    DATE :10 février
    HEURE DÉPART: 05h30
    POINT DÉPART : Site Colline écologique de Baloue Bangoua

    ARRIVÉE PRÉVUE: 08h30
    POINT DE CHUTE : Ecovillage, Site de la Permaculture de Bandrefam.

    RELAXATION

    Heure retour: 11H
    FRAIS DE PARTICIPATION : À partir de 2.500F (? et ? )

    NB: Sous escorte médicalisée de l’hôpital protestant de BANGOUA avec la présence effective de leurs Majestés les Rois de BANGOUA et de BANDREFAM

    CONFIRMATION Gaëlle LONGANG, Tél : 699451450

  • SM DJAMPOU TCHATCHOUANG, ROI DES BANGOUA, RECADRE SES NOTABLES ET SA POPULATION: Le point de vue et l’éclairage de quelques Notables de sa Cour Royale.

    Suite à la mise en circulation (il y’a environ une semaine) du communiqué royale recadrant sa population notamment à l’usage de certaines appelations réservées, quelques notables et élites Bangoua ont bien voulu apporter des éclaircissements pour faciliter la compréhension du message véhiculé par notre Roi.

    Wembo Mbeu’ngouok DJOUONANG Lucas

    Cette note appelle de ma part plusieurs obervations, surtout à partir du paragraphe où il est question des Meukaps et des Sous-Chefs; on les appelerait  »ATCHA, TCHABEUH…etc ».

    Observations:
    1- Si je ne me trompe, TCHABEUH n’est pas Bangoua, le correspondant serait « TCHIOPOH ».
    2- Tous les Meukaps ne sont pas ATCHA ou TCHIOPOH. Pourquoi? A BANGOUA, mis à part Meukap Lieujip, Meukap Nzeutep, Meukap Nzeugnieuh qui sont des authentiques BANGOUA et qui, jadis étaient des chefs, (et qui subissent les rites du Lah-Kwak et sont de la noblesse de robe), les autres ont des titres qu’ils acquièrent soit pour services rendus à la communauté et au roi, soit parce qu’ils ont utilisé leur fortune pour en acquérir en empruntant les racourcis. Ce sont ces trois (peut-être que j’en oublie!) qui méritent le titre de « ATCHA ».

    3- Il en est de même des Sous-Chefs. Ils sont quatre à BANGOUA: Fôh Ngué, Fôh Jip, Fôh Thé et Fôh Nze. Ils ont chacun un territoire, une chefferie et subissent les rites de Lah-Kwak. Mais le fait qu’ils aient été soumis ne leur confère plus le pouvoir formel sur leur territoire, ce pouvoir revient au roi BANGOUA. Cette catégorie de notables garde son titre de « FÔH » parce qu’ils possédaient tous les pouvoirs dont dispose le roi. Ce qui veut dire que, malgré leur soumission ils ont gardé leurs attributs qui dérivent parfois du mystique. On ne saurait de ce fait les appeler « ATCHA », mais « FÔH » tout court.

    4- Les autres titres de « Fôh » découlent de la noblesse d’épée et ne sauraient faire l’objet de débat (ce sont les NKAP MBIP -les notables d’argent-).

    En fait ce sont des non-initiés qui foulent la tradition aux pieds; à Yaoundé Fôh Djack a-t-il jamais revendiqué le titre de Mbeulong? Je pense que non, mais ce sont les non-initiés qui l’appellent peut-être Mbeulong; à Douala on a eu Fôh Ngassa, Fôh Ngouh… mais jamais pareil problème ne s’est posé.

    5- L’appellation « Sa Dignité » reservée aux représentants du roi dans les centres urbains n’entre pas dans le giron traditionnel:
    a) Dans la tradition il n’y a pas, à ma connaissance, de poste électif; or les représentants sont élus; question: qu’adviendra-t-il s’ils venaient à perdre leur poste de représentants? Garderaient-ils l’appelation « Sa Dignité »? Je crois que non; Si par contre c’est oui, on court le risque d’avoir en ce moment-là plusieurs « sa dignité » dans un même rayon de commandement. S’il y avait un conseil à donner, ce serait de suggérer au roi d’anoblir ses représentants et les laisser porter fièrement leur titre comme il a fait en 2010 à Douala où il avait insisté pour dire que l’élu sera dénommé « Représentant » sans autre forme de procès.

    Conclusion:
    Le vrai problème est lié à l’anoblissement des gens qui ne connaisent rien, ou preque de la tradition. Le recadrage doit être accompagné des conditions qui président l’anoblissement. Une fois les conditions listées tout ira bien. Chaque BANGOUA a un rôle à jouer dans le recadrage, du roi aux élites en passant par les notables et les popualtions. (Cf « BANGOUA DES ORIGINES AUX EVENEMENTS HISTORIQUES ET PRESENTS D’IMPORTANCE » pages 289 à 293).

    Wembo Mbeu’ngouok Dr DJOUONANG Lucas

    Fôh Tchopzeuk NONO Robert

    C’est même imprudent d’attribuer ces titres sans une enquête sérieuse de moralité. Il est évident que ceux qui sont prêts à payer un prix fort pour être anoblis auront l’ambition d’etre plus royalistes que le Roi.

    Fôh Tchopzeuk NONO Robert

    Les critères d’humilité devraient privilégier les choix des candidats. Maintenant il y a des courtisans qui pour avoir une bière vous accordent des éloges que même le bon Dieu n’a pas. On ne peut pas dans ce cas accuser le notable. Ce qui est condamnable c’est quand ces notables mentionnent les appellations usurpées sur leurs cartes de visite ou dans leurs correspondances.

    Fôh Tchopzeuk NONO Robert

    Wembo Soup KAPTO Étienne

    J’avais posé ce problème il y a longtemps et l’arbitrage d’une Majesté voisine avait été sollicité et elle avait dit que si on donne le titre de chef, il doit assumer.

    De mon avis, le titre de Fôh n’est pas Majesté qui ne cadre pas avec nos us et coutumes, mais Mbeulong, abréviation de Mbeulong She qui est un animal qui vit dans le cours d’eau et ne partage pas son territoire avec un autre animal de même nature.

    Wembo Soup KAPTO Étienne

    Le Fôh à un territoire, une chefferie et des armoiries et un peuple.

    Les chefs assujettis a Bangoua avaient perdu leur titre au profit de Meukap et leur attribu n’est pas Mbeulong mais Adja qui est le titre d’un Fôh à La’kwak.

    Les chefs nommés ne remplissent aucune condition pour être Mbeulong.

