Category: Culture

  • COVID-19: Hommage à Nguebou Caroline, lionne Bangoua qui sauve des vies

    Née dans les années 70 dans la localité de Bangoua (Notre cher et beau village), c’est vers 1998 que cette princesse dépose ses valises en France et principalement dans la ville de Toulouse. Après de brillantes études en informatique de gestion a l’IUT Fotso Victor de Bandjoun (Cameroun), elle conclura avec succès un Bachelor (Licence) en Math-Info (France).

    Cependant, son amour pour la médecine et au vu des opportunités que lui offrait son pays d’acceuil, notre princesse va se lancer dans une carrière qu’elle a toujours aimée et n’avait pu pratiquer dans son pays natal. Elle deviendra infirmière et depuis lors exerce dans les services d’urgence du CHU de Toulouse Rangueil.

    Eh oui Nguebou Caroline (Nguem’s Carole sur Facebook) est bien une guerrière Njokvup, une digne fille du terroir Bangoua, une de ces héros qui sortent de chez eux tous les matins sachant qu’ils peuvent être contaminer par la pandemie de l’heure: le maudit Covid-19. Ce danger mortel ne lui donne aucune sueur froide, au contraire nous compte t’elle, c’est l’une de ses motivations journalière.

    Caroline à droite avec ses collègues en temps de pause.

    A cause du Covid-19, la princesse Bangoua a su comprendre le rôle de son métier au sain de cette société où le capitalisme et l’individualisme font de plus en plus de dégats. Elle ne laisse jamais de côté sa bonne humeur même par des moments de danger. Le désir ardant d’un travail bien fait, ajouté à sa passion pour son métier font d’elle l’un(e) des meilleur(e)s collaborat(eurs)rices avec la(e)quel(le) tout le monde voudrait partager les longues et dures journées dans les salles et couloirs d’une unité sanitaire en proie à un monstre invisible.

    Mère de famille, Carole est une passionnée de voyages et de la cause commune. C’est dans ce sens qu’au fils des ans, elle est devenue une figure importante dans l’intégration des jeunes nouvellement arrivés à Toulouse. En effet ses nombreux conseils et orientations ont aidé et continue d’aider plusieurs frères et soeurs à se créer un chemin dans la jungle occidentale prédatrice de nombreux aventuriers voyageurs. Elle a su reproduire dans ce nouvel environnement les leçons apprises dans sa terre natale: l’humilité, la responsabilité, l’entraide et la solidarité.

    Nous lui rendons ce vibrant hommage car, cette princesse qui n’a jamais cessé de lutter pour sa communauté le mérite. Puisse cette expérience motiver les autres de la communauté à continuer leur oeuvres quelque soit le domaine de compétence! Nous continuerons de le retrouver et leur prêter notre attention car, sincèrement convaincus que de telles actions ont le mérite d’être reconnu officiellement.

    Mwenboh Saàh Ntienou

  • Covid-19: Le conseil des Chefs et Notables pose un doléance au Chef Supérieur Bangoua ce 09/04/2020

    Propositions du conseil des Chefs et Notables au chef Supérieur Bangoua, S M Djampou Tchatchouang Anick Julio pour renforcer son initiative de riposte contre le COVID 19dans le groupement Bangoua.  

    Réuni en séance ordinaire du 09/04/2020 à la chefferie Supérieure du groupement Bangoua, unanimement nous proposons entre autres,  à notre chef Supérieur de :

    • Sensibiliser les forces vives de l’intérieure, extérieure, de la diaspora et autres bonnes volontés pour la mise sur pied et sur place à Bangoua, un atelier circonstancié de production et de distributions des masques de fabrication locale aux populations, ainsi que la pose des cubitainers d’eau et désinfectants dans des lieux publics (Palais, chefferies, grand carrefour, marchés, écoles, collèges, hôpitaux, salles des réunions des quartiers, églises et mosquées etc…)
    • Voir avec la Mairie pour la réhabilitation du réseau d’eau de Kamna qui dessert les quartiers (Nàa, Pùp,Doukong,Depnou) avant le démarrage du réseau Camwater qui est projeté probablement pour 2021.
    • Constituer une équipe des plombiers et électriciens volontaires pour assurer, la maintenance et la distribution  de l’eau au niveau des bornes fontaines publiques.
    • Ouvrir une liste des volontaires du royaume au Palais Royal et dans chaque quartier pour aider et assurer le service minimum aux personnes âgées.
    • Prier le Médecin chef de l’hôpital Bangoua à aménager les salles de confinement pour des éventuels cas symptomatiques et asymptomatiques du COVID19, et lancer un SOS aux âmes de bonne volonté pour appuyer l’hôpital en consommables médicaux et autres appareils protection.
    • Désinfecter les lieux publics (Marché Bangoua, Hôpital, les écoles, collèges, églises, mosquées etc.…) se rapprocher du Maire de la commune de Bangangté.
    • Fournir des thermo flash dans des hôpitaux, écoles maternelles, primaires, secondaires et lieux de prière.
    • Le renforcement de l’équipe de sensibilisation déjà mise sur pied par vos soins
    • Réhabiliter ‘’Tonkre’’ qui signifie  littéralement ‘’Police Locale’’ dans des différents quartiers, elle sera chargée de veiller aux respects des mesures d’hygiène et autres mesures dans leurs quartiers. Et doter chaque chef d’équipe ‘’Tonkre’’ de thermo flash pour tester toute nouvelle personne qui entre dans un quartier.