    Quant aux chefs de communautés élus, ils ne sauraient être des Mbeulong et même le titre de Sa dignité qui risque de perdre au terme du mandat non seulement ne signifie rien dans notre tradition et risque être sources de problèmes futurs.

    Heureusement Mbeulong a eu l’idée géniale de donner le titre sa Sa’ngouok qui signifie Commandeur à chaque Chef de communauté élu.

    Wembo Soup KAPTO Étienne

    SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    Je pense humblement que cette note est la bienvenue afin de restituer et redorer l’autorité du Roi et aussi de discipliner les notables auprès de la cour royale.

    Peut-être le moment est venu de nous asseoir et de mettre sur pied un Code de Notabilité à BANGOUA.

    D’abord, il est question selon moi, de passer par une approche pédagogique pour expliquer aux notables ainsi qu’aux populations (ladite Note de recadrage du Roi s’adresse également aux fils et filles BANGOUA) qui contribuent largement à propager les appellations non correctes de ces usurpateurs de titre.

    SA’AH NGANSOP NONO Frédéric

    Cette approche pédagogique consistera à coup sûr, à expliquer et surtout à donner un sens à la notabilité, aux différents titres de notabilité, aux fonctions, aux devoirs et obligations, aux avantages/privilèges liés à leurs fonctions, à leur place dans les affaires coutumières et royales, et même à leur préséance lors des cérémonies traditionnelles organisées au palais royal et même hors du Groupement BANGOUA.

    Cette approche permettra ainsi au finish de mieux discipliner nos nombreux, valeureux et vaillants notables.

    Ainsi, il y a urgence de faire connaître aux notables et aux populations BANGOUA:

    • L’origine et les fondements du Royaume BANGOUA;
    • L’organisation administrative et traditionnelle du royaume BANGOUA [Le territoire et ses subdivisions, les populations, le Roi, la Chefferie Supérieure, les Sous-Chefs authentiques (Fôh Ntiô’) et administratif, les Mekap authentiques (originels), les 9, les 7, les Meufôh, les reines (mère et épouses) du Roi, les princes et princesses, la garde rapprochée du Roi, les lieux sacrés du royaume, les danses et rites traditionnels, les grandes fêtes traditionnelles du royaume, les calendriers, les interdits, la diplomatie (les relations avec d’autres royaumes),…];
    • L’anoblissement et les castes de notables existant dans la cosmogonie BANGOUA;
    • Les cérémonies de chaises et d’initiation après anoblissement;
    • Le comportement d’exemplarité, de soumission et de loyalisme vis-à-vis du Roi des notables dans le village, à la Chefferie Supérieure, dans les associations et même et surtout au niveau de leurs communautés respectives dans les métropoles du pays et dans la diaspora. (A titre d’exemple : Qui parmi les notables peut garder sa chechia ???sur la tête en présence du Roi!???‍♂️);
    • Le remplacement ou succession des notables disparus (N’oublions pas que le nom d’un notable ne se perd jamais même après sa mort!!!);
    • Les sociétés secrètes (Keup) (Qu’est ce que c’est !? Qui peut en créer !? Comment adhérer!? Qui peut adhérer !? Son importance pour le notable membre et pour le village !?)

    Une fois que les notables, les Meufôh et les populations seront suffisamment outillés, imprégnés et éduqués selon l’approche ci-dessus proposée, tout contrevenant tombera clairement sur le coup des sanctions prévues à cet effet !

    En attendant peut-être l’ouverture chez nous d’une Ecole Initiatique aux Traditions et à la Culture BANGOUA, la Note de recadrage du Roi se doit d’être bien lue, bien relue et surtout scrupuleusement respectée par tous et chacun!

    Humblement !!!???

    SA’AH NGANSOP NONO

  • 15 DÉCEMBRE 2020 >> CLASSE-PROMENADE À LA CASE PATRIMONIALE DE BANGOUA

    En prélude aux fêtes de fin d’année 2020, la Case patrimoniale de Bangoua a organisé une activité extrascolaire avec les jeunes de cinq établissements scolaires du village : le lycée de Bangoua, le CES de Bangoua, lycée technique, Collège Évangélique et le collège Saint Paul.
     
     
    Cette activité avait pour objectif de renforcer l’éducation des jeunes, de les familiariser à l’espace muséale, mais surtout de leur présenter d’où ils viennent et de susciter en eux un processus de réappropriation de leur valeur identitaire.
     
    Après une visite guidée de l’exposition sur la thématique « Arts, Chasse et tradition » les élèves ont pu comprendre l’histoire de la naissance de leur chefferie, les différentes pratiques cultuelles et culturelles de la chefferie et surtout l’intérêt de préserver de telles valeurs.
     
    Plus de 150 élèves de cinq établissements de Bangoua ont pris part à l’activité. Nous tenons à remercier les chefs de ces établissements qui ont compris l’intérêt d’une telle activité pour nos jeunes frères et sœurs et ont ménagé des efforts pour nous accompagner.
     
    Nous remercions également tous les encadreurs qui ont accompagné les enfants dans cette aventure.
    Nos remerciements vont aussi à l’endroit du Programme # Route des Chefferies qui nous a accompagné tout au long de cette activité et Sa Majesté Djampou TCHATCHOUANG Annick Julio, chef supérieur BANGOUA pour ses encouragements.
     
    Nous vous donnons rendez-vous à la prochaine édition.
     
    Estelle TCHOUOTOUO, conservatrice du Musée.
  • AMIBA >> DON D’UN BLOC SANITAIRE AU COLLÈGE D’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE (C.E.S) DE BANGOUA-SUD

    Il ne fait l’ombre d’aucun doute, nous vivons les derniers jours de l’année 2020. Communément étiquetée par une vignette de « fin de l’année », c’est une période bien souvent estampillée des élans de cœur divers. Attendu que bon nombre y trouve bonheur en apportant celui des autres.
     
    Même s’il est vrai que l’année qui s’achève, entre crise sanitaire et sociale, n’a inéluctablement pas été rose, mais parsemée d’embûches, il nous plaît cependant de toujours identifier des âmes de bonne volonté. C’est ainsi l’occasion de tirer une fois encore un coup de chapeau à l’Amicale Bangoua de Douala (AMIBA) qui a entendu le cris de détresse du personnel du CES de Bangoua – Sud et a valablement répondu à leur appel.
     
    Le Vendredi 11 Décembre 2020, l’AMIBA pose ses valises en territoire Fô DJAMPOU pour un double événement. Tout d’abord c’est l’hôpital protestant de Bangoua qui reçoit un nouvel appareil, ensuite c’est la livraison officielle clé en main du Bloc Sanitaire dédié aux personnels du CES de Bangoua – Sud.
     
    À la question de savoir pourquoi seulement les enseignants, il nous a été signifié que depuis la création dudit Collège public, élèves et encadreurs co-utulisaient jusqu’ici l’espace servant de petit coin ?. Chose pourtant inhabituelle et rare dans le milieu éducatif, l’Amicale Bangoua de Douala ne l’a pas vu sous un bon œil et s’est résolument offert le plaisir de corriger le tir.
     
    Mon commentaire : Voilà ce qu’on appelle une véritable action sociale et qui mérite d’être saluée à deux mains . Une fois de plus, longue vie à l’AMIBA conduit par l’éminence fille Bangoua Mme KWAKAP Brigitte, Présidente de ladite association.
     
    Paul Tchonang
  • EXCLUSIVITÉ 7: QUI EST BISHOW OLIVA?

    Lorsque nous commencions ce projet, nous étions loin d’imaginer que la pépinière de la musique Bangoua était aussi riche et diversifiée. Nombreux sont ceux qui ne vendait pas chère la peau de ces artistes Bangoua de toutes les générations. Nombreux sont ceux qui dans les réseaux sociaux l’ont toujours fait, continuent et continueront de dénigrer sans goûter. Rendu à notre épisode 7 de l’émission « EXCLUSIVITÉ », nous sommes désormais conscient que la tâche à venir est lourde vu que Bangoua regorge d’une mine de talents que nous devons encadrer et promouvoir. Dans cette lancée un autre jeune a accepté de nous compter un tout petit peu son histoire. Nous allons l’appeler le père (fondateur) du « Mben Décalé », un nouveau rythme, son rythme qui dans les prochains mois partagera amplement avec son public. En espérant que cette nouvelle lecture vous captivera, permettez nous de vous introduire l’artiste Bishow Oliva.

    ICIBANGOUA.NET: Quelle est ton identité complète.

    Bishow Oliva (BO): À l’état civil, je réponds sous l’appelation de MBIAKOP Olivier, et sur le plan artistique, je réponds sous le nom composé de  BISHOW Oliva. Né à Bangoua le 4 Mai 1980.

    ICIBANGOUA.NET: Pourquoi quoi BISHOW Oliva ?

    BO: Oliva  d’Olivier déjà et BISHOW c’est mbiakop qui aime le show et j’ai donc extrait bi dans Mbiakop et j’ai collé  à show qui a donné BISHOW.

    ICIBANGOUA.NET: Comment expliquer ton incursion dans le monde de la musique?

    BO: je suis entré dans la musique depuis 2004 après un parcourt dans la danse car en réalité je suis un ancien danseur de plusieurs rythmes. Ca veut dire que j’ai avec moi un peu plus de 16 ans d’expérience comme artiste musicien.

    ICIBANGOUA.NET: Comment defines-tu ton style?

    BO: je fais dans la variété musicale makossa et j’ai créé mon propre rythme le Mben Décalé.

    ICIBANGOUA.NET: C’est quoi le Mben Décalé?

    BO: c’est un rythme que j’ai créé et suis entrain d’expérimenter. Mben vient de mben-skin et décalé vien du coupé décalé. Je propose donc une une fusion qui permettra de bénéficier des sensations du Mben-Décalé.

    ICIBANGOUA.NET: Quel  message véhicules-tu en général?

    BO: Le message que je véhicule dans mon métier d’artiste cinématographique comme dans la musique c’est de conscientiser mes fans et j’interpelle les inconscients de bien se ranger.

    ICIBANGOUA.NET: Quelle(s) matière(s)/Quel(s) sujet(s) aimes-tu travailler dans tes chansons?

    BO: Je travaille spécifiquement les themes tells l’éducation et la sensibilisation qui définissent en réalité ma mission première.

    ICIBANGOUA.NET: Accorde tu beaucoup d’importance à la finition, à la présentation de tes œuvres ? Ou au format?

    BO: Bien évidemment, j’aime quand tout est bien fait quoi! Et je fais aussi des futurings avec des rappeurs et d’autres chanteurs de reggae par exemple. Tout ceci me permet de diversifier ma perception de l’art musical, mais aussi de m’inspirer.

    ICIBANGOUA.NET: Contes nous en quelques mots tes débuts dans la musique

    BO: j’ai commencé à danser et à aimer la musique depuis l’âge de 12 ans lors de l arrivée du kouassa kouassa au Cameroun et je me suis en suite lancer dans la danse. J’étais couronné meilleur de ma génération, là nous sommes à Ntui dans le département du Mbam et Nkim. Puis lorsque je dépose mesvalises à Nkongsamba dans les années 1995, je me rend compte que le rythme alors à la une est le Ndombolo. Ne pouvant m’imposer dans ce rythme, je décide de faire un virage vers le Makossa Love de Pays Pays, ce qui me vaut le surnom de Oméga jusque dans les années 2001 lors de mon départ pour Douala.  Une fois de plus la vie obligeant chaque fois à faire ses valises, en 2003, je me retrouve dans la ville de Nsaa dans la Lekie et là-bas, le coupe décalé dicte sa loi, ce qui m’inspire en réalité pour la redaction de ma première chanson pour laquelle je gagne un prix en 2006. La chanson qui a pour titre “Awa de mon coeur sort finalement en 2011 lorsque je suis cette fois ci installé dans la cité aux 7 colines, la capitale du Cameroun: Bienvenue à Yaoundé.

    ICIBANGOUA.NET: Alors Bishow Oliva, ce métier nourrit-il déjà son homme?

    BO: En réalité non car je ne vie pas de mon art. Je suis un artiste pluri et multidimensionnel, cineaste, comédien et musician. Mais malheureusement, mes droits comme ceux de beaucoup de mes collègues sont très mal gérés et comme eux, je ne perçois pas grand chose, ce qui m’oblige à faire autre chose pour joinder les deux bouts. Donc je aussi suis animateur et agent commerciale.

    ICIBANGOUA.NET: Que représente l’art pour toi?

    BO: L’art est très important dans la société! Il n’est plus besoin de rappeler que, la musique adoucie les mœurs, elle concientise et sensibilise. Aussi, à partir d’un film on peut parvenir au  même résultat: CONSCIENTISER.

    ICIBANGOUA.NET: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le monde de la musique que dans votre vie de tous les jours ?

    BO: au cours de mes prestations, j’arrive presque toujours à réussir à communier avec mon public. C’est ce qui me marque et m’impressionne toujours.

    ICIBANGOUA.NET: Parle nous de ton récent travail : Titre de l’ouvrage, d’où t’es venu l’inspiration, le massage…

    BO: Mon nouvel album a comme chanson phare, « le bon vieux temps ». Le titre rythme avec le  « mben décalé ».