    Fait à Bangoua, le 09/04/2020

    Copie : –  Préfet – S/P Bgté – Maire commune de Bgté –  Chef Poste gendarmerie Bangoua – Med Hôpital Bangwa – Communauté Bangoua – Archives                                                    

    Pour le Conseil Des Chefs et Notables                             

    Le président, Tchiengue Siméon

  • NDOUKOUOK : VERS UNE RELANCE DU COMITE DE DEVELOPPEMENT

    Le Groupement Bangoua s’est engagé de façon irréversible dans sa modernisation. Dans cette mouvance, aucun de ses 18 quartiers ne saurait rester à la traîne. NDOUKOUOK est justement l’un des quartiers que compte le Groupement de Fôh DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, Roi des Bangoua.

    Comme un seul homme, les fils, filles et forces vives de Ndoukouok se sont réunis en date du Lundi 10 Février 2020 dès 10 Heures au Foyer Culturel dudit quartier. Ils sont venus de tous les coins du Cameroun pour se joindre à leurs frères et sœurs du terroir afin de repenser leur développement commun.

    La séance de travail a débuté avec une prière dite par une maman du coin et il s’en est suivie l’allocution de l’autorité traditionnelle compétente représentée par SM NANYOU Martin dit Fôhkwak, alors Chef de 3ème Degré du village Ndoukouok et qu’assistait les autres notabilités du village.

    Les travaux étaient présidés par M. NANTCHOUANG PIEDJOU Yob Osée. Les différents participants (une cinquantaine environ) venus à titre individuel ou représentant des associations Ndoukouok du Cameroun se sont soumis à une séance d’auto-présentation.

    Les points saillants de ces travaux étaient essentiellement axés sur :

    • Le diagnostic de l’échec du Comité National de Développement Ndoukouok (CONDENDO) et
    • L’adoption des mesures de relance du CONDENDO en mode nouvelle génération.

    Du diagnostic fait par l’ensemble des participants, il ressort que l’ex CONDENDO a failli à cause de plusieurs fléaux notamment les malversations du patrimoine (matériel et financier), l’absence de rigueur du bureau exécutif, le sabotage… Tout ceci ayant contribué à créer une ambiance discordante dans la dynamique existante de l’époque avec pour conséquence le découragement et la désertion des membres. A titre de rappel, le CONDENDO a jadis brillé par ses multiples actions de développement (réhabilitation et équipement du foyer culturel Ndoukouok, achat des tenues et matériel de sécurité pour le comité de vigilance, approvisionnement en eau…).

    Photo de famille à la fin des travaux

    A l’heure actuelle, l’analyse de la situation laisse entrevoir que Ndoukouok dispose d’un grand potentiel humain, économique, infrastructurel et socioculturel. Malheureusement plusieurs maux minent encore le décollage de ce vaste quartier au rang desquels :

    • L’insécurité avec ses corollaires que sont le banditisme et le recèle ;
    • La paresse ;
    • L’absence de volonté des jeunes de se former aux métiers pour l’auto-emploi ;
    • Les mentalités rétrogrades (sabotage, découragement des initiatives de développement, non-respect des aînés et des parents, alcoolisme, drogue…) ;
    • L’absence d’une politique de galvanisation des meilleurs élèves ;
    • L’insalubrité
    • La divagation des animaux (chèvres, bovins, volailles) avec destruction des cultures dans les plantations voisines…

    Après analyse de ces maux, l’Assemblée Générale s’est penchée sur les mesures de relance du CONDENDO. Il a été décidé de délimiter clairement les frontières externes et internes de Ndoukouok. Cette action sera menée sous la houlette des autorités traditionnelles localement compétentes. Une autre mesure phare de cette rencontre a été la mise sur pied une commission de révision des textes de base de l’ex CONDENDO placée sous la supervision de M. NONO Valentin. La cerise sur le gâteau aura été la mise sur pied du Bureau d’Organisation du Congrès National des Fils et Filles Ndoukouok prévu pour mi-Août 2020. Ledit bureau d’organisation est constitué ainsi qu’il suit :

    Bureau d’organisation du Congrès Ndoukouok BANGOUA d’Août 2020

    • Président : TAMOU Bertrand (Yaoundé)
    • Conseiller : Wembo Soup KAPTO Etienne (Yaoundé)
    • Vice-Présidents : – M. TCHONANG Jean César (Bangoua)

                                  – M. NKAPSO Charles (Bangoua)

                                  – M. NANTCHOUANG PIEDJOU Yob Osée (Foumbot)

                                  – M. MBADJOUOG Michel (Douala)

                                  – M. NGANSOP NONO Frédéric (Bamenda)

                                  – Mbeu’ Ngouok LOWE Apollinaire (Dschang)

                                  – Wembo Sahngouok MBOUNKAP Théodore (Diaspora)

    • Secrétaires :  – M. LIENOU Fabrice

                                 – Mme TCHENANG Dorine 

    • Chargés de la communication : – M. Paul TCHONANG (Bangoua)

                                                          – M. MBADJOUONG Roméo (Yaoundé)

                                                          – Mme DJAMPOU Line (Bangoua)

    • Trésorier : – M. DJOMO Bourbon

                       – Wembo Soup KAPTO Etienne.

    Ce bureau est chargé d’organiser le congrès d’Août 2020 au cours duquel l’élection du bureau définitif du CONDENDO aura lieu. Les fonctions du bureau prendront automatiquement fin dès la mise sur pied du Bureau du CONDENDO durant le congrès.

    Le Président et l’ensemble du bureau d’organisation ont été installés dans leurs fonctions et ils disent être prêts pour l’accomplissement des tâches à eux confiées.

    SM NANYOU Martin, Chef du Village Ndoukouok attend massivement toutes les forces vives pour la relance du développement

    Les travaux ont été clôturés vers 16 Heures par le mot de SM NANYOU Martin qui n’a pas caché sa satisfaction.

    Rendez-vous en Août 2020 pour le Congrès Ndoukouok !

    Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO

    www.icibangoua.net

  • LE MERCURE DU PRINCE

    De nos jours ils sont nombreux jeunes et adultes, hommes et femmes qui ont l’outrecuidance de mettre LE ZEÙH DOUP sans être un ayant droit, ni un initié et se pavanent partout. D’aucun en font même la tenue du mariage. C’est exactement comme si vous vous permettez de mettre la blouse du médecin ou de l’enseignant sans être qualifié, c’est exactement comme si vous mettez la robe noir du Pasteur ou de l’avocat sans être formé, comme si vous mettez la tenue militaire sans formation. Si le port des tenues de ces corps de métiers est sans conséquence dans certaines sociétés, sachez que le port du ZE DOUP sans avoir le droit, ou en sautant des étapes à des conséquences directes ou indirectes dans notre cosmogonie. CAR TOUT EST LIÉ.

    LE ZEH DOUP appellation en Bangoua (tenue traditionnelle bamiléké incarnant le mystère de la vie et du pouvoir mysticospirituel), est porté par plusieurs de façon fantaisiste, certains par extravagance ou suivisme moutonnier, d’autres au nom de la mode et de la mondialisation culturelle. Tans mieux et tant pis surtout pour les natifs bamilékés qui s’y prêtent. Vous seriez les seuls à payer le lourd fardeaux car dans cette mère nature tout est lié. Dans notre cosmogonie le ZEH NDOUP est plus qu’un simple tissu. Combien parmi nous avons remarqué que toutes les figures géométriques qui s’y trouvent sont liées, combien savent que les quatre éléments de la nature y sont représentés ? Combien de nous savent que toute la mathématique de l’Égypte noire pharaonique qui a permis de construire les pyramides s’y trouvent ? Combien savent que c’est ce tissu qui est à l’origine de la disparution des antennes sur les téléphones portables grâce à l’intégration des sciences mathématiques de chez nous appelé LES FRACTALES. C’est cette même science qui est à l’origine et la montée de l’intelligence artificielle en technologie.

    Je ne dirais pas ce que ce tissu a de négatif ou peux faire de négatif quand vous le portez sans avoir le droit ou être initié. D’ailleurs il sera difficile de voir les jeunes de nos villages se livrer à cette imposture car la réaction des gardiens de la tradition est immédiate et en sourdine, et c’est le corps de l’imposteur qui souffre de tous les maux.

    À tous les blageurs, sachez que si vous portez cette tenue en face d’un initié surtout quand le soleil est au zénith il peut vous jeter un sort. Jean CHEVALIER DISAIT NOUS VIVONS DANS UN MONDE DE SYMBOLES ET UN MONDE DE SYMBOLES VIT EN NOUS, LES GESTES SONT PARFAITEMENT Dessinés ET ESQUISSÉS, POUR LES NONS INITIÉS LE TOUT RESTE LOURD D’EQUIVAUQUE.

    Dans la cosmogonie de nos frères du sud il y a un dicton QUI dit : un enfant qui s’empresse à goûter le mvet, ne fait pas du mal au Mvet, mais à sa bouche.

    Qu’il soit clair pour tous les bamilékés qui mettent ce tissu par extravagance pour paraître, ou pour exprimer leur appartenance, qu’ils ont choisi le mauvais support.

    À Paris capitale de la mode c’est chacun qui peut se permettre de le mettre n’importe quand et n’importe comment. Comme on dit chez nous en Bangoua, Keuh Youh chouoh Djouâ me Chouôh fïh. Désolé car je ne connais pas la traduction en langue de molière.

    Alors le Zeuh DOUP porté par extravagance pour un jour risque être le Njouoh DOUH pour toujours.

    #Égregores.

    ? Son Altesse T’chally ?

  • BANGOUA : CULTURE ET TRADITIONS, COUTUMES ET HOSPITALITÉ

    Le culte des ancêtres et la tradition de l’hospitalité à Bangoua n’est plus à démontrer. Être Africain au sens strict du terme, c’est cultiver le bon voisinage et les rapports cordiaux dans le respect des habitudes ancestrales. C’est aussi s’entraider, se conseiller et accueillir les invités, les étrangers avec égards et courtoisie.

    Tenez par exemple, personnellement pour avoir partagé une grande partie de mon expérience dans la ville de Douala aux côté des amis Sénégalais et Maliens, ces personnes sont réputées pour leur sens de l’accueil. Les mots «Teranga» et «Diyatiguiya» en disent assez sur leur culture :

    ? Au Sénégal, la «Teranga» est un mot Wolof dérivé de «Téral» signifiant la terre ou l’arrivée. L’hospitalité s’exprime dès le départ par les salutations, puis dans l’accueil que l’on réserve à l’étranger.

    On réserve aux étrangers le plus bel accueil en leur donnant la meilleure chambre, en cuisinant spécialement pour eux eux des plats locaux et en partageant avec eux les moments conviviaux qui accompagnent le repas. Dans une maison Sénégalaise, il n’est pas question de peser les ingrédients lorsqu’on fait un repas, car la prise en compte des amis et éventuels visiteurs reste capitale.

    L’authenticité de l’hospitalité des Sénégalais est surprenante.

    ? Au Mali, on utilisera le mot «Diyatiyatigiya», pour évoquer la tradition ancestrale de l’hospitalité. « Vous êtes partis de chez vous pour venir chez vous », ainsi peut se résumer l’hospitalité du peuple Malien.

    À la lecture de l’exposé sommaire qui précède, permettez-moi de glisser en terre Bangoua (Terre Sainte et Terre de Grâce) pour retrouver la terminologie du mot hospitalité nécessairement en parfaite corrélation avec les exemples suscités. Chers frères et sœurs dans la tradition et amis sympathisants, vous le savez autant que moi, le mot hospitalité en territoire Bangoua donne son propre sens : «Kouhgne» ou «Kouhgni» chez les autres. Le mot «Kouhgne» signifie rendre agréable à l’étranger où à l’invité son séjour comme le goût du miel. Le premier terme se rapportant au champ lexical étant « l’amour ».