    J’ai travaillé avec des très grands musiciens et ca m’a vraiment marqué je voulais faire du soukouss. J’ai fais venir un ami Junior Aimer Césaire avec qui j’ai vraiment discuter toute une nuit et nous nous sommes accorder finalement et le rythme “Mben Décalé” est né quoi!

    ICIBANGOUA.NET: Que réserves-tu à tes fans pour la suite?

    BO: Je prépare une tournée nationale avec un très grand promoteur culturel.

    ICIBANGOUA.NET: Tu ne veux pas encore nous dévoiler de quoi il est question?

    BO: [Rires] chaque chose en son temps, et là le notre est proche. Prenons notre mal en patience.

    ICIBANGOUA.NET: Quel conseil de fin pour la jeunesse?

    BO: À la jeunesse Africaine, je conseille la patience, le travail et de tout faire pour éviter la tricherie parce qu’on ne peut pas justifier la tricherie. En un mot, l’apprentissage d’abord, et par la suite, le bon travail fera de toi le meilleur parmi les meilleurs.

    ICIBANGOUA.NET: Bishow Oliva, le père du “Mben Décalé”, l’équipe Icibangoua.net te remercies pour ces précieuses minutes passées avec elle et aura chaque fois le plaisir de te recevoir.

    BO: Le plaisir est mienne et merci beaucoup pour vos effort en faveur de la jeunesse et des artistas musiciens Bangoua. Je suis honoré de ces moments de bonheur.

    Interview réalisée par l’Équipe Icibangoua.net

  • NDOUKOUOK – BANGOUA : Le Comité de Développement électrifie Ndoukouok

    C’était à l’occasion du premier congrès des fils et filles de ce village, tenu récemment du 14 au 16 Août 2020 au Foyer du peuple Ndoukouok.

    La rencontre qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive a également fait courir de nombreux ressortissants de ce territoire, tant au Cameroun qu’à l’extérieur. Après un répit de plus de dix ans, la nouvelle génération a compris qu’il était temps de passer au concret. Voilà pourquoi en jetant les bases de ce développement tant souhaité, la première rencontre après celle du 10 Février 2020 a donné naissance à l’implantation de plusieurs lampadaires solaires à travers le village. Selon Monsieur TAMOU NANTCHOUANG Bertrand alors Président du Comité de Développement Ndoukouok (CODENDO), il était juste question de marquer ce passage de manière à impacter les populations et à encourager les membres à continuer à se mobiliser pour le développement  du village Ndoukouok en particulier et du Groupement Bangoua en général.

    Et pour un coup d’essai, on peut dire que c’était un coup de maître. En effet, 6 points stratégiques du village ont été électrifiés. Il s’agit notamment du Carrefour Batoula, de l’Eglise Evangélique de Batoula, du Carrefour la Liberté, de l’Entrée Lycée Technique de Bangoua, du Carrefour Ntèh et du Foyer Ndoukouok. Toute chose que la population locale apprécie à sa juste valeur. Pour elle, ces lampadaires solaires vont réduire l’insécurité et par conséquent, donner l’occasion de se mouvoir en toute quiétude, même à la nuit tombée.

    Il faut relever que c’est grâce aux contributions individuelles et collectives des filles et fils Ndoukouok que la réalisation de ce projet a été possible. Le Président du CODENDO, Bertrand TAMOU NANTCHOUANG affirme pour s’en féliciter que ce n’est que le début d’un processus qui va durer longtemps et qui va surtout porter beaucoup de fruits. Voilà pourquoi la sensibilisation continue, non seulement à travers la plateforme Whatsapp créée à cet effet, mais aussi et surtout à travers les réunions et associations.

    Lors de ce congrès de relance, outre les différentes activités au programme telles que la révision et l’adoption des textes du CODENDO, l’investissement humain, l’installation des lampadaires solaires et les activités sportives et culturelles, il a aussi et surtout été question de mettre sur pied un Bureau Exécutif comportant un Comité Directeur et un Conseil de Discipline constitué de :

    Comité Directeur :

    • Président : TAMOU NANTCHOUANG Bertrand (72/72) ;
    • 1er Vice-Président : SEUJIP René (23/57) ;
    • 2ème Vice-Président : NGUEPNANG Apollinaire (20/57) ;
    • Secrétaire Général : LIENOU DINOU Fabrice (24/67) ;
    • Secrétaire Général Adjoint : TCHANA Guy René (21/67) ;
    • Trésorier : DJOMO Bourbon (68/71) ;
    • Commissaire aux Comptes : TCHAPJOUO Collince (69/72) ;
    • Censeur Nº 1 : KAPSO Charles ;
    • Censeur Nº 2 : Mme TCHENANG Dorine.

    Le Conseil de Discipline quant à lui, comprend :

    • Président : MBAJOUONG Michel (58/64) ;
    • Rapporteur : NANKAP Roger (29/67) ;
    • Assesseur : PIEDJOU NANTCHOUANG Yob Osé (57/58).

    Le nouvel exécutif qui a été mis sur pied lors de ce congrès travaille déjà pour le choix de la prochaine réalisation. Il est question d’apporter à la population ce dont elle a véritablement besoin pour son bien être et son épanouissement au quotidien. A cet effet, les besoins sont énormes, d’où les défis du comité de développement.

     

    Par Line TANKE NJIKE et Frédéric NGANSOP NONO.

  • Portrait de sa Majesté Djampou Tchatchouang Anick Julio Roi des Bangoua

     Entre royauté et le développement

     

    Qui est Sa Majesté Djampou Tchatchouang Anick Julio ? Nombreux sont les Bangoua et même les non Bangoua qui veulent mieux connaître celui qui, depuis une décennie conduit la destinée de ce groupement. Difficile de tout dire sur ce jeune roi en quelques lignes, mais cette esquisse donne une idée de qui est ce dignitaire plein de courage et de volonté.  

     

    C’est en juin 2001 alors qu’il était encore un élève âgé de 17 ans qu’on fit appel à lui pour occuper le trône royal de Bangoua. Homme d’écoute, sincère dans sa volonté, il s’est fixé lui-même une grande détermination, et derrière cela, de nombreux projets pour sortir son village de la pauvreté et le lancer sur la voie de la prospérité.       Il annonçait déjà comme programme d’action dans son discours d’intronisation sa volonté de faire face aux déséquilibres en matière de développement. Sans perdre une seule minute, il s’est jeté tout de suite dans un faisceau d’initiatives :   approvisionnement en eau potable de tout le village, assainissement écoles, collèges et marchés du village, promotion et valorisation du patrimoine, éducation, lutte contre le SIDA…

    Tout comme de nombreux villages au Cameroun, Bangoua connaît quelques difficultés, en matière  d’infrastructures et de services de bases. Conscient de l’ampleur de ces problèmes, Sa Majesté Djampou Tchatchouang Anick Julio s’est engagé à mettre  toutes ses forces au service de ce village de 20.000 âmes A 27 ans, il mesure l’ampleur des tâches qui l’attendent Et voudrait placer son règne sous le signe de l’unité et développement.        Il s´est toujours investi avec sagesse, pondération, et le sens de l´intérêt général qui le caractérisent pour donner toute sa dimension à la vision du développement de son village et même de la région.

    Depuis qu’il assume la charge suprême de conduire le la communauté Bangoua, il a  toujours été attentif à ses préoccupations, soucieux de répondre à ses aspirations, veillant constamment à l’associer à la recherche des solutions appropriées pour relever les grands défis qui se posent notre groupement.

     

    «Jeune chef dynamique animé par une vision d’un développement endogène durable qui ne laisse personne indifférent.» Qui peut démentir ce que pense de notre roi  Jean Pierre Lavoie,  ancien  Haut-commissaire du Canada au Cameroun?  Dès son accession au trône, Sa Majesté Djampou Tchatchouang a élaboré une feuille de route dotée d’une vision et d’objectifs clairement définis. C’est sur cette base que le roi  s’est engagé dans un processus de réformes structurantes dont il a inlassablement poursuivi la réalisation, se refusant constamment de céder «à la démagogie et à l’improvisation». Intense action déjà précisée dans son premier discours du trône le 01  décembre 2001, il restait à la consolider et à la renforcer..

     

    10 ans de règne, 10 ans d´engagement, ca se fête avec «Macabo.»

    Dépositaire incontesté des valeurs morales et culturelles du groupement Bangoua, symbole vivant des grandes figures historiques dont qui ont marqués leur règne à Bangoua , Sa Majesté DjampouTchatchouang reconnaît qu’hériter du trône de ses ancêtres n’est pas une sinécure, c’est une lourde responsabilité. Abandonner  cet héritage, laisser faire sa destruction, c’est être coupable de haute trahison.

     

    L’Etat reconnaissant

    Sa Majesté DjampouTchatchouang s’est toujours investi avec sagesse,  pondération et sens de l’intérêt général pour donner toute sa dimension à la vision du développement de son groupement, sa région et le Cameroun.  Ses relations avec les administrations décentralisées et déconcentrées, la commune de Bangangté, sont des relations d’échanges, de concertation et de collaboration.  Son apport dans de nombreux projets de la commune rurale de Bangangté (eau potable, assainissement, éducation, santé…) est en effet des plus déterminants. En octobre 2009 à l´occasion de l´Assemblée générale de l´association des  Maires Francophones, il a soutenu la candidature de la Mairie de Bangangté auprès de la prestigieuse Association  présidée par le  Maire de Paris.

    Mordu du tourisme écologique, Sa Majesté Djampou est un partenaire privilégié du Ministère en charge du domaine. Il est en effet l´un des rares chefs  traditionnels qui participe aux côtés du ministère du Tourisme aux différents salons et foires  du tourisme en Europe dans le but de chercher les partenaires et de promouvoir la destination Cameroun.

       Bangoua détient un potentiel touristique  et culturel riche et varié. Les résultats de l’inventaire des œuvres d’arts et des sites touristiques  recommandés par Sa Majesté en 2006 constituent un témoignage particulièrement éloquent. Mais cet inventaire a aussi été  l’occasion de  constater que, bien que très riche, ce patrimoine  se trouve parfois dans un état de conservation qu’il faut améliorer ! La prise de conscience de cette situation a emmené  Sa Majesté à faire de la conservation, de la valorisation et de la promotion du patrimoine culturel Bangoua une des ses priorités. C’est dans ce cadre qu’est né le projet de construction du musée royale Bangoua qui est au aujourd’hui une réalité.
        Au bout des ses 10 ans de règne et d´engagement pour l´intérêt général, Sa Majesté Djampou Tchatchouang  s’est vu remettre de nombreux prix et décorations  en reconnaissance de ses actions dans différents domaines. Des décorations civiles lui ont été remises à une ou plusieurs occasions par le gouvernement Camerounais et les représentations diplomatiques.

    Sa Majesté  s’est vu décerner le 20 mai 2011, au nom du Président de la République, la médaille d’honneur de travail en or  en reconnaissance de ses actions en faveur la promotion et la valorisation du patrimoine et du  développement.

    Distribution du haricot par le Chef Supérieur

     Sa priorité  c´est le bien-être de la population dont il a la charge.

    Il a un regard attentif sur le fonctionnement de toutes les structures du groupement.

    Telle est la voie qui fera que  Bangoua  demeurera un village  vivant et un  village en marche. Tel est le projet noble, autour duquel Sa Majesté DJAMPOU TCHATCHOUANG appelle, dans un esprit de sacrifice et d’abnégation, à l’adhésion, la collaboration et la mobilisation de tous.

    Comité d’Organisation FETE DE MACABO

  • THE MACABO FESTIVAL IN THE CURRENT CONTEXT OF CAMEROON

    Since many years, the BANGOUA people are part of the logic of living together. The MACABO Festival celebrated every two years is in line with multiculturalism and living together which constitute a bedrock for a Nation of peace and unity.

    • THE HISTORICAL CONTEXT

    NONO, alias NO-TCHOUTOUO was one of the most powerful rulers in the Bangoua dynasty. With an exceptional longevity in power, the ancestor of Fon DJAMPOU ANICK JULIO who reigns in Bangoua presently, has significantly marked his passage to the throne. From 1897 to 1957, year of his disappearance, he administered his fondom with vigour and dynamism. Hardened warrior, he was feared and dreaded by other Fons in neighbouring and remote villages. As a proof, he threatened of reprisals the Fon GAREGA of Bali in the North-West Cameroon to refund all the gifts he sent to him in order to obtain the protection of his fondom against ‘’cannibalistic men with red skin’’ (the German colonial master). In fact the Fon of Bali was among the first to collaborate with the German colonial master. He took advantage of the presence of German militaries in Bali to exhibit his superiority vis-à-vis his colleagues using perverse means. In this line, the Fon of Bangoua, Fon NO-TCHOUTOUO was fooled, and as a visionary and anxious to preserve his people against the disastrous attacks from those ‘‘cannibalistic men with red skin’’, he paid a heavy price. He convoyed to the Fon of Bali hundreds of girls, elephant tusks, pearls, high value traditional loincloths etc. As soon as the opportunity arose, he welcomed enthusiastically in 1905 German militaries and discovered with stupefaction that they were not cannibalistic (men-eaters) as the tricked Fon GAREGA of Bali was pretending.