    Il faut bien l’accueillir, qu’il n’est ni faim ni soif. Il faut le protéger et lui signifier les pratiques. Chacun dans la famille s’occupe de l’étranger pour qu’il se sente en sécurité pendant les étapes de chaque phase des cérémonies. Face à l’étranger, tous les membres de la famille sont égaux.

    L’art de la plaisanterie est aussi un mode de vie des plus appréciables. Cela à pour but de désamorcer les tensions entre voisins des différentes concessions et entre groupements.

    Savoir accueillir et recevoir c’est honorer la confiance de l’étranger et lui donner envie de revenir une prochaine fois. C’est aussi une question d’honneur pour celui qui reçoit.

    Dans ce monde individualiste où prendre son temps et accorder de l’attention aux autres dévient du luxe, la chaleur et l’enthousiasme de nos cultures et traditions méritent d’être mises en avant, d’où ma promptitude et ma disponibilité ce jour à l’endroit des grandes familles Tièh Ngankio et Mekap Lieujip à Bangoua pour l’anoblissement familial de leur fils, frère, père, grand père et époux au titre de « Soup Wéhguèh » qui signifie «le Partage»

    NB : Les chrétiens, s’abstenir !

    Pour le Groupement Bangoua,
    Paul TCHONANG.

  • CONNECTICA.CMR reconnu d’Utilité Publique par décret du Président de la République du Cameroun

    Le Mercredi 11 Décembre 2019 une date historique au sein de l’association de notre jeune frère Bangoua. En effet, suite au décret du Pésident de la république du Cameroun (Nº 2019/567) mettant à l’honneur l’association CONNECTICA.CMR en lui reconnaissant par le dit décret d’Utilité Publique, lui attribuant ainsi un autre statut légal.

    C’est l’occasion de le dire pour éclairer la lanterne de tous, le digne fils Bangoua d’Allemagne Soup Gilles Hervé NOMEGNE NGUENANG, statutairement Président en exercice de la dite association et disposant d’un portefeuille d’actions humanitaires conséquent à son actif, suite à son engagement permanent, l’excellence du travail accompli et sa mission déterminante pour améliorer le quotidien des personnes nécessiteuses à l’échelle national et donc Bangoua en a plusieurs fois bénéficié, cette association a ainsi reçu les lettres de noblesses et de félicitations du Chef de l’État à travers un Tweet sur son compte officiel.

    Mettons aussi à l’honneur l’ensemble des membres qui œuvrent quotidiennement aux côtés de notre vaillant frère Soup Gilles Hervé N. pour la même cause.

    Félicitations CONNECTICA.CMR
    Félicitations à tous les membres
    Félicitations Soup Gilles Hervé Nomegne N.
    Vive le Groupement Bangoua.

    Paul TCHONANG.

  • ?? Journée Mondiale du Tourisme 2019: BANGOUA et BANGOULAP à l’honneur dans le Ndé??

    ?? Journée Mondiale du Tourisme 2019??

    Promotion des destinations touristiques de BANGOUA et de BANGOULAP par la Délégation Départementale du Tourisme et des Loisirs du Ndé.

    Événement à ne pas manquer…

    ??????

    Nous serons fiers de vous accueillir à Bangoua quartier Baloué.

    Merci à @⁨Pierre⁩ Monsieur le Délégué Départemental du Tourisme et des Loisirs pour le Ndé pour cette initiative !!

    Le Musée Communautaire Bangoua quant-à lui, se trouve fièrement planté à Ndeupship (l’esplanade de la chefferie Supérieure Bangoua) et regorge toute l’histoire du peuple de SM DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio, Roi des BANGOUA. Une équipe accueillante vous y attend…

    La chute sheurakdzeur veut dire la chute où on jetait toute fille qui refusait un futur époux qui lui était proposé! C’est un site culturel plein de symboles et d’histoires pour le peuple Bangoua. Venez et vous découvrirez par vous-mêmes !

    La Coline Écologique de Baloué se trouve non loin de là ! Elle vise à associer le tourisme à l’écologie, l’agriculture et le développement durable…

    Vive le Ndé touristiquement…???

    BANGOUA et fier de l’être…?

    Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO

  • La danse de purification et de bénédiction NKAAK 2019 à BANGOUA

    Ce Liètchak, 30 Juin 2019 était un jour de sortie de la danse NKAAK à l’esplanade de la Chefferie Supérieure BANGOUA.

    Le groupe de danse à l’honneur était le Tchuétong Pègueup.

    La prochaine sortie du NKAAK est prévue pour le Liètchak, lundi le 8 Juillet 2019 à 13h avec pour groupe phare le Kop NzeNze.

    Les futurs initiés intéressés par le NKAAK sont priés de contacter le Notable Tèh Mpouoh.

    Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO, Membre Commission Communication du Festival Culturel MACABO BANGOUA 2019

  • LE NKAK A BANGOUA

    Sollicité par Tièndja’pou Frédéric NGANSOP NONO, Membre de la Commission de Communication et TIC du Festival MACABO BANGOUA 2019, j’ai accepté d’initier cet article nécessaire non seulement en prélude à l’organisation du Festival MACABO 2019, mais aussi et surtout parce que l’année en cours est celle du NKAK à BANGOUA, Royaume de SM DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio. C’est avec enthousiasme que je me suis engagé dans cet exercice pour l’information des filles et fils Bangoua, mais également pour enrichir mes petites connaissances en la matière.

    I – GENERALITES

    A – Quelques explications pour fixer les idées

    Le Nkak est défini par certains auteurs comme un substrat religieux et magique. Pour qu’on soit sur la même longueur d’onde, j’ai pensé qu’il fallait apporter une explication à substrat, magie et religion en consultant le dictionnaire français ENCATA.

    SUBSTRAT : Fondement qui sert de base (à quelque chose).

     MAGIE : 1 – Savoir qui permettrait par des procédés secrets et la maitrise des forces occultes       d’obtenir des effets ne relevant pas d’une explication rationnelle.

                           2 – Savoir- faire qui permet de réaliser des tours dont l’explication rationnelle échappe au public.

    RELIGION : croyance en une force ou des forces surnaturelles souveraines perpétuées par un ensemble de rites et des dogmes.

    On adhère à un culte, à ses rites et à ses dogmes. Par exemple les dogmes font que : un musulman quand il entre à la mosquée se déchausse, le juif se coiffe quand il entre à la synagogue, le chrétien se décoiffe quand il entre à l’église…

    B – La philosophie du Nkak à Bangoua

    Comme sus dit, le NKAK est assimilé, par certains à une religion chez les Bamiléké. A ce sujet l’auteur qui, à notre avis, a restitué au mieux la sensibilité religieuse Bamiléké est A Le roi Bourhan qui considère la religion comme «  un système organisé de mythes et de rites destinés à établir d’une manière permanente des relations entre l’homme et les puissances de l’invisible (ancêtres et esprits) dans l’intérêt de la communauté. » ([1])

    Cette définition a l’avantage d’être neutre car ne porte aucun jugement de valeur ni sur la nature des mythes, ni sur celles des rites. Le plus important est la symbiose permanente entre l’homme et son environnement dans l’intérêt de la communauté. La religion cesse d’être abstraite pour devenir fonctionnelle. Pas de promesse d’une vie éternelle après un jugement.

    Dans ces conditions, l’éthique religieuse s’apprécie non plus en absolu, mais par rapport à l’équilibre global du système.

    Il devient alors possible de faire cohabiter dans un même espace les bons dieux (schi mbepouong) et mauvais dieux (schi tchou pouong). Le guérisseur travaille avec les détenteurs de totems quand il n’en possède pas lui-même. Les vampires et les génies sont tolérés parce qu’ils assurent une fonction sociale.

    Dans ce contexte, on est tenté de dire que la gestion de la cité ne peut être que le management de la magie et des dieux. C’est donc à dessein que le Bamiléké en général et le Bangoua en particulier, utilise le mot « NKAK » pour désigner les forces vivifiantes du cosmos, la puissance curative des guérisseurs, le don destructeur des sorciers. Comme en science atomique la même matière permet de produire l’électricité pour les ménages et la bombe atomique pour les armées. En fait le NKAK est la religion du peuple Bamiléké dont quelques articulations sont relevées ci-dessous.

     

    II- LES ARTICULATIONS DU « NKAK »

    Il faut remonter à la division du temps pour mieux fixer les esprits sur le déroulement du NKAK à Bangoua. Certains écrits ont souvent tenté à vouloir faire correspondre la division du temps dans notre village, au calendrier gréco-romain qui s’adosse sur douze mois. Or à Bangoua l’année est divisée en deux temps forts :

    • La saison des pluies (nzoueh Nsooh)  d’avril à octobre et
    • La saison sèche (nzoueuh nlep) du mois de novembre à mars.

    Distribution du haricot par le Chef Supérieur

    Ces deux grandes saisons se subdivisent en quatre périodes définies selon le calendrier agricole :

    a/ Nkah- ngnieuh : Il s’agit ici de débroussailler les herbes et de les ranger dans les sillons prêts à recevoir la terre au moment des labours (début saison sèche).

    b/ Ndjuih-nzoueuh : Période réservée aux semailles (fin saison sèche).

    Avant les semailles se pratiquait un rite consistant à purifier la terre nourricière par des décoctions remplies dans un canari comportant : tourbe noire récoltée au fond d’un marigot à laquelle étaient mélangées quelques plantes connues pour leur qualité sédatives. ([2]) Les guérisseurs ou sorciers (Ngnwaa nkak) de chaque quartier, tard dans la nuit, trempaient les branches de l’arbre de paix (Fee kiok) dans le canari et frappaient la terre le long du chemin et sur les carrefours de leur quartier en disant « d’ici ne sortira plus la mauvaise chose ». Le lendemain les habitants étaient rassurés que la pluie qui féconde le sol ne tarderait pas à venir et que les semences germeraient bien.

    c/ Nzoueh tchoueuh : période de soudure caractérisée par la rareté de la nourriture (début saison des pluies).

    d/Tchouoh nzoueuh : période des récoltes (fin saisons des pluies). Cette période comportait aussi des manifestations.

    Les  réjouissances accueillaient les récoltes aux mois d’août et septembre. Les habitants des quartiers se réunissaient chez un notable pour danser le Metche. L’une des rares danses où hommes et femmes formaient des couples.

    Il arrivait que les meilleurs danseurs, en fin de soirée, proposent à leurs partenaires de les rejoindre dans leur case.

    C’était l’occasion rêvée pour les femmes mal entretenues par leur mari (surtout les femmes sans enfant) de changer de domicile. Il convient toutefois de signaler que la liberté de choix, contraire aux règles morales matrimoniales en usage à Bangoua, était acceptée à cette occasion ([3]). Cette danse qui a disparu du répertoire Bangoua se dansait de la manière suivante : les hommes et les femmes s’enduisaient d’huile de palme mélangée à la poudre rouge (Mpweuh) et se plaçaient face à face sur deux lignes qui s’éloignaient et se rapprochaient au cours de la danse.