    Fôh NÔH-TCHOUTOUO, le légendaire Roi des BANGOUA, initiateur de la Fête de MACABO

    • THE SETBACKS OF A FON WITH THE COLONIZATION

    Fon NO-TCHOUTOUO faced both German and French colonization. His excellent relations with the Germans helped him to expand his territory. But having lost the First World War, the Germans gave in, despite themselves, the territory to the French. Unfortunately the French saw it difficult to continue cooperating with this powerful germanophile Fon comfortably installed on the throne in Bangoua. It was then necessary to use all the means to destabilize and sack him before putting in place a new local person trained in the French colonial school, susceptible to be manipulated and mostly somebody who had a francophone culture. They found for this purpose, Jean NONO, the nephew of this dynamic Fon who was sent by him to the French colonial school in Bana to study the language and new management techniques in order to help him better understand the new colonial master whose intentions were not always caring.

    That is how the problems between Fon NO-TCHOUTOUO and the French colonial master punctuated his reign and in 1930, the disagreement intensified and led to his exile to FOTO (Dschang) by 1932.

    • THE SUPPORT OF THE BANGOUA PEOPLE TO THEIR FON IN EXILE

    During sixteen years of exile in this fondom of the present Menoua Division, the Bangoua people did not stand idly by. The agitation in the community was permanent and activated by Bangoua people both at home and abroad.

    For his livelihood in FOTO (Dschang), the Bangoua people, mostly those from the diaspora and particularly those from Nkongsamba in the Mungo Division (Littoral Region), mobilized themselves and frequently brought him foodstuffs. The cocoyam (MACABO), a very popular meal in the Mungo, was amongst the first choices of varied foods brought to Fon NO-TCHOUTOUO. It should be reminded that, «MACABO» was not yet popular in our local dishes in Bangoua.

    The Fon did not forget this solicitude of Bangoua people from Mungo and, on the 05th of November 1948, date of his return to power in his fondom (Bangoua), the word «MACABO» was regularly pronounced during the reception of the populations who came enthusiastically to celebrate his return.

    • A CELEBRATION NAMED « THE MACABO FESTIVAL »

    The return of Fon NO-TCHOUTOUO to Bangoua had raised an overwhelming enthusiasm in Bangoua communities at home and abroad. The Bangoua people came in massively on that 05th of November 1948 to celebrate this historical event. But why does this celebration bear the name « Macabo » abundantly cultivated and consumed in the Mungo Division, meanwhile Bangoua in those days, was not a great production basin of this tuber?

    Parade de la communauté anglophone de BANGOUA lors du MACABO 2019

    Many explanations are given:

    –        The first thesis says that, Fon NO-TCHOUTOUO while giving to this celebration the name « Macabo » wanted to honour those who helped him to come back to the throne. They were dwelling in their majority in Nkongsamba (Mungo Division), locality of high consumption of this tuber.

    –        Another thesis suggests that, Fon NO-TCHOUTOUO, excited by the powerful delegation from all the Region of Cameroon who came to celebrate his return to Bangoua, but also to mark his gratitude towards those who fought for his return to the throne, said: « The Macabos have come! ». Translation : The macabo leaves have the ability to water their roots first before watering the roots of neighbouring plants ; this as opposed to the taro leaves that water first of all the neighbouring plants before thinking of its own roots.

    What must be remembered is that, the word «MACABO» fits well to this historical and commemorative celebration of the Fon’s return to the throne thanks to the active and remarkable participation of Bangoua people living in the Mungo who took care of their Fon and his family members during the exile.

    It should be pointed out that, the Bangoua community has adopted over time the cultivation of MACABO as it is seen during the editions of this great cultural event. Dishes based on this tuber are honoured. While waiting for the next edition, let us situate the importance of this celebration in the current context of our country, Cameroon.

    • THE MACABO FESTIVAL IN THE CURRENT CONTEXT OF THE NATION
      • The «living together»: The «living together» has always been a leitmotif since the time of Fon NO-TCHOUTOUO. As evidence :
      • Fon NO-TCHOUTOUO to send his emissaries on foot from Bangoua to Bali (a distance of about 133 km via the National Roads N° 4 & 6) to solicit the German help for the protection of his fondom, made good use of wisdom and diplomacy to cross villages, sometimes hostile, to arrive in this distant fondom. The emissaries, wherever they passed, left gifts and these gifts were most often made up of girls, who over time, founded families of Bangoua origin all along the way leading to Bali.
      • This Fon opened the doors of his fondom to welcome German militaries as early as 1905 and to the protestant church in 1911. The church came in with a pioneer school in the Region that trained many elites over time. The pupils in search of knowledge dispensed by the new masters, came from distant villages and lived in perfect harmony with Bangoua children.
      • Besides the school, the Fon, always preoccupied by the well-being of the inhabitants of the entire Region, granted hectares of land to the church for the construction of the Bangwa Protestant Hospital, a reference hospital that is still functional till date. This hospital made the reputation of the fondom by hosting thousands of patients from different Regions. Some patients cured and well catered for, chose to settle in Bangoua on pieces on land granted by the Fon.
      • In addition to these elements, the famous KAP-NAH Market was one of the economic pole not only for the village but also for the entire Region. It was the biggest cattle and kola nut market in the southern part of the Cameroon and attracted many buyers and traders who generated significant income once a week.

    Fôh DJAMPOU Anick Julio, Roi actuel des BANGOUA

      • The Fon in exile lived in perfect harmony with populations in FOTO (Dschang); these populations welcomed his visitors without hostility. With an open mind to have travelled and seen something else, these visitors of the Fon returned to Bangoua with new ideas and techniques.
      • It is because the people originated from Bangoua adopted an attitude of «living together» with the local people in Mungo, that they were able to cultivate the Macabo to feed themselves and also to feed the Fon in exile.
      • Yesterday like today, the Bangoua people are living and working in perfect harmony in the national territory and even abroad; the bravest among them are traditional, religious, economic, administrative, intellectual and even political leaders in their different host territories.
      • Bangoua nowadays like in the time of Fon NO-TCHOUTOUO, welcomes Cameroonians (Civil servants, workers, entrepreneurs, businessmen, traders, farmers…) of different origins from the North to the South, from East to the West and who actively participate in their own way to promote a harmonious development of the community.
      • The multiculturalism and national integration
      • All these events provoked, without trumpets, a special multiculturalism :
        • While in Bali, the emissaries learnt if not English, Pidgin, new dances and songs. Back home to Bangoua, the people adopted this foreign wealth with enthusiasm and integrated it into their cultural heritage.
        • Nowadays, the festival is celebrated with the remarkable participation of Anglophone and Bororo communities who exhibit their cultural dances on the celebration yard of the palace.
        • It was a girl from the Bororo community who was elected as Miss Macabo during the 2015’s edition of the MACABO Festival.
        • The traditional hut built by the Bororos in 2011 is still clearly visible on the palace yard.
        • Youths from the Bororo and Anglophone communities in Bangoua are often among the best students during different price award distributions in secondary and high schools.
      • Always looking for a great integration of all socio-cultural groups in Bangoua, Fon DJAMPOU ANICK JULIO and the Organizing Committee for the 2019’s edition of the MACABO Festival, decided to construct the first Government Bilingual Primary School in Bangoua and more precisely in Baloue (Louoh).