    Ce rituel de fécondité et de la fête des récoltes ponctuait le cycle annuel du village et se célébrait sans intervention directe de la chefferie. A cette première division du temps contrôlée par le peuple, s’adossant sur un ordre naturel, se superposait un cycle bisannuel fondé sur la différence des sexes et contrôlé par la chefferie. Il s’agit de l’année du NKak (Ngou Nkak) et de l’année du Djack (Ngou djack).

    Le Ngou Nkak était réservé à l’intégration des garçons dans la classe des adultes et le Ngou djack à celle des filles.

    On comprend aisément que les rites de Nkak et de Djack n’ont aucun lien avec les rites d’initiation dans la mesure où il n’existe pas une structure en charge de révéler un quelconque mystère à des cadets quelque part. Le Ntè Nkak chez qui se rendent les jeunes appelés à danser le Nkak n’a aucune initiation mystique à leur réserver. Toutefois, dans le temps, aucun jeune ne pouvait se marier sans danser le Nkak pour les garçons ou passer dans le Djack pour les filles.

    NGOU NKAK (l’année du NKAK)

    Très souvent nous ne retenons que le côté festif de l’année du Nkak, alors que c’est une année de purification et de régénération mystique, une sorte de concentration et de prières. Pendant cette période qui dure neuf semaines à Bangoua et pour que le village puisse être régénéré par le Nkak, tout tourne au ralenti. Ainsi, sont suspendus : les mariages, les lamentations, les labours avec la houes, et prendre les dieux à témoins pour les jugements (Schi Jeuh).

     

    La grande messe du Nkak

    Le début et la fin de l’année du Nkak sont marqués par la cérémonie de la montée et de la descente du Nkak du bois sacré (Mvieuh-Tchip). Ce bois sacré, selon Kamga Léon est un véritable tabernacle du souffle divin nécessaire à la purification et à la revivification bisannuelle des hommes et de leur environnement. ([4])

    Distribution du vin par un Tè nkaak (Tè mpouoh)

    Pour ce faire et puisqu’il s’agit de s’adresser à Dieu, Bangoua possède une lignée de prêtres chargée de ces cérémonies qui sont :

    1 – Woué-fo Keleu, membre des sept notables et coopté dans le cercle par le Chef Sopiè ;

    2 – Woue-Fo Nkoumkap, membre des sept et coopté par le Chef Ndjack-Mpou ;

    3 – Mbeuh Kapjip, membre des sept et coopté par le Chef Djack-Mpou ;

    4 – Nzeu-Tchip, coopté dans le cercle par le Chef Ndio-Nlah ;

    5 – Mbeuh Tefeuk, coopté par le Chef Njop-Nwouo ;

    6 – Tè Nono coopté par le Chef Njop-Nwouo ;

    7 – Tè fo Daggoung, notable dont la concession héberge le NLa-Kwack

    8 – Tè-Woué-Nla (Tè-mpouoh- le sacrificateur-).

    Si les fêtes liées aux récoltes sont organisées dans les quartiers sans grand lien avec la chefferie, celles du Nkak et du Djack n’échappent pas à cette dernière.

    Les cérémonies du Nkak sont intimement liées à la chefferie. Des huit pères du Nkak, sept sont de la famille royale ; donc le Nkak est d’abord une affaire de la chefferie avant d’être celle du pays, étant donné que Mvieuh-Tchip où l’on va chercher son souffle est l’ancien demeure des anciens chefs dont particulièrement Lekemegne. Te woué-Nlah qui ne fait pas partie de la famille royale n’en demeure pas moins un fidèle serviteur du chef.

    Rôle de Tè-Woué-Nla (Tè-mpouoh) dans la montée du Nkak

    Comme signalé plus haut, l’année du Nkak commence avec la période de soudure (Nzouoh Tchoueuh). Au début, Tè-Mpouoh dépose sous un arbre sacré de la chefferie de haricots cuits mélangés à l’huile de palme pour que la terre-dieu (Schi-tchaa) libère une force bénéfique appelée Nkak.

    Rôle du chef et des pères de Nkak

    Après le travail effectué par Tè-mpouoh sous l’arbre sacré « là où sort le Nkak », le Chef et les pères de Nkak (tè Nkak) réitèrent ce sacrifice à Vieuh-Tchip. Là, au pied d’un arbre sacré, ils déposent de la nourriture et un tambour mâle (tap) que transporte Nzeu-Tchip. Il convient de signaler que cette description du voyage à Mvieuh-Tchip n’est que la partie visible de l’iceberg. Cette visite dans ce lieu ne doit  être vécue que par les initiés.

    Il se raconte que dans le village Bandjoun un curieux se croyant très malin s’était caché dans une botte de paille pour voir ce qui se passait dans le cortège du Nkak qui se rendait dans la forêt sacrée. Malheureusement, il ne put raconter son aventure à personne puisqu’une meute de fourmis magnant lui asséna des morsures qui l’entrainèrent dans le trépas.

    Sur le chemin du retour, le règlement interdit au Chef et aux pères de Nkak de se retourner pour scruter ce qui se passe derrière.

    Alors ils entendent le dieu du village frapper sur le tambour pour faire savoir qu’il accepte de faire sortir le souffle du Nkak de la terre. Nzeu-tchip par la suite va récupérer le tambour et le rapporte sur la place de la chefferie pour qu’il serve le lendemain à la danse du Nkak.

    Le baptême des jeunes

    Comme dans les autres religions la participation au Nkak se prépare et se mérite. Les adolescents sont à l’honneur, puisque par le biais du Nkak, ils viennent renouveler la société des adultes. Ils prennent généralement part à la réunion Ma’a nkeueuh siégeant chez le chef de quartier ; une sorte de pépinière du Mieuh-ndjouok.