    Here is brushed up in few lines, the context in which falls the MACABO Festival yesterday and today.

    By WOUE-MBOH-MBEUH-NGOUOK DJOUONANG Lucas and TIENDJA’POU SAH’ NGANSOP NONO Frédéric.

  • LA FETE DE MACABO DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE LA NATION CAMEROUNAISE

    Le peuple BANGOUA s’est inscrit dans la logique du vivre-ensemble depuis l’aube des temps. La Fête de MACABO qu’il célèbre tous les deux ans entre en droite ligne dans cette démarche qui milite en faveur du multiculturalisme et du vivre-ensemble qui constituent le socle d’une Nation éprise de paix et d’unité.

    • LE CONTEXTE HISTORIQUE

    NONO, dit NO-TCHOUTOUO fut l’un des plus puissants rois de la dynastie des têtes couronnées ayant gouverné à Bangoua. D’une longévité exceptionnelle au pouvoir, l’aïeul du Roi DJAMPOU ANICK JULIO qui règne à Bangoua actuellement, a marqué de manière indélébile son passage au pouvoir. De 1897 à  1957, année de sa disparition, il a administré son royaume avec vigueur et dynamisme. Guerrier aguerri, il était craint et redouté par les rois de tous les villages proches ou lointains. La preuve, il avait menacé de représailles le Chef GAREGA de Bali du Nord-Ouest Cameroun si ce dernier, qui avait eu à se frotter aux colons en premier, ne lui restituait pas tous les présents qu’il lui avait envoyés pour obtenir la protection de son royaume contre les hommes ״anthropophages״ à la peau rouge. En effet profitant de la présence des militaires allemands dans son royaume, le Roi Bali avait décidé de faire valoir sa supériorité vis-à-vis de ses collègues par des mesures les plus perverses. Bangoua n’échappa pas à cette règle; FO NO-TCHOUTOUO, prévoyant et soucieux de préserver son peuple contre les ravages de ces « bêtes à la peau rouge mangeurs d’hommes » dut payer un lourd tribut pour éviter le désastre. C’est ainsi qu’il achemina vers le Roi de Bali des centaines de filles, des défenses d’éléphants, des perles, des pagnes traditionnels de grande valeur etc. Dès que l’occasion se présenta, il accueillit avec enthousiasme dès 1905, les soldats allemands et découvrit avec stupéfaction qu’ils n’étaient pas des mangeurs d’hommes comme le laissait entendre le rusé GAREGA, Roi de Bali.

    Fôh NÔH-TCHOUTOUO, le légendaire Roi des BANGOUA, initiateur de la Fête de MACABO

    • LES DEBOIRES D’UN ROI AVEC LA COLONISATION

    Le Roi NO-TCHOUTOUO a donc eu à faire face à la double colonisation allemande et française. Ses rapports avec les Allemands, qui l’ont aidé à agrandir son territoire étaient excellents. Mais ces derniers ayant perdu la Première Guerre Mondiale ont cédé, malgré eux, la place aux Français qui ne voyaient pas d’un bon œil ce puissant roi germanophile confortablement installé au pouvoir à Bangoua. Il fallait manœuvrer pour le déstabiliser, l’évincer et mettre à sa place un homme du terroir formé à leur école, susceptible d’être manipulé et qui avait surtout la culture francophone. Ils trouvèrent, à cet effet, Jean NONO, le neveu de ce dynamique roi que ce dernier avait envoyé à l’école française à Bana pour apprendre la langue et les nouvelles techniques de gestion afin de l’aider à mieux comprendre les nouveaux maîtres dont les intentions n’étaient pas toujours empreintes de bienveillance. 

    C’est ainsi que les problèmes entre NO-TCHOUTOUO et les colons français émaillèrent son règne et, dès 1930 la mésentente s’intensifia pour aboutir à son exil à FOTO (Dschang) en 1932.

    • LE SOUTIEN D’UN PEUPLE A SON ROI EXILE

    Pendant les seize années qu’avait duré son séjour dans ce royaume de l’actuel Département de la Menoua, les Bangoua n’étaient pas restés les bras croisés. L’agitation dans le Groupement, entretenue par les populations de l’intérieur et une bonne frange de celles de l’extérieur, était permanente.

    Pour sa subsistance à FOTO (Dschang), les Bangoua, surtout ceux de la diaspora et particulièrement ceux de Nkongsamba dans le Département du Moungo, Région du Littoral, s’étaient mobilisés et lui apportaient fréquemment de la nourriture. Le MACABO, très apprécié, figurait en bonne place dans la panoplie des vivres qu’on lui apportait. Le « MACABO », faut-il le rappeler, était un aliment nouveau dans la fourchette des recettes du terroir Bangoua.

    Le roi n’avait pas oublié cette sollicitude des Bangoua du Moungo et, le 05 Novembre 1948, date de son retour au pouvoir à Bangoua son royaume, le mot « MACABO » revenait régulièrement au moment de l’accueil des populations qui, avec enthousiasme venaient célébrer son retour.

    • UNE FÊTE DENOMMEE « FÊTE DE MACABO ».

    Le retour de NO-TCHOUTOUO à Bangoua avait soulevé un enthousiasme débordant dans les communautés Bangoua de l’intérieur et de l’extérieur. Les populations Bangoua étaient venues massivement ce 05 Novembre 1948 pour fêter cet événement historique. Mais pourquoi cette fête porte-t-elle le nom «Macabo» abondamment cultivé et consommé dans le Département du Moungo, alors que le village Bangoua, dans le temps n’était pas un grand bassin de production de ce tubercule?