    Les garçons ayant atteint l’âge de dix, la tête rasée, au 2ème jour de chaque semaine du Nkak, se rendent par petits groupes de 7 à 8 chez l’un des pères de Nkak ayant accompagné le chef à Mvieuh-Tchip. Ils s’y rendent chacun avec une boule de taro (Poo), 05 paquets de graines de courge (Djeuh) et 04 paquets de gâteau de haricot (Kekieuh).

    La boule de taro était placée sous l’échelle (Tschoukouoh) à l’entrée de la concession du père de Nkak (Ntè-Nkak). Les jeunes après ce dépôt vont dormir dans une case avec la porte ouverte. A l’aube, ils vont récupérer leurs boules de taro sous l’échelle ([5]) imprégnée de Nkak et la remettaient au Ntè-Nkak qui se chargeait de leur faire « goûter pour la première fois ». Je vous épargne des détails. Tout cela était accompagné du vin de palme auquel étaient mélangés le Ndedip et le kaolin (Mbip).

    La boisson leur était servie dans une corne d’antilope, cet animal qui vit en groupe symbolise la vie en société.

    Danse des meugneuhs mère des jumeaux pour ouverture du NKA’AK

    Ce service constituait l’acte de ce qu’on appelle « Tchoube » c’est-à-dire goûter pour la première fois. Dès qu’un enfant avait bu le Nkak, il n’était plus « Kouok Nkak » (esclave du Nkak), mais devenait « Wouoh Nkak » (l’enfant du Nkak) comme ses ainés. Après cette cérémonie, l’enfant rentré chez eux le soir n’avait plus le droit de coucher dans la chambre de sa mère sauf si cette dernière est mère de jumeaux (Megne) ayant dansé le Nkak comme lui.

    Il était interdit à l’homme ou à la femme ayant dansé le Nkak dans la journée d’avoir des relations sexuelles le soir venu.

    Avant de danser le Nkak, les enfants ayant goûté pour la première fois la nourriture du pays se faisaient beaux. Ils se lavaient, s’enduisaient avec la poudre rouge (Mpheuf), s’ornaient de quelques taches blanches de kaolin (Mbip), attachaient autour de leurs reins un pagne en fibre de raphia (Fiii) et prenaient dans les mains les cornes d’une antilope (la rareté des cornes d’antilope font que les danseurs utilisent actuellement des triangles en bois) qui est connue pour vivre en groupe. Les jeunes danseurs, unis entre eux comme les antilopes se rassemblent sur la grande place de la chefferie en chantant : « Les dépendants du Nkak ont mangé le taro et bu du vin de palme ; malheur à ceux qui n’ont pas pris le Nkak » (Nkwouoh Nkak nzeuh mpooh ngnouh naah…).

    Ils rejoignent les membres de l’association secrète dont c’était le tour de danse (cf calendrier du NKAK publié par la Commission de la Communication du MACABO).

    Les tours de la danse de Nkak

    Généralement la 1ère semaine du Nkak est réservée aux mères des jumeaux et la dernière semaine à la danse du Ndzou. Seuls les notables initiés avaient le droit de prendre part à cette danse majestueuse et noble qui rappelle de par son accoutrement les éléphants. La veille, la famille Sa’a Mefe  de Tschou-Ngouok et de Tchieuh Ngnwouh-Nguep de Nla-Ngoui devraient avoir dansé le Tchilla qui consiste à se promener le soir venu dans les quartiers du village en frappant bruyamment de petits tambours portatifs (Lambiè).

    Distribution du haricots par le premier ministre, Nwoue lah

    Les tours de Nkak s’établissaient comme suit en 1948 :

    1ère semaine : Les mères des jumeaux (Megne) ;

    2ème semaine : Le Kep meloo ndjou ;

    3ème semaine : Le Kouoh-schi ;

    4ème semaine : Le Kop Ze-Ze ;

    5ème semaine : Le Kan-Ndep ;

    6ème semaine : Le Ndip-Nkep ;

    7ème semaine : Le Mpeh-nguep ;

    8ème semaine : Le Tchè-ntook ;

    9ème semaine : La danse du Dzouh ([6]).

     

    LE NKAK MYTIQUE

    C’est ici qu’interviennent les Ngwaac-kak – pluriel- (Ngak-kak- singulier-), les hommes ayant reçu le Nkak mystique.

    Vers le début de la colonisation on rencontrait de puissants guérisseurs tels que : Nze nkioh, Nze ntiékap, Megne-djack-fack, Ntié-sa-gack, Megne-nack, Nze-soup-ndop…. C’est un  sujet à traiter prochainement…

     

    Wembo Mbeu’Ngouok Dr DJOUONANG Lucas,

    Président de la Commission des Affaires Traditionnelles, Animations Culturelles et Danses, Festival MACABO BANGOUA 2019.

     

    ([1]) Cf Kamga L. : La’a kam ou guide initiatique au savoir être et au savoir vivre Bamiléké, éd. 2008. P. 36

    ([2]) Substance ou technique thérapeutique permettant à réduire l’anxiété, d’atténuer la douleur ou de lutter contre l’insomnie.

    [3] C.H.PRADELLES de LATOUR in « Le Champ du Langage dans une Chefferie Bamiléké » p.65. Paris- février 1986

    [4] L. KAMGA : La’akam ou le guide au avoir être et au savoir vivre Bamiléké. Edition 2008

    ([5]) Pour protéger les cultures contre les bêtes domestiques, chaque chef de famille dressait une haie végétative non seulement autour de sa concession, mais aussi construisait un chemin conduisant les animaux domestiques au pâturage. Partout où il y avait un chemin une échelle (Tchouh-nkouoh) était dressée des deux côtés de la barrière. Il fallait traverser cette échelle pour continuer son chemin.

    ([6]) Cf C.H.PRADELLES de LATOUR op.cit. P.69

  • EXCLUSIVITÉ 4: DE BANGOUA A PARIS KING MEZO, LE FILS DU TERROIR PARLE

    Pour une 3ième fois, notre programme “EXCLU ICIBANGOUA” bat le record avec 346 vues. Notre audience augmente, ce qui nous motive à aller de l’avant dans la promotion du patrimoine intellectuel caché de Bangoua.
    Nous avons décidé de donner la voix aux sans voix et le programme “EXCLU ICIBANGOUA” a vu le jour.
    L’amour que nous avons pour notre village et notre nation est tellement grand qu’un programme sans invités ni fans ne peut reussir. C’est en hommage aux plus de 1.000 visiteurs de notre programme que nous vous présentons en cette épisode 4, un grand, un géant, un roi, le King Mezo.

    ICIBANGOUA: Bonjour cher frère! Ce matin en préparant cet interview, notre équipe se demandait: Qui allons-nous rencontrer? Nous sommes tombé comme par enchantement sur KING MEZO (KM).
    Quel mystère se cache derrière ce nom?
    KM: Je suis né NJIKÉ Jean et artistiquement parlant, je porte le nom « King Mezo ». J’ai vu le jour à Loum dans le Moungo, un jour du 12 octobre 1968.

    ICIBANGOUA: D’où vous vient le nom King Mezo?

    KM: De l’extrême souffrance dont j’ai vécu dans le passé est né le nom King Mezo. Point n’est plus besoin de rappeler que King veut dire chef et mezo en Bangoua veux dire j’ai survécu, en sommes le nom King Mezo signifie « le chef a survécu » ou mieux « le roi a bravé la souffrance ».

    ICIBANGOUA: Alors, et cet amour pour la musique? Comment êtes vous entré dans ce monde de la poésie chantante?
    KM: Je suis un excellent auto-didacte qui apprend beaucoup en observant. De ce fait, je suis entré dans la musique par la chorale Espérance Voice de l’EEC (Église Évangélique du Cameroun) de Maképé Tonnerre.

    ICIBANGOUA: Ça fait combien de temps que vous êtes dans la musique?
    KM: J’y suis depuis bientôt un quart de siècle et plus précisément 17 ans. Au depart c’était comme une blague, mais après c’est devenue une vraie passion au point ou loin d’être un hobby, la musique est comme mon passe temps favori. Je fais de la musique même dans mon sommeil.

    ICIBANGOUA: C’est pas magnifique ça?

    KM: Vous savez? Lorsque ce que vous faites vous vient du profond de votre être, vous l’assimilez de gaieté de coeur et tous les jours, vous avez envie d’en faire plus.

    ICIBANGOUA: Ah oui, est-ce pour cela que votre style semble si diversifié?

    KM: Exactement. Dans mon style, je veux valoriser notre culture par un mélange de musiques africaines ou métissées. Et dans mon travail, je travaille à toujours passer un message fort, un message de Cœur aux mélomanes.

    ICIBANGOUA: King, quelles thématiques abordez-vous dans vos œuvres?

    KM: J’aime travailler dans mes chansons les sujets de société et d’amour. Les faits marquants de notre société contemporaine. De ce fait, je n’hésite pas à faire intervenir dans mes recherches musicales les autres corps de métiers et par la même occasion, j’accorde une attention toute particulière à la finition de mes travaux.

    ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique?

    KM: J’ai débuté la musique par mon entrée dans la chorale et puis je me suis installé à Paris où j’ai continué à faire de la musique dans un groupe et puis je me suis inscrit au conservatoire auquel j’ai appris le solfège pendant trois ans.

    ICIBANGOUA: Pouvez-vous vivre de votre travail ? Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de l’art?

    KM: Non, pour moi la musique est un don des cieux et je le prend ainsi.
    La grande difficulté réside au niveau de la promotion musicale, mais aussi, il n’est du tout facile de trouver des professionnels dans le domaine pour pouvoir travailler ensemble.

    ICIBANGOUA: Exercez-vous un autre métier en dehors de la musique?

    KM: Oui. Je suis comptable de formation ayant travaillé au Cameroun et en France. J’exerce actuellement dans le corps de métier de sécurité incendie. 

    ICIBANGOUA: Pour vous, est-ce que l’art est utile à la société ? Quel est le rôle de l’artiste ?
    KM: Oui l’art est utile à la société et le rôle de l’artiste est de réveiller les consciences des gens à travers ses chansons et de les rendre heureux. J’ajouterais même que la vie est un coup de théâtre quotidien.

    ICIBANGOUA: Parlez-nous de votre prochain travail: titre de l’oeuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

    KM: Je travaille de nos jours sur une chanson dont le titre est ( mi ke bi chi sop mi). L’inspiration est venue de mon Dieu ou du Dieu de mes ancêtres.

    ICIBANGOUA: Que réservez vous dans les prochains jours, mois à votre public ?

    KM: Effectivement la nouvelle et croustillante galette musicale “mi ke bi chi sop mi”. Just wait and see comme disent nos frères de l’autre langue.

    ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

    KM: Le message à la jeunesse africaine est celui de ne pas tomber dans le piège de la facilité. D’être travailleur, avoir des rêves et y croire.

    ICIBANGOUA: King Mezo, ce fût un plaisir de partager ces moments avec vous. Vous êtes la fierté de tout un peuple et nous serons ravi de vous recevoir dans un futur proche pour le bonheur de cette plateforme et de celui de la communauté Bangoua en général.

    KM: Je vous remercie humblement Monsieur Clotaire Ntienou d’avoir sollicité ma modeste personne pour un entretien. Au plaisir de vous revoir très bientôt s’il plait à Dieu.