    Parade de la communauté anglophone de BANGOUA lors du MACABO 2019

    Plusieurs explications sont avancées :

    –        La première thèse laisse entendre que NO-TCHOUTOUO en donnant à cette fête le nom « Macabo » voulait ainsi faire honneur à ceux qui l’avaient aidé à regagner son trône. Ils résidaient pour la plupart à Nkongsamba dans le Département du Moungo, région à forte consommation de ce tubercule.

    –        Une deuxième thèse laisse comprendre que NO-TCHOUTOUO, émerveillé par la puissante délégation venue de tous les coins du Cameroun pour fêter son retour à Bangoua, mais aussi pour marquer sa reconnaissance envers tous ceux qui s’étaient battus pour qu’il regagne son trône, avait dit : « Les Macabos sont venus ! ». Traduction : Les feuilles de Macabo ont cette faculté d’alimenter d’abord leurs racines en eau de pluie avant de mouiller celles des plantes voisines; ceci par opposition aux feuilles de taro qui collectent l’eau pour arroser d’abord les plantes voisines avant de penser à ses propres racines.

    Ce qu’il faut retenir c’est que le mot « MACABO » colle bien à cette fête historique commémorative du retour du roi au trône grâce à la participation active et remarquable des Bangoua résidant dans le Moungo qui approvisionnaient leur roi et sa famille lors de l’exil.

    Il convient de signaler que le Groupement Bangoua s’est approprié au fil des temps la culture et la consommation du MACABO comme on l’a constaté lors des éditions de cette grande fête culturelle. Les mets à base de ce tubercule sont à l’honneur. En attendant la prochaine édition, nous situons l’importance de cette fête dans le contexte actuel de notre pays, le Cameroun.

    • LA FÊTE DE MACABO DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE LA NATION
      • Le «vivre-ensemble»: Le «vivre-ensemble» a toujours été le leitmotiv des populations Bangoua depuis l’époque de NO-TCHOUTOUO. Qu’on en juge :
      • Le Roi NO-TCHOUTOUO pour faire partir à pieds ses émissaires de Bangoua à Bali (distant d’environ 133 km via les Routes Nationales N° 4 et 6) solliciter l’aide des Allemands pour protéger son royaume, a dû user de beaucoup de sagesse et de diplomatie pour traverser des contrées, parfois hostiles, pour arriver dans ce royaume lointain. Les émissaires, partout où ils passaient, laissaient des cadeaux et ces cadeaux étaient constitués très souvent des filles qui, au fil du temps, fondaient des familles d’origine Bangoua tout le long du chemin conduisant à Bali.
    • Fôh DJAMPOU Anick Julio, Roi actuel des BANGOUA

       

      • Ce roi a accueilli dans son royaume des soldats allemands dès 1905 et l’église protestante en 1911. Cette dernière a créé l’une des premières écoles de la Région qui, au fil des années a formé de nombreuses élites. Les élèves, en quête du savoir dispensé par les nouveaux maîtres, venus des villages éloignés vivaient en parfaite harmonie avec les enfants Bangoua.
      • Outre l’école, le roi, toujours soucieux du bien-être des habitants de toute la Région, octroya des hectares de terrain à l’église pour la construction de l’Hôpital Protestant de Bangwa, hôpital de référence qui fonctionne encore aujourd’hui. Cet hôpital fit la réputation du royaume en accueillant des milliers de malades en provenance de diverses Régions du Cameroun. Certains malades guéris et bien encadrés par les Bangoua, choisissaient de s’installer dans le village sur des terrains offerts gracieusement par le roi.
      • En plus de ces éléments, le célèbre Marché de KAP-NAH fut l’un des fleurons de l’économie non seulement du village mais aussi de toute la Région. Il était le plus grand centre de transaction des bœufs et de cola dans le sud Cameroun et drainait des foules d’acheteurs et de vendeurs qui, une fois par semaine s’y donnaient rendez-vous et réalisaient des bénéfices assez importants.
      • Le roi en exil a vécu en parfaite harmonie avec les populations FOTO (Dschang); lesquelles accueillaient ses visiteurs sans hostilité. D’un esprit ouvert pour avoir voyagé et vu autre chose, ces visiteurs du roi revenaient au village avec des idées et techniques nouvelles.
      • C’est bien parce que les ressortissants Bangoua ont adopté une attitude de «vivre-ensemble» avec les populations locales du Moungo qu’ils ont pu cultiver le Macabo pour se nourrir et alimenter le roi en exil.
      • Hier encore comme aujourd’hui, les Bangoua vivent et travaillent en parfaite harmonie dans tout le territoire national et même à l’Etranger; les plus téméraires parmi eux sont des leaders traditionnels, religieux, économiques, administratifs, intellectuels et même politiques dans leurs différents territoires d’accueil.
      • Bangoua de nos jours comme au temps du Roi NO-TCHOUTOUO, accueille tous les Camerounais (Fonctionnaires, travailleurs, entrepreneurs, hommes d’affaires, commerçants, agriculteurs…) d’origines diverses du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et qui participent activement à leur manière, au développement harmonieux du Groupement.
      • Le multiculturalisme et l’intégration nationale: Tous ces événements ont provoqué, sans tambours ni trompettes, un multiculturalisme qui ne dit pas son nom :
        • Étant à Bali les émissaires apprenaient si ce n’était l’Anglais, le Pidgin, les danses et chants nouveaux. Revenus à Bangoua, les populations les adoptaient avec enthousiasme et les intégraient dans le patrimoine culturel du royaume.
        • À ce jour la fête se célèbre avec la participation remarquée et remarquable des communautés Anglophone et Bororo qui toutes se produisent sur la grande place de la chefferie avec la chorégraphie des danses de chez eux.
        • C’est d’ailleurs une fille de la communauté Bororo qui avait été élue Miss Macabo à l’édition du MACABO 2015.
        • La case traditionnelle construite par les Bororo en 2011 est encore bien visible sur la place de la chefferie.
        • Les jeunes Bororo et ceux de la culture anglophone sont souvent parmi les meilleurs élèves lors des différentes distributions des prix dans les lycées et collèges de Bangoua.
    • Toujours à la recherche d’une grande intégration de tous les groupes socioculturels à Bangoua, le Roi DJAMPOU ANICK JULIO et le Comité d’Organisation de l’édition 2019 du Festival MACABO, ont inscrit en bonne place la construction de la toute première Ecole Publique Primaire Bilingue dans le Groupement et plus particulièrement à Baloué (Louoh).

    Voilà, brossé en quelques lignes, le contexte dans lequel s’inscrit la Fête de MACABO hier et aujourd’hui.

    Par WOUE-MBOH-MBEUH-NGOUOK DJOUONANG Lucas et TIENDJA’POU SAH’ NGANSOP NONO Frédéric